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Statut des obligations de service : où le ministre veut-il en venir ? SNFOLC - 6 novembre 2013

6 novembre 2013

jeudi 7 novembre 2013


Le 23 octobre, à l’Assemblée nationale, le ministre déclare : « si on enseigne dans des lieux dits d’excellence, on obtient très facilement une décharge de service. Quel curieux pays, je le répète, que le nôtre : qui peut considérer que les choses marchent telles qu’elles doivent marcher ? Il ne s’agit pas de déshabiller les uns pour habiller les autres mais il y a tout de même là un impératif de justice ».

Le ministre veut-il dire qu’il s’apprête à donner des heures de décharge à quelques professeurs exerçant en éducation prioritaire tout en alourdissant les obligations des professeurs de classes préparatoires ?

Après celui de 2013, le budget 2014 ne prévoit aucune mesure catégorielle pour le secondaire. De plus les assises sur l’Education prioritaire devraient déboucher sur une réduction du nombre d’établissements classés, avec les conséquences sur les DHG, les indemnités pour les collègues etc.

On sait aussi que le transfert des BTS et des CPGE à l’Université afin notamment de réduire les coûts, est envisagé par certains !

Le ministre cherche la clé pour réécrire les obligations de service des enseignants du secondaire (décrets du 25 mai 1950), pour les adapter à la refondation-territorialisation de l’école. C’est le but cherché avec les 13 groupes de travail sur les missions des personnels, qui seraient mis en place fin novembre.

Aucun « donnant-donnant », aucun alourdissement, aucune individualisation, aucune territorialisation : telle est notre exigence. Les personnels ne revendiquent pas l’explosion de leur statut mais l’amélioration de leurs conditions de travail et l’augmentation de leurs salaires !
L’Education doit rester nationale, maintien des statuts particuliers de tous les personnels et des décharges statutaires qui y sont attachés, aucune baisse de rémunération.

De partout, l’exaspération des personnels face aux décisions de Vincent Peillon est là : ils sont maltraités, méprisés !

  • -Rattrapage de la journée de pré rentrée : en décidant de faire récupérer une journée déjà travaillée, le ministre vient de susciter l’exaspération des personnels. Pour entériner une pré-rentrée avant septembre, il prévoit de présenter au CSE (conseil supérieur de l’éducation), le 14 novembre, son projet de calendrier des vacances scolaires pour les 3 années qui viennent : la pré-rentrée aurait lieu en août !
  • - Le ministre maintient les contre-réformes Chatel : STI, contrôle en cours d’année en LV, par exemple, avec à la clé la généralisation d’un baccalauréat maison.
  • -Mise en place des conseils école-collège afin d’étendre les projets éducatifs territoriaux et la réforme des rythmes au collège, signature de conventions tripartites (établissements, rectorats et régions ou départements).

Alors, prenons position ensemble !

« Personnels du premier degré, vos revendications de suspension de la réforme des rythmes scolaires et d’abrogation du décret du 24 mars rejoignent nos revendications.
Nous voulons :

  • - le maintien de notre statut national, le maintien des décrets du 25 mai 1950.
  • - le maintien ou le rétablissement des règles et horaires nationaux.
  • - le rétablissement d’épreuves nationales et anonymes au baccalauréat en langue vivante,
    l’arrêt de la réforme du lycée (général et STI), le rétablissement des horaires disciplinaires, la suppression du LPC.
  • - l’annulation du rattrapage de la journée de pré-rentrée du 2 septembre prévue le 13 novembre et le 11 juin.

    Nous ne voulons pas des projets éducatifs territoriaux, ni du conseil école-collège ! »
14 novembre : grève nationale dans le premier degré pour l’abrogation de la réforme des rythmes scolaires.
Leurs revendications rejoignent les nôtres !


La FNEC-FP-FO et la Fédération SPS-FO avec la Fédération des Services Publics CGT, CGT Educ’action, SUD-Éducation, la Fédération SUD Collectivités Territoriales, la FAEN, appellent l’ensemble des personnels du 1er degré ainsi que les personnels des collectivités territoriales, animateurs, éducateurs territoriaux, enseignants artistiques territoriaux et ATSEM, à faire grève le jeudi 14 novembre 2013, pour obtenir la suspension immédiate de la mise en oeuvre de la réforme et l’abrogation du décret sur les rythmes scolaires.

D’ores et déjà à Paris, l’ensemble des organisations syndicales (SNUDI, SNUIPP, CGT, SUD) appellent à la grève le 14 nombre. Tout comme à la Réunion. Les SNUIPP 84 et 94 appellent à la grève le 14 novembre, tout comme le SNUDI, la CGT et SUD. En Seine-Maritime, dans les Alpes-Maritimes, appels communs avec le SNUIPP, FO, CGT et SUD pour le grève le 14 novembre. La ville de Colmar a décidé de ne pas appliquer la réforme des rythmes en 2014. de plus en plus de communes décident d’arrêter ce dispositif et/ou de demander à ce qu’il ne s’applique pas en 2015.
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