UPE2A

Scolarisation des élèves nouvellement arrivés en France : CR audience du 16/03 et courrier à la ministre du 24/03/2014.

Compte-rendu de l’audience FO au ministère 19 mars 2014

vendredi 14 mars 2014


Classes UPE2A : courrier SNFOLC du 24/03 à Madame George Pau-Langevin, Ministre déléguée auprès du ministre de l’Éducation nationale chargée de la Réussite éducative

Objet : poursuite des demandes pour les classes UPE2A

Madame la Ministre,

Nous faisons suite, comme convenu, à l’audience que vous nous avez accordée le 18 mars et dont nous vous remercions afin, comme vous nous l’avez proposé, que les préoccupations des personnels soient évoquées lors de la très prochaine réunion des CASNAV et relayées auprès des services de la DGESCO.

La mise en place de la circulaire du 2 octobre 2012 relative à « l’organisation de la scolarité des élèves allophones nouvellement arrivés » conduit à plusieurs effets induits pour la rentrée 2014, que nous avons évoqués et qui pour vous n’étaient pas dans l’esprit de cette circulaire.

- Attribution des heures affectées dans les UPE2A

En effet, la dotation antérieure de 26 heures par classe est en danger car seules 18 heures resteraient inscrites dans les unités pédagogiques pour élèves allophones arrivants. Certaines matières enseignées par un professeur qualifié et spécialisé disparaissent.

Les enseignants du Val-de-Marne, par exemple, ont dû demander audience auprès du DASEN. Ils ont été reçus avec leurs organisations syndicales par leur DSDEN le 17 mars 2014 afin de manifester leur vive inquiétude. Une audience a également eu lieu dans l’académie de Nancy-Metz.

D’autres collègues nous ont alertés en dressant le bilan de l’application de cette circulaire et de ses méfaits, comme à Nice.

Soulignons aussi que dans bien des départements, aucun moyen n’est débloqué pour effectuer le suivi des élèves pourtant préconisé par la circulaire.

Cette lecture rectorale à minima permet pour les services des économies d’heures mais cela n’est ni concevable pour le professeur de langue seconde, ni pour les professeurs des autres classes, ni pour les élèves.

C’est pourquoi nous vous demandons toutes les garanties pour que les structures des classes accueillantes soient maintenues à 26 heures comme cela était le cas auparavant. Les 18 heures prévues dont 12 en français ne peuvent constituer la nouvelle règle de dotation des UPE2A.

La structure classe doit être maintenue avec toutes les disciplines intervenantes, ses équipes qualifiées qui possèdent l’expertise, la certification, l’expérience. C’est la seule façon de maintenir la cohérence, la solidité de l’enseignement délivré, la reconnaissance du travail effectué par les équipes de professeurs.

- Affectation des élèves dans des classes dites « ordinaires »

Nous vous renouvelons notre demande de garantir que les enseignants conservent leur liberté pédagogique quant à leur capacité à évaluer, et eux seuls, si l’élève nouvellement accueilli est prêt et se sent prêt à intégrer une classe autre. Les classes d’accueil portaient un nom qui faisait sens : elles doivent pouvoir accueillir les élèves dans les meilleures conditions, avec le temps nécessaire pour leur réussite. De la même façon, c’est la seule garantie pour que les professeurs de la classe et des classes ne voient pas ce qu’ils construisent jour après jour ébranlé.

- Maintien des indemnités existantes

Par ailleurs, autre effet induit, l’attribution de l’indemnité de professeur principal ainsi que la bonification indiciaire (NBI) versée seraient remises en cause. Nous vous demandons d’intervenir pour que consignes soient données aux rectorats afin de maintenir l’existant. Aucune appréciation locale ou départementale ne peut exister.

Les classes spécifiques ont su avec leurs professeurs démontrer leur efficacité. Les conforter en soutenant les enseignants, leur enseignement, nous semble prioritaire.
Nous nous permettrons de faire suivre toutes les demandes de nos mandants car la rentrée 2014 se prépare et les personnels sont inquiets.

Veuillez recevoir, madame la Ministre l’expression de mes salutations respectueuses.

Jacques Paris,
Secrétaire général du SNFOLC

UPE2A_SNFOLC_a_ministre 24-03-2014

Compte-rendu audience du 19 mars 2014

Le SNFOLC avait demandé audience auprès de madame Pau-Langevin, ministre déléguée en charge de la réussite éducative sur la circulaire relative aux UPE2A dont elle est signataire.

