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SNFOLC : Projet de loi Peillon. Le vrai visage du projet de la loi Peillon dans le document législatif de présentation du projet de loi. Tract 4 pages du 7 février.

7 février 2013

samedi 9 février 2013

Le vrai visage du projet de la loi Peillon dans le document législatif de présentation du projet de loi :

« Etude d’impact réalisée par le ministère pour la présentation de la loi à l’assemblée nationale, document en date du 24 janvier 2013 »

Qui peut dire que ce n’est pas un grand bouleversement ?

Le second degré pas impacté ?

Jugez-vous même !


I. La refondation de l’école : Articles 3, 4, 5,7.

  • ►Le socle et la notation remise en question

    « La garantie de tous les moyens nécessaires à l’acquisition du socle commun de connaissances, de compétences et de culture aura un effet favorable sur les résultats des élèves, réduira les sorties sans qualification, les écarts de réussite entre les élèves de l’éducation prioritaire et les élèves hors éducation prioritaire. La garantie de l’acquisition du socle par tous les élèves sera favorisée par une révision de la conception et des composantes du socle, par l’évolution des modalités de notation des élèves et par la mise en place d’aides spécifiques pour les élèves en difficulté. »

-* ►Le socle partout et des programmes révisés en conséquence

« Les dispositions envisagées engendrent la rédaction de nouveaux programmes. Celle-ci sera précédée par la création du conseil supérieur des programmes prévue par l’article 20 du projet de loi et par la publication du futur décret définissant le socle commun.

Les dispositions relatives aux conditions de poursuite de la scolarité, à la scolarisation avant trois ans et à la prise en charge pédagogique des jeunes de plus de 16 ans sont indépendantes mais devront être ajustées aux contenus des programmes et aux procédures de validation du socle. »

II. Parcours de l’élève

  • ►Plus de programme annuel, un programme de compétences dans un cycle

    « La modification de l’articleL.311-1 du code de l’éducation remplace la notion de progression annuelle des programmes nationaux par celle de progression régulière. La référence à un cadre annuel est, en effet, perçue par certains enseignants du premier degré comme une contrainte contradictoire avec la politique globale des cycles qui autorise une certaine fluidité des parcours à l’intérieur d’un cycle. »

-* ►Réduction des redoublements

« L’articulation des cycles, des programmes et des dispositifs d’aide doit permettre une meilleure progressivité dans l’organisation du socle commun et une réduction des taux de redoublement à l’école et au collège. »

III. Education artistique et culturelle- article 6 de la loi

-* ►Mise en place de partenariats extérieurs


« L’organisation d’un parcours en éducation artistique et culturelle tout au long de la scolarité des élèves doit en outre permettre de mettre en cohérence enseignements et partenariats, de les enrichir, de les diversifier notamment dans une perspective de complémentarité entre les temps scolaires et périscolaires (cf. article 46). »

-* ►Les professeurs d’arts plastiques sortent de leur mission statutaire d’enseignement par classe au profit « d’un parcours », 18 400 sont concernés.

« Disposition à modifier : remplacement à l’article L. 121-6 du code de l’éducation de la notion d’enseignements artistiques par celle d’éducation artistique et culturelle, et introduction de dispositions prévoyant l’accomplissement par l’élève d’un parcours artistique et culturel. »

-* ►Deux ministres prennent en chargent le parcours
« Les modalités de ce parcours seront définies conjointement par les ministres chargés de l’éducation nationale et de la culture. »

IV. Les enseignements du Collège : article 33, 34, 36

-* ►Des conditions de travail modifiées : fin des 18H ? des 15 h ? Modulation des horaires d’enseignement !
« L’enjeu majeur, pour ce qui concerne le collège, consiste à faire évoluer cette étape décisive du parcours de l’élève pour en améliorer la performance. Cela suppose notamment de modifier les conditions d’organisation des enseignements au collège.

La loi pose le principe d’un enseignement commun au collège, nécessaire à l’acquisition par tous d’un socle commun de connaissance, de compétence et de culture. »

  • ►A chaque élève un parcours

    « Elle affirme également la place centrale des approches pédagogiques différenciées et donne aux établissements la possibilité d’organiser sous leur responsabilité des enseignements complémentaires.
    Le tronc commun assure l’égalité devant les enseignements fondamentaux, tandis que des enseignements complémentaires permettent de prendre en compte les spécificités des élèves. »

V. Le baccalauréat-article 7

-* ►Socle et compétence pour le premier grade universitaire
« A partir de la session 2013, le baccalauréat, quelle que soit sa nature, contrôlera non seulement des connaissances mais également des compétences.

« Prendre en compte l’expression, commune aux trois baccalauréats, des objectifs de formation et d’évaluation sous forme de compétences et de connaissances. » « Renforcer l’égalité de statut des trois baccalauréats »

VI. Relations école-collège- article 40

  • ►Un nouveau cycle pour un travail commun hors des obligations statuaires de services

    « Pour renforcer le lien entre l’école et le collège et mieux assurer la continuité dans l’acquisition du socle commun, il est prévu de mettre en place un cycle CM2-6ème.

