SNFOLC

Trois annonces pour le même prix : Congés d’été, baccalauréat, rythmes scolaires. Communiqué SNFOLC 27 février 2013

27 février 2013

mercredi 27 février 2013

Trois annonces pour le même prix :
la remise en cause du baccalauréat !


Montreuil, le 27 février 2013

Première annonce, après le décret sur les rythmes scolaires largement rejeté par les professeurs des écoles, le 12 février, avec plus de 60% de grévistes, voilà que V. Peillon, annonce en direct sur BFM, le 24 février, des rythmes nouveaux au lycée et au collège calés sur le primaire : « nous commençons par l’école, il faudra continuer avec les collèges et les lycées et puis il faudra faire l’année scolaire ».

Deuxième annonce, il prévoit de réduire les vacances scolaires de 2 semaines et de mettre en place des zones pour les vacances d’été.

Troisième annonce, « ça va nous obliger à revoir les examens, et en particulier le fameux baccalauréat, qui occupe les locaux d’un certain nombre d’établissements très tôt dans le mois de juin ».

Mais n’y a-t-il pas eu un ministre précédent qui avait déjà tenté ces réformes ?

Monsieur Chatel mit en place un comité de pilotage présidé par Monsieur Forestier (le même chargé par V.Peillon de remettre les conclusions de la refondation de l’école de la République). Conclusion du rapport remis à L. Chatel : des vacances d’été ramenées à 6 semaines au lieu de 8…

C’est aussi à L. Chatel, que l’inspection des finances a remis en mars 2012, le rapport commandé qui préconise pour le baccalauréat « moins d’options, moins d’épreuves facultatives, des notes éliminatoires, plus de contrôle continu, plus de tronc commun ».

Continuité ou rupture ?

  • Première réponse : pour le SNFOLC c’est la continuité, le projet de loi Peillon prévoit la réduction des vacances d’été (page 36. annexe du projet de loi).
  • Deuxième réponse : le projet de loi Peillon maintient l’ensemble des réformes de son prédécesseur dont la réforme du baccalauréat appuyée sur la réforme des lycées qui introduit en 2013 le contrôle en cours de formation en langues.
    -* Troisième réponse : le ministre en adjoignant au baccalauréat l’adjectif « fameux » ne reconnaît pas l’importance du baccalauréat. Tout au contraire, il le qualifie d’obstacle à la réalisation de son projet. Il maintient même « la reconquête du mois de juin ».
    -* Quatrième réponse : le projet de loi vise à « sanctionner une culture et des compétences » avec « le contrôle des connaissances et des compétences en dernière année. » (art.34). Le contrôle des « compétences » suffirait en lieu et place du baccalauréat.

Vous avez dit « fameux » ?

Les professeurs qui chaque jour font cours devant 30, 35, 37 élèves, dans les pires conditions, sans dédoublements, avec des niveaux différents, pour préparer les élèves au baccalauréat, ponctuel, anonyme, premier grade universitaire, colonne vertébrale de l’enseignement, apprécieront les déclarations du ministre de l’éducation nationale.

Ils apprécieront le soutien sans failles des professionnels du tourisme qui expliquent que «  les habitudes des français par rapport à leurs vacances changent. Aujourd’hui, le calendrier scolaire n’est pas adapté à ces nouveaux comportements. Ils proposent donc « Le raccourcissement des vacances estivales à 6 semaines avec l’instauration d’un zonage » (communiqué du 6.02.2013).

Pour FO, le « fameux baccalauréat » ne saurait se transformer en contrôle continu pour le caler sur des vacances zonées et réduites. Ce n’est ni l’intérêt des élèves, ni l’objectif que poursuivent quotidiennement les professeurs en délivrant la connaissance disciplinaire.

PDF - 159.3 ko
3_annonces_contre bac_27-02-13

SNFOLC - 6, rue Gaston Lauriau 93513 Montreuil Cedex
Tél. : 01 56 93 22 44 - Fax : 01 56 93 22 42
Heures de permanences : 9h - 12h30 et 14h - 18h du lundi au vendredi
snfolc.national@fo-fnecfp.fr