SNFOLC

Refondation, acte II. Alerte sur le statut sur fond d’austérité ! Tract SNFOLC du 19-09-13

19 septembre 2013

vendredi 20 septembre 2013


Le ministre a annoncé début juillet vouloir passer à l’acte II de la refondation en
s’attaquant aux missions des personnels. 13 groupes de travail sont annoncés, dont un
pour les enseignants du secondaire (concernant en même temps les professeurs certifiés,
agrégés et PLP). Les premières réunions devraient se tenir rapidement.

Stopper la dégradation …

S’agit-il, alors que la rentrée que nous subissons est marquée par une nouvelle
dégradation, et aussi par le fait que des horaires de cours ne sont toujours pas assurés

  • − d’améliorer nos conditions de travail, alors que les effectifs des classes sont encore
  • à la hausse ?
  • − de revenir sur des réformes qui selon les chiffres officiels de la DEPP ont conduit le
  • temps de travail des certifiés à augmenter de 3h02 entre 2008 et 2010 (42h53 en
  • moyenne) ?
  • − de débloquer le point d’indice gelé depuis 2010 et d’en finir avec la diminution des
    salaires nets et d’améliorer les carrières ?

S’agit-il de revenir sur la réforme du lycée qui se traduit notamment par des emplois du
temps dégradés du fait de l’AP, des enseignements d’exploration, des horaires de langues
en barrette, par une diminution des décharges statutaires (1ère chaire), et par le désarroi
dramatique dans lequel sont placés nos collègues de STI ? S’agit-il d’abandonner le livret
de compétences en collège, la note de vie scolaire et le socle commun ?

Ce sont les revendications de Force Ouvrière.

… ou mettre en cause le statut national et les décrets du 25
mai 1950 ?

Mais après le vote de la loi d’orientation dite de refondation, visiblement le ministre veut
poursuivre toutes ces réformes et aller encore plus loin. Il veut aussi « mettre en
cohérence les missions et les parcours professionnels avec les enjeux pédagogiques »
découlant de la loi.

Cela signifierait :

  • − organiser des services croisés école-collège pour les professeurs certifiés,
  • − généraliser les projets éducatifs territoriaux qui sèment en cette rentrée la pagaille dans les écoles qui appliquent la réforme des rythmes scolaires en mêlant scolaire et périscolaire, professeurs des écoles et « adultes » envoyés par les mairies qui font elles-mêmes appel à des associations.
  • − mettre fin aux programmes annuels et les remplacer par des référentiels de cycles triannuels fondés sur de vagues compétences.
  • − donner aux départements et régions droit de regard sur l’enseignement dans le cadre
    des contrats d’objectifs tripartites établissement-collectivités- rectorat.
  • − diminuer encore les horaires de cours disciplinaires et les remplacer par de
    l’accompagnement qui pourrait être fait aussi bien par des enseignants que par des
    intervenants divers.

Cela signifierait la mise en cause directe de la définition de nos services sur une base
nationale, hebdomadaire, dans notre discipline, ce serait la mise en cause les décrets du
25 mai 1950. Il n’y a là aucun progrès, ni pour les élèves, ni pour les professeurs.

La confédération Force Ouvrière au Conseil Supérieur de l’Education a voté contre la loi
d’orientation parce qu’elle conduit tout droit à l’école du socle à minima, à l’école
territorialisée. Force Ouvrière n’acceptera aucun recul sur les garanties statutaires
nationales.

FO n’acceptera aucun recul

Des ballons d’essai sont lancés depuis quelques semaines, par la Cour des Comptes, par le
Ministre mais aussi par des responsables de syndicats qui soutiennent la loi d’orientation :
bivalence, annualisation des services, décompte différencié des heures selon les postes
occupés, mise en place d’un contingent d’heures annualisé -sur le modèle des 108 heures
pour les professeurs des écoles- dont l’utilisation serait définie localement, sous prétexte
de faire reconnaître les autres tâches que l’enseignement...

Cette dernière solution se traduirait forcément par une nouvelle diminution des horaires
de cours des élèves, et ferait sauter le verrou qui nous permet encore de résister à ce
qu’on nous impose n’importe quoi. Par exemple (sous prétexte de projets locaux
notamment) on ne peut nous imposer des horaires variables d’une semaine ou d’un mois
sur l’autre ou de compléter nos services en école primaire.
Travailler de plus en plus, devenir polyvalents, pour gagner de moins en moins : pour
Force Ouvrière c’est non.

Le 10 septembre des centaines de milliers de salariés du public et du privé ont manifesté
contre la réforme Ayrault sur les retraites. De nombreux appels intersyndicaux communs
ont été adoptés dans les établissements secondaires et ailleurs.
Nous ne voulons pas comme seul avenir :

  • − des salaires toujours plus bas
  • − la retraite à 69 ans (début de carrière moyen : 26 ans)
  • − être corvéables à merci au nom de la mise en place de l’école du socle, de l’école
    territorialisée

Retraites, salaires, statut : nous confirmons nos
revendications.

Le SNFOLC propose aux enseignants de se réunir avec le syndicat pour s’informer,
discuter, revendiquer :
-* − Non à la retraite à 69 ans, aucun allongement de la durée de cotisation, retrait du plan Ayrault

  • − Augmentation de nos salaires et traitements
  • − Maintien de toutes nos garanties statutaires nationales, de la définition de nos
    obligations de service en maxima horaire d’enseignement : maintien des
    décrets du 25 mai 1950
    Le SNFOLC est disponible pour l’action commune à tous les niveaux sur ces
    revendications.
communique_ORS_19_septembre2013.

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