Communiqué FNEC et SNFOLC

FO reçue par la ministre de l’Education nationale, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche. 15 septembre 2014

18 septembre et 04 septembre 2014

jeudi 18 septembre 2014


Lundi 15 septembre, une délégation de la FNEC FP-FO et de ses syndicats nationaux a
été reçue par Madame Najat Valaud-Belkacem, ministre de l’Education nationale, de
l’Enseignement supérieur et de la Recherche.

La délégation FO a souligné les conditions très difficiles de la rentrée scolaire et fait état
de l’exaspération montante de tous les personnels concernant les salaires, les statuts, les
postes et la réforme des rythmes scolaires.

La délégation a demandé à la ministre de prendre des mesures pour réduire les tensions
sur les postes qui se traduisent dans tous les établissements par une montée des effectifs
dans les classes et des conditions de travail très difficiles pour les élèves et les personnels.

La délégation a confirmé, exemples à l’appui, le désordre et la confusion causés par la
généralisation de la réforme des rythmes scolaires : problème de locaux, de sécurité,
activités payantes, emplois du temps impossibles. Il est urgent que cette réforme soit
abandonnée.

Sur ces deux dossiers, la ministre a indiqué qu’elle était contrainte par le cadre de la
politique du gouvernement et qu’elle entendait poursuivre la mise en oeuvre de la loi de
refondation de l’école de Monsieur Peillon.

La délégation a demandé à la ministre de revenir sur les décrets statutaires publiés cet été
et adaptant le statut des personnels enseignants à la loi de refondation ; l’annualisation du
temps de travail n’est pas acceptée par les personnels et la poursuite de l’application des
nouveaux décrets statutaires va produire de multiples conflits.

En inscrivant son action dans la politique de rigueur du gouvernement concentrée
aujourd’hui dans le pacte de responsabilité, la loi de refondation deMonsieur Peillon qui
territorialise l’Ecole et disloque les statuts, la ministre prend la responsabilité d’une
situation gravement dégradée pour l’école publique et ses personnels.

La délégation FO lui a confirmé son opposition à la mise en oeuvre de l’école du socle et
à la généralisation de l’apprentissage dans l’Education nationale.

La délégation a abordé les conditions de travail des personnels de direction ainsi que des
personnels non enseignants. Elle a réaffirmé ses revendications de revalorisation des
régimes indemnitaires et demandé l’ouverture du pass éducation aux personnels non
enseignants. Sur ces points, les discussions se poursuivront avec le cabinet de la
ministre.

Nous n’avons pas obtenu de réponse satisfaisante sur les conditions de la consultation des
personnels sur l’école du socle.

La délégation a interpellé la ministre sur les conséquences de la réforme territoriale tant sur les services de l’Etat
(DSDEN et rectorats) et lycées professionnels qu’en termes statutaires pour les personnels (notamment
professeurs d’école). La ministre a indiqué « que le maintien d’un niveau départemental fort était une commande
du gouvernement » et que « la singularité de l’Education nationale devrait être prise en compte ».

Des demandes précises ont été formulées pour qu’un arrêté soit pris modifiant les congés scolaires et la date de
rentrée scolaire 2015, pour que l’arrêté ministériel restreignant le droit syndical des fonctionnaires de
l’Education nationale soit rapporté.

Des demandes ont été formulées pour que les stagiaires soient rassurés concernant les conditions de validation
de leur formation. Sur ce sujet, une réponse a été apportée (communiqué particulier).

Sur les autres sujets, la ministre et ses collaborateurs (directeur et directeur adjoint) ont écouté et se sont
engagés à fournir des réponses.

La ministre s’est engagée à recevoir les syndicats nationaux qui en feront la demande sur les questions
catégorielles.

La délégation FO a demandé à la ministre d’agir pour qu’enfin la situation de Jacques Risso soit positivement
réglée après la décision du TA qui impose à l’administration de le rétablir sur un poste de directeur.

La FNEC FP FO poursuivra son activité syndicale indépendante pour faire valoir les revendications des
personnels. Qu’il s‘agisse des salaires bloqués, des postes manquants, des statuts émiettés, l’exaspération des
personnels est à son comble face à des conditions de vie et de travail qui se dégradent.

C’est l’austérité qu’il faut arrêter.

C’est la refondation-territorialisation de l’école qu’il faut interrompre.

