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Communiqué DNB - Socle commun Suppression du brevet des collèges Pour Force Ouvrière, c’est NON ! 10 juin 2014

10 juin 2014

vendredi 13 juin 2014


Le Conseil supérieur des programmes (CSP) remet aujourd’hui son rapport sur
le « socle commun de compétences, de connaissances et de culture », incluant ses propositions sur l’avenir
du brevet des collèges, en l’occurrence sa disparition.

Il s’agit d’« assimiler la délivrance d’un brevet redéfini et la validation du socle ».

Jusqu’à présent, malgré l’introduction du socle commun par la loi Fillon de 2005, malgré de nombreuses
dégradations, le brevet des collèges (DNB) a été maintenu. Celui-ci reste encore pour l’essentiel fondé sur
l’évaluation des programmes disciplinaires. L’introduction du livret personnel de compétences (LPC), aussi
inefficace et arbitraire qu’unanimement rejeté par les enseignants, prétendait valider le socle.

La loi de refondation de M. Peillon reprend à son compte les objectifs de la loi Fillon et entend les mener à
leurs termes, alors que de nombreuses critiques ont pourtant souligné que le socle commun menait à une
école a minima, conduisant ainsi au développement des inégalités dans l’accès aux connaissances, clés pour
l’accès aux qualifications et diplômes.

Le CSP préconise que le socle soit défini par 5 domaines, aussi flous qu’arbitraires et éloignés de la
définition des connaissances à transmettre : « langages », « méthodes pour apprendre », « formation
citoyenne et personnelle », « représentation du monde », « compréhension du monde ».

Remettre en cause la définition disciplinaire des programmes et leur définition annuelle au profit des
domaines de compétences du socle organisés en cycles pluriannuels, remettre en cause la notation chiffrée
au profit d’une évaluation formative, supprimer toute évaluation des connaissances et toute épreuve
terminale en collège par le DNB, c’est sans doute cohérent avec la refondation de l’école. Mais c’est à coup
sûr tirer un peu plus vers le bas l’instruction des élèves.

C’est aussi cohérent avec le projet de décret qui sera examiné par le CSE du 12 juin, créant les conseils de
cycle et école-collège qui ouvre la voie aux adaptations locales de ce qui restera des programmes
nationaux et horaires nationaux.

C’est encore cohérent avec le projet de décret sur les missions et obligations de service de M. Peillon dont
la publication peut survenir d’un jour à l’autre. Ce projet permet, au nom de missions liées à
l’enseignement, d’imposer des contraintes locales sans fin pour gérer les difficultés découlant du socle
commun et d’imposer un allongement illimité du temps de présence en réunions aussi multiples
qu’obligatoires, dans le cadre des 1607 heures de la fonction publique.

Les enseignants sont excédés par des réformes qui ne font que dégrader leurs conditions de travail et par
les pressions multiples qu’ils subissent au détriment de leur liberté pédagogique. Toutes les mesures
annoncées dans le cadre de la refondation de l’école ne font qu’aggraver la situation.

Le SNFOLC s’adresse au ministre pour qu’il ne retienne pas les propositions du CSP.
Il appelle les enseignants à se réunir, à exprimer leurs exigences en direction du ministre.

« Monsieur le ministre
Ne retenez pas les propositions du Conseil Supérieur des Programmes
Non à la suppression des épreuves terminales disciplinaires au DNB !
Non au livret de compétences !
Ne publiez pas le décret qui redéfinit nos obligations de service dans le cadre
des 1607 heures de la fonction publique, qui permet de nous imposer des
réunions sans fin et abroge les décrets du 25 mai 1950.
Nous voulons la satisfaction de nos revendications et en premier lieu 8 %
d’augmentation du point d’indice tout de suite !

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10_juin_brevet communique_SNFOLC

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