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Il faut faire reculer le ministre
jeudi 9 octobre 2008


Faire reculer le ministre,
c’est l’urgence de l’heure

FO propose l’action commune à tous les niveaux pour l’abandon de la réforme des lycées
Le ministre de l’Éducation nationale vient de déclarer à la suite de la publication d’un article sur la réforme du lycée dans le Journal du Dimanche du 5 octobre, que « de là à dire que va disparaître telle ou telle discipline, de là à dire que les choses sont arrêtées, c’est un mensonge….Ne commençons pas à divulguer des bruits sur des choses qui ne sont pas définitives ».
Une telle déclaration a valeur d’aveu : rien ne serait arrêté, mais le ministre confirme là que les bouleversements redoutés sont bien à l’étude !
Dès la signature des 16 Points de convergence le 11 juin dernier, par le SNES, le SNEP, le SGEN-CFDT, l’UNSEN-CGT, l’UNSA, et le SNALC et les annonces ministérielles du 17 juillet, le SNFOLC a établi que la réforme du lycée en préparation c’était :
-
la réduction des heures de cours et suppression massive de postes (7 500 pour les lycées et collèges au budget 2009),
-
l’éclatement des disciplines par la mise en place de modules semestriels et par la distinction entre les « fondamentales » et d’autres qui ne seraient que « d’exploration »,
-
la reprise de l’offensive contre ladéfinition des obligations de service statutaires des enseignants, par le détournement de 15% des moyens au profit d’un prétendu « accompagnement », la remise en cause de l’existence même des COPO et des CPE.
-
la remise en cause du caractère national de l’enseignement par le renforcement de l’autonomie des établissements.
-
le baccalauréat passé par contrôle en cours de formation en conséquence de l’organisation de la scolarité en parcours individuels modulaires
Une dépêche de presse du 16 septembre dévoilait la « nouvelle seconde » du ministre en précisant que son horaire annuel passerait de 1 152 à 972 heures, soit 5 heures hebdomadaires de moins en moyenne pour chaque lycéen de 2nde dès la rentrée prochaine ! Des chefs d’établissement ont reçu consigne de préparer leurs structures sur la base de 27 heures hebdomadaires.

Cette réforme, les enseignants n’en veulent pas
Il n’y a rien à négocier, rien à discuter dans le cadre des 16 points de convergence sur lesquels s’appuie M. Darcos pour faire croire à un consensus sur ses orientations.
Le17 septembre la CGT s’est « retirée de la négociation ». Le SNES vient d’annoncer qu’il ne participerait plus aux discussions avec le recteur de Gaudemar, chargé par le ministre de piloter la réforme.
Les enseignants veulent le maintien des heures de cours, le respect des disciplines, le rétablissement des postes supprimés, le maintien du baccalauréat comme examen national, le maintien de leurs droits statutaires et non la dénaturation de leurs obligations de service.
Il faut faire reculer le ministre comme nous l’avons fait en 2006-2007 grâce au bloc uni des assemblées générales dans les établissements et des organisations syndicales unies sur le plan national sur une exigence : abrogation du décret de Robien ! M. Darcos a du rétablir le décret du 25 mai 1950 qui définit nos obligations de service en maxima hebdomadaires d’heures d’enseignement dans notre discipline, et nos décharges statutaires (première chaire etc.).
C’est ce qu’il faut faire maintenant !
Il faut faire reculer le ministre et il y a urgence : les prévisions des Dotations horaires pour la rentrée 2009 sont imminentes et seraient faites sur la base des 27 heures en seconde.

Nous proposons tout de suite dans tous les établissements des prises de position unitaires des enseignants adressées au ministre pour dire :

« Cette réforme,
nous n’en voulons pas,
abandonnez-la !  »

Le 23 octobre au Ministère nous serons porteurs des prises de position pour l’abandon de la réforme du lycée.

Le 23 octobre, à l’occasion de la grève et manifestation nationale (14 h Denfert Rochereau) de tous les fonctionnaires d’État, territoriaux et hospitaliers à l’initiative de Force Ouvrière, la FNEC FP-FO appelle à un rassemblement à 11 h 30 au ministère de l’Éducation nationale. Une délégation sera reçue.
Le SNFOLC appelle les personnels à y participer : nous y serons porteurs des prises de position des personnels : « Abandon de la réforme du lycée »




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