L’austérité et la mise en oeuvre de la refondation de l’école s’appliquent contre les personnels !

Ni l’école publique, ni les services publics ne peuvent fonctionner sans les personnels, fonctionnaires de l’Etat.
FO exprime les revendications des personnels.

La FNEC FP-FO appelle ses syndicats à tous les niveaux à multiplier délégations et initiatives, y compris la
grève, en direction des Inspections académiques et des rectorats pour faire valoir toutes les revendications.

A quelques semaines des élections professionnelles dans la Fonction publique, la FNEC FP-FO appelle les
personnels à renforcer les syndicats Force Ouvrière pour donner encore plus de poids aux revendications
défendues par FO en toute indépendance, quel que soit le gouvernement.

La FNEC FP-FO appelle ses syndicats et les personnels à se tenir disponibles à la nécessaire initiative nationale
interprofessionnelle pour mettre en échec la politique subie par le salariés.

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audience_NBV-15_septembre_2014

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SNFOLC - 4 septembre 2014

Rentrée scolaire : postes, salaire, statut
Des revendications urgentes pour stopper la dégradation

Salaires, postes et conditions de travail, statut, ce sont les revendications de rentrée que le SNFOLC, avec sa fédération, la FNECFP FO présentera à la Ministre qui les recevra le 15 septembre.

Chacun le constate, en cette rentrée, les effectifs des classes augmentent. Les enseignants découvrent que des classes de collèges peuvent atteindre et même dépasser dans certains cas les 30 élèves, des classes de lycée qui sont très souvent au-dessus de 35 élèves, et peuvent atteindre39 élèves.

C’est le résultat de la baisse continue du nombre des enseignants titulaires depuis des années, alors que le nombre d’élèves n’a cessé d’augmenter : près de 30000 élèves supplémentaires étaient encore attendus en cette rentrée. Les annonces de création sont invisibles dans les établissements.

Dans nombre d’établissements les collègues réagissent, demandent des ouvertures, décident de délégations ou même déposent des préavis de grève, dans certains cas ils obtiennent satisfaction.

Le SNFOLC est aux côtés des personnels qui exigent les moyens nécessaires pour enseigner (la FNECFP Force Ouvrière a déposé un préavis de grève).

La réalité pour les personnels enseignants ce sont aussi des conditions d’affectation dégradées avec notamment une nouvelle augmentation des postes à compléments de service, qui dans certains établissements peut concerner 30% des personnels. Les enseignants stagiaires, en nombre inférieur aux prévisions, compte tenu des postes non pourvus aux concours subissent aussi des conditions de formation et d’enseignement particulièrement difficiles dans le cadre des nouvelles ESPE. De nombreux contractuels restent sans poste.

La rentrée s’effectue sous le signe de la parution des décrets sur les obligations de service des personnels enseignants, signés par M. Hamon cinq jours avant son départ. Applicables en cette rentrée dans les 102 établissements REP+, ces décrets, qui pourtant prévoient une pondération des heures de cours à 1,1, se traduisent concrètement, non par un allègement du temps de travail, mais souvent par un allongement du temps de présence.
C’est une préfiguration de la situation qui sera faite à tous les professeurs à la rentrée 2015, si les décrets restent en place : ils prévoient de placer le temps de travail dans le cadre de la réglementation fonction publique (1607 heures) en rupture avec le régime des obligations de service définies en maxima hebdomadaire d’heures de cours régi par les décrets du 25 mai 1950. Les enseignants sont attachés à leur statut national de fonctionnaires d’État. Ces décrets y portent atteinte, Force Ouvrière en revendique l’abrogation.

Alors que le pouvoir d’achat est une préoccupation essentielle des enseignants, dont le salaire est bloqué depuis 2010, le ministère de l’Éducation Nationale décide de diminuer de 37,5% l’indemnité des tuteurs des stagiaires (1250 euros au lieu de 2000€).

Le gouvernement veut aller plus vite, plus loin dans l’application du pacte de responsabilité : l’Éducation Nationale fait aussi les frais de ces orientations.

Salaires, postes et conditions de travail, statut, ce sont les revendications de rentrée que le SNFOLC, avec sa fédération, la FNECFP FO présentera à la Ministre qui les recevra le 15 septembre.

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SNFOLC_comm_rentree_ 04-09-2014

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