Préparation de la grève du 26 janvier

jeudi 21 janvier 2016

Les appels à la grève se multiplient.

Des réunions d’information syndicale.

Des assemblées générales partout.


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préparation de la grève du 26 janvier - n° 1

Situation le 22 janvier

 Dans les établissements

 95
HIS Collège Copernic, lycée E Galois à Beaumont, collège St Exupéry , collège J Ferry, lycée Jouvet, lycée Rousseau. Plusieurs dizaines de collègues se sont inscrits à la manifestation.
Les collègues présents à ces réunions rejettent la réforme du collège et suite aux discussions, se disent prêts à faire grève le 26 janvier :« cela fait 10 ans que ça se détériore, ça ne peut plus durer » , « il ne faut pas attendre un autre gouvernement, ça ne changera rien », « suite à al discussion je pense qu’il faut qu’on soit tous à Paris le 26 », « la ministre ne peut pas continuer à maintenir sa position », « la lettre des inspecteurs à la Ministre c’est intéressant, on n’est pas les seuls à protester », « les salaires c’est un problème crucial, on veut continuer à faire notre métier correctement »

 42
Collège, du lycée et LP Albert Thomas de Roanne, FO.
Les personnels du Collège, du lycée et LP Albert Thomas de Roanne réunis avec FO exigent l’abrogation de la réforme du collège. Les formations formatage, les réunions pour mettre en place les EPI qui plus est utilisées pour remettre en cause notre statut : nous n’en voulons pas.
Les suppressions d’heures de cours, de postes : nous n’en voulons pas.
Nous n’acceptons pas la réforme du collège qui revient à mettre en concurrence les collègues entre eux. Nous exigeons au contraire le maintien de chaque heure, de chaque poste. Aucun collègue ne doit partir en complément de service.
Le 26 janvier, 13 syndicats du second degré appellent à la grève pour l’abrogation de la réforme du collège. Le 26 janvier, les fédérations de fonctionnaires CGT FO Solidaires, rejoints notamment dans notre département par le SNES, appellent à la grève pour l’augmentation des salaires et pour défendre le service public. Nous avons les mêmes revendications et nous savons que l’élargissement de la mobilisation est essentiel pour accroître le rapport de force.
Le 26 janvier, nous serons en grève avec nos collègues, avec les fonctionnaires.

 37
Collège la Rabière à Joué les Tours, SNFOLC.
Nous, personnels du Collège la Rabière à Joué les Tours réunis en heure d’information syndicale avec FO jeudi 14 janvier 2016, avons tout d’abord fortement réagi à l’annonce des condamnations touchant les salariés de Goodyear :
C’est inacceptable, nous demandons la levée des condamnations, et la relaxe pour les 8 salariés condamnés à de la prison ferme !
Nous avons aussi discuté de la réforme du collège et des conséquences de la DGH au collège :
Nous nous prononçons contre la mise en place au collège d’une 6e inclusive à la rentrée 2016, qui est une menace pour la structure Segpa, et aussi pour les conditions d’enseignement de tous, élèves et professeurs dans les classes de 6e.
Nous ne voulons toujours pas non plus de la réforme du collège, contre laquelle nous avons déjà fait grève à plusieurs reprises : en effet elle signifie la suppression de 400 heures de cours disciplinaires au profit d’EPI, elle implique l’annualisation de notre temps de travail, la fin des options, l’augmentation des effectifs par classe, (car de nombreux groupes disparaissent pour pouvoir mettre en place les autres dispositifs : ainsi en français là où les élèves pouvaient avoir 5h de cours dont une heure en groupes, l’an dernier, ils n’auraient plus que 4h..et en classe entière !)
Nous demandons donc l’abrogation de la réforme du collège, le maintien des horaires nationaux dans toutes les disciplines, des options, le maintien de tous les postes, et de toutes les structures SEGPA.
Nous demandons le dégel du point d’indice, l’augmentation de nos salaires, l’application de la prime REP+ à tous les personnels du collège, incluant les AED qui en sont exclus !
Nous répondons donc à l’appel à la grève des 13 syndicats de l’intersyndicale nationale, et à celui de nos organisations départementales Fnec fp FO, CGT, SUD, SNES, SNEP, ainsi qu’à celui des fédérations nationales et départementales de fonctionnaires FO, CGT, Solidaires à la grève et à la manifestation mardi 26 janvier,
Nous appelons nos collègues à nous rejoindre : mardi 26 janvier : grève et manifestation

 91
Collège la Nacelle, SNFOLC et SNES
Motion pour l’augmentation du point d’indice, le retrait de la réforme, appel à la grève et à manifester aux cotés des fonctionnaires.

 17
Lycée Jean Hyppolite de Jonzac, SNFOLC
Nous, personnels du lycée Jean Hyppolite de Jonzac, réunis en heure d’information syndicale avec le SNFOLC17 le 20 janvier 2016, rappelons notre refus de la réforme du collège. Nous soutenons les personnels en grève le 26 janvier, et ceux qui décideront de la reconduire le 27, le 28, jusqu’à obtenir l’abrogation. Nous savons que ce n’est pas une journée de grève supplémentaire qui permettra d’obtenir satisfaction, mais bien la reconduction. Ce que nous voulons pour le collège, c’est
- le maintien des horaires disciplinaires -le rétablissement de tous les dédoublements -des programmes et des horaires nationaux- le maintien des sections européennes, des bilangues, de l’enseignement du latin, de la DP3- l’allègement des effectifs dans les classes par de vraies créations de postes
Ce que nous voulons pour les fonctionnaires, c’est
Alors que nos salaires vont une nouvelle fois baisser à la fin du mois de janvier, c’est le dégel du point d’indice et la compensation des pertes de pouvoir d’achat
- le respect des statuts particuliers -l’arrêt de la précarisation des personnels
Ce que nous voulons pour notre lycée et nos 960 élèves, dont 200 internes, c’est
- la création d’un 2e poste de documentaliste- la création d’un 3e poste de CPE- la création d’un 2e poste d’infirmière- la création d’un poste de chef de travaux- le remplacement des personnels absents avant le délai de carence de 15 jours- les heures-postes permettant la diminution des effectifs des classes et des dédoublements

 78
Collège Jean Jaurès de Poissy, SNFOLC. 24 grévistes déclarés pour mardi /50
(…) la ministre persiste dans sa volonté de mettre en œuvre la réforme du collège à la rentrée 2016. Et ce, malgré les 3 journées de grève nationales, la manifestation nationale du 10 octobre et le refus d’assister aux formations-formatages pour anticiper la mise en place de la réforme.
Nous rappelons que nous ne sommes pas tenus de produire des projets d’EPI ou d’AP et réaffirmons notre opposition à toute anticipation de la réforme.
Nous venons prendre connaissance du projet de DGH pour la rentrée 2016 : nous perdons 21h par rapport à la dotation finale de la rentrée 2015. C’est une conséquence de la mise en place de la réforme du collège.
Nous refusons toute baisse de la dotation et demandons le maintien de toutes les classes, tous les postes, toutes les options.
Pour répondre à l’appel de l’intersyndicale nationale 2nd degré (13 syndicats) à la grève le 26 janvier, nous serons en grève :
- pour exiger l’abrogation de la réforme du collège
- pour l’augmentation du point d’indice, gelé depuis 2010.

 69
Lycée Colbert, FO et SNES
(…) Effarement sur les EPI, les regroupements de matières. Les collègues se mettent d’accord pour se retrouver à 9H30 devant le rectorat, puis continuer dans la manifestation FP.
- La cantine sera fermée à Colbert mardi, tous les personnels en grève.
- Parmi les administratifs, il y aura à priori un bon taux de participation, la réforme des indemnités génère la colère. La secrétaire des élèves me confie : « Nos augmentations n’ont été qu’à travers le régime indemnitaire, donc là on perd tout. »

 76
Lycée Flaubert et collège Barbey d’Aurevilly à Rouen , la grève sera très massive sur le collège. Les personnels de cantine seront aussi en grève.

- Lycée Claude Monet, SNFOLC, SNES ,SNEP , SUD- « constatent que la réforme des collèges est massivement rejetée,elle doit être retirée. La mise en place des formations à la réforme ne fait qu’amplifier ce rejet car aucune réponse acceptable n’est apportée aux professeurs. Avec cette réforme, c’est l’instruction publique qui est attaquée. C’est pourquoi, nous, professeurs du Lycée Claude Monet du Havre, rejetons cette réforme dictée par le pacte de responsabilité et demandons son abrogation.
Nous rejetons les principes qui président à la réforme du collège et les répercussions qu’ils auront immanquablement sur l’avenir des enseignements au lycée :
- une réduction des horaires disciplinaires. - une réduction des contenus d’enseignement. - l’affaiblissement voire la disparition de certains enseignements comme les les langues anciennes et l’allemand. - des inégalités entre les établissements et entre école publique et école Privée. - une mise en concurrence entre les disciplines. - la remise en cause du caractère national des enseignements et des diplômes. Il faut stopper la réforme du collège, il faut en obtenir l’abrogation. Pour cela il faut engager un rapport de force puissant pour gagner.
Par conséquent nous appelons à la grève du 26 Janvier, pour obtenir l’abrogation de la réforme du collège, aux côtés de tous les enseignants, de tous les fonctionnaires qui subissent comme nous les conséquences de l’application du Pacte de Responsabilité. Cela suffit, la ministre doit nous entendre, doit nous recevoir ! Nous considérons qu’il faut discuter dès maintenant d’une grève unie jusqu’au retrait de la réforme.

Collège-lycée Camille Saint-Saëns de Rouen, SNFOLC, SNES-FSU et CGT 18 janvier « la réforme du collège est massivement rejetée, elle doit être retirée.
La mise en place des formations à la réforme ne fait qu’amplifier ce rejet car aucune réponse acceptable n’est donnée aux professeurs. Avec cette réforme, c’est l’instruction publique qui est attaquée.
C’est pourquoi nous, professeurs du collège, professeurs du lycée Camille Saint-Saëns, rejetons cette réforme et demandons son abrogation.
Nous rejetons les principes qui président à la réforme du collège et les répercussions qu’ils auront immanquablement sur l’avenir des enseignements au lycée :
- une réduction des horaires disciplinaires -une réduction des contenus d’enseignement -l’affaiblissement voire la disparition de certains enseignements comme les langues anciennes et l’allemand -des inégalités plus fortes entre les établissements -une mise en concurrence entre les disciplines -la remise en cause du caractère national des enseignements et des diplômes
Cette réforme est dictée par le Pacte de Responsabilité destiné à réduire les dépenses publiques. Il faut stopper la réforme du collège, il faut en obtenir l’abrogation. Pour cela, il faut engager un rapport de force puissant pour gagner.
Par conséquent, nous appelons à la grève le 26 janvier, pour obtenir l’abrogation de la réforme du collège, aux – côtés de tous les enseignants, de tous les fonctionnaires qui subissent comme nous les conséquences de l’application du Pacte de Responsabilité.
Cela suffit, la ministre doit nous entendre, doit nous recevoir !
Nous considérons qu’il faut discuter dès maintenant d’une grève unie jusqu’au retrait de la réforme.

n 30
Collège Gérard Philipe, SNES et SNFOLC
Les enseignants du collège Gérard Philipe se sont réunis en assemblée générale le mardi 19. 01 avec le soutien des sections syndicales SNES et SN FO LC. Ils informent les parents des modalités et de la mise en oeuvre de la réforme du collège à la prochaine rentrée.
Info rentrée 2016 : mise en place de la Réforme du collège
Au collège Gérard Philipe, dès l’année prochaine, cette réforme se traduira par :
- En Français, une heure de moins par niveau
- En Mathématiques, une heure de moins en moyenne par niveau
- En classe bilangue, une heure de moins en 6ème et une demi-heure de moins pour les autres niveaux
- Suppression du latin en 5ème (2heures en 4ème et 3ème au lieu de 3 heures)
- Suppression des classes européennes Espagnol et Italien, y compris pour les élèves qui ont commencé cette année
- Disparation des classes à projet (patrimoine, astrologie/astronomie, eurochess, médias)
- Des groupes de 18 élèves en AP (accompagnement personnalisé), au lieu de 10, actuellement
- Pour la LV2, deux heures trente en 4ème et 3ème, au lieu de trois heures
- Suppression de l’épreuve d’Histoire des Arts
- Suppression de la note chiffrée
Cette réforme prévoit des EPI (enseignements pratiques interdisciplinaires) qui seront faits sur les heures hebdomadaires des disciplines. Cela signifie que, si une discipline propose un EPI aux élèves, c’est au détriment de ses heures de cours. Ces EPI seront décidés en
autonomie dans chaque établissement ; sur 5 000 collèges, 5 000 EPI différents. Qu’en serat- il d’un élève qui change d’établissement durant ses quatre années au collège ?
De nouveaux programmes dans toutes les disciplines, sur tous les niveaux, et sans manuel prévu pour toutes les classes. Cette réforme prévoit aussi un Brevet allégé, qui n’aura plus rien de national. Pour toutes ces raisons, les professeurs du collège Gérard Philipe seront en grève le 26 janvier, à l’appel de 13 organisations syndicales.

