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Nos craintes étaient justifiées
Réforme des lycées : annonces ministérielles sur la « nouvelle seconde » La preuve est
faite qu’il n’y a aucune négociation Quelques jours après le tintamarre médiatique organisé autour de l’instauration de médailles pour les lauréats du baccalauréat, le ministre de l’EN, beaucoup plus discrètement, par une simple dépêche de presse datée du 16 septembre, dévoile sa « nouvelle seconde » engageant, dès la prochaine rentrée, l’avenir du lycée, des personnels et de leur statut. - On y trouve tout ce qu’avaient laissé craindre les déclarations de Xavier Darcos et du recteur de Gaudemar du 17 juillet : réduction des moyens alloués par élève de 1 152 à 972 heures annuelles, détournement de cette dotation vers des activités d’accompagnement (65% seulement étant réservés pour les enseignements dits « fondamentaux » - dont seraient exclus physique, chimie, SVT, langues anciennes, enseignements artistiques, SES, …- et 25% pour ceux baptisés « d’exploration »), éclatement du calendrier scolaire en 18 modules semestriels de 3 heures, contournement du statut des enseignants, … - La mission de transmission des connaissances disciplinaires dévolue aux professeurs spécialistes de leur discipline et recrutés par concours nationaux, serait donc réduite brutalement à moins des deux tiers de l’horaire des élèves et diluée en acquisition « d’un outillage technique et culturel indispensable » : suppressions massives de postes et dénaturation des missions sont intimement liées. Les « enseignements exploratoires » et les activités d’accompagnement recouvrent, dans une confusion savamment entretenue, une zone destinée, dans le cadre de l’autonomie croissante des établissements et de l’individualisation des « parcours », à laisser la place à tous les montages hors de tout programme disciplinaire national et hors de tout cadre statutaire définissant les obligations de service des personnels. La voie technologique semble avoir disparu de l’avenir conçu par le ministre : comment l’accepter ? - C’est un véritable bouleversement et des mesures de la plus grande gravité que le gouvernement se prépare à mettre en œuvre dès les prochaines semaines. Nul ne peut prétendre désormais ignorer la détermination du ministre à passer outre l’attachement des enseignants aux dispositions statutaires qui fondent leur mission, garantissent l’égalité devant l’instruction conforme aux principes de l’école républicaine : annualisation, polyvalence, recours à des personnels autres que les professeurs recrutés par concours, torpillage du baccalauréat comme diplôme national (l’éclatement des programmes nationaux rendant impossibilité de toute évaluation terminale anonyme), …. Le SNFOLC
voit dans ce plan destructeur de ce qu’est aujourd’hui le
lycée, la confirmation du bien-fondé de son refus de
signer les 16 points de convergence. La preuve est faite qu’il
n’y a aucune négociation sur les revendications. La
« réforme » n’a d’autre
objectif, dans le cadre de la RGPP (Révision générale
des politiques publiques), que de supprimer des postes (17 000 selon
un récent audit), rationner les connaissances des élèves,
disloquer le caractère national de l’enseignement et du
baccalauréat et de casser le statut des personnels. Le SNFOLC propose aux personnels de prendre position dans les établissements avec leurs organisations syndicales Monsieur le Ministre,
C’est pourquoi nous
demandons au ministre
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