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Rentrée 2013 : la priorité à l’éducation nationale ? La réalité, c’est la dégradation - SNFOLC 15 mai 2013

15 mai 2013

vendredi 17 mai 2013


Un exemple, Lyon :

  • — 211 collèges et lycées de
    l’académie (dans le Rhône : 79
    collèges sur 109 et 34 lycées sur 36) devraient accueillir 900 contractuels admissibles au concours 2013-2.
  • — 73 postes de titulaires ont été bloqués auquel s’ajoutent 265 postes bloqués pour les 354 futurs stagiaires recrutés au concours 2013-1
  • — Les supports bloqués représentent 4 607 heures pour les contractuels admissibles, soit environ 260 ETP (équivalents temps plein).
    Exemples :
  • • Le collège Les Servizières de Meyzieu (APV, une trentaine de titulaires) accueillerait 12 contractuels admissibles (pour près de 12% des heures d’enseignement).
  • • Le lycée Blaise Pascal de Charbonnières- les-Bains (moins de 90 titulaires) accueillerait 15 contractuels admissibles et 2 stagiaires (pour plus de 6% des heures d’enseignement).
  • • Le collège Asa Paulini à Anse (30 à 40 titulaires) accueillerait 11 contractuels admissibles et 1 stagiaire

Pour FO, le projet de loi Peillon, c’est toujours NON !

  • - Le projet de loi Peillon est présenté au Sénat à partir du 21 mai.
  • - Le ministre a déjà publié dès avant le vote définitif de la loi, la circulaire de rentrée 2013 qui valide le socle, la mise en place des projets territoriaux dans chaque établissement, le cycle CM2-6ème, la poursuite de la réforme du lycée ; des STI, du contrôle continu en langue vivante pour le baccalauréat.
  • - Le BO du 9 mai valide le parcours artistique, livrant chaque établissement aux collectivités territoriales dans l’élaboration de projets.

Baccalauréat en danger

  • - Le ministre évoque une « réforme d’ampleur », en lien avec « l’articulation du lycée et du supérieur » puisque G. Fioraso, ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, « est en train de mener une réforme importante du premier cycle universitaire. » (BFM, le 13 mai).
    Le SNFOLC poursuit la campagne contre la mise en place du contrôle continu au baccalauréat, pour son maintien comme épreuve anonyme, ponctuelle et terminale.

Toujours plus d’élèves dans les classes
La précipitation et la frénésie ministérielle quant à l’accumulation de textes destructeurs du statut et des obligations de service ne peuvent cacher la situation dans les établissements.
Dans les collèges, ce sont 16 800 élèves supplémentaires attendus et 9000 dans les lycées généraux et technologiques.

Fragmentation des postes
Dans chaque académie, le constat est le même : des postes en moins, des blocs de moyens provisoires partout, des postes tronçonnés pour accueillir des contractuels Peillon deuxième concours.
A Paris, par exemple, il ne reste plus que 88 blocs de moyens provisoires à 18 heures pour 1000 TZR. Les TZR seront donc sur trois, quatre, voir plus d’établissement !

Blocage du mouvement
A Versailles, c’est plus de 800 postes bloqués au mouvement. A Bordeaux, 199, par exemple.

Poursuite des suppressions de postes
A Amiens, 222 assistants pédagogiques seraient licenciés par le recteur licencie et remplacés par des contrats de droit privé, les emplois d’avenir professeur (EAP) payés 900 € y compris avec le montant de leur bourse au prétexte de la « maîtrise des finances publiques » !

Ce sont les conséquences immédiates du projet de loi Peillon.
En Côte d’Or, CGT, SNFOLC, SNES se sont rencontrés et ont décidé d’alerter l’ensemble des personnels sur les dangers que la loi Peillon. Ils en demandent ensemble l’abandon, elles ont raison !

Pour sa part le SNFOLC sera reçu avec sa fédération le 27 mai au ministère.

Le SNFOLC invite les personnels à réaffirmer leurs revendications et à établir leurs demandes dans chaque établissement pour la rentrée 2013 : abandon du projet de loi Peillon, arrêt des suppressions de postes, de la mise en place des blocs de 6 heures, tous les postes doivent être mis au mouvement, toutes les disciplines assurées dans chaque établissement et non mutualisées. Le ministre doit garantir le maintien du baccalauréat tel qu’il existe, et retirer le contrôle continu en langue vivante.

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tract_postes peillon_mai_2013

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