Compte rendu SNFOLC

STI STL : audience auprès du doyen de l’Inspection Générale du 22 mars : Compte Rendu

24 mars 2011

jeudi 24 mars 2011


Une délégation du SNFOLC a été reçue ce mardi 22 mars par le doyen du groupe de l’Inspection
Générale STI sur la question de la réforme des STI-STL qui doit se mettre en place à la rentrée
2011.

La délégation SN FO LC a d’abord rappelé la position du syndicat, réaffirmée lors du congrès
confédéral FO du mois de février, exigeant l’abandon de l’application de cette réforme. Elle a précisé
que cette exigence était partagée par de nombreuses prises de positions d’établissements des
collègues, souvent avec l’ensemble des sections syndicales.

La délégation SN FO LC a informé le doyen des différentes démarches prises par le syndicat à tous les
niveaux pour défendre les revendications des collègues qui s’opposent entièrement à l’application de
cette réforme : audiences effectuées au ministère auprès de la DGESCO et de la DGRH concernant le
problème de l’éclatement du statut, de la qualification disciplinaire, des suppressions de postes, des
heures d’enseignement, de l’organisation des formations et des équipements pédagogiques par rapport
aux nouveaux programmes, ainsi que de nombreuses audiences effectuées auprès des Recteurs et
IA/IPR par les sections académiques du syndicat.

La délégation SN FO LC précisait que toutes les réponses apportées par les autorités
compétentes à tous les niveaux, ne permettait pas d’envisager sereinement la rentrée 2011 si
l’application de cette réforme était maintenue.

Le doyen a d’abord affirmé que cette réforme ne pouvait être reportée afin de sauver le
recrutement des élèves qui devenait déficient depuis des années.

La délégation SN FO LC y a opposé la contradiction entre cet objectif affichée et les décisions prises
par les Recteurs dans le cadre de la suppression des 16000 postes à l’Education Nationale imposée
par la RGPP : Elle a démontré que les cartes de formation académiques réduisaient les capacités
d’accueil des élèves, supprimaient des sections industrielles, que les dotations imposaient des
suppressions d’heures et de postes
, intégrant l’application des nouvelles grilles horaires en
premières (des établissements ont été cités comme exemples). La délégation précisait que cette
politique allait réduire la possibilité d’alimenter le recrutement des élèves en BTS menacés d’être
supprimés par la suite.

Le doyen répondait que son institution n’avait pas travaillé aux nouveaux programmes dans ce
cadre budgétaire, qu’il ne fallait pas faire d’amalgame.

- Concernant les conditions de travail des élèves et des enseignants : La délégation SN FO LC

précisait que le syndicat intervenait sur des éléments concrets, que les dotations des établissements
étaient maintenant connues et qu’elles démontraient que l’application de cette réforme conduisait à la
réduction de moyens. Elle insistait sur l’aggravation des conditions de travail des élèves, notamment
l’enseignement technologique qui devra être en partie assuré en classe entière (pour le tronc
commun)
, non adapté aux élèves choisissant ces filières dans leur orientation.

Le doyen répondait que ces filières avaient un nouvel objectif, à savoir augmenter le vivier des
jeunes à poursuivre des études scientifiques et technologiques longues, y compris en passant
par un BTS ou un DUT.

- Concernant l’organisation des formations : La délégation a fait état des formations mises en

places dans les académies : certaines ont débuté dès le mois de janvier, d’autres commencent à peine
ce mois-ci. Pour celles qui ont débuté, la délégation a fait état de la colère des collègues qui
n’acceptent pas d’être convoqués en dehors du temps de travail et qui constatent que ces formations, à 5 mois de la rentrée scolaire, sont loin de traiter les séquences pédagogiques
nécessaires aux élèves.

Pour exemple, un dossier de contributions d’enseignants des disciplines « génie électrotechnique »,
« génie électronique », « génie mécanique construction », « génie mécanique productique »
et « génie
civil »
de l’académie de Nice a été présenté et déposé auprès du doyen qui s’est engagé à l’étudier.
En consultant ce dossier, le doyen précisait qu’il ne fallait pas s’affoler, que les enseignants
avaient la capacité d’adaptation nécessaire tout en reconnaissant que « la situation n’était pas
facile ».

La délégation insistait sur le non respect de la qualification des enseignants, qu’il n’était pas
possible d’appliquer des nouveaux programmes sans que les enseignants se sentent prêts à les
assumer, sans que les équipements nécessaires ne soient installés
(a été notamment développé
la complexité des logiciels proposés inadaptés aux élèves et non maîtrisés par les enseignants). Elle
précisait que dans les projets de répartitions des moyens, l’heure de langue en technologie était
affectée à des enseignants STI qui n’ont pas la certification DNL.

Le doyen réaffirmait que cette heure ne pouvait être imposée, qu’il fallait la certification pour
pouvoir l’assurer.

La délégation précisait que dans la plupart des académies, des journées de formations seront
organisées début juillet, voire pendant les congés d’été, ce qui est inacceptable.

La délégation a également développé la situation des physiciens appliqués, dont la discipline
disparaît en application de cette réforme, qui pour la plupart, n’ont toujours pas été convoqués à des
formations, enseignants qui se sentent incapables d’enseigner la chimie ainsi que les nouveaux
programmes de physique de cette filière technologique.
La délégation précisait : « Cette réforme
exclut ces enseignants qui intervenaient notamment sur des TP expérimentaux en électricité et
électronique pour leur imposer maintenant des cours de chimie mais aussi de mécanique
(cinématique), contraires à leur formation d’origine. A l’inverse, les professeurs de génie mécanique
construction ne feront plus de mécanique et devront assurer des séquences pédagogiques en
électricité et électronique dans le cadre du tronc commun. Où est la logique ? »

Le doyen reconnaissait que la chimie posait un problème pour les physiciens appliqués mais
que le caractère pluridisciplinaire des enseignants STI devait être accepté dans le cadre de
l’adaptation aux nouvelles technologies.

Après plus de 2 heures de discussion, face aux arguments du SN FO LC, le doyen a dû reconnaître les difficultés et s’engager à :
- intervenir auprès du Ministre pour faire état de cette discussion
- intervenir auprès des IA / IPR de chaque académie pour faire le point de la situation et répondre aux problèmes soulevés par la délégation SN FO LC de ce jour,
- intervenir pour préciser que les logiciels présentés n’étaient pas imposés, notamment MATLAB, que les enseignants étaient libre de choisir ce qu’il leur convenait le mieux,
- être à la disposition du syndicat pour recevoir les éléments des académies transmis par le SN FO LC et organiser une nouvelle rencontre avant la fin de l’année scolaire

Pour le SN FO LC, nous voulons gagner l’abandon de l’application de la réforme des filières
technologique pour la rentrée 2011 :
- en appelant les enseignants de toutes les académies à prendre position dans ce sens, en
les invitant à se positionner sur l’état des formations, des équipements,
- en proposant l’unité pour l’exiger auprès du Ministre

Maintenant, tout de suite, c’est au Ministre qu’il faut s’adresser pour qu’il abandonne cette réforme : Multiplions les prises de positions ! FO prend ses responsabilités : Abandon de la réforme STI/STL ! Mercredi 30 mars à 15 heures, délégations au ministère à l’appel de FO.

Documents joints


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