Faire
reculer le ministre,
c’est l’urgence de l’heure
FO propose l’action
commune à tous les niveaux pour l’abandon de la réforme
des lycées
Le
ministre de l’Éducation nationale vient de déclarer
à la suite de la publication d’un article sur la réforme
du lycée dans le Journal
du Dimanche
du 5 octobre, que « de
là à dire que va disparaître telle ou telle
discipline, de là à dire que les choses sont arrêtées,
c’est un mensonge….Ne commençons pas à
divulguer des bruits sur des choses qui ne sont pas
définitives ».
Une
telle déclaration a valeur d’aveu : rien ne serait
arrêté, mais le ministre confirme là que les
bouleversements redoutés sont bien à l’étude !
Dès
la signature des 16
Points de convergence
le 11 juin dernier, par le SNES, le SNEP, le SGEN-CFDT,
l’UNSEN-CGT, l’UNSA, et le SNALC et les annonces
ministérielles du 17 juillet, le SNFOLC a établi que la
réforme du lycée en préparation c’était :
- la
réduction des heures de cours et suppression massive de postes
(7 500 pour les lycées et collèges au budget
2009),
- l’éclatement
des disciplines par la mise en place de modules semestriels et par la
distinction entre les « fondamentales » et
d’autres qui ne seraient que « d’exploration »,
- la
reprise de l’offensive contre ladéfinition des
obligations de service statutaires des enseignants, par le
détournement de 15% des moyens au profit d’un prétendu
« accompagnement », la remise en cause de
l’existence même des COPO et des CPE.
-
la
remise en cause du caractère national de l’enseignement
par le renforcement de l’autonomie des établissements.
- le
baccalauréat passé par contrôle en cours de
formation en conséquence de l’organisation de la
scolarité en parcours individuels modulaires
Une
dépêche de presse du 16 septembre dévoilait la
« nouvelle seconde » du ministre en précisant
que son horaire annuel passerait de 1 152 à 972 heures, soit 5
heures hebdomadaires de moins en moyenne pour chaque lycéen de
2nde
dès la rentrée prochaine ! Des chefs
d’établissement ont reçu consigne de préparer
leurs structures sur la base de 27 heures hebdomadaires.
Cette réforme, les
enseignants n’en veulent pas
Il
n’y a rien à négocier, rien à discuter
dans le cadre des 16
points de convergence
sur lesquels s’appuie M. Darcos pour faire croire à un
consensus sur ses orientations.
Le17
septembre la CGT s’est « retirée de la
négociation ». Le SNES vient d’annoncer qu’il
ne participerait plus aux discussions avec le recteur de Gaudemar,
chargé par le ministre de piloter la réforme.
Les
enseignants veulent le maintien des heures de cours, le respect des
disciplines, le rétablissement des postes supprimés, le
maintien du baccalauréat comme examen national, le maintien de
leurs droits statutaires et non la dénaturation de leurs
obligations de service.
Il
faut faire reculer le ministre comme nous l’avons fait en
2006-2007 grâce au bloc uni des assemblées générales
dans les établissements et des organisations syndicales unies
sur le plan national sur une exigence : abrogation du décret de
Robien ! M. Darcos a du rétablir le décret du 25 mai
1950 qui définit nos obligations de service en maxima
hebdomadaires d’heures d’enseignement dans notre
discipline, et nos décharges statutaires (première
chaire etc.).
C’est
ce qu’il faut faire maintenant !
Il
faut faire reculer le ministre et il y a urgence : les
prévisions des Dotations horaires pour la rentrée 2009
sont imminentes et seraient faites sur la base des 27 heures en
seconde.
Nous proposons tout de suite
dans tous les établissements des prises de position unitaires
des enseignants adressées au ministre pour dire :
« Cette
réforme,
nous n’en voulons pas,
abandonnez-la !
»
Le 23 octobre au Ministère
nous serons porteurs des prises de position pour l’abandon de
la réforme du lycée.
Le
23 octobre, à l’occasion de la grève et
manifestation nationale (14 h Denfert Rochereau) de tous les
fonctionnaires d’État, territoriaux et hospitaliers à
l’initiative de Force Ouvrière, la FNEC FP-FO appelle à
un rassemblement à 11 h 30 au ministère de l’Éducation
nationale. Une délégation sera reçue.
Le
SNFOLC appelle les personnels à y participer : nous y
serons porteurs des prises de position des personnels :
« Abandon de la réforme du lycée »