n 94
Collège Pissarro, SNFOLC.
19 janvier « dénoncent la réforme du DNB parue au BO le 3 janvier 2016.
Cet examen fait disparaître toute référence au contenu disciplinaire pour ne proposer qu’une évaluation pluridisciplinaire et transversale, vidant ainsi notre métier de son sens et appauvrissant le niveau d’exigence qui devrait normalement clore la scolarité en collège. Avec un nouveau genre de contrôle continu par compétences sur 400 points où la note minimale est de 80 sur 400 au vu du barème, on ne peut pas imaginer en effet que cet examen sera pris au sérieux par les élèves. Les enseignants rejettent massivement le livret de compétences, élèves et parents n’y comprennent rien, depuis sa création son inefficacité est pointée dans de nombreux rapports, pourquoi s’entêter ?
La création de deux épreuves écrites « français-histoire-géographie-éducation morale et civique » et « maths-physique-SVT-techno » sur 100 points chacune est un non sens pédagogique, et leur barème est insuffisant dans le total de l’examen pour inciter les élèves à travailler sérieusement ces épreuves.
Enfin, l’oral EPI, un oral « maison » puisqu’aucun contenu national n’est donné aux enseignants qui feront des EPI différents selon chaque collège, remet en question l’égalité républicaine en faisant de cet examen un diplôme local, tel élève ayant obtenu le DNB dans un établissement peu côté risquant dorénavant de se voir moins considéré que tel autre qui l’aura obtenu dans un collège réputé.
Ce DNB est l’aboutissement de l’esprit de la réforme du collège, et des Inspecteurs d’Académie qui anticipent sa mise en application nous ont déjà recommandé de, nous citons « renoncer à la notion de faire cours ». Nous affirmons au contraire que malgré la reforme PPCR qui va ralentir notre avancement et permettre des milliards d’économies sur notre dos, sous couvert de nous rémunérer au mérite (mais nous ne sommes pas dupes) malgré la prolongation du gel du point d’indice jusqu’en 2020, malgré la démission de l’Etat à promouvoir un nivellement par le haut des élèves, et une vision de l’éducation qui fluctue au gré des échéances électorales, nous ne renoncerons pas à exercer notre métier et à enseigner notre matière, car nous avons encore du respect pour l’intelligence de nos élèves.
Nous revendiquons plus que jamais l’abrogation de ces réformes ineptes, celle du collège comme celle du DNB, la revalorisation immédiate de notre traitement qui est l’un des plus bas d’Europe et le dégel du point d’indice. Nous appelons tous les collègues à la grève le 26 janvier pour faire reculer ce gouvernement qui nous méprise par son refus du dialogue et sa volonté de passer en force à chaque échec à faire valider ses projets, sans jamais se remettre en question. La ministre serait bien inspirée de s’appliquer à elle-même les qualités d’autocritique qui nous sont demandées chaque jour dans l’exercice de nos missions.

n 13
Collège Grande Bastide SNFOLC et SNES, 21 janvier 2016
La formation-formatage à la réforme : NON !
L’abrogation de la réforme du collège : OUI !
Nous n’acceptons pas l’amputation des horaires disciplinaires, la transformation du latin en EPI, la disparition des classes euro, de l’option DP3, de la classe bilangue, les EPI, des programmes et un brevet vidés de leur contenu, la multiplication des réunions. Nous n’acceptons pas qu’il y ait 5000 collèges, 5000 horaires, 5000 programmes différents. Nous voulons garder notre école de la République. Nous sommes attachés au cadre national de l’enseignement, des diplômes, des programmes et des horaires nationaux.
Les 13 organisations syndicales nationales qui exigent l’abrogation de la réforme du collège appellent les personnels à la grève et manifestation le 26 janvier. Nous partageons cette position.
Nous ne voulons pas mettre en œuvre la réforme du collège, nous voulons son ABROGATION ! Nous ne pouvons ni ne voulons nous impliquer dans la mise en œuvre anticipée de cette réforme dans le cadre des « formations ».
Nous n’excluons pas de continuer la grève unie si cette réforme n’est pas abrogée.

Collège Campagne Fraissinet SNFOLC et SNALC, 21 janvier 2016
La formation-formatage à la réforme : NON !
L’abrogation de la réforme du collège : OUI !
Nous n’acceptons pas l’amputation des horaires disciplinaires, la transformation du latin en EPI, la disparition des classes euro, la réunionnite, les EPI, un brevet vidé de son contenu. Nous n’acceptons pas qu’il y ait 5000 collèges, 5000 horaires, 5000 programmes différents. Nous voulons garder notre école de la République. Nous sommes attachés au cadre national de l’enseignement, des diplômes, des programmes et des horaires nationaux.
Nous ne voulons pas mettre en œuvre la réforme du collège, nous voulons son ABROGATION !
Les 13 organisations syndicales nationales qui exigent l’abrogation de la réforme du collège appellent les personnels à la grève et manifestation le 26 janvier. Nous faisons nôtre cette proposition.
La ministre ne connaît que le passage en force. Elle nous place en situation de légitime défense. Mais nous sommes plus de 350 000 professeurs, unis avec nos syndicats nous sommes une force, nous pouvons faire reculer le gouvernement.
Alors oui, pour obtenir l’abrogation, il faut monter d’un cran, il faut la grève unie, la grève majoritaire jusqu’au retrait.
Nous envisageons de continuer la grève unie si cette réforme n’est pas abrogée.

n 64
Banderole commune et rassemblement commun « abrogation de la réforme du collège - arrêt de la formation-formatage » FO, SNES, SNEP, SNETAA, CNT. Flyer spécial 26 janvier tiré à 2000 exemplaires.

n 88
Lycée Jean Lurçat, SNFOLC, SUD, SNES
« décident de répondre favorablement à l’appel à la grève et à la manifestation de l’intersyndicale : (…) -pour l’abrogation de la réforme du collège et le maintien de tous les postes ; -contre la territorialisation de l’Ecole -pour la fin de la politique d’austérité et des moyens financiers à la hauteur des besoins de service public afin de permettre : -le maintien de toutes les options dans les établissements scolaires, -le redoublement pour les élèves en difficulté afin de leur offrir la chance de réussir, -le maintien des horaires nationaux dans toutes les disciplines - pour l’augmentation de la valeur du point d’indice, prenant en compte l’inflation subie depuis plusieurs années et, en particulier, depuis 2010 date du blocage des salaires des fonctionnaires ; pour la défense d’un service public garant de l’égalité sur tout le territoire.

Dans les appels communs second degré
n Guadeloupe
Appel FNEC FP-FO , FSU, FAPEG, SEP- CGTG, UNSA, SNCL, SPEG : collèges et lycées fermés dès le 25.
n Tarn
SNFOLC, SNEP-FSU et SNES- FSU, CGT Educ’action, SUD Education, SNUDI-FO, SNUIPP-FSU. appellent l’ensemble des enseignants et personnels de l’Education Nationale dans le Tarn à se mettre en grève et à manifester, avec l’ensemble des agents de la Fonction Publique, pour exiger l’augmentation des salaires, l’abrogation de la réforme des rythmes scolaires, ainsi que celles des collèges et des lycées. Dans les écoles, les collèges, les lycées : tous en grève le 26 janvier 2016 !
n 58
Appel FO - SNFOLC, SNETAA et FSU-SNES, SNEP.
En cette rentrée de janvier 2016, les enseignants constatent que la ministre entend poursuivre à marche forcée l’application de la réforme du collège. Les nombreuses remontées à la suite des journées de « formation à la réforme » organisées dans les académies montrent clairement que le refus de cette réforme est profondément ancré chez les personnels et que le contenu des formations, marqué par le mépris des enseignants suscite un large rejet et une colère croissante. Les pressions, menaces et les retraits sur salaires sont la traduction de l’isolement du ministère qui a de plus en plus recours à l’autoritarisme pour tenter de faire passer la réforme. Cela renforce la détermination de l’intersyndicale à organiser le combat collectif des personnels pour s’opposer aux formations à la réforme et à son anticipation et à poursuivre les initiatives en direction des parents et des élus.
Dans notre département, la préparation de la rentrée montre que contrairement aux annonces ministérielles la réforme du collège n’apporte pas de moyens supplémentaires dans les établissements. Le taux d’encadrement des élèves restera quasiment le même que l’an dernier et un peu plus de 7 postes seront supprimés à la rentrée. Dans certains établissements, malgré l’annonce de maintien des bilangues, il est prévu pour la rentrée une quasi division par deux des horaires professeurs en allemand avec des regroupements d’élèves ayant commencé l’allemand en sixième (bilangue) et d’élèves ayant commencé l’allemand plus tard. C’est assurément un drôle de manière de renforcer l’enseignement des langues vivantes ! A ce jour, les enseignants des collèges subissent des pressions pour se rendre dans des formations où bien souvent ils ne reçoivent pas de réelle réponse aux questions qu’ils posent. Les nouveaux dispositifs de la réforme comme les enseignements pratiques interdisciplinaire semblent ainsi toujours aussi peu clair mais par contre le carcan qu’ils représentent dans l’organisation du collège va conduire à réduire les heures de cours disciplinaires au détriment de la plupart des élèves et particulièrement des plus faibles. D’autre part, l’application de la réforme aux quatre années du collège reste injustifiable et constitue un manque de respect du travail des élèves déjà engagé au collège et des personnels qui
les ont en charge. Il est ainsi urgent de rouvrir le dossier de la réforme avec les personnels, plutôt que de maintenir le projet actuel contre leur avis et aux détriments des élèves.
nAcadémie de Lyon
L’intersyndicale académique SNES-SNEP-SNUEP (FSU) – SNFOLC-SNUDI-SNETAA-SFSDPEP (FO) - SNALC - SUD – CGT de l’académie de Lyon, reprenant le communiqué de l’intersyndicale nationale, appelle les personnels à se mettre en grève mardi 26 janvier pour obtenir l’abrogation de la réforme du collège.

 Dans les appels des fédérations
n 30
FO, FSU, CGT, Solidaires.
n 73
FO, CGT, Solidaires, CNT.
n 39
FO, CGT, FSU, Solidaires.
n 29
Cgt, FO, FSU, Solidaires.
n Alsace
Appel FGF-FO
n 07
Fon CGT, Solidaire, appel soutenu par la FSU.
n Tarn
FO, CGT, Solidaires, FSU.
n 02
FO, FSU, CGT, Solidaires.
nLa Réunion
Appel FO
n 88
Texte commun FNEC-FP-FO, CGT Educ’action,FSU préparé pour la préfecture le 26.
« (…) Avec tous les fonctionnaires des trois fonctions publiques, d’État, hospitalière et territoriale, nous disons : l’Austérité ça suffit ! Nous revendiquons l’augmentation générale des salaires et le déblocage du point d’indice. Nous demandons l’arrêt du pacte de responsabilité et un plan de défense des services publics !
A l’appel de l’intersyndicale du second degré, nous demandons l’abrogation de la contre-réforme du collège, l’arrêt du plan de formation-formatage, à commencer par la réunion du mercredi 3 février et la réouverture des négociations sur la base des revendications des personnels.
Pour le département des Vosges nous demandons le maintien de tous les postes en écoles et en collèges ; nous condamnons tout projet de fermetures d’écoles, de collèges ou de fusions. Nous revendiquons d’en finir avec le calcul des structures à 30 élèves par classe en collèges. Nous demandons l’ouverture de places en ULIS pour satisfaire tous les besoins.

 Dans les UD
n 89
Appel FO, CGT, solidaires.

 A noter aussi
- Communiqué national d’appel à la grève du 26 CGT, SPASEEN, SNASUB-FSU et Sud Education.
- Communiqué commun FO, FSU et CGT du rectorat de Lyon et de la DSDEN du Rhône
- Appel FO, FSU et UNSA du réseau Canopé de la DT Aquitaine Limousin Poitou Charente.
- Appel CGT, FO et SUD de l’AFPA à rejoindre les manifestations qui se dérouleront en région.

 Dans les HIS
n 64
8 HIS depuis le 4 janvier
n 70
Collège Melisey

 Dans les AG SNFOLC de reprises de cartes.
n 89
L’AG du SNFOLC 89 regroupant 8 établissements du second degré s’inscrit dans la résolution de la CEN du SNFOLC, de sa fédération et dans celle adoptée ce jour par la FNEC FP-FO du 89. (PJ).

Le SNFOLC 89 condamne le pacte de responsabilité, ses 100 milliards d’€ d’économies sur 3 ans. Le gouvernement, au nom de l’austérité et de la baise du coût du travail, dans la logique du TSCG, est engagé dans une frénésie de réforme : loi Macron 1, loi Macron 2 annoncée par le président de la République le 18 janvier lors de ses voeux, réforme territoriale qui annonce la mise en place des agences territoriales de l’éducation.
Le SNFOLC 89 considère que le passage en force que ce soit sur la loi Macron, PPCR, débouche sur l’autoritarisme social dans tous les domaines.

C’est pourquoi le SNFOLC 89 appelle les personnels à se mobiliser : faire monter d’un cran la mobilisation avec l’appel à la grève de la fonction publique le 26 janvier.
-  La réforme du collège est prévue pour être appliquée de la 6ème à la 3ème, dans les 4 niveaux à la fois, dès la rentrée 2016. La réforme du collège est maintenue contre les personnels et l’écrasante majorité de leurs syndicats qui en demandent l’abrogation. On cherche partout à contraindre les professeurs à participer à des formations pour anticiper la réforme. Mais la résistance des personnels est là.
-  Les professeurs savent que la réforme du collège va se traduire par des compléments de service, des suppressions de postes, la fin des diplômes nationaux, une autonomie sans pareil dans tous les établissements.
-  Les classes bilangues et européennes sont en voit de fermeture car la carte des langues vivantes qui devait être présentée fin décembre au CTA, ne l’a toujours pas été, et n’est même pas à l’ordre du jour du prochain CTA du 21 Janvier. D’ores et déjà les avant la rentrée 2016, les langues, les disciplines sont en concurrence. Ce que nous ne pouvons accepter.
-  C’est pourquoi la grève du 26 janvier qui concerne nos statuts, les salaires, les pensions, l’augmentation du point d’indice est plus que jamais l’ordre du jour.
-  A cela s’ajoute la réforme territoriale, « tout pouvoir » est donné dès 2016 aux préfets des « grandes régions » et aux nouveaux recteurs de régions académiques pour remettre en cause les structures existantes, fusionner, mutualiser, tailler dans les effectifs.
-  En lycée, rien n’a été fait depuis 2012 pour remédier aux difficultés rencontrées par nos collègues qui au quotidien peuvent mesurer les conséquences de cette réforme : autonomie renforcée, fonctionnement de l’Accompagnement Personnalisé (AP), enseignement des langues vivantes et Évaluation en Cours d’Année (ECA) et la ministre prétend amener les organisations syndicales à un diagnostic partagé sur la réforme du lycée (dont tous les syndicats reconnaissent qu’elle est un fiasco) pour étendre au lycée la logique du socle commun contre les disciplines, contre les connaissances.
C’est pourquoi le SNFOLC 89 confirme ses revendications : le 26 janvier, avec sa fédération, la FGF-FO, le SNFOLC national et les décisions de la FNEC FP-FO 89.
- nous serons en grève et manifesterons avec toutes les catégories de fonctionnaires : le 26 est un chaînon de la riposte interprofessionnelle, nous dirons l’affirmation de notre rejet de voir nos droits nos conditions de travail, notre liberté pédagogique remis en cause.
- nous répondrons à l’appel de l’intersyndical du second degré et des fédérations de fonctionnaires qui appellent à la grève (FO, CGT, Solidaires) avec le soutien de la FSU nationale.
- le 26, il faut organiser la grève unie, la grève majoritaire, la grève puissante dan les lycées, les collèges aux côtés de tous les fonctionnaires.
Et si la ministre ne cède pas, ne faut-il pas discuter de tout bloquer, de la grève unie jusqu’au retrait.

