Confédération FO

Résolution

CEF des 25 et 26 août 2011

mardi 30 août 2011


Cet été, la crise boursière, financière, économique, « crise du système capitaliste » comme l’a qualifiée le secrétaire général de la Confédération, Jean Claude MAILLY, a connu un approfondissement considérable : aggravation des dettes publiques, effondrement boursier… Le rôle joué par les « agences de notation » montre qu’elles sont l’instrument des fonds spéculatifs pudiquement appelé « marchés ». Sur injonction des institutions financières internationales, FMI, BCE…, les gouvernements sont sommés au nom de la réduction des déficits et de la dette d’aggraver les mesures d’austérité qu’ils ont déjà mises en place.

Le discours de François Fillon du mercredi 24 août se situe, comme l’analyse le communiqué de la Confédération, dans la logique « de l’austérité et de la tutelle des marchés financiers ». Le gouvernement confirme totalement que la réforme des retraites , la RGPP, la suppression d’un fonctionnaire sur deux partant en retraite sont des éléments essentiels pour satisfaire l’appétit des fonds spéculatifs. A cette politique déjà en application, le Premier ministre annonce qu’il faut trouver 12 milliards d’euros supplémentaires pour poursuivre et aggraver la politique d’austérité du gouvernement.

C’est dans cette situation que François Fillon, le premier ministre, appelle à l’union nationale autour de la réforme constitutionnelle -la fameuse règle d’or- et de la réduction des déficits publics.

Pour le Président de la République comme pour tout le gouvernement cette union nationale doit se traduire par l’enchaînement des organisations syndicales à la prétendue nécessité de mesures pour réduire les déficits et la dette.

La CEF fait sien le contenu du communiqué confédéral du 4 août qui affirme : « Partout, l’austérité et cette véritable dictature de la dette doivent être refusées et combattues », comme elle fait sienne la déclaration de Jean Claude MAILLY, le 11 août sur France Info : « La règle d’or en question, c’est des semelles de plomb pour les années à venir, ce n’est pas acceptable ».

La CEF se félicité du refus de la CGT-FO de participer à la réunion de l’intersyndicale (CGT – CFDT – FSU – UNSA – Solidaires) dont le communiqué du 18 août constitue une offre de service au gouvernement : « Pour l’intersyndicale, des réponses nouvelles priorisant l’emploi, la cohésion sociale (protection sociale, services publics…), la réduction des inégalités (une autre répartition des richesses, le pouvoir d’achat, une autre fiscalité), la maîtrise des déficits publics sont urgentes. L’intersyndicale, réunie ce jour, demande la tenue d’une véritable concertation sociale avec le gouvernement et le patronat pour examiner les mesures à prendre pour soutenir la croissance, soutenir l’emploi et réduire la dette tout en garantissant la cohésion sociale ».

Pour la CEF de la FNEC FP – FO, la dette n’est pas celle des salariés qu’ils soient fonctionnaires, agents non-titulaires ou salariés de droit privé, qu’ils soient à l’Education nationale, dans l’Enseignement supérieur et le Recherche, à la Culture ou dans la Formation professionnelle. A la dictature de la dette, la Fédération oppose avec la Confédération les revendications de Force Ouvrière : augmentation générale des salaires, défense des services publics et de la protection sociale collective, rejet de la RGPP, rétablissement de tous les postes supprimés dans le cadre du non remplacement d’un fonctionnaire sur deux partant à la retraite, défense du statut général de la Fonction publique, arrêt de toutes les contre-réformes détricotant les acquis de la Classe Ouvrière.

Pour notre secteur, c’est dans le cadre de ces contre-réformes que Luc Chatel se prononce lors de son déplacement en Finlande pour l’autonomie des établissement et la modification des épreuves du bac et qu’il annonce le 24 août les suppressions de postes 2012.

C’est pour la défense de l’indépendance syndicale et de toutes les revendications que la CEF appelle toutes ses instances et tous ses militants à construire dès aujourd’hui le vote Force Ouvrière dans les établissements et les services de l’Education nationale, de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de la Culture pour assurer la représentativité de Force Ouvrière lors des élections d’octobre 2011. (voir relevé de décisions sur la campagne électorale).
Dans le même temps, la CEF constate que le projet de protocole sur les droits et moyens syndicaux constitue une remise en cause des droits et prérogatives des organisations syndicales dans la Fonction publique. La circulaire sur les négociations dans la Fonction publique en mettant en place la contractualisation à tous les niveaux participe de l’éclatement et de la privatisation de la Fonction publique. La FNEC FP – FO rappelle qu’avec la FGF, elle n’est pas demandeuse de cette réforme. Elle en demande le retrait et exige le maintien des décrets de 1982 sur le droit syndical.

Plus que jamais l’heure est à l’indépendance syndicale, plus que jamais l’heure est à la défense des revendications matérielles et morales qui sont toutes légitimes.

La CEF appelle toutes ses instances à se réunir et réunir les adhérents pour prolonger le rapport de force établi lors de la dernière année scolaire en organisant dans les établissements et services les assemblées générales des personnels, en établissant le cahier des revendications et en mettant tout en œuvre pour aller le défendre auprès des autorités concernées y compris par la grève si cela est nécessaire. C’est en ce sens que la FNEC FP FO a déposé un préavis de grève à compter du 5 septembre 2011.

La CEF appelle les sections départementales et les syndicats de la FNEC FP FO à s’inscrire dans les initiatives prises par les UD dans le cadre de la journée confédérale d’information des salariés, le 20 septembre, dans le but de préparer le rapport de force.

La CEF rappelle que les journées d’actions ont montré en maintes occasion qu’elles ne permettaient pas de faire reculer le gouvernement. La FNEC FP FO rappelle qu’à l’opposé des journées d’action, c’est la grève interprofessionnelle qui peut permettre de gagner sur les revendications.

Montreuil, le 26 août 2011

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