Les personnels et les parents d’élèves n’acceptent pas les suppressions de postes. Ils n’acceptent pas les attaques incessantes contre l’école publique. Sans attendre le retour des vacances, organisons avec eux le rapport de force maintenant pour aller chercher les revendications. La fédération fait connaître les premières mobilisations (en PJ) et appuie toutes les initiatives décidées par les personnels. C’est par la grève et les blocages que l’on pourra mettre en échec le budget de guerre Macron-Lecornu !
A Paris,
25 établissements et plus d’une vingtaine de sections locales de parents d’élèves se sont regroupés dans un collectif. La question de faire grève le 10 février et d’aller là où ça se décide y est discutée. La FNEC FP-FO appelle tous ceux qui refusent les DHG de misère et les suppressions de postes à en discuter. Elle appelle ses syndicats à coordonner la mobilisation, à l’échelle du département ou de l’académie, si possible en intersyndicale et avec les parents, les élus, pour aller chercher les revendications dans les DSDEN, les rectorats… Nous vous tiendrons informés demain.
Tarn
Lundi 2 février : 150 manifestants en soutien des 6 AESH de l’école Victor Hugo à Graulhet ! Une grève illimitée ! Un mouvement déterminé ! Des AESH en grève, des enseignants en grève, des professeurs en grève venus d’établissements du département, ainsi que l’UL FO sont venus témoigner de leur soutien.
Les 6 AESH n’acceptent plus la maltraitance institutionnelle qu’elles subissent depuis trop longtemps.
Pour les représentants des parents d’élèves, « Défendre les AESH, c’est défendre l’école publique et le droit de chaque enfant à une éducation digne et sécurisée » La situation de l’école de VH n’est pas une situation isolée. Il faut que le mouvement des AESH et des parents de VH se généralise, s’amplifie. »
Le mouvement commence à avoir des répercussions dans des écoles du département.
Le SNUDI FO 81 reçoit des motions d’écoles en soutien aux collègues AESH de
Victor Hugo dans lesquelles les équipes inscrivent aussi leurs revendications. Le
SNUDI FO appelle tous les personnels des établissements scolaires à se réunir y
compris avec les parents pour échanger sur cette situation et discuter de
rejoindre le mouvement de grève lancé par Victor Hugo.
Hauts-de Seine :
82 % de grévistes au collège Pompidou de Villeneuve-la-Garenne lundi 2 février. Les personnels reconduisent la grève mardi, avec rassemblement à 11h avec les parents d’élèves pour réclamer : 4 postes d’AED, une classe supplémentaire par niveau, le remplacement des personnels, le rétablissement des demi-groupes. Le SNFOLC 92 sera présent et organise des tournées cette semaine pour organiser étendre la mobilisation.
Puy-de-Dôme
Redoutant « une véritable saignée », l’intersyndicale a appelé ce lundi 2 février à
un rassemblement devant le rectorat, à Clermont-Ferrand, jour du comité social
d’administration académique. Une délégation du lycée Montdory de Thiers a
fait le déplacement pour protester contre la suppression de 47 heures de cours.
Charente-Maritime
Appel commun FNEC FP-FO et Sud Education à un rassemblement devant l’inspection académique le 4 février (la FSU n’a pas souhaité s’associer) :
« De l’argent pour l’Ecole publique, par pour la guerre ! Annulation des suppressions de postes ! Création de tous les postes nécessaires ! » (…) Cette année, ce sont 4 000 postes d’enseignants que le gouvernement veut supprimer. Dans notre académie, cette saignée s’élèverait à 100 postes dans
le premier degré et 106 dans le second degré, après les suppressions déjà catastrophiques des années précédentes. (…) Ne nous laissons pas enfermer dans le calendrier du ministère. Commençons à nous mobiliser dès maintenant pour refuser la casse de l’Ecole publique. »
Académie de Toulouse
Les syndicats FNEC FP-FO, FSU, CGT, Sud, Sgen-CFDT, Unsa, Snalc « appellent à un premier rassemblement académique devant le rectorat de l’Académie de Toulouse, mercredi 4 février à partir de 13h, pour dénoncer les conditions de préparation de la rentrée, et exiger la création de tous les postes nécessaires dans toutes les catégories de personnels. »
Dans la Haute-Garonne :
plusieurs écoles arrivent au point de rupture (3 absents sur 8 non remplacés,
un IEN obligé de fermer une école par faute de remplaçant, des arrêts maladie en chaîne dans les écoles en lien avec les conditions de travail…). La pénurie de personnels est telle que la hiérarchie n’a plus de solutions, et la question de la grève se pose dans les équipes qui sont épuisées, la FNEC FP-FO 31 fait circuler une motion…
Académie de Clermont-Ferrand :
Au CSA Académique, adoption d’une motion FNEC FP-FO, CGT et FSU sur le modèle de celle de Versailles : (…) Les organisations syndicales FNEC FP FO, CGT Educ’action et FSU de l’académie de Clermont-Ferrand demandent :
– L’annulation des suppressions de postes et l’attribution des moyens nécessaires pour le rétablissement des postes, des divisions et des classes à hauteur des besoins,
– L’interdiction de toute intrusion militaire dans les établissements scolaires,
– Le retrait du guide « Acculturer les jeunes à la défense » et la fin des « classes défense ».
Ariège :
(extrait du message OSTIC du SNFOLC 09) : Quand l’armée s’invite dans les lycées ariégeois ! Deux mois à peine après que le chef d’Etat-Major des armées a déclaré devant le congrès des maires que notre pays doit “accepter de perdre ses enfants”, voici que des parents d’élèves de terminale ariégeois ont reçu deux courriels signés par le colonel du RCP de Pamiers et par le DASEN de
l’Ariège. Ces courriers présentent le “Service National Volontaire”, “sujet cher au Président de la République” et s’adressent à “des jeunes Français motivés, sportifs et désireux de vivre une expérience militaire intense”, les invitant à signer un “contrat rémunéré” “compatible avec Parcoursup”, dans une période “marquée par l’instabilité et le réveil des puissances” ! (…) Les enseignants que nous sommes savent bien que de tous temps et en tous lieux, les armées ont
recruté leur chair à canon dans la jeunesse des milieux populaires. En Ariège, plus d’un jeune sur quatre est sans emploi. Dès lors, comment s’étonner de ces courriers ? Le guide d’acculturation à la Défense, les “classes Défense”, les “classes engagées”, les « présentations des métiers de la Défense », la conférence du général Mandon qui s’est invité lundi dernier à la Sorbonne, tout cela
forme un tout : l’utilisation de l’Ecole comme vivier de recrutement. Nous n’avons pas à l’accepter !