Situation le 21 janvier

 Dans les établissements

 01
« La grève s’annonce massive dans certains collèges de l’Ain en particulier à Pont-de-Veyle, à Pont-de Vaux, à Saint Rambert-en-Bugey et dans les 2 derniers, il est même question de 100 % de grévistes. Elle commence à prendre dans les lycées. »

 76
Lycée Pierre Corneille de Rouen, CGT, SNFOLC et SNES-FSU
Les personnels du lycée Pierre Corneille de Rouen, réunis le mardi 19 janvier avec les organisations CGT, SNFOLC et SNES-FSU constatent que la réforme du collège est massivement rejetée, elle doit être retirée.
Cette réforme est une réforme dictée par l’austérité, dictée par le pacte de responsabilité, destiné à réduire les dépenses publiques. La mise en place des formations à la réforme ne fait qu’amplifier ce rejet car aucune réponse acceptable n’est donnée aux professeurs.
C’est l’instruction qui est attaquée avec cette réforme ! Les principes qui président à la réforme du collège auraient de graves répercussions sur l’avenir des enseignements au lycée :
- une réduction des horaires disciplinaires
- une réduction des contenus d’enseignement
- l’affaiblissement voire la disparition de certains enseignements comme les langues anciennes et l’allemand
- la fragilisation de l’EPS
- des inégalités plus fortes entre les établissements
- une mise en concurrence entre les disciplines
- la remise en cause du caractère national des enseignements et des diplômes
Il faut stopper la réforme du collège !
Pour cela il faut engager un rapport de force puissant pour gagner.
Nous appelons à la grève le mardi 26 janvier, avec tous les enseignants, avec tous les fonctionnaires. A Rouen, manifestation à 10 h, avec deux points de départ : Rectorat (Second degré) et cours Clemenceau (Fonction publique). Les deux cortèges se rejoindront et se dirigeront vers la Préfecture.

31
Collège Salies du Salat, SNES, SNFOLC et SUD.
Rendez-vous est pris pour la grève du 26 janvier, avec une banderole et des retrouvailles à Saint-Gaudens à 16h00. Différents collèges du secteur sont prévenus par mail.

 88
Collège Saint-Dié les Vosges, FO, SNES, CGT
Les représentants des organisations syndicales de l’établissement, réunis à la suite d’une heure d’information syndicale avec les personnels enseignants, décident de répondre favorablement à l’appel à la grève et à la manifestation de l’intersyndicale : SNES-FSU, SNEP-FSU, SNFOLC, SNETAA-FO, SFSDPEP-FO, CGT, CGT Enseignement privé, SNALC-FGAF, SNCL-FAEN, SIES-FAEN, CNGA CFE CGC, SUNDEP-Solidaires et SUD éducation le mardi 26 janvier 2016 :
- pour l’abrogation de la réforme du collège et le maintien de tous les postes ;
- pour la fin de la politique d’austérité ;
- pour l’augmentation de la valeur du point d’indice, prenant en compte l’inflation subie depuis plusieurs années et, en particulier, depuis 2010 date du blocage des salaires des fonctionnaires ;
- pour le développement de l’emploi public statutaire par des créations nettes, dans les très nombreux secteurs qui en ont besoin ;
- pour des moyens financiers à la hauteur des besoins de service public ;
- pour la défense d’un service public garant de la cohésion sociale.

 78
Lycée des Pierres vives de Carrières-sur-Seine, SNFOLC
Nous, enseignants du Lycée des Pierres vives, réunis en HIS, réaffirmons la revendication d’abrogation de la réforme du collège car elle n’a rien de pédagogique, elle vise au contraire à faire des économies :
- les élèves perdent des heures dans toutes les disciplines (400h en tout de la 6e à la 3e)
- les EPI et l’AP empiètent sur les horaires disciplinaires
- la réforme prévoit la suppression des classes bilangues : 34 classes seraient fermées dans l’académie de Versailles à la rentrée 2016 dont 2 dans les Yvelines. Dans notre département, 45 autres classes sont menacées (leur fermeture est en cours d’arbitrage). Seules 8 classes seraient maintenues sur une cinquantaine d’établissements mais sans aucune garantie pour les rentrées suivantes.
- le latin est menacé puisqu’il ne pourra se maintenir que sur les marges horaires, chaque établissement devant choisir entre cette discipline et des dédoublements, par exemple.
- le nouveau brevet, dont une part importante de l’évaluation (sur 400 points) se ferait sur la base d’un socle de vague compétences, avec un système tout aussi vague de « positionnement de l’élève » sur une échelle de 1 à 4 (maîtrise fragile, maîtrise insuffisante, maîtrise satisfaisante et très bonne maîtrise) ne peut mener qu’à un nivellement par le bas et une fragilisation des disciplines (épreuves écrites sur 200 points mêlant français-histoire-géographie-EMC d’une part, et mathématiques-physique-chimie-SVT-technologie d’autre part).
Nous ne voulons pas non plus d’une réforme du lycée qui instaurerait le socle de compétences et la généralisation de l’ECA. Retour au bac national et anonyme dans toutes les filières ! Rétablissement des dédoublements nationaux et des heures supprimées.
Nous ferons grève le 26 janvier et appelons nos collègues à nous rejoindre. Nous partageons l’appel à la grève de l’intersyndicale nationale rassemblant 13 syndicats représentant plus de 80 % des enseignants (SNES-FSU, SNEP-FSU, SNFOLC, SNETAA-FO, SFSDPEP-FO, CGT, CGT de l’enseignement privé, SNALC, SNCL, SIES, CFE-CGC, SUNDEP-Solidaires et SUD) pour l’abrogation de la réforme du collège.
Nous ferons grève le 26 janvier car nous partageons l’analyse des fédérations FO, CGT et Solidaires de la fonction publique dans leur appel à la grève : « la poursuite, à une vitesse effrénée, et sans véritable négociation, de nombreuses réformes (collèges, territoriales, santé…), qui, si elles sont mises en oeuvre, vont avoir de nouveaux et graves impacts négatifs sur le service public rendu aux citoyens et aggraver encore les conditions de travail des personnels ». De plus, le point d’indice est gelé depuis 2010 (soit une baisse de 8% de notre pouvoir d’achat) et la retenue pour pension a augmenté de 0,40 % en janvier : nos salaires baissent ! C’est pourquoi nous partageons également la revendication d’un « significative augmentation de la valeur du point d’indice, prenant en compte l’inflation subie (…) depuis 2010. »
C’est pourquoi nous organisons la grève et, si la gouvernement ne cède pas, nous nous interrogeons sur la nécessité de la grève unie, jusqu’au retrait de la réforme.

 93
Collège J Prévert
Nous, enseignants du collège J Prévert, réunis en heure d’information syndicale, nous opposons à la réforme du collège.
•Parce que nous croyons qu’il ne suffit pas d’enseigner moins pour enseigner mieux. Nous demandons davantage d’enseignants mieux formés par élèves.
•Parce que cette réforme menace un nombre considérable de postes de professeurs, contractuels et titulaires, supprimés avec la baisse du taux horaire du nombre d’heures enseignées par élèves. Nous demandons une garantie concernant tous les emplois de professeurs de l’éducation nationale.
•Parce que cette réforme ne fait pas baisser le nombre d’élèves dans les collèges à forte croissance démographique comme le notre. Nous demandons une diminution du nombre d’élèves par classe à moins de 25 élèves.
•Parce que nous considérons que cette réforme, en faisant passer dans le temps horaire obligatoire toute la construction de projets pédagogique, amenuise notre rémunération en terme de salaire.Nous demandons la fin du gel des salaires et une augmentation.
•Parce que notre temps de travail est profondément rallongé par l’autoritarisme de petits chefs : réunions obligatoires convoquées en dehors du temps scolaire, conseils pédagogiques, formations imposées par autoritarisme administratif. Nous demandons le respect de notre statut d’enseignant fonctionnaire non corvéable à merci.
Nous refusons formellement toute mise en œuvre de cette réforme et sommes prêts à envisager, au lendemain de la grève du 26 janvier, une reconduction de celle-ci si la ministre ne retire pas ses propositions nuisibles au bon fonctionnement de l’éducation nationale telle que ses fonctionnaires la conçoivent.

 Dans les appels communs second degré

78
SNES-FSU, SNEP-FSU, SNFOLC, SNETTA-FO, SNUEP- FSU, SNALC, SUD des Yvelines appellent à la grève majoritaire le mardi 26 janvier 2016 pour exiger l’abrogation de la réforme du collège.(…).
Nous appelons les personnels à se réunir en assemblées générales, en heures d’information syndicale pour organiser la mobilisation permettant de créer le rapport de force nécessaire pour gagner.

88
CGT Educ’Action 88 et de la FNEC-FP-Force Ouvrière

 Paris, Créteil, Versailles

 83
SNES-FSU, SNEP-FSU, SNFOLC, SNETAA-FO, CGT Educ’action, SNALC-FGAF, SUD Education, SNCL-FAEN.

 63
FO, CGT, Solidaires.
« Pour les élèves et les personnels, il faut réduire les effectifs d’élèves dans les classes à tous les niveaux.
- Il faut retirer la réforme du collège qui désorganise les établissements et fragilise nos statuts. Il faut ouvrir de véritables négociations afin que le collège cesse d’être une gare de triage des élèves.
- Contre la casse de nos statuts et l’augmentation incessante de la charge de travail, il faut réduire le temps de service en présence des élèves.
- Pour l’affirmation d’un système éducatif laïque au service de la réussite de toutes et tous, il faut créer les postes de fonctionnaires nécessaires, à la hauteur des besoins. Il faut titulariser les salariés précaires déjà embauchés.
- Contre le blocage des salaires, il faut une augmentation générale des salaires, des retraites et des minimas sociaux. »

17
CGT-Éduc’action/SNEP-FSU/SNES-FSU/SNETAA-FO/SNFOLC/SNUDI-FO/SNUipp-FSU : « Dans le cadre de l’appel intersyndical national du 11 janvier, les syndicats CGT Éduc’action, SNEP-FSU, SNES-FSU, SNETAA-FO, SNFOLC, SNUDI-FO, et SNUipp-FSU de Charente-Maritime appellent à la grève le mardi 26 janvier pour exiger et obtenir l’abrogation de la réforme du collège. »

 76
SNES-FSU, le SNEP-FSU, le SNUEP-FSU, le SNFOLC, le SNETAA-FO, la CGT educ’action, SUD education, le SNALC, le SNCL
« l’intersyndicale de l’académie de Rouen s’est réunie lundi 04 janvier. Elle décide de se saisir et de relayer l’appel à la grève du 26 janvier de l’intersyndicale nationale pour en faire une réussite et faire plier la Ministre. appellent à la construction d’une grève nationale majoritaire le mardi 26 janvier. (…)
Elle appelle les personnels à se réunir en assemblées générales, en heures d’information
syndicale pour organiser la mobilisation permettant de créer le rapport de force nécessaire pour gagner, en discutant dès maintenant de la grève jusqu’au retrait si la Ministre ne cède pas. »

 37
SNFOLC, SNETAA-FO, SNES-FSU, SNEP-FSU, CGT educ’action, SUD education

 92
CGT Educ’action, SNALC, SNES-FSU, SN-FO-LC et SUD Education du 92 reprennent à leur compte le communiqué de l’intersyndicale nationale
(…). « Les organisations CGT Educ’action, SNALC, SNES-FSU, SN-FO-LC et SUD Education du 92 appellent les enseignants des lycées et collèges des Hauts-de-Seine à manifester le 26 janvier pour l’abrogation de la réforme du collège et à s’associer aux cortèges de la Fonction Publique » (…).

 49
Toutes les OS du second degré reprennent l’appel intersyndical national avec « Dans ce cadre, l’intersyndicale les appelle à s’associer aux manifestations de la Fonction Publique ! »

 Dans les appels des fédérations
 09
CGT, FO, FSU et SOLIDAIRES
 11
CGT, FO, FSU et SOLIDAIRES
 02
CGT, FO, FSU et Solidaires
 59 et 62
Appel intersyndical du Nord et du Pas de Calais appelant à la grève et à un rassemblement unitaire.
64
CGT, FO, FSU et SOLIDAIRES de la fonction publiques
72
Appel FO, FSU, CGT à la grève, soutien pour l’abrogation de la réforme des collèges.
16
Appel FO CGT FSU SOLIDAIRES, mentionnant « dans l’Éducation Nationale, l’abrogation de la réforme des collèges ».
24
FO, FSU, CGT, Solidaires réunies ce matin ont décidé de l’action du 26 Janvier.
17
FO, CGT, FSU et Solidaires.
83
CGT,FO, Solidaires, FSU des trois versants appellent à la grève mardi 26.01 et à manifester.
34
CGT, FO, FSU et SOLIDAIRES
Ile de France
CGT, FO, FSU et SOLIDAIRES d’Île-de-France.
67
FO, CGT, FSU, Solidaires.
33
CGT, FO, FSU, Solidaires, Unef.

 Dans les UD
35
CGT, FO et Solidaires
« Les Unions Départementales CGT, FO et Solidaires soutiennent l’appel à la grève du mardi 26 janvier décidée par leurs organisations de fonctionnaires et enseignantes »

13
CGT, FO, Solidaires
Les Unions Départementales des syndicats CGT – FO - Solidaires des Bouches-du-Rhône sont totalement solidaires de l’appel à la grève du 26 janvier 2016 lancée par les fédérations CGT, FO, FSU et SUD SOLIDAIRES de la Fonction Publique. Dans la situation, la grève du 26 janvier dans la Fonction Publique est un élément important du rapport de force que nous devons construire pour porter un coup d’arrêt au Pacte de Responsabilité qui constitue le socle de toutes les contre-réformes et lois contre les droits et statuts des salariés du PUBLIC comme du PRIVE.
La situation est devenue intolérable et inacceptable, comme l’est la proclamation de l’état d’urgence par le gouvernement, utilisée pour criminaliser l’action syndicale (comme chez Air France, Goodyear…) et bloquer l’expression des revendications.
C’est pourquoi, nos UD appellent l’ensemble de leurs syndicats du public comme du privé à rentrer dans la mobilisation pour exiger :
- Le maintien des statuts avec un véritable déroulement de carrière.
- Une revalorisation immédiate et significative de la valeur du point d’indice et le rattrapage des pertes de pouvoir d’achat depuis 2010.
- Une augmentation générale des salaires, des retraites et des pensions.
- L’abandon du pacte de responsabilité et l’abrogation de toutes les réformes (Territoriale, Bachelot, Touraine, Etat, Réforme du Collège…) pour le maintien d’un service public de proximité garant de la cohésion sociale et de la République une, indivisible et laïque.
- L’Abandon et l’Abrogation de toutes les lois CONTRE le Code du Travail et les Statuts (ANI, lois REBSAMEN, MACRON, COMBREXELLE, METLIN,…)
Dans ce cadre nous invitons nos structures sur le plan local, des administrations, établissements à se rencontrer pour, dans le public, organiser ensemble la grève et, dans le privé, prendre toutes les dispositions nécessaires à la réussite et la participation à la manifestation.

