communiqué intersyndical

Rythmes scolaires, communiqué intersyndical du 21 février 2014

21 février 2014

dimanche 23 février 2014

Rythmes scolaires : rien n’est réglé !


Depuis un an les nombreuses grèves des enseignants
avec les agents territoriaux, notamment
en février, novembre et décembre 2013, ont exprimé
le refus des personnels de voir le décret du 24 janvier
2013 être mis en oeuvre.

Aujourd’hui, quoiqu’en dise Vincent Peillon, rien n’est
réglé pour les communes qui ont mis en oeuvre la réforme
en septembre 2013, celles qui devraient l’appliquer
en 2014 ainsi que pour les personnels
enseignant-e-s et non enseignant-e-s qui la subissent.

La mise en oeuvre de la réforme confirme la confusion
entre le scolaire et le périscolaire, l’utilisation inappropriée
des locaux scolaires par des personnels parfois
non habilités et souvent en nombre insuffisant,
l’inégalité territoriale, les risques évidents de transferts
des missions de l’Etat vers les collectivités territoriales...
Elle confirme aussi les problèmes
d’organisation des remplacements et des compléments
de temps partiel. C’est une dégradation des
conditions de travail des personnels et un risque d’annualisation
pour de nombreux collègues.

C’est inacceptable !

Nos syndicats ont exigé à plusieurs reprises, à tous
les niveaux « la suspension de cette réforme et l’ouverture
immédiate de discussion pour une autre réforme
 » sans résultats. Dans de nombreux
départements les personnels à l’initiative de nos organisations
continuent de se mobiliser pour demander
la suspension, l’abrogation ou le retrait du décret
du 24 janvier.

Si 1 800 communes ont signifié leur refus de mettre
en place la réforme en 2014, plusieurs milliers de
communes n’ont pas rendu de projet aux vues des
difficultés rencontrées.

Dans le même temps nos organisations ont adopté
des voeux communs en ce sens dans de nombreuses
instances statutaires.

Tout le monde constate que le mécontentement des
enseignants et des personnels territoriaux est grand
et qu’aucune réponse du ministre ne leur est apportée.
Les enseignants et les personnels territoriaux le
disent : cette réforme dégrade les conditions de travail
de tous les personnels et les conditions d’apprentissage
et d’accueil de tous les élèves.

Les personnels territoriaux et d’animation refusent
déqualification et précarisation dans un cadre
contraint de réduction des dépenses publiques

Le ministre doit maintenant entendre les personnels.
Nos organisations expriment, à nouveau, leur total
soutien aux initiatives prises dans les départements
pour exiger l’abrogation du décret Peillon.

Les syndicats FNEC FP-FO ; SPS-FO ; CGT-Educ’action ;
CGT services publics ; SUD-éducation, SUD-CT décident
de s’adresser au ministre pour exprimer leur volonté
que la réforme des rythmes scolaires soit
remise à plat par le retrait du décret du 24 janvier. Le
ministre doit répondre aux personnels.

Ils inscrivent leurs revendications sur la question des
rythmes dans le cadre de la journée de grève interprofessionnelle
du 18 mars en opposition aux politiques
d’austérité, pour la défense de la Sécurité
sociale, des services publics, des conditions de travail
et des salaires.

Les organisations décident de maintenir le cadre d’action
commune pour envisager les suites à donner à
leurs revendications.

Montreuil, le 21 février 2014

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Rythmes-scol communique-intersyyndical 21-02-2014

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