compte-rendu de réunion de CPE - Créteil

Rien que nos missions, logement de fonction, HS, suivi de l’absentéisme…

10 février 2012

vendredi 10 février 2012

Compte-rendu de la réunion de CPE à Créteil le 9 janvier 2012 avec le SNETAA-FO et le SNFOLC

Etaient présents des collègues de collèges et de lycées de toute l’académie (77, 93 et 94), collègues syndiqués et non-syndiqués du SNFOLC et du SNETAA-FO qui tous se sont portés sur les listes aux dernières élections.

Les collègues ont témoigné de leurs difficultés respectives à faire valoir leurs droits et à exercer leurs missions de CPE.


I – NOS MISSIONS, RIEN QUE NOS MISSIONS !

Les CPE entendent exercer leur métier de CPE et non faire office de « bouche-trou » : il arrive que même quand « CPE » apparait sur le bulletin de paie, des collègues soient employés comme adjoint au principal, voire adjoint à la secrétaire du principal. Les horaires sont la plupart du temps ceux d’un personnel de direction (45h) mais non payés en conséquence.

La circulaire de 1982 est là comme « garde-fous » pour rappeler que nos missions sont éducatives, en collaboration et non en lieux et place d’autres catégories de personnels. Elle est opposable à toutes les pressions qui peuvent s’exercer à l’encontre des CPE, venant le plus souvent de chefs d’établissement.

II – LOGEMENT DE FONCTION : UN DROIT.

De plus en plus de chefs d’établissement utilisent le logement comme une épée de Damoclès au dessus de la tête du CPE : si l’on ne vote pas comme le chef en CA, si l’on marque des désaccords, on est menacé de perdre son logement de fonction…
Vraisemblablement, des chefs d’établissement pratiquent l’abus de pouvoir ! Dans nombre de cas, le CPE a un droit reconnu dans les textes à bénéficier d’un logement

III – HEURES SUPPLEMENTAIRES : TOUTE PEINE MERITE SALAIRE…

Comme les CPE, les assistants d’éducation sont régulièrement sollicités pour effectuer du travail non payé : suppléances d’enseignants, vacations MGI (réorientation d’élèves en difficultés)…
Les heures péri-éducatives dont bénéficiaient auparavant les CPE ont disparu. Il y a toujours de l’argent pour les « projets » et pour les enseignants qui les mettent en œuvre, pas pour les CPE…
Des collègues CPE se sont même vu proposer de devenir professeur principal, mais … sans l’indemnité afférente !

IV – SUIVI DE L’ABSENTEISME : MISSION IMPOSSIBLE ?

Sauf si conformément à nos revendications sans cesse renouvelées, des postes de CPE sont créés dans tous les établissements de manière à arriver à 1 CPE pour 250 élèves (et un surveillant pour 100 élèves) !
Les GAINS, groupes d’aide aux élèves en difficultés sont des coquilles vides car peu de personnels statutaires y siègent. Pour obtenir la présence des COP, Assistants sociaux, Infirmiers dans cette instance, il faudrait là aussi recruter d’urgence.

Les nouvelles procédures de signalement d’absentéisme ressemblent à une usine à gaz dénuée de conséquences pratiques, sauf alourdir la charge de travail des CPE !

Les signalements en lycée se font depuis la rentrée 2011 via « Parcours en ligne ». La procédure est plus longue, il faut créer une fiche par élève, puis la 1ère lettre de rappel à la loi doit être transmise par l’établissement, via la messagerie électronique et à partir de la session du chef d’établissement… qui lui a autre chose à faire que « cliquer » une vingtaine de fois pour chaque élève surtout quand il y en a une trentaine à signaler !

Ces missions étaient autrefois dévolues à l’Inspection académique qui suite à maintes restrictions de personnels délègue maintenant aux établissements la gestion de l’absentéisme…

Les collègues expliquent en quoi les commissions de district contre l’absentéisme sont un non-sens : on y retrouve les mêmes CPE, ou des directeurs de CIO, obligés faute d’autres moyens, d’expliquer à un élève qu’il faut « se coucher tôt » pour ne pas rater l’école.. Par ailleurs les entretiens avec les élèves et leur famille débouchent rarement sur une solution positive.

Y-a-t-il une volonté de l’Education nationale de diminuer l’absentéisme ? Les collègues se sont posé la question.

Finalement on change encore une fois d’outil … pour quoi faire ? Ne cherche-t-on pas à nous décourager de signaler les élèves, de lutter contre l’absentéisme ?

Des craintes ont été exprimées face à la réforme de l’évaluation des enseignants : on leur demande de travailler plus, de faire « autre chose », mais on demande aussi finalement aux CPE de devenir « adjoints, conseillers techniques » des chefs d’établissement.

La circulaire de 1982 garantit nos droits et encadre nos missions, elle doit être respectée ! Les CPE qui voudraient faire autre chose le peuvent mais en aucun cas cela ne doit devenir une obligation pour tous (ex : travail d’adjoint, emplois du temps des profs, organisation des examens etc…)

Nous demandons :

  • - le respect de nos missions et donc de la circulaire de 1982,
  • - le réétiquetage des postes logés (lors des mutations),
  • - la création de postes : 1 CPE pour 250 élèves, 1 surveillant pour 100 élèves,
  • - la possibilité d’être élu au CA comme les enseignants et non la participation obligatoire à cette instance,
  • - 35H de travail hebdomadaire toutes tâches confondues
  • - la restauration du nombre de postes offerts aux concours interne et externe dans les années « hautes »

Cette réunion de CPE a permis d’exprimer les inquiétudes quant au devenir de notre fonction. Les échanges ont été riches et nous ont donné à tous l’envie de rester en contact, d’échanger les informations utiles à notre pratique, à la défense de nos droits, à l’élaboration de nouvelles revendications pourquoi pas…

cr_réunion_de_CPE_Créteil.

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