 Vienne
CGT, FO, FSU et Solidaires
Les Unions Départementales CGT, FO, FSU et Solidaires soutiennent l’appel à la grève décidé par les organisations de fonctionnaires et enseignantes des collèges rejointes par la FAPT et les Organismes sociaux. Elles se battent contre les réformes régressives qui mettent en danger l’existence même des Services Publics, qui sont pourtant facteurs d’égalité et de qualité de vie pour la population, pour l’augmentation des rémunérations indiciaires.
L’offensive du gouvernement contre les Services Publics et les fonctionnaires touchent également de plein fouet les salariés du secteur privé, les retraités, les jeunes et les privés d’emploi. (…). C’est la raison pour laquelle, les Unions Départementales CGT, FO, Solidaires et FSU de la Vienne appellent à l’unité les salariés du secteur privé, les retraités et les privés d’emplois à se rassembler et à agir.

01
FO et CGT

16
Appel de l’UD FO en soutien aux fonctionnaires en grève.

54
Idem

76
CGT, FO, Solidaires, FSU et l’UNEF soutiennent pleinement les revendications et l’appel à la grève des trois versants (état, hospitaliers, territoires) de la fonction publique le 26 janvier initiés par les fédérations de fonctionnaires CGT, FO, Solidaires

 A noter aussi
 Reprise par la CNARELA du communiqué langues anciennes du SNFOLC sur son site avec appel à la grève le 26.
 La FEC soutient ce mouvement et appelle ses syndicats et militants à se joindre aux manifestations.
 Appel des fédérations CGT, FO et SUD du secteur de la santé et de l’action sociale le 26 janvier 2016 Tous en grève et en manifestation dans l’unité. L’austérité ça suffit : augmentation des salaires !
 La FNAS FO appelle ses syndicats, ses adhérents et plus largement l’ensemble des salariés du Secteur Social à adresser des motions aux Fédérations Patronales, à débrayer, à faire grève et à participer aux manifestations dans leur département le mardi 26 janvier.
83 FO et CGT DDTM Var : mardi 26, grève et manifestations.

Dans les AG SNFOLC de reprises de cartes.
 94
Dans le relevé de décisions 7 HIS.
 80
15 HIS entre la rentrée de janvier et le 26.
 34
15 établissements représentés.
 60
Dans le relevé de décisions : « Sur fond de prolongation sans fin de l’état d’urgence, le gouvernement annonce d’une accélération brutale de la politique d’austérité et de baisse du coût du travail : l’ensemble des conquêtes sociales, des garanties collectives est directement menacé. L’annonce de la condamnation à 9 mois de prison ferme de 8 salariés de Good Year qui avaient défendu leurs emplois est le signe qu’une étape a été franchie pour tenter de faire taire les revendications. L’assemblée générale adopte une prise de position s’appuyant sur la position de l’UD FO de l’Oise pour la relaxe des salariés de Goodyear. Elle considère que tout confirme la résolution du CCN de FO d’Octobre 2015 qui se concluait par « l’heure est à la construction du rapport de force par la grève interprofessionnelle ». (…).
Dans ce contexte, la décision de trois fédérations de fonctionnaires d’appeler à la grève dans toute la fonction publique est un élément d’une très grande importance.
Dans l’Oise, comme dans des dizaines de départements, les UD CGT et FO appellent au 26 et élargissent au privé en invitant les syndicats du privé à envoyer des délégations. Il s’agit bien de construire le rapport de force avec tous les salariés, la grève interprofessionnelle pour bloquer l’offensive du gouvernement et du patronat. C’est le moyen pour gagner.
Dans le second degré, il y a eu trois grèves nationales, une manifestation nationale pour l’abrogation de la réforme du collège. Monter d’un cran, accroître le rapport de force est indispensable. C’est la puissance de la mobilisation le 26 qui permettra de décider des suites.
L’assemblée générale invite l’ensemble de ses militants à préparer la grève du 26 janvier et à participer à la manifestation organisée par l’intersyndicale (CGT, FO, FSU, SUD) (..).
Les DHG 2016 sont en train de tomber. Elles vont se traduire par des postes supprimés, des compléments de service en plus, des emplois du temps impossibles, conséquences des nouvelles grilles horaires… La réforme des collèges met les collègues en concurrence entre eux. La défense des postes et des conditions de travail va par conséquent de pair avec la lutte pour l’abrogation de la réforme du collège. Dans les lycées, tout indique que la situation va s’aggraver brutalement : près de 1700 élèves en plus dans les lycées et LP de l’académie pour 45 postes en plus. Tout le monde a compris : les effectifs vont exploser.
Pour assurer le succès du 26 janvier, l’assemblée générale appelle tous les adhérents à s’engager activement dans la préparation de la grève nationale du 26 janvier :
- en organisant des heures d’informations syndicales, pour établir les revendications spécifiques aux enseignants – en particulier l’abrogation de la réforme des collèges – et communes à tous les fonctionnaires, dans des motions, si possible intersyndicales, et d’autre part, pour décider la grève, avec l’ensemble des fonctionnaires, afin de créer le rapport de force nécessaire pour faire reculer le gouvernement
- en participant à la distribution des tracts,
- en faisant en permanence le lien entre la mise en place anticipée de la réforme du collège et la publication des dotations globales horaires (DGH). Dans l’Oise, le CTSD du 29 janvier nous donnera la réalité des nouvelles DGH.
Les nombreuses remontées à la suite des journées de « formation » montrent que le refus de cette réforme est profondément ancré chez les personnels et que le contenu des « formations », marqué par le mépris des enseignants, suscite une colère croissante.
Dans l’Oise, les formations seront convoquées en dehors du temps de travail, sur au moins deux mercredi et une journée en fonction de l’établissement. Saisi sur cette question au CTA, Madame le Recteur a invoqué les 1607 heures.
L’assemblée générale réaffirme son exigence de la définition du temps de travail dans le cadre de l’article 7 du décret de 2000 (définition en obligations de services) et de leurs statuts particuliers, et s’oppose dans ce cadre aux 1 607 heures invoquées pour imposer un alourdissement de leur temps de présence et de leurs missions et sa définition dans le cadre des projets locaux.
L’assemblée générale décide de publier un tract sur les formations informant les collègues de leurs droits et les invitant à prendre position collectivement contre ces formations en dehors du temps de travail.
L’organisation des heures d’informations syndicales, des assemblées générales, les initiatives sur les revendications, sont la base pour développer les implantations FO. L’année 2015 a été marquée par une augmentation de 10% du nombre de nos syndiqués. Cette augmentation doit se poursuivre en 2016.
La condition c’est le développement du réseau de nos militants. De nombreux camarades sont d’ores et déjà prêts et sont à l’initiative.
Pour aider à la construction de ce réseau, l’assemblée générale décide de convoquer sur les mois de mars ou avril un stage FNEC pour former à l’action syndicale dans l’enseignement.

 90
I. REFORME DU COLLEGE
L’assemblée générale des adhérents, réunie ce jour, a fait le point sur la situation concernant la mobilisation pour l’abrogation de la réforme du collège, une des 155 mesures du Pacte de Responsabilité auquel FO est opposée : cette réforme n’est pas aménageable, ni même négociable. Elle doit être abrogée : allongement du temps de présence dans les établissements, organisation différente d’un établissement à l’autre, fusion de disciplines, suppression d’heures disciplinaires, mise sous tutelle des collègues (conseil d’administration, conseil pédagogique) et, conséquemment, fin de la liberté pédagogique individuelle… Rien n’est acceptable.
L’assemblée générale appelle les collègues à refuser la mise en place de l’AP et des EPI qui permettront de mettre en œuvre la réforme du collège. Elle rappelle qu’aucune obligation statutaire n’existe quant à l’anticipation de la réforme, et que les fonctionnaires ont un droit d’opinion, garanti tant par la constitution que par la loi. Le devoir d’exécution ne peut leur être opposé, dans la mesure où les décrets du 19 mai 2015 prévoient la mise en place de la réforme à compter du 1er septembre 2016.
L’AG dénonce toutes les tentatives d’intimidation commises contre les collègues qui refusent de mettre en place la réforme et mandate le bureau départemental pour intervenir sur ces dossiers. Elle demande également au secrétariat national de faire une intervention au niveau du ministère sur ce sujet. L’AG condamne également le chantage à la note administrative exercé par certains chefs d’établissement sur les collègues opposés à la réforme.
L’AG se félicite des initiatives prises localement dans les établissements pour bloquer la réforme : collège Signoret, Chateaudun, collège de Giromagny, de même que celles prises dans les départements voisins : collège de Lure… Elle mandate le bureau départemental pour « casser » le sentiment d’isolement éprouvé par les collègues contestataires par tous moyens : conférences de presse, diffusion des appels d’établissement, organisation de rassemblements, communication aux parents d’élèves…

II. GREVE ET MANIFESTATIONS LE 26 JANVIER – VERS LA GREVE INTERPROFESSIONNELLE
L’AG considère que l’appel à la grève et à la manifestation du 26 janvier est un point d’appui dans la mobilisation pour obtenir l’abrogation de la réforme. Elle estime que l’appel Fonction Publique permettra d’élargir le mouvement pour construire un rapport de forces à même de faire reculer le gouvernement tant sur le dossier de la réforme du collège que sur les autres dossiers, particuliers propres à l’Education Nationale (refondation de l’école, réforme des rythmes scolaires, réforme des statuts…), ou encore sur les dossiers plus généraux de la Fonction Publique (carrière, salaires, réforme territoriale…).
L’AG insiste cependant pour que, dans le cadre de cette mobilisation, la revendication d’abrogation de la réforme du collège soit bien visible. Elle mandate le bureau départemental pour prendre tous contacts avec les autres organisations syndicales au niveau local afin d’organiser les modalités de mobilisation pour le 26. Elle s’oppose à toute manifestation ludique type « apéro festif » : la grève, la revendication, c’est sérieux !
Pour l’AG, la perspective de l’appel Fonction Publique du 26 est une étape dans une démarche plus large de construction de la grève interprofessionnelle dans laquelle la confédération CGT FO est engagée, ainsi que le rappelle la résolution votée lors du Congrès de Tours de février dernier.

III. PARCOURS PROFESSIONNELS CARRIERE REMUNERATIONS
L’assemblée générale se félicite de la non signature de l’accord PPCR par FO : outre l’augmentation du point d’indice en trompe-l’œil par intégration des primes, et sur des budgets encore non votés (avec effet d’application qui plus est lors d’une année d’élections présidentielles), l’accord prévoit l’harmonisation des grilles de salaires pour toutes les catégories d’une Fonction Publique à l’autre. Il s’agit là du prélude à la mobilité forcée des agents dans le cadre contraint du Pacte de Responsabilité qui vise à économiser 50 milliards sur le dos des services publics.
L’assemblée générale dénonce le passage en force du gouvernement qui tente d’imposer un accord que la majorité des organisations syndicales n’a pas voté. Elle exige dès lors l’abandon de sa mise en œuvre et mandate sa fédération, la FGF FO et la confédération pour mener campagne. L’abandon du PPCR doit faire l’objet d’une communication spécifique, particulièrement dans le cadre de la préparation du 26 janvier.

IV. REFORME DES STATUTS – DECRETS DU 20 AOUT 2014
Au niveau de l’Education Nationale, la bataille pour l’abrogation de la réforme du collège rejoint celle engagée pour l’abrogation des décrets du 20 août 2014, réformant nos statuts, redéfinissant nos missions qui ne sont d’ores et déjà plus seulement des missions d’enseignement (inclusion de « missions liées » jusqu’ici facultatives dans nos obligations de service). L’AG rappelle que ces décrets alignent notre temps de présence sur l’horaire Fonction Publique (1607 heures annuelles) tout en faisant fi du temps de préparation de cours, corrections de copies… Elle mandate le bureau départemental et le secrétariat national pour relancer et amplifier la campagne contre ce décret, pour la réhabilitation des décrets du 25 mai 1950 désormais abrogés.

V. PROTECTION FONCTIONNELLE
L’assemblée générale reprend les termes de la résolution qu’elle avait votée le 29 janvier 2015 :
« L’AG considère que le rôle de l’école laïque, républicaine, une et indivisible est de dispenser un enseignement basé sur des programmes nationaux, disciplinaires, annuels, et progressifs fondés sur des connaissances à transmettre, par des fonctionnaires d’état qualifiés. Ceux-ci doivent être protégés dans l’exercice de leurs missions tant au niveau de l’établissement (soutien de la hiérarchie) qu’au niveau juridique par l’institution tout entière (respect de l’article 11 du statut de la Fonction Publique d’Etat). L’AG exige que ces garanties soient respectées pour tous les types de personnels : titulaires ou non titulaires », à l’intérieur comme à l’extérieur du lieu de travail.

VI. EFFECTIFS DANS LES CLASSES ET DGH
L’AG considère que ces missions ne peuvent s’exercer que dans des conditions d’effectifs allégés dans les classes (25 élèves en collège comme en lycée). Elle s’engage dès lors à faire remonter toutes les problématiques d’établissement, et mandate la FNEC FP FO pour défendre les conditions de travail des collègues dans le comité technique, tant académique que départemental. Elle conteste le mode de répartition « solidaire » des DHG, qui se substitue à une égalité de traitement structure par structure, en fonction du nombre d’élèves. Le nombre d’élèves issus de classes sociales défavorisées (les CSP) entre en corrélation avec le taux d’échec mais ne peut en être la cause à lui seul ! Par ailleurs, les élèves de familles défavorisées inscrits dans les établissements dits favorisés n’auraient alors pas le même traitement que s’ils étaient inscrits, par exemple, en éducation prioritaire. L’égalité républicaine d’accès à l’instruction, garantie pourtant par la constitution, doit être respecté, comme doit être respectée l’égalité de traitement entre personnels d’un établissement à l’autre.
L’AG considère également que la problématique des effectifs allégés est indissociable de celle des postes. Elle dénonce le grand nombre de compléments de service qui nuisent aux conditions de travail des personnels. Elle dénonce toutes les tentatives de pression locale sur les personnels.

