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SNFOLC : que préfigure la mise en place du contrôle en cours de formation en LV ? Communiqué du 6 février 2013. Lettre au doyen de l’IG en LV, 5 février 2013.

vendredi 8 février 2013


Le Ministre doit
-  répondre aux revendications des personnels :
-  retirer son projet de loi qui confirme la généralisation du contrôle en cours de formation

Dans tous les lycées, le ras le bol est à son comble !

Des épreuves organisées n’importe comment.
Des professeurs réquisitionnés.
Des enseignants de langue qui se retrouvent à faire passer des épreuves pour plus de 100 élèves.
Absence de rémunération.
Pas de banque de sujets, ce qui oblige les personnels à inventer au moins deux sujets, sur leur temps libre, sans rémunération, là non plus.
Des professeurs qui se voient contraints à augmenter considérablement leur temps de travail
Les horaires de cours des élèves amputés.
Des épreuves qui se passent différemment d’un établissement à l’autre, d’une commune à l’autre…
Des enseignants d’autres disciplines réquisitionnés…

Que préfigure la mise en place du contrôle en cours de formation en LV ?
La mise en place du projet de loi Peillon pour une évaluation des compétences.
Avec tout simplement la généralisation du contrôle en cours de formation pour toutes les épreuves : « A partir de la session 2013, le baccalauréat, quelle que soit sa nature, contrôlera non seulement des connaissances mais également des compétences. ».
Pour les compétences, plus besoin d’examen national, ponctuel et anonyme !

Et le processus de mutualisation des épreuves avec passage tout au long de l’année ne risque pas de s’arrêter !

Monsieur Peillon propose de « rapprocher les trois lycées » (lycée général, technologique et professionnel). Va-t-on vers le lycée unique ? Ce qui est d’ailleurs inscrit dans les mesures d’impact de la loi : « Prendre en compte l’expression, commune aux trois baccalauréats, des objectifs de formation et d’évaluation sous forme de compétences et de connaissances. » « Renforcer l’égalité de statut des trois baccalauréats » (étude d’impact de la loi, page 26).

Pour tous les professeurs en lycée, c’est demain pour tout le monde !

Pour tous les personnels des autres disciplines qui découvrent le problème avec les professeurs de LV, ils savent bien que demain, c’est pour eux.
Des épreuves sur le temps d’enseignement, des journées de travail en plus non rémunérées, du temps de travail pour la conception des sujets, sans compensation, l’interrogation avec ses propres sujets de ses propres élèves.

En un mot la fin d’un baccalauréat, national, premier grade universitaire, anonyme et ponctuel.

L’épreuve orale sous cette forme doit être abandonnée. Le projet de loi Peillon doit être retiré !

Les fédérations FERC CGT, FNECFP FO, SUD ÉDUCATION, CNT, FAEN, réunies le lundi 28 janvier 2013, soutiennent les initiatives qui ont déjà été prises et qui seront prises par les personnels et leurs organisations syndicales.
Elles appellent les personnels à se réunir et à construire la mobilisation par la grève le 12 février 2013

  • è Pour une amélioration des conditions de travail et de rémunération,
  • Pour l’abandon du projet de loi d’orientation sur l’école,
  • Pour l’abrogation du décret sur les rythmes scolaires.
    Les fédérations syndicales de l’éducation se retrouveront rapidement après le 12 février pour envisager les suites à donner à cette action.
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Langues vivantes : courrier du SNFOLC au doyen du groupe langues vivantes à l’inspection générale

Montreuil le 5 février 2013

Groupe permanent et spécialisé : langues vivantes
Inspection générale

Monsieur le Doyen,

Nous nous permettons de nous tourner vers vous sur la question des épreuves orales en langues vivantes au baccalauréat 2013.

En effet, les épreuves de compréhension orale qui débutent se font dans la précipitation la plus totale, aucun établissement, y compris dans une même commune, ne procède de la même façon. Certains collègues ont pu obtenir des temps de décharge de service pour préparer les sujets, d’autres non. Certains collègues seront payés en HSE, d’autres non. Dans certains établissements, seuls les collègues de langues des classes concernées sont appelés à faire passer cette nouvelle épreuve, ailleurs, tous les collègues, quelle que soit la discipline, sont réquisitionnés. Bref, le plus grand désordre règne.

Notons qu’en plus, tous les recours seront possibles puisque cette épreuve nationale du baccalauréat ne se sera pas déroulée de façon identique sur le territoire national et y compris dans une même académie. Nous avons saisi monsieur le Ministre. Nos mandants rencontrent les recteurs et les DASEN. Il nous semble opportun de vous transmettre les réponses données lors de ces délégations. Le mécontentement croît dans la profession. Notre organisation syndicale a demandé qu’il renonce à ces épreuves pour 2013 : Devant les conséquences immédiates de l’application de cette nouvelle épreuve et avant qu’il ne soit trop tard, nous souhaitons vous rencontrer très rapidement.

Veuillez recevoir, Monsieur le Doyen, l’expression de ma parfaite considération.

Jacques Paris.
Secrétaire Général.


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