Le syndicat a effectué cette démarche en raison des nombreux problèmes qui se posent sur la mise en place de ces structures qui visent à économiser des heures postes et donc du coup à mettre tout de suite les élèves nouvellement arrivés dans des classes ordinaires. Les professeurs en charge de ces classes perdent leur qualification, les autres sont obligés de travailler dans des conditions encore plus difficiles.
Des postes spécifiques disparaissent. Les indemnités des professeurs sont remises en cause.

Des audiences ont déjà eu lieu dans certains départements (54, 94, par exemple) suite aux demandes des professeurs.

Dans le 94, ce sont, par exemple, des professeurs de 13 collèges différents qui ont été réunis à l’initiative de FO. Une délégation a été reçue le 17.03. Un compte-rendu de l’audience et de la délégation auprès du ministre sera fait lors d’une nouvelle réunion FO.

N’hésitez pas à faire part des situations rencontrées au SNFOLC.

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Une délégation du SNFOLC a été reçue le 18 mars, à sa demande, par madame la ministre G. Pau-Langevin, ministre déléguée en charge de la réussite éducative.

FO a exprimé sa vive inquiétude sur les conséquences de la mise en place de la circulaire du 2 octobre 2012 relative à « l’organisation de la scolarité des élèves allophones nouvellement arrivés. » à la rentrée 2014.

En effet, la dotation antérieure de 26 heures par classe est en danger, seules 18 heures resteraient inscrites dans les structures dites « unité pédagogique pour élèves allophones arrivants : UPE2A ». Ce système, certes économique pour le ministère, qui permettrait de « gagner » 8 heures, soit par exemple, dans une académie comme Créteil, 800 heures à 1000 heures postes, soit plus de 44 postes de professeurs redéployés, n’est pas concevable ni pour le professeur de langue seconde, ni pour les professeurs des autres classes, ni pour les élèves.

La dite inclusion des élèves dès le premier jour décrite dans la circulaire de 2012 se ferait à marche forcée sans prendre en compte l’expertise première des professeurs, l’enseignement délivré dans ces classes et la spécificité des élèves accueillis.

C’est pourquoi, le SNFOLC a demandé toutes les garanties pour que les structures des classes accueillantes soient maintenues à 26 heures comme cela était le cas auparavant. Les 18 heures prévues dont 12 en français ne peuvent constituer la nouvelle règle de dotation des UPE2A. La structure classe doit être maintenue avec toutes les disciplines intervenantes, ses équipes qualifiées qui possèdent l’expertise, la certification, l’expérience. C’est la seule façon de maintenir la cohérence, la solidité de l’enseignement délivré, la reconnaissance du travail effectué par les équipes de professeurs. Les classes d’accueil ne sont pas des classes de passage, elles doivent pouvoir accueillir les élèves dans les meilleures conditions, le temps nécessaire pour leur réussite. De la même façon, c’est la seule garantie pour que les professeurs de la classe et des classes ne voient pas ce qu’ils construisent jour après jour ébranlé.

Aussi pour le SNFOLC garantie doit être donnée que les enseignants conservent leur liberté pédagogique et donc leur capacité à évaluer, et eux seuls, si l’élève nouvellement accueilli est prêt et se sent prêt à intégrer une classe autre.

Pour que toutes ces conditions soient données, le ministère doit garantir que les classes d’accueil donnent bien droit comme c’est actuellement le cas à l’attribution de l’indemnité de professeur principal ainsi qu’à la bonification indiciaire (NBI) versée. Aucune appréciation locale ou départementale ne peut exister.

Face aux difficultés énoncées, madame la Ministre a indiqué que la circulaire de 2012 n’avait pas pour objectif de diminuer la dotation horaire des classes. Elle s’est engagée à examiner les situations transmises par le SNFOLC en lien avec la direction générale des affaires scolaires et notamment, dès la mi avril, avec les Casnav qui seront réunis.

Le SNFOLC sera particulièrement attentif aux réponses données car il en va du respect du droit à l’instruction pour tous. Il en va du maintien de classes spécifiques qui ont su avec leurs professeurs démontrer leur efficacité. FO invite les personnels à se réunir pour faire le point de la situation et soutient toutes les demandes pour que les IA donnent les garanties nécessaires. Madame la Ministre s’est engagée à examiner l’ensemble des demandes formulées par le SNFOLC.

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