VII. EDUCATION PRIORITAIRE
L’AG dénonce la politique de l’éducation prioritaire qui vise, dans le cadre de l’autonomie des établissements, à prendre aux uns pour donner aux autres : la redéfinition de la carte de l’EP ne doit pas se faire à moyens constants ni au détriment d’autres établissements. Elle considère que la pondération horaire de 1,1 heure n’est en rien un progrès puisqu’elle se traduit par un allongement du taux de présence dans l’établissement et plus de « réunionnite » (application de l’article 8 des « statuts » du 20 août 2014) parfois même sur le temps personnel. L’AG considère cet état de fait comme inacceptable. Elle mandate le secrétariat national pour ré-intervenir sur ce dossier.
L’AG rappelle que la nouvelle prime REP+ ne concerne toujours pas les personnels de surveillance. Elle demande son extension à tous les personnels.

VIII. CARTE DES LANGUES
L’AG a pris connaissance du projet de redéploiement de l’enseignement des langues vivantes qui, au nom du « renforcement », va impacter plus particulièrement l’enseignement de l’allemand et de l’italien, sans pour autant épargner les autres langues. Pour l’AG, derrière la « carte des langues » se dissimulent la perte logique d’heures d’enseignement disciplinaire, la baisse des DHG, consécutives à l’application de la réforme du collège.
L’AG mandate le bureau départemental et la FNEC FP FO académique pour voter contre ce projet lors du Comité Technique Académique du 22 janvier.

IX. CARTE CIBLE DES PROFESSEURS DOCUMENTALISTES
L’AG a examiné le projet de redéploiement des postes de professeurs documentalistes selon des seuils d’effectifs, au gré des mutations et départs à la retraite. Elle considère que l’amélioration des conditions de travail des professeurs documentalistes ne peut pas passer par une logique comptable de seuils d’effectifs. Elle dénonce l’insuffisance des propositions du rectorat comme elle dénonce les pressions mises sur les organisations syndicales pour choisir la « moins pire » de ses propositions de seuils. Elle dénonce la mise en opposition des établissements dans le cadre d’une autonomie renforcée et profilée.
L’AG mandate sa fédération au niveau académique, la FNEC FP FO, pour voter contre ce projet lors du CTA du 22 janvier. Une campagne doit être lancée.

X. FONCTIONNEMENT DU SYNDICAT ET SYNDICALISATION
L’AG mandate les membres du bureau et, plus largement, les correspondants d’établissement pour faire circuler la presse et l’information Force Ouvrière. Elle mandate le bureau pour organiser des réunions d’information syndicale dans les établissements, à la demande des personnels.
Elle mandate le bureau pour faire régulièrement le point sur l’état des lieux de la section, le bilan de la situation et décider des actions à mener pour défendre les revendications des personnels. Il pourrait ainsi se réunir au moins une fois par trimestre. Les tâches des différents membres pourront être précisément définies afin de rendre le travail plus efficace.
Elle mandate la section académique et la fédération pour défendre tous les postes, toutes les filières dans les instances de « concertation », mais aussi en portant les revendications des personnels dans le cadre de délégations, rassemblements.
Elle recommande l’organisation de stages syndicaux à l’image de celui des 14 et 15 décembre 2015 au niveau local pour les adhérents, afin de les former et les informer sur leurs droits, sur les moyens d’intervention et d’action du syndicat.
L’AG considère que la syndicalisation, le renforcement de la section départementale doivent être une priorité absolue et invite chaque adhérent(e) à proposer l’adhésion autour de lui (elle).
L’AG réaffirme que FO est disponible pour l’action commune à tous les niveaux pour défendre les revendications correspondant aux intérêts matériels et moraux des salariés.

 76
L’assemblée générale du SNFOLC 76 s’est réunie le 18 janvier. 59 syndiqués y ont participé, représentant 36 établissements du département.
Elle constate que, comme tous les autres salariés, les personnels de l’Education Nationale sont confrontés à des dégradations successives de leurs conditions de travail, de leur rémunération, de leurs droits. Cette dégradation est aussi lourde de conséquences pour nos élèves.
Défense des libertés syndicales
L’assemblée générale du SNFOLC 76 tient à apporter son soutien plein et entier aux salariés, syndicalistes de Goodyear condamnés à 24 mois de prison dont 9 fermes pour avoir défendu leurs droits et leur emploi, alors que les plaintes avaient été retirées.
Alors que la violence est celle des entreprises qui licencient à tour de bras, ce « jugement » est une provocation inacceptable et révoltante. Après les salariés d’Air France mis en garde à vue, une nouvelle étape a été franchie avec ceux de Goodyear.
Dans ce contexte de remise en cause des libertés syndicales, nous n’acceptons pas, avec la fédération FO de l’enseignement et notre confédération, que les attentats ignobles commis le 13 novembre dernier soient le prétexte à la remise en cause des libertés démocratiques à travers la promulgation de l’état d’urgence, puis sa prolongation avant une éventuelle constitutionnalisation.
Cet état d’urgence rend possibles des atteintes profondes aux libertés démocratiques. Ainsi interdire les manifestations syndicales signifierait interdire toute contestation à l’égard de la politique menée par le gouvernement. Nous ne comptons pas renoncer à nos revendications ni faire une pause dans notre activité syndicale.
Nous revendiquons la levée immédiate de l’état d’urgence et le respect du droit pour les salariés de revendiquer, de manifester, de se réunir et de faire grève. Nous rappelons que ce sont des droits démocratiques fondamentaux.
Abrogation de la réforme du collège
L’assemblée générale se félicite que, malgré l’état d’urgence, l’intersyndicale de l’Education nationale ait pris la décision d’appeler les enseignants à la grève le 26 janvier et à manifester pour l’abrogation de la réforme du collège et que les fédérations de fonctionnaires FO, CGT , Solidaires, soutenues par la FSU, appellent elles aussi à la grève contre la casse des services publics et pour les salaires.
La réforme du collège, après celle des rythmes scolaires dans le premier degré, est une réforme de territorialisation de l’école, de remise en cause statutaire, de dégradation de la qualité de l’enseignement, de déqualification des futurs salariés que sont nos élèves.
La Ministre de l’Education Nationale a fait le choix de faire passer en force sa réforme du collège contre l’immense majorité des enseignants et de leurs syndicats.
Nous n’acceptons pas la réforme du collège qui multipliera les réunions (y compris avec les professeurs des écoles du secteur) au détriment de notre mission d’enseignement, réduira le temps consacré aux enseignements disciplinaires, alourdira les effectifs par classe, supprimera des postes et multipliera les postes en services partagés.
Nous n’acceptons pas le formatage à la réforme que l’on veut nous imposer. Nous sommes convoqués à des formations obligatoires, le plus souvent en plus de notre temps de travail. Nous y constatons le mépris qui y est dispensé sur l’enseignement. Nous y constatons que l’on nous demande de détruire nous-mêmes nos enseignements. Nous ne l’acceptons pas.
Nous savons que cette réforme ferait perdre à nos élèves, aux enfants des autres salariés, le droit inscrit dans la constitution d’un égal accès à l’instruction. Nous avons pu constater que la résistance à la réforme est majoritaire dans les collèges et dans les formations-formatages. Malgré les pressions, les intimidations et les convocations, la résistance des personnels à cette réforme ne faiblit pas.
Nous n’acceptons pas que cette réforme soit étendue au lycée. Nous savons que ce serait le prétexte à la dissolution de la seconde professionnelle dans une seconde indifférenciée, faisant perdre une année de formation professionnelle. Nous savons que le baccalauréat, diplôme national et anonyme, serait remplacé par un diplôme maison, lui retirant ainsi toute valeur nationale dans les conventions collectives.
Nous revendiquons l’abrogation de la réforme du collège. Nous revendiquons l’abrogation du décret Hamon du 20 août 2014 qui crée les conditions pour imposer à tous les personnels un temps de présence sans limite et non rémunéré dans l’établissement.
Nous revendiquons l’abrogation de la réforme Chatel du lycée et la loi Peillon de refondation de l’école et nous demandons la restitution des heures de cours aux disciplines.
Comme l’ensemble des salariés, nous refusons de travailler toujours plus et de gagner toujours moins. Nous dénonçons le gel des salaires des fonctionnaires depuis 2010, salaires qui diminuent chaque année du fait de l’augmentation des cotisations retraite.

Le constat de cette détérioration pose immédiatement la question de l’action pour la satisfaction de nos revendications.
Tous en grève le 26 janvier !

Comme les autres salariés, nous n’acceptons pas que l’on nous impose une contre-réforme qui dégraderait nos conditions de travail et dégraderait la nature même de notre travail.
Comme tous les fonctionnaires, nous sommes confrontés aux réorganisations et réformes incessantes, aux remises en cause statutaires (réformes territoriales, loi Touraine, PPCR…). Nous sommes attaqués comme tous les salariés dont le code du travail est lui aussi menacé (lois Macron, rapport Combrexelle…).
Le mardi 26 janvier, nous serons en grève à l’appel de 13 syndicats de l’enseignement secondaire pour l’abrogation de la réforme du collège.
Le 26 janvier, nous serons en grève aussi à l’appel des fédérations de fonctionnaires FO, CGT, Solidaires pour l’augmentation du point d’indice.
L’assemblée générale se prononce pour le retrait du protocole PPCR.
Pour nous, le 26 janvier s’inscrit dans la perspective de la grève interprofessionnelle.
La formidable résistance des enseignants dans les stages de formation-formatage donne à l’appel des syndicats du secondaire une dimension supplémentaire.
C’est pourquoi l’Assemblée Générale du SNFOLC 76 appelle l’ensemble des personnels à répondre à l’appel des syndicats enseignants et des fédérations de fonctionnaires, à faire grève le 26 janvier et participer aux manifestations à Rouen, Le Havre, Dieppe.
Si la ministre n’a pas retiré sa réforme, alors le 26 au soir et le 27 au matin se posera la question de la poursuite de la grève, de la tenue des assemblées générales pour le blocage jusqu’au retrait de la réforme.
Pour cela nous sommes déterminés à réussir la grève du 26 janvier. Nous prenons les dispositions pour cela : assemblée générales et heures d’information syndicale partout, distribution de tracts, information aux parents, etc.
L’Assemblée générale décide de faire connaître cette déclaration à tous les enseignants et tous les personnels des lycées et collèges du département.
Tous en grève le 26 janvier. Nous pouvons gagner !

Prises de position contre la réforme du collège et la formation-formatage
 90
Lettre des personnels du collège Giromagny réaffirmant l’abrogation de la réforme et l’opposition à la formation.

 94
Collège Romain Rolland d’Ivry-sur-Seine, SNES-FO-SNEP et non syndiqués
Motion pour l’abrogation de la réforme et contre l’obligation de réunions
Réunis en assemblée générale ce lundi 11 janvier 2016, les enseignants du collège Romain Rolland d’Ivry-sur-Seine demandent :
- l’abrogation de cette réforme du collège, mettant en péril les enseignements disciplinaires ; en effet, 75 % des enseignants la rejettent car elle met à mal nos métiers et l’apprentissage des élèves.

-  Cette réforme et les réunions présentées pour la mettre en place interviennent dans un contexte de baisse de salaire alors qu’on nous demande souvent d’être présents hors cadre horaire statutaire (devant élèves) : les prélèvements sociaux augmentant en ce début d’année, conjugués au point d’indice gelé depuis 2010 aboutissent à une baisse considérable et continue du pouvoir d’achat des enseignants. Nous refusons donc d’en « faire plus ».
-  Nous n’acceptons pas plus que ces réunions se tiennent pendant nos cours, car ils restent pour nous prioritaires : nous sommes enseignants et le nombre d’heures perdues pour ces réunions installant cette réforme nous ralentissent considérablement dans nos pogrammations et privent les élèves d’un enseignement solide et continu.

-  De plus, ces réunions faites sur nos emplois du temps actuels sont réalisées pour l’année prochaine, pour des collègues que nous ne connaissons pas encore et des classes pas encore constituées. C’est une aberration à laquelle nous ne voulons participer. - Nous ne souhaitons donc pas le maintien de cette réunion.
-  Nous n’acceptons pas d’être divisés et répartis en groupes pour préparer un travail que beaucoup refuserons d’accomplir. Ainsi, nous ne nous rendrons pas dans 2 salles distinctes.

