Edito février 2022

La grève historique du 13 janvier a ouvert une brèche

Baccalauréat, postes, salaires résument les trois grands axes revendicatifs de ce début d’année.
La conférence en défense du baccalauréat, pour le retour dès 2022 à des épreuves nationales, anonymes et ponctuelles a été un succès ! Succès avec 150 participants. Succès avec la présence des associations des professeurs spécialistes. Succès avec les interventions de militants d’autres organisations syndicales. Succès encore par la grande qualité des interventions. Une chose est certaine, la volonté de se battre contre les réformes Blanquer est bien là. La déclaration adoptée par les participants lors la conférence est à faire connaître largement pour prendre toutes les initiatives : organiser des comptes rendus de la journée du 4 février, des conférences sur le même modèle dans les départements et académies, inviter largement les collègues, inviter dans nos établissements les personnels à se réunir en AG et HIS, faire signer la pétition intersyndicale.
Le ministre Blanquer n’est jamais parvenu à mettre totalement en œuvre sa réforme. L’indignation sur la suppression des heures de cours en mathématiques ( – 18,20 % entre 2018 et 2020), la volte face du ministre, même partielle, démontre que nous sommes en train de construire le rapport de force favorable pour l’abrogation de cette réforme et de celle du lycée. Comme le disait une des intervenantes à la conférence « Nous avons touché Blanquer. Coulons-le, lui et sa réforme ! » Et c’est possible !
Le baccalauréat et le lycée Blanquer, ce sont des milliers d’heures de cours supprimées. La réforme du lycée est une réforme d’austérité pour supprimer des fonctionnaires titulaires et favoriser le recours à des contractuels comme voudrait l’imposer la loi de Transformation de la Fonction publique. Oui, les DHG des collèges et lycées sont en baisse, des centaines de classes sont supprimées. Plutôt que de recruter massivement, le gouvernement fait le choix de diminuer le nombre de professeurs, de personnels. Au soir du 13 janvier, MM. Castex, Véran et Blanquer ont reçu les organisations syndicales. Seule FO a mis l’accent sur les postes et a demandé la restitution des postes supprimés, l’ouverture des listes complémentaires dans le second comme dans le premier degré. Sur ce dernier point, ils ont été obligés de céder. L’exigence est la même pour le second degré, d’autant que lors du dernier Comité Technique Ministériel, le DGRH a reconnu qu’il y avait une forte baisse des inscrits aux concours du second degré.
Mais à qui la faute ?
Des salaires de plus en plus en inéquation avec la considérable augmentation des prix, une perte de pouvoir d’achat inégalée, l’obligation dès 2022 de procéder un master complet, des conditions de travail lamentables, sous pression, dans ces conditions qui veut bien devenir professeur ou CPE ?
Face à cette situation, il y a urgence à se mobiliser : nous avons ouvert une brèche. Poursuivons !