Rentrée 2012 : les revendications sont toujours là ! FO se tourne vers les directeurs d’académie, les rectorats, le ministre

12 septembre 2012

jeudi 13 septembre 2012


Dix jours après la rentrée officielle des élèves et des personnels, les 12 850 suppressions de postes, le cortège de contre-réformes est toujours là. Les déclarations d’intention du ministre ne peuvent effacer le maintien des contre-réformes à cette rentrée.

La réforme Chatel du lycée non abrogée : « plein pot » pour le baccalauréat 2013

La lettre de Monsieur Peillon du 26 juin 2012 sur la rentrée 2012 n’a pas remis en cause la réforme du lycée. Sa lettre aux enseignants en date du 10 septembre faisant appel à leur expérience et leur engagement pour s’inscrire dans la future loi d’orientation de l’école n’aborde pas le sujet immédiat auquel sont confrontés les enseignants : ils prennent leur VS (ventilation des services), voient qu’ils perdent leurs heures de 1ère chaire, que le décret de 50 n’est pas respecté, que les classes sont « bourrées », que leurs droits statutaires sont bradés.

Résultat : nombre d’heures travaillées augmenté, heures de première chaire supprimées, salaire baissé, nombre de classes et d’élèves augmenté, emplois du temps impossibles.

Ajoutons que 2013, c’est l’année des nouvelles épreuves au baccalauréat, des troncs communs partout généralisés en terminale, des épreuves communes en histoire-géographie, des épreuves orales intégrées au cours en langues, des épreuves communes en ES et S.
Pour l’enseignant : il paie plein pot une réforme imposée.

Le tronc commun sert de prétexte à la suppression des heures de première chaire : nous en demandons le maintien à tous les niveaux !

Résultat : chaque recteur tente de s’émanciper des contraintes du décret de 50 (groupes non pris en compte, instauration des groupes de compétence en langues, par exemple).

Les discussions en cours dans la « concertation » préparatoire à la loi, la mise en place des emplois d’avenir (contrat de droit privé) pour effectuer des tâches pédagogiques, à l’opposé d’un vrai pré recrutement, nous laisse craindre une remise en cause décisive de notre statut national dans les prochaines semaines.

FO se tourne vers les directeurs d’académie et les recteurs

Plus de 100 collègues devant le rectorat de Créteil le 5 septembre pour exiger la satisfaction des revendications, plus de 90 dossiers déposés par FO. Un nouveau rassemblement a lieu le 12 septembre.

Dans le même temps, le lycée Picasso dans le Val de Marne par exemple, depuis 4 jours en grève pour exiger la création de la 11ème classe de seconde s’est rendu deux fois au rectorat ; une lettre au ministre est décidée.

A Amiens, FO appelle les personnels à se rassembler le 19 septembre au rectorat : plus de 200 contractuels sur 850 qui n’ont pas été réemployés, les TZR nommés dans n’importe quelles conditions.

FO se tourne vers le ministre

FO demande audience au ministre pour que soient adoptées les mesures urgentes pour cette rentrée 2012 : classes, postes, réemploi, affectation, respect des droits statutaires. Lors de son intervention à Trappes, le Président de la République a déclaré : « je sais que la période qui vient de s’achever a été éprouvante pour les enseignants ». C’est vrai. Alors, il faut prendre les décisions qui s’imposent et remettre à plat toutes les réformes.

Pour le SNFOLC, toutes les demandes sont légitimes : tel est le sens des interventions de nos sections auprès de toutes les autorités, du soutien sans faille apporté aux demandes des personnels.

Montreuil, le 12 septembre 2012

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Tract_snfolc_12-09-2012.

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