 31
Collège des Trois Vallées (Salies du Salat), SN-FO-LC,SNES ,SUD
« Nous avons reçu une convocation pour nous rendre à une formation que nous n’avons pas demandée, destinée à mettre en place la réforme du collège imposée par Mme la Ministre.
Nous constatons que cette formation se déroule en dehors de nos horaires de service.
Dates retenues : mercredi 20/01 + mercredi 10/02 + mercredi 17/02 + mercredi 09/03 de 14h à 18h.
Conformément aux dispositions du décret 2007-1470, les professeurs soussignés ne donnent pas leur accord pour suivre ce stage ((ni ceux qui suivront dans les mêmes conditions), organisés à l’initiative de l’administration en dehors de leurs horaires de service tels que portés à leur emploi du temps. » (liste de 25 noms)

Echos à la résistance à la formation-formatage
 76
Nos craintes confirmées. Éclatement de l’éducation nationale
Les formateurs réaffirment qu’avec la mise en oeuvre de la réforme, il s’agit d’une déclinaison locale. Les modèles ne sont pas transposables d’un établissement sur l’autre.
Les compétences avant tout
Les formateurs affirment qu’il s’agit de placer la compétence avant le savoir car le monde économique attend des compétences. L’Education Nationale construit le monde économique de demain.
Et l’IPR insiste sur le fait que l’évaluation sera entièrement « soclée ».
L’alourdissement sans fin de notre temps de travail
Les formateurs confirment qu’il n’y aura pas de banalisation de demi-journées possible pour les concertations mais on peut envisager de faire les réunions à 15h (néanmoins si on demande des stages sur site on aura des demi-journées banalisées).
Destruction de certains enseignements
A nouveau, les formateurs confirment :
La continuité des classes européennes n’est pas assurée.
Il y aura la possibilité de dépasser les 26 heures pour le latin et les langues régionales mais les dispositions qui concernaient les priorités pour les dédoublements seraient annulées (mais une collègue nous rapporte dans le même temps que leur principale leur a dit exactement l’inverse sur ces deux points).
Peu de réponses aux inquiétudes des collègues
Des questions sans réponses…
Sur l’application simultanée de la réforme de la 6ème à la 3ème les formateurs ne semblaient pas savoir comment serait compensée la demi-heure de cours qui manquera en langues aux 4èmes et aux 3èmes.
Aucune réponse bien sûr à propos d’un éventuel budget pour des crédits pédagogiques supplémentaires pour les EPI.
… ou des réponses pour le moins peu satisfaisantes
A l’absence prévisible de manuel, il est répondu que les manuels ne sont pas un support très adéquat parce que ce le contenu dépend de la ligne éditoriale de l’éditeur.
Sur la cohérence entre établissements pour les élèves qui en changent, il est répondu que ça n’est pas grave puisque ce qui n’a pas été fait en EPI l’est dans le cadre des programmes, puisque les EPI portent sur les programmes
Le but de la formation est de parler uniquement pédagogie, et non DHG et postes, les deux questions sont dissociées.
Les formateurs se permettent d’argumenter à partir de la réforme du lycée et de la réforme du lycée professionnel dont les effets bénéfiques « commenceraient à arriver ».
Et les collègues n’adhérent pas
Dans une formation…
Durant une première journée de formation : les discussions entre les collègues font que les formateurs ont du mal à dérouler la présentation de la formation.
De manière générale, se dégage l’impression d’une résistance au début silencieuse, puis de plus en plus nette ; les collègues se détournent de la présentation de la réforme.
Lors de la formation, les collègues ne font pas le travail demandé (préparer un EPI), beaucoup bavardent et discutent d’autre chose. Certains s’en vont à 15h, après avoir émargé, d’autres à 16h, de toute façon avant la fin. Les collègues se détournent de la journée de formation, il y a une forme de refus, ils n’adhèrent pas.
Lorsque quelques exemples d’EPI « complètements aberrants » sont soumis à la critique des collègues, qui doivent remplir une fiche par groupe puis proposer un EPI (pour être « une force de proposition en rentrant »), personne ne rend de fiche.
Lors de la deuxième journée de formation, il y a eu un tel chahut dans la matinée que l’IPR est tout simplement parti ...
Dans une autre… Lors de la 1ère journée de formation, la quasi-totalité des participants au stage ont porté des badges colorés « NON A LA REFORME ! » que nos collègues ont distribués avec les questions à poser. Ainsi les collègues ont pu poser beaucoup de questions...sans réponses.
Et même du côté des formateurs…
L’impression qui se dégage est que le proviseur du lycée ainsi que les formateurs et l’IPR présents parlent sans conviction, viennent plutôt à reculons.
La formatrice a reconnu en « off » que la suppression du latin et des bilangues est une aberration, et que le latin a été supprimé pour des raisons économiques.
Contraindre à défaut de convaincre
Lors d’une formation, à une assemblée d’enseignants réfractaires, un IPR déclare que les collègues qui s’impliqueraient dans la mise en oeuvre de la réforme du collège bénéficieraient d’avis favorables pour l’accès à l’agrégation sur liste d’aptitude…..

 63
Collèges de l’Oradou, d’Aubière, de Ceyrat, de Beaumont, de l’EREA d’Opme, du LP Amédée Gasquet, environ 70 personnes présentes
On commence par la plénière, en présence d’un IPR de Lettres modernes, M. G., d’un IPR Vie Scolaire, Mme B, d’un chef d’établissement et de 3 professeurs formateurs.
Même pas un petit café pour nous souhaiter la bienvenue, la salle dans laquelle on nous accueille n’est pas chauffée…et tout juste un bonjour, ambiance déjà assez tendue… il est à peine 9h du matin. Ça commence bien et ça nous met tous de bonne humeur.

Un petit laïus pour nous souhaiter la bienvenue (sic) et nous annoncer le programme de la journée, 30 min de plénière, puis 3 ateliers, en tournant, et comme on était de plusieurs collèges, et bien ils ont décidé qu’on se regrouperait selon ces mêmes collèges, donc Ceyrat avec Ceyrat, Beaumont avec Beaumont etc. Vous voyez la pertinence du partage d’informations entre collègues… Puis une restitution en fin de journée.

L’IPR nous annonce également que le long travail de la réforme est en cours, et qu’il y aura deux jours de formation disciplinaires, peut-être tous les deux cette année, entre février et Pâques, mais peut-être aussi pour l’un des deux l’an prochain, ils ne savent pas encore… et oh bonheur absolu, nous les LC nous aurons droit à une demi-journée rien que pour nous !

Vient ensuite la constatation de l’échec du socle commun de compétence de 2006, mais le nouveau sera extraordinaire car il n’y aura plus que cinq domaines, avec des sous domaines qu’on ne veut plus lier à tout prix aux disciplines (enfin, ce qu’il en reste…) !

Tout au long de ces poncifs, j’ai quand même relevé deux ou trois perles dans les discours de ces gens si pertinents et si savants… Alors chez nous pas de « curriculaire », de « programmes soclés », mais par contre, cela marchera car « vous voyez bien qu’on travaille pour un élève réel » ! ou encore « On n’envisage pas l’élève en lui-même »… là je vous avoue, je n’ai pas bien compris, comment faut-il l’envisager ? Cet IPR aurait-il était contaminé par Karadoc de Kaamelott « Seigneur, on veut être traité en tant que tel ! » ??? Et alors ma préférée, par la chef d’établissement « Il nous faut marcher sur nos deux pieds, le pied pédagogique et le pied structurel » ! Là je vous assure que je me suis cru dans une autre dimension !
Sur ce, Frédéric ABRIOUX de FO est intervenu soulignant les problèmes, que nous connaissons tous, de la mise en place, des pertes d’heures, des postes partagés qui vont se multiplier, des tensions que cela allait créer, etc. Et là… alors que nous avions été assez sages (même si je corrigeais mes copies), à ce moment, la boite de pandore s’est ouverte, et c’est parti… le flot de remarques sur tout ce qui ne pourra de toute façon pas marcher et tout le reste. Les 10 dernières minutes ont été assez houleuses, avant que les IPR coupent court et nous envoient en atelier.

Nous avons commencé par l’AP : un joli diaporama avec sur la première diapositive « AP : kesako ? » rien qu’en voyant ça, j’avoue, j’ai décroché. Les deux co animateurs venaient d’un établissement REP+, et avaient eu donc tous les moyens nécessaires pour mettre en place un AP en petit groupe etc. Après nous avoir montré leur très jolie animation (au passage avec quelques belles coquilles) on nous a fait mettre par groupes : donc les collègues de Ceyrat avec ceux de Ceyrat et ceux de Beaumont avec ceux de Beaumont, on ne sait jamais, des fois qu’on puisse avoir des idées communes. Bon avant on a quand même eu droit aussi à notre phrase culte : « il faut que l’enseignant dé didactise ses cours », puisque le professeur n’est pas devant ses élèves, mais bien à côté (on rappelle, en classe entière, à 30, ben tiens !)…Bref. A 11h30, on avait bien rigolé, dit beaucoup de conneries, mais rien rendu et surtout rien appris.

Reprise à 13h, pour l’atelier EPI (bon on avait mangé au dehors, donc on est arrivé en retard…) mené par un seul formateur (vive l’interdisciplinarité) en EPS. Il nous présente un sujet extraordinaire, de comédie musicale sur les Misérables, français-EPS (mon collègue de musique à côté de moi s’étouffe un peu) sur deux établissements, et sur deux ans. Il nous présente un second projet, EPS-math, proposé déjà en octobre. Au bout d’un moment, il nous avoue ne pas avoir bien l’envie de s’investir davantage, ne sachant pas ce qu’il en sera l’an prochain, quels seront les projets d’EPI retenus par le chef d’établissement ou les collègues qui seront présents… Et là de nouveau, on nous fait remettre en groupe par collège, pour réfléchir aux EPI, et là, de nouveau, rien… Nous discutons à bâtons rompus, mais il ne remontera rien.

Dernier atelier, l’évaluation. Réflexion construite sur le rapport du jury sur l’évaluation des élèves, entre poncifs sur les courbes gaussiennes et la constante macabre, et des caricatures de profs. Il faut changer les modalités d’évaluation, certes, mais nous proposer quoi ? rien ! On nous montre aussi les nouveaux bulletins et l’évaluation du brevet où, soyons positifs, nous pourrons présenter des ficus, ils auront au moins 80 points ! Et pour finir, la question de l’évaluation de l’EPI avec un splendide lapsus du formateur « L’élève présentera à l’oral du brevet l’EPI qu’il aura trainé toute sa scolarité » ! éclat de rire général et on a levé la séance là-dessus…

Retour en plénière, où devant l’attitude ouvertement hostile de tout le monde, les inspecteurs ont reconnu qu’il n’était pas possible d’avoir un retour d’ateliers, qu’ils comprenaient nos inquiétudes, et patati et patata et que nous en resterions là… Sur quoi, après avoir émargé, nous sommes tous partis.

Si je fais le bilan, nous n’avons rien appris, nous avons bien senti que les « formateurs » étaient assez mal à l’aise, dans une situation assez inconfortable, et bref, j’aurai de loin préféré faire mes 2h de cours avec mes 3e F tout mous…

 49
Collège de Seiches/Loire (49)
Le lundi de la rentrée les IPR sont venus au collège de Seiches pour une formation EPI de 16h30 à 20h. Nous nous sommes présentés avec un cavalier « Non à la réforme » et sommes hostilement restés silencieux. Quand il a fallu passer aux ateliers à 17h20, nous sommes partis. Seuls 4 collègues sont restés. La 2e vague de formation a eu lieu au sein de notre collège. Les révélations faites ont été consternantes et ne font que confirmer l’étendue de l’ineptie qu’incarne cette réforme.
Collège Jean Vilar (REP+) Angers
À Vilar, on a écrit une lettre au recteur pour affirmer notre opposition à la réforme. Après pas mal d’hésitation, toute l’équipe a signé.

Collège de Saint Florent le Veil :
Après une RIS et quelques AG rapides et un bras de fer avec la direction il a été décidé :
- d’envoyer un tract aux parents
- d’être présent aux formations sur temps scolaires mais de ne pas participer
- de boycotter les formations sur temps hors scolaire (la direction a été prévenue).

Situation le 16 janvier

 Dans les établissements

 60
Collège Claude Debussy de Margny lès Compiègne, SNFOLC.
Les personnels du collège Claude Debussy de Margny lès Compiègne réunis avec FO exigent l’abrogation de la réforme du collège. Les formations formatage qui plus est utilisées pour remettre en cause notre statut : nous n’en voulons pas.
Les suppressions d’heures de cours, de postes : nous n’en voulons pas.
Nous n’acceptons pas cette réforme du collège qui revient à mettre en concurrence les collègues entre eux. Nous exigeons au contraire le maintien de chaque heure, de chaque poste. Aucun collègue ne doit partir en complément de service.
Le 26 janvier, 13 syndicats du second degré appellent à la grève pour l’abrogation de la réforme du collège. Le 26 janvier, les fédérations de fonctionnaires CGT FO Solidaires, rejoints notamment dans notre département par la FSU, appellent à la grève pour l’augmentation des salaires et pour défendre le service public. Nous avons les mêmes revendications et nous savons que l’élargissement de la mobilisation est essentiel pour accroître le rapport de force.
Le 26 janvier, nous serons en grève avec nos collègues, avec les fonctionnaires.

Collège la fontaine des prés à Senlis, SNFOLC, même prise de position

 13
Lycée Saint-Exupéry, CGT, FO, SNES et SUD.
Depuis des mois la ministre s’obstine dans sa volonté d’imposer son projet de réforme « Collège 2016 » et son mépris des personnels et de leurs organisations syndicales qui en exigent l’abrogation. Cette réforme, si elle s’appliquait, se traduirait notamment par :
- l’amputation de 20% des horaires disciplinaires nationaux, remplacés par des dispositifs interdisciplinaires (EPI) dont le contenu serait défini localement, accentuant ainsi les inégalités entre établissements.
- la disparition des horaires disciplinaires nationaux annuels, remplacés par une progression « par cycle » de 3 ans. C’est-à-dire la définition locale du volume horaire annuel de chaque discipline à chaque niveau.
- la disparition de la plupart des classes bilangues et de l’enseignement des langues anciennes
- l’obligation faite à chaque collègue d’enseigner autre chose que sa discipline avec la prise en charge de plusieurs EPI dans l’année
- des conditions de travail dégradées avec un emploi du temps qui change chaque trimestre, la multiplication des réunions de concertation, et la création d’une « hiérarchie intermédiaire » de professeurs chargés d’imposer les « bonnes pratiques ».
- la généralisation de l’évaluation par compétence et du socle commun
Alors que le vrai « bilan de la Réforme du lycée » que les collègues font sur le terrain est très négatif, que la ministre multiplie les déclarations indiquant que « le lycée français coûte trop cher » et annonce des « aménagements à la Réforme du lycée », nul ne peut penser que si cette réforme destructrice s’applique au collège à la rentrée prochaine le lycée sera ensuite épargné.
A l’appel de l’intersyndicale nationale du 2nd degré et des fédérations de fonctionnaires
(CGT, FO, Solidaires et le soutien de la FSU) : abrogation de la réforme « collège 2016 » ! Augmentation des salaires ! mardi 26 janvier grève nationale.

 38
Collège Stendhal- SNFOLC.
Les enseignants du Collège Stendhal réunis en heure d’information syndicale avec le syndicat SNFOLC rappellent qu’ils ne veulent pas d’une réforme du collège qui renforce l’autonomie des établissements, mettant à mal une Education Nationale qui doit être la même sur tout le territoire.
Nous ne voulons pas d’une réforme qui supprime des heures de cours disciplinaires au profit d’EPI.
Nous ne voulons pas d’une réforme qui mette en œuvre l’annualisation de notre temps de travail.
Nous rappelons que nous demandons toujours l’abrogation des décrets du 20 Août 2014 modifiant nos statuts.
Nous vous rappelons, que nous refusons toute anticipation, toute formation visant à mettre en place cette réforme que nous rejetons en bloc, car elle ne va pas dans le sens d’une école ambitieuse pour nos élèves et notre République.
Nous demandons l’abrogation de la réforme du collège et nous répondrons à l’appel des 13 organisations syndicales à la grève le 26 Janvier 2016 pour faire aboutir cette revendication. Nous décidons de faire connaître notre appel aux collègues des établissements voisins.