    La création de ce cycle va conduire à ce que tous les collèges et leurs écoles de rattachement déterminent des modalités de coopération et d’échanges. Pour cela, un conseil école-collège est institué dont la mission sera de proposer des actions de coopération et d’échange, notamment par des enseignements ou projets pédagogiques communs. »

VII. Conseil d’Administration- article 42

-* ►La territorialisation des établissements du second degré : l’employeur devient la CT

La nouvelle place de chacune des collectivités territoriales dans les conseils d’administration, plus conforme au rôle que chacune d’elles joue dans le fonctionnement des EPLE, permet une gestion plus efficiente des établissements et associe plus étroitement les collectivités territoriales à la vie des établissements.

« Cette modification tient également compte de la nouvelle place qui est faite dans la loi de refondation de l’école de la République aux collectivités de rattachement, qui sont cosignataires, avec l’EPLE et l’autorité académique, du contrat d’objectifs de l’établissement. La collectivité de rattachement sera donc plus étroitement associée à la politique éducative de l’établissement, ce qui est de nature à favoriser la réalisation des objectifs assignés dans ce domaine à l’EPLE. » « La participation de la collectivité de rattachement au contrat d’objectifs, et non plus seulement sa seule information, permettra une mise en cohérence des objectifs et des actions de l’établissement. »

VIII. Projet éducatif territorial et fonds spécifique – article 46 et 47

-* ►Pas qu’en primaire mais à toute l’école

« Est proposé d’introduire la notion de « projet éducatif territorial » dans le premier alinéa de l’article L. 551-1, afin d’organiser un partenariat pendant le temps périscolaire entre les administrations de l’Etat, les collectivités territoriales, les partenaires associatifs, en prenant acte du caractère partagé de la fonction éducative (parents, institutions, associations). »

« Pour ce qui concerne le projet éducatif territorial, l’article L. 551-1 du code de l’éducation définit les activités périscolaires, qui sont un prolongement du « service public de l’éducation », sans toutefois se substituer aux activités d’enseignement. Sont concernés par ces activités les enfants et adolescents scolarisés à l’école maternelle et élémentaire et au collège. »

IX. Dispositions relatives aux écoles supérieures du professorat et de l’éducation

-* ►La fin du disciplinaire

« L’éducation nationale française sélectionne les futurs enseignants sur la seule base de leurs mérites académiques et non de leurs compétences professionnelles. Elle néglige la préparation au métier pour l’organiser de manière « résiduelle » après le recrutement, ne formant pas les enseignants à être capables de faire classe. »

Ajoutons :

-* ►Des professeurs qui échangent leurs services !
Le rapporteur de la loi à l’assemblée nationale le 11 mars qui souhaite préciser la liaison école-collège
« la liaison essentielle, et il y a là une véritable révolution pédagogique, entre l’école élémentaire et le collège avec la création d’un cycle, et de structures qui permettent aux enseignants des écoles et de collège d’envisager de travailler ensemble »,

-* ►Un lycée unique :

Le 3.02 le ministre a déclaré :

« Nous aurons à notre programme le rapprochement des trois lycées, l’organisation plus précise du bac-3/bac+3 et la réforme des rythmes scolaires pour le collège et pour le lycée ». « Dès demain, je proposerai aux organisations syndicales d’ouvrir, parmi les grands chantiers de la refondation, la discussion sur le collège et de revenir sur la répartition des trois lycées - le lycée professionnel, le lycée technologique et le lycée général »

-* ►Des rythmes identiques en collège, école, lycée !

« La réforme des rythmes commence par le primaire, mais elle doit se poursuivre », indique Vincent Peillon. « Il doit y avoir aussi pour le collège et le lycée un changement », précise-t-il. Pour éviter que les collégiens aient « des journées surchargées », le ministre veut veiller à ce qu’il y ait des « emplois du temps équilibrés et une pause méridienne respectée ». « Je donnerai des instructions en ce sens ».

N’oublions pas non plus que l’annexe ne prévoit le maintien des 36 semaines de cours que pour l’année scolaire 2012-2013.

Une dernière citation tirée de l’étude d’impact (page 18) :

« L’école élémentaire, avec des programmes trop chargés, reste encore trop centrée sur la transmission des connaissances et doit être plus fortement mise en perspective du développement des compétences du socle commun avec une dimension culturelle mieux affirmée. »

La preuve est faite : l’ajout du mot « culturel » au socle ne renforce pas la transmission des connaissances et le cadre des programmes disciplinaires et nationaux. Au contraire : il s’agit de développer les parcours artistiques et culturels avec les partenaires extérieurs !

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Les fédérations FERC CGT, FNECFP FO, SUD ÉDUCATION, CNT, FAEN, réunies le lundi 28 janvier 2013, soutiennent les initiatives qui ont déjà été prises et qui seront prises par les personnels et leurs organisations syndicales.

Elles appellent les personnels à se réunir et à construire la mobilisation par

la grève le 12 février 2013

  • ►Pour une amélioration des conditions de travail et de rémunération,
  • ►Pour l’abandon du projet de loi d’orientation sur l’école,
  • ►Pour l’abrogation du décret sur les rythmes scolaires.

Les fédérations syndicales de l’éducation se retrouveront rapidement
après le 12 février pour envisager les suites à donner à cette action
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