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Réforme Peillon : le ministre diffère ses décisions mais maintient ses intentions 4 pages du SNFOLC du 5 janvier 2014

5 janvier 2014

mardi 7 janvier 2014

Projet Peillon sur le statut des enseignants
du second degré

Le ministre diffère ses décisions
mais maintient ses intentions


Le 12 décembre dernier le ministre de l’Éducation Nationale
avait prévu d’annoncer ses décisions sur les nouvelles
obligations de service des enseignants du second
degré, qui mettraient fin aux décrets du 25 mai 1950. Alors qu’il
avait déclaré quelques jours auparavant que la négociation était
terminée, il a annoncé que la discussion se poursuivrait en janvier.

Entre temps les professeurs de classes préparatoires se sont mis
en grève et l’ont reconduite le 9 décembre, à plus de 80%, pour
obtenir le retrait du projet Peillon, qui pour eux se traduisait par
une baisse de rémunération de 10 à 20%.

Dans le même temps, déjà dans plusieurs centaines d’établissements,
les professeurs, le plus souvent dans l’unité intersyndicale ,
ont adopté en heure d’information syndicale des motions demandant
le retrait du projet Peillon. (1)

Dans le premier degré la réforme des rythmes scolaires est massivement
rejetée. Une large intersyndicale (fédérations de l’enseignement
et des personnels territoriaux FO, CGT, SUD, le
SNUIPP-FSU (enseignants du premier degré) et les SNU-clias-
FSU, EPA-FSU (animateurs et territoriaux) ) demande la « suspension
de la réforme » (communiqué du 19/12/2013), alors que
la grève du 5 décembre a montré que la mobilisation ne faiblit
pas.

Dans ce contexte, prenant en compte notamment la grève des
professeurs de classes préparatoires, le ministre dit vouloir prolonger
les discussions. C’est sage. Mais il dit aussi vouloir que
celles-ci se poursuivent sur les mêmes bases et principes.
Si le ministre n’a pu rayer de la carte les décrets de 50 pour la
rentrée 2014, il n’a pas renoncé. Tout ceci est en cohérence avec
la loi d’orientation, dite de refondation de l’école, qui promeut
l’éducation territorialisée à la place de son caractère national et
le socle de compétences, à la place des savoirs organisés en disciplines.

Nous ne sommes donc pas dupes de l’argument selon lequel il s’agirait de « reconnaître
nos missions ».

La seule « reconnaissance » sérieuse du travail et de la dignité
des professeurs passe par une revalorisation de nos rémunérations.
L’amélioration de nos conditions de travail passe par une
diminution des effectifs dans les classes. Mais les dotations, annoncées
le 19 décembre, débouchent sur une nouvelle dégradation.
Il est évident que la politique du gouvernement dans l’Éducation
comme ailleurs s’inscrit dans le cadre de l’austérité.

Nous savons que le rapport de force véritable, comme il a été
constitué par la grève des professeurs des classes préparatoires,
unie et reconduite, a permis d’obtenir un recul qui bénéficie à
tous. C’est la voie à suivre si le ministre persiste dans ses intentions
L’heure est à l’action syndicale indépendante, qui commence par
l’énoncé clair de nos revendications.

Nous vous proposons de poursuivre l’organisation de réunions
d’information syndicale, pour faire le point sur la situation, demander
le retrait définitif du projet du ministre et l’ouverture de
négociations sur nos revendications. C’est sur ces bases que le
SNFOLC propose l’action commune à tous les niveaux.

(1) En ligne sur ce site :

Plus que jamais une seule et même exigence :
 ! Retrait définitif du projet Peillon sur les statuts des
professeurs du secondaire
 ! Ouverture de réelles négociations sur nos revendications

Dans le PDF :

Le professeur selon le ministre :
corvéable à merci ?

Décharges de service : à la trappe !

Rentrée 2014 :
stop
à la dégradation !

PDF - 480.5 ko
tract_FO_peillon statut_janvier_2014

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