 Lettres aux parents pour préparer la grève du 26 janvier
 13
Collège Versailles, SNFOLC, SNES, SUD.
Réunion d’information aux parents le lundi 25 janvier
Une réforme du collège est prévue à la rentrée 2016.
Elle est officiellement présentée comme devant permettre à tous les élèves de mieux apprendre pour mieux réussir, grâce à une plus grande autonomie des établissements, et aux enseignements pratiques interdisciplinaires (EPI).
Mais savez-vous que l’immense majorité des professeurs et de leurs organisations syndicales y est opposée ? Savez-vous que, selon les derniers sondages, cette réforme est rejetée par plus de 60% de l’opinion publique ?
Savez-vous que pour tous les élèves, cette réforme se traduira par une diminution des horaires d’enseignement dans toutes les disciplines (français, histoire, mathématiques, EPS, etc.) ? Un élève perdra l’équivalent d’une demi-année sur les 4 ans de la scolarité au collège.
Savez-vous que les enseignements dits complémentaires (accompagnement personnalisé, enseignements pratiques interdisciplinaires) seront pris sur les heures de cours, et que leur contenu n’a plus rien de national ?
Si vous avez des enfants à l’école primaire, vous subissez déjà les conséquences de la réforme des rythmes scolaires, qui se traduit par la confusion entre le scolaire et le périscolaire, par la fatigue des élèves et la hausse des impôts locaux. Les « enseignements pratiques interdisciplinaires » (EPI) c’est un peu comme les « temps d’activité périscolaires » (TAP) dans les écoles primaires : c’est l’animation au détriment de l’instruction et la désorganisation programmée des emplois du temps.
Savez-vous que l’accompagnement personnalisé sera dispensé en classe entière ou, au mieux, en demi classe, tandis que l’accompagnement éducatif, qui permet une aide personnalisée sera supprimé dans les collèges qui ne sont pas en éducation prioritaire ?
Savez-vous que le latin, choisi aujourd’hui par un élève sur cinq et offert dans la quasi-totalité des collèges, n’existera plus comme discipline à part entière, et que sa survie dépendra de choix locaux, en concurrence avec d’autres enseignements ?
Savez-vous que les programmes ne seront plus annuels mais par cycle de 3 ans, et que les notions enseignées dans chaque classe seront décidées collège par collège ? En cas de changement d’établissement, votre enfant risque de ne jamais voir certaines notions, ou de les voir deux fois.
Savez-vous que les classes bi-langues, qui concernent aujourd’hui 16% des élèves, et les sections européennes, qui concernent plus de 10% des élèves de 3ème, et existent dans de nombreux collèges, quel que soit leur quartier, seront elles aussi supprimées ?
Nous avons fait grève à plusieurs reprises et manifesté à Paris le 10 octobre aux côtés de nombreux parents. La ministre ne veut rien entendre : elle refuse même de recevoir les organisations syndicales qui représentent 80% des suffrages aux élections professionnelles !
Mais plus que jamais nous restons déterminés à obtenir l’abrogation de cette réforme, parce qu’elle ne répond pas aux besoins d’instruction de la jeunesse de ce pays, ne réduira pas l’échec scolaire et mettra profondément en cause l’égalité d’accès aux savoirs et aux qualifications sur le territoire national.
C’est pourquoi, nous serons en grève le 26 janvier et nous vous invitons à nous rejoindre.
Aujourd’hui la ministre prétend nous imposer une formation obligatoire à cette réforme, à hauteur de cinq jours d’ici la fin de l’année. Si certaines de ces séances sont effectuées pendant les cours, cela désorganisera l’enseignement et privera votre enfant d’heures d’enseignement. Si cela se fait en plus, ce sera au détriment de notre temps pour préparer les cours et assurer la correction des devoirs. Nous ne voulons pas de cette pseudo-formation.
Comme parents vous êtes directement concernés, c’est pourquoi nous vous invitons à une réunion d’information et de discussion le lundi 25 janvier 2016 à 16h30 à la MPT Kléber. (…)Venez découvrir ce qui se prépare et pourquoi nous, enseignants, nous sommes contre cette reforme.
Un plan de diffusion devant les écoles et collèges de l’arrondissement a été établi et pris en charge par les collègues.

 Dans les appels second degré

 13
Appel SNES-FSU, SNEP-FSU, SNFOLC, SNETAA-FO, SFSDPEP-FO, CGT, CGT de l’enseignement privé, SNALC, SNCL, SIES, CFE-CGC, SUNDEP-Solidaires et SUD qui reprend l’appel national et se conclut par : « Les organisations syndicales du second degré se réuniront à nouveau rapidement car elles sont déterminées à rester unies, dans leur diversité, jusqu’à l’abrogation des textes du 19 mai 2015 ».

 83
SNES-FSU, SNEP-FSU, SNFOLC, SNETAA-FO, CGT Educ’action, SNALC-FGAF, SUD Education, SNCL-FAEN.
Partagent totalement le communiqué du 11 janvier des 13 organisations syndicales nationales appelant à la grève du mardi 26 janvier :
Les « Formations formatages » à la réforme du collège méprisent les enseignants et provoquent rejet et colère ! Maintenant ça suffit !
Réunissez-vous en Heure d’information syndicale ou en Assemblée Générale pour :
- Faire la vérité sur les DGH 2016 qui découlent de la réforme (*), défendre les postes, nos conditions de travail et celles de nos élèves, préparer les interventions sur les évolutions de la dotation que la réforme ou la dotation (y compris en lycée) implique !
- Décider la grève le mardi 26 janvier pour l’abrogation de cette réforme, le maintien ou à la création des postes nécessaires, des heures, dédoublements et options !

(*)Appliquée à la structure 2015 pour les 70 collèges varois, plus de 7700 heures hebdomadaires d’enseignement disciplinaire seraient supprimées, au-delà des DGH, construites pour nous imposer d’autres missions (AP, EPI …)

 67
CGT, SNES, SNEP, SNFOLC, SNETAA-FO, SUD. Collège, lycées généraux, technologiques et professionnels : Tous en grève le 26 janvier (…)
Au lycée général et professionnel La réforme du collège reste dans la droite ligne de la réforme du lycée précédente malgré son bilan négatif et elle ne sera pas sans conséquence sur les lycées :
- par une hétérogénéité accrue des élèves et des niveaux disparates, selon les collèges d’origine : dans chaque collège les contenus disciplinaires ne seront plus une base commune du fait des heures ponctionnés sur les disciplines pour les EPI. Elle entraînera des difficultés supplémentaires pour les enseignants. Une nouvelle réforme des lycées et une refonte des programmes est en préparation.
- par l’introduction des compétences au lycée par le biais du livret scolaire
- par l’élargissement au collège de l’accompagnement faussement « personnalisé » dont on connaît le contenu fourre-tout, déconnecté du groupe-classe, qui ne permet pas l’aide aux élèves.
- une illustration de l’autonomie des établissements et de la disparition de tout cadre national est déjà visible : le CCF en lycée professionnel mais aussi le contrôle en langues vivantes en lycée général et technologique.
Territorialisation de l’école
La réforme territoriale frappant les LP par l’octroi de la carte des formations aux régions, ce qui pourrait avoir des conséquences sur le statut des enseignants.
La création d’un service public régional d’information et d’orientation qui mêle tous les publics, tous les organismes et toutes les missions, dans un contexte de suppression massive
de CIO Il est encore temps de faire reculer le gouvernement

 21
SNFOLC, SNETAA-FO, SNES, SNEP, CGT, SNALC
(…) 14 Janvier 2016 Réforme du collège : appel à la grève le mardi 26 janvier
26 janvier : grève !
Le gouvernement prétend imposer ses réformes rejetées par l’autoritarisme :
- En conséquence de la réforme du collège et des cycles, 9 ans de programmes (du CP à la 3ème) seraient bouleversés à la rentrée 2016. C’est du jamais vu et c’est irresponsable.
- La ministre, tout en ouvrant les discussions sur le lycée, recule le bilan de la réforme Chatel de 2010. Or, l’accompagnement personnalisé ne fonctionne pas, les horaires disciplinaires sont amputés, l’évaluation du Bac en cours d’année en Langues Vivantes désorganise l’enseignement, et la réforme des STI 2D vide ces séries de leurs élèves et remet en cause les qualifications des enseignants. De l’aveu même de l’Inspection Générale, cette réforme du lycée aggrave les inégalités entre les établissements. Et c’est sur ce modèle que se fonde la réforme du collège, qui reprend et étend les mêmes principes !
Seul le rapport de force permettra de faire abroger la réforme du collège.
Les remontées des stages de « formation » à la réforme du collège montrent que les personnels n’en veulent pas, qu’ils ne reçoivent de plus aucune réponse à leurs questions sur la mise en œuvre concrète de la réforme, et pour cause.
Et les DHG en préparation se traduiront par des postes supprimés, des compléments de service en plus, des emplois du temps impossibles, conséquences des nouvelles grilles horaires. Nous voulons défendre les postes, les heures, les conditions de travail et de vie.
Assemblées générales, heures d’information syndicales partout pour...
- faire bloc pour continuer à résister à la mise en place de la réforme du collège (pas d’anticipation des EPI, de l’utilisation des marges horaires,...)
- s’adresser aux parents d’élèves, à nos collègues du premier degré pour résister ensemble.
Il faut organiser la grève unie, la grève puissante, la grève majoritaire du 26 janvier.
Et si la ministre encore une fois ne cède pas, discuter de la grève jusqu’au retrait.

 38
Réunion second degré le 15.01.

 Dans les HIS prévues pour la préparation du 26 janvier
 13
Collège Chénier, Collège Louise Michel, Lycée Pagnol, Collège Gde Bastide, Collège Malrieu, Collège Lakanal, Collège les Bartavelles, Collège Campagne Fraissinet, Collège Darius Milhaud, Collège Belle de mai.

 88
Prises de position à Baumont et Jules Ferry à Saint-Dié. D’autres sont prévues à Corcieux, Bruyères, Val D’Ajol, Neufchâteau.

 Dans les UD
 Ile de France, CGT, FO, FSU et SOLIDAIRES
Les organisations syndicales, CGT, FO, FSU et SOLIDAIRES d’Île-de-France participeront et contribueront au succès de la mobilisation à l’occasion de la journée nationale d’actions unitaires, de grève et de manifestation du mardi 26 janvier 2016.
Dans la fonction publique, comme ailleurs, les salariés subissent les politiques d’austérité souhaitées par le MEDEF et misent en oeuvre par le gouvernement avec le pacte de responsabilité ! Ces politiques ont des conséquences sur les salaires des fonctionnaires dont le point d’indice est bloqué depuis 8 ans mais également sur leurs conditions de travail, sur les moyens dont ils doivent disposer et sur l’emploi.
Pour ce qui concerne le secteur privé, non seulement les salaires n’évoluent pas, mais la loi Macron entraîne des conséquences considérables sur les conventions collectives, le travail du dimanche, sur l’emploi et sur la destruction des services publics en terme de transport.
Dans les services publics de l’enseignement, de l’hôpital, des transports, de l’énergie cela contribue également à la perte de pouvoir d’achat pour les salariés et à la destruction de tous les services publics de proximité, c’est pourquoi les mobilisations unitaires sont fortes dans ces secteurs.
Les salariés sont également confrontés à de graves atteintes à l’action syndicale.
Dans plusieurs entreprises, des militants syndicaux sont menacés de poursuites pouvant aller jusqu’à des peines de prison, cela est inacceptable, intolérable !!
Dans ce contexte, les fonctionnaires ont besoin de se faire entendre, les revendications sont justes, légitimes :
- « une augmentation significative de la valeur du point d’indice, prenant en compte l’inflation subie depuis plusieurs années et, en particulier, depuis 2010,
- le développement de l’emploi public statutaire par des créations nettes, dans les très nombreux secteurs qui en ont besoin,
- des moyens financiers à la hauteur des besoins du service public,
- la défense d’un service public de proximité garant de la cohésion sociale ».
Augmenter les salaires dans la fonction publique mais aussi dans le secteur privé, c’est bon pour la croissance, pour l’emploi, pour tous les salariés !!
Dans toutes les entreprises, mettons dans toutes les entreprises, mettons les salaires à l’ordre du jour et poursuivons ainsi la lutte contre l’austérité !!!
Mardi 26 janvier, tous et toutes dans l’action. Manifestation unitaire à 14h - Montparnasse

 60
Appel FO et CGT

Dans les appels des fédérations
 11
CGT, FO, Solidaires, FSU.

 31
Cgt, FO, Solidaires et FSU

 37
CGT, FO, SOLIDAIRES et FSU.

 38
CGT, FO, FSU et SOLIDAIRES

 82
CGT, FO, Solidaires et SNUipp-FSU des trois versants de la Fonction Publique du Tarn et- Garonne (État, Territoriale, Hospitalière), confirment et relaient l’appel national à la grève et aux manifestations pour le 26 janvier 2016.
Etc, etc…..

Dans la résistance à la formation-formatage
 91
Collèges Mermoz, P. Bert, Les Gâtines,
avec le SNFOLC, SNETAA-FO, SNEP, CGT, SUD, SNALC, PEEP, FCPE ; Demandons l’abrogation de la réforme du collège et soutenons les collègues qui ne se rendront pas à la formation formatage.
Lettre aux professeurs de écoles contre le conseil école-collège, contre le contrat d’objectifs.
Collège Mermoz, SNES, FO, SNEP contre la formation de ce lundi 18, ils feront cours.

