Réforme du collège : rien n’est réglé, nous n’acceptons pas, nous continuons de demander son abrogation

Communiqué du SNFOLC du 15 juin 2016

dimanche 19 juin 2016

Au lendemain de la journée de grève interprofessionnelle et de la manifestation nationale du 14 juin qui a vu 1 million de personnes défiler à Paris, le SNFOLC rappelle qu’un préavis de grève est déposé par la FNEC FP-FO couvrant toutes les catégories et tous les établissements de l’Education nationale jusqu’aux congés.


Deux journées banalisées pour mettre en place la réforme : un aveu d’échec ! La ministre a annoncé sa volonté d’organiser deux journées « banalisées » début juillet pour mettre en place la réforme pour la rentrée. Comment ne pas y voir l’aveu que sa réforme n’est pas prête ? La ministre laisse aux principaux la responsabilité de les organiser ou non. Le SNFOLC n’en est pas demandeur !

Quelle est la situation à trois semaines des congés d’été ?

Le rapport de l’Inspection générale le reconnaissait dès avril. Cela se confirme, dans une grande partie des collèges, rien n’est organisé. Les formations-formatages, qui ont supprimé tant de journées de cours, ont cédé le pas à l’urgence de la période : la clôture des notes, les bul- letins, l’orientation, les conseils de classe, les derniers cours pour préparer les élèves aux épreuves du Brevet.
Dans certains collèges, avoir mis des noms sur des EPI au terme d’une kyrielle de réunions n’a pas pour autant fabriqué des projets ni construit une organisation pédagogique. Il apparaît même que plus le détail en est connu moins il y a de noms dans les cases des tableaux...

Les difficultés d’organisations ne sont plus dissimulables

Car la répartition théorique de l’AP et des EPI ne tient pas lieu d’emplois du temps, ni d’organisation des services. Sans compter les compléments de service et les quotités de service qui continuent d’être modifiés. Sans parler de l’affectation des TZR et des contractuels fin août sur plusieurs établissements avec des organisations différentes... Si bien que les fiches de vœux ne permettent bien souvent plus de formuler des préférences et personne n’a d’illusion : les emplois du temps vont entraîner un temps de présence maximal dans les collèges. Dans un tel contexte, les principaux, sont placés eux-mêmes devant une montagne de difficultés. Beaucoup hésitent à parler des réunions,des concertations, des formations qu’il faudra prévoir en plus des cours. Les personnels, au terme d’une année éprouvante et d’un calendrier scolaire aberrant sont tous dans un état d’épuisement rarement atteint. La volonté d’imposer une réforme largement rejetée et la désorganisation des emplois du temps entraînée par les formations-formatages ont dégradé le climat au sein des collèges.

Dans ce contexte, le discours sur l’interdisciplinarité comme remède à tout ne passe pas. L’abandon des dispositifs pédagogiques, qui avaient fait leurs preuves, ne passe pas. Les discours simplificateurs du type « cela ne change rien, vous le faites déjà » a fait long feu.

Pour les collègues, cette réforme signifie refaire les cours et les progressions pédagogiques de 4 niveaux d’un bloc, sans disposer de manuels pour les trois quarts des disciplines. Elle signifie l’affaiblissement des contenus disciplinaires et la perte d’heures de cours ; un alourdissement insupportable de la charge de travail, la réunionite et la disparition programmée de certaines disciplines, la perspective de devoir payer pour la garde de leurs enfants pendant qu’ils resteront au collège après leurs cours pour coordonner les enseignements pratiques interdisciplinaires de leurs élèves...

Ce ne sont donc pas deux journées qui feront changer d’avis les collègues

Le SNFOLC les invite à y rappeler leur exigence d’abrogation de la réforme, à rappeler que la responsabilité de l’échec de cette réforme est à chercher du côté de la ministre qui refuse d’entendre le rejet majoritaire de cette réforme par les personnels et leurs syndicats. Dans l’éducation nationale, cette réforme suit la même logique que la loi El Khomri.

Toutes les deux doivent être retirées, maintenant !

Au lendemain de la journée de grève interprofessionnelle et de la manifes- tation nationale du 14 juin qui a vu 1 million de personnes défiler à Paris, le SNFOLC rappelle qu’un préavis de grève est déposé par la FNEC FP-FO couvrant toutes les catégories et tous les établissements de l’Education nationale jusqu’aux congés.


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