 35
Collège BELLEVUE, collège de BEAUMONT de REDON, Collège CHENE
VERT de BAIN DE BRETAGNE, collège de QUERPON de MAURE DE
BRETAGNE, collège de CREVIN, collège NOEL du FAIL DE CHICHEN
Le constat est toujours le même : nous refusons la réforme du collège telle que prévue pour la rentrée 2016, et sommes très inquiets pour les mois à venir.
Cette réforme :
- Met en danger les enseignements disciplinaires ;
- Met en concurrence les établissements et aggrave les inégalités entre petits et gros établissements ;
- Induit un alourdissement conséquent de notre charge de travail ;
- Reste très imprécise quant aux conditions de sa mise en oeuvre ;
- S’ajoute à un empilement de réformes incompatible à la stabilité d’une scolarité.
Nous ne sommes pas volontaires pour assister aux formations obligatoires consacrées à la réforme du collège. Nous nous y rendons seulement contraints et forcés, parfois même en dehors de notre service régulier. Nous ne souhaitons pas être complices du démantèlement du collège tel que nous le connaissons actuellement. Nous sommes tous attachés à l’école républicaine. Notre fierté professionnelle réside avant tout dans la transmission des connaissances. Nos élèves méritent mieux que l’improvisation constatée.
Nous considérons que cette réforme est bien plus budgétaire que « pédagogique », c’est pourquoi nous ne collaborerons pas à cette « réforme » inégalitaire et sommes favorables à l’ouverture d’un dialogue constructif pour une autre réforme du collège.

 38
Collège Louis Mauberret
Les enseignants du collège Louis Mauberret de La Mure, réunis ce mardi 12/01/2016 à l’initiative de l’intersyndicale de l’établissement, ont décidé, par un vote majoritaire, de ne participer ni au stage « la professionnalisation enseignante », ni aux prochains organisés dans le cadre des cinq journées de formation à la réforme du collège.
Cette décision est motivée par les considérations suivantes :
- Nous estimons humiliant l’intitulé du stage, laissant entendre que nous serions des amateurs ayant besoin de « professionnalisation » alors que nous sommes des personnels de la catégorie A de la fonction publique, concepteurs de notre métier et titulaires d’un concours.
- Nous estimons irrespectueux à notre égard l’absence de programme précis pour cette journée de « formation » que nous n’avons pas demandée, s’inscrivant dans le plan de communication du ministère qui fait mine de s’occuper de ses personnels alors qu’il refuse toute discussion depuis des mois avec les organisations syndicales sur le sujet de la réforme.
- Nous condamnons le fait que des stages nous soient imposés alors que la formation continue demandée par les collègues a été purement et simplement annulée pendant cette année scolaire afin de préparer dans la précipitation une réforme rejetée par une majorité de la profession.
- Nous en avons assez de perdre du temps lors de réunions officielles où la parole des enseignants n’est jamais écoutée et où on leur tient un discours formaté et infantilisant, totalement coupé des réalités du terrain.
En conséquence et dorénavant, lors des stages imposés dans le cadre de la préparation de la réforme, nous serons en cours devant nos élèves ! Nous estimons en effet que le véritable professionnalisme c’est de leur être utile sur le plan pédagogique en pratiquant nos disciplines en classe…Et non d’assister à des pseudo-formations qui privent les collégiens d’heures d’enseignement plus profitables que l’application, à court ou moyen terme, de recettes démagogiques et creuses improvisées dans l’urgence pour la mise en place d’une réforme dont nous ne voulons pas.

 Dans les AG SNFOLC de prise de cartes.
 80
Suite à l’AG SNFOLC du 15.01, les camarades décident de se porter dans la préparation de la grève du 26. 15 HIS sont en cours.

 92
14.01 (…) Dans ce contexte, l’assemblée générale ne peut manquer de faire le lien entre la prolongation de l’état d’urgence et la décision – qui s’apparente à une décision politique que l’assemblée générale condamne – d’incarcérer (9 mois de prison ferme) 8 salariés de Good Year suite au mouvement social de janvier 2014 pour la défense de leur emploi.
L’assemblée générale du syndicat s’inscrit dans la mise en oeuvre de la résolution du dernier Conseil National Fédéral de la FNEC-FP FO d’octobre 2015 : « Compte tenu de l’accélération des processus de destruction des acquis et conquêtes sociales menés par le gouvernement, le CNF considère comme le CCN des 7 et 8 octobre qu’un combat social et républicain couplé à une réaction interprofessionnelle est nécessaire pour mettre fin à toutes ces orientations. Le CNF considère que l’heure est à la construction du rapport de force par la grève interprofessionnelle ». (…). Les nombreuses remontées à la suite des journées de « formation » montrent que le refus de cette réforme est profondément ancré chez les personnels et que le contenu des « formations », marqué par le mépris des enseignants, suscite une colère croissante : dans les Hauts-de-Seine, le syndicat FO recense au moins 20% des collèges refusant majoritairement la mise en place anticipée de la réforme du collège. (…).
L’assemblée générale réaffirme son exigence de la définition du temps de travail dans le cadre de l’article 7 du décret de 2000 (définition en obligations de services) et de leurs statuts particuliers, et s’oppose dans ce cadre aux 1 607 heures invoquées pour imposer un alourdissement de leur temps de présence et de leurs missions et sa définition dans le cadre des projets locaux.
L’assemblée générale se félicite que l’intersyndicale du secondaire – dont FO est partie prenante – ne lâche pas sur sa revendication d’abrogation de la réforme du collège. Pour l’assemblée générale, les conséquences des dotations globales horaires (DHG) 2016 vont se traduire par des postes supprimés, des compléments de service en plus, des emplois du temps impossibles, conséquences des nouvelles grilles horaires : c’est la création de 2 804 moyens enseignants dans le 2nd degré pour la rentrée 2016 au moment où 30 000 élèves supplémentaires sont attendus, qui est notamment à l’origine de cette situation.
La défense des postes et des conditions de travail va par conséquent de pair avec la lutte pour l’abrogation de la réforme du collège. (…)
Dans ce contexte, l’assemblée générale a pris connaissance :
- de l’appel des 15 organisations syndicales du 2nd degré à la grève le 26 janvier prochain pour l’abrogation de la réforme du collège ;
- de l’appel des fédérations de fonctionnaires FO, CGT et SUD avec le soutien de la FSU à la grève également le 26 janvier (extrait de l’appel du 18 décembre 2015) : « pour une significative augmentation de la valeur du point d’indice » et qui dénoncent « la poursuite à une vitesse effrénée et sans réelle négociation, de nombreuses réformes (collèges, territoriales, santé…) qui, si elles sont mises en oeuvre, vont avoir de nouveaux et graves impacts négatifs sur le service public »
Pour assurer le succès du 26 janvier, l’assemblée générale appelle tous les adhérents à s’engager activement dans la préparation de la grève nationale du 26 janvier :
- en organisant des heures d’informations syndicales, des assemblées générales, d’une part, pour établir les revendications spécifiques aux enseignants – en particulier l’abrogation de la réforme des collèges – et communes à tous les fonctionnaires, dans des motions, si possible intersyndicales, et d’autre part, pour décider la grève, avec l’ensemble des fonctionnaires, afin de créer le rapport de force nécessaire pour faire reculer le gouvernement et de discuter de la poursuite de la grève, si le gouvernement continue à faire la sourde oreille ;
- en faisant en permanence le lien entre la mise en place anticipée de la réforme du collège et la publication des dotations globales horaires (DGH) qui intervient dans le département des Hauts-de-Seine dans la semaine du 18 janvier.
C’est en organisant des heures d’informations syndicales, des assemblées générales, c’est en étant à l’initiative sur le terrain des revendications, de la grève, que les implantations FO peuvent connaître un essor significatif en cette année 2016. Pour agir encore plus efficacement, l’assemblée générale invite tous ses syndiqués à se porter candidat pour être délégué d’établissement FO, en vue de développer le réseau de militants FO.

Situation le 14 janvier

I. Préparation de la grève du 26 janvier
Dans le second degré

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 53
Appel intersyndical 2nd : CGT éduc’action, SNFOLC, SNES, SUD à la grève et manifestation le 26 Janvier 2016.

 Région parisienne Paris, Créteil, Versailles, réunion le 14.01 : manifestation.

Dans les établissements

 91
Collèges Michel Vignaud de Morangis et les Dînes chiens de Chilly Mazarin, SNFOLC.
Nous, enseignants des Collèges Michel Vignaud de Morangis et les Dînes chiens de Chilly Mazarin, réunis en assemblée générale le 14 janvier 2016, avec le soutien du SNFOLC, demandons, plus que jamais, l’abrogation de la réforme du collège.
Nous ne voulons pas d’une réforme qui affaiblit nos enseignements disciplinaires, met en concurrence les établissements et les enseignants sous couvert d’autonomie et parce qu’elle induit une dégradation des conditions de travail tant pour les professeurs que pour les élèves.
Nous ne voulons pas d’une réforme qui mette en œuvre l’annualisation de notre temps de travail. Nous rappelons que nous demandons toujours l’abrogation des décrets du 20 Août 2014 modifiant nos statuts.
De plus, nous condamnons la mise en œuvre dès la rentrée prochaine de nouveaux programmes sur tous les niveaux à la fois et vraisemblablement sans manuels scolaires.
Nous considérons que l’appel à la grève par les organisations syndicales de la fonction publique FO, CGT et Solidaires le 26 janvier, pour l’augmentation des salaires et pour la défense du service public, est un point d’appui pour la mobilisation et son extension.
De plus, nous demandons l’abrogation de la réforme du collège et nous répondrons à l’appel des 13 organisations syndicales à la grève nationale le 26 Janvier 2016 pour faire aboutir cette revendication.

 76
Lycée Flaubert de Rouen, SNFOLC et SNES-FSU
Les personnels du lycée Flaubert de Rouen réunis avec les organisations SNFOLC et SNES-FSU constatent que la réforme du collège est massivement rejetée, elle doit être retirée.
Cette réforme est une réforme dictée par l’austérité, dictée par le pacte de responsabilité destiné à réduire les dépenses publiques
La mise en place des formations à la réforme ne fait qu’amplifier ce rejet car aucune réponse acceptable n’est donnée aux professeurs.
C’est l’instruction qui est attaquée avec cette réforme.
Les principes qui président à la réforme du collège auraient de graves répercussions sur l’avenir des enseignements au lycée :
- une réduction des horaires disciplinaires
- une réduction des contenus d’enseignement
- l’affaiblissement voire la disparition de certains enseignements comme les langues anciennes et l’allemand
- des inégalités plus fortes entre les établissements
- une mise en concurrence entre les disciplines
- la remise en cause du caractère national des enseignements et des diplômes
Il faut stopper la réforme du collège
Pour cela il faut engager un rapport de force puissant pour gagner
Nous appelons à la grève le 26 janvier, avec tous les enseignants, avec tous les fonctionnaires. Nous considérons qu’il faut discuter dès maintenant d’une grève jusqu’au retrait de la réforme.

 88
Collège lycée Jules-Ferry de Saint-Dié–des-Vosges, SNES, SNEP, SNFOLC
Les personnels enseignants du collège-lycée Jules-Ferry de Saint-Dié–des-Vosges réunis ce jour en heure d’information syndicale avec les sections syndicales de l’établissement, SNES, SNEP, SNFOLC , décident de répondre favorablement à l’appel à la grève et à la manifestation de l’intersyndicale : SNES-FSU, SNEP-FSU, SNFOLC, SNETAA-FO, SFSDPEP-FO, CGT, CGT Enseignement privé, SNALC-FGAF, SNCL-FAEN, SIES-FAEN, CNGA CFE CGC, SUNDEP-Solidaires et SUD éducation le mardi 26 janvier 2016 :
• pour l’abrogation de la réforme du collège et le maintien de tous les postes ;
• pour la fin de la politique d’austérité ;
• pour l’augmentation de la valeur du point d’indice, prenant en compte l’inflation subie depuis plusieurs années et, en particulier, depuis 2010 date du blocage des salaires des fonctionnaires ;
• pour le développement de l’emploi public statutaire par des créations nettes, dans les très nombreux secteurs qui en ont besoin ;
•pour des moyens financiers à la hauteur des besoins de service public ;
•pour la défense d’un service public garant de la cohésion sociale.

 02
Collège Paul Eluard de Gauchy, SNFOLC, SNES-FSU, SNEP-FSU et SUD Education
Réforme du collège : application non ! Abrogation oui !
Les professeurs du collège Paul Eluard de Gauchy, réunis le mardi 12 janvier 2016 avec leurs représentants SNFOLC, SNES-FSU, SNEP-FSU et SUD Education ont fait le point sur la réforme du collège et les conditions de la rentrée 2016. Ils déclarent :

Après quatre grèves, les 9 avril, 19 mai, 11 juin et 17 septembre 2015, massivement suivie, et une manifestation nationale, le 10 octobre, à Paris, à l’appel de 15 organisations, la ministre de l’Éducation nationale, qui a refusé de recevoir les organisations syndicales, persiste, comme si de rien n’était, à vouloir imposer sa réforme du collège en contraignant les enseignants à suivre des formations dont certaines sont organisées “hors temps scolaire” (par exemple les après-midi des mercredi 2 mars et 20 avril dans notre département…).

Malgré les annonces de création de 60 000 postes, les conditions de travail de tous ne cessent de se dégrader. Le fait est qu’entre 2008 et 2015, tandis que le nombre d’élèves du second degré a augmenté de 90 100, le nombre de professeurs a baissé de 4,3% (plus de 17 000 professeurs en moins), et sur 100 380 professeurs partis en retraite depuis 2008, seuls 63 000 ont été remplacés. Pour la rentrée 2016, le ministère annonce la création de 2804 “postes” (pour plus de 30 000 élèves supplémentaires). Mais rien ne garantit qu’ils seront tous pourvus puisque, l’année dernière, 13285 emplois budgétés à l’Education nationale n’ont pas été utilisés.

De fait, si la réforme était appliquée au collège Paul Eluard à la rentrée 2016, le poste de Lettres Classiques, le poste d’Allemand et un poste de Technologie seraient menacés de suppression.

De plus, alors que l’on veut nous imposer une réforme dont l’application va alourdir notre charge de travail, nos salaires continuent à baisser du fait du blocage du point d’indice depuis 2010, et de l’augmentation du taux de prélèvement pour pension (passage de 9,54% à 9,94% au 1er janvier 2016). Et le gouvernement veut passer en force l’accord sur les carrières et rémunérations qui entérine le gel du point d’indice et prépare de nouvelles remises en causes de nos statuts.

Dans un tel contexte, la prolongation de l’état d’urgence décrété au lendemain des attentats qui ont frappé la population à Paris le 13 novembre dernier, et sa constitutionnalisation, apparaîssent plus comme un cadre permettant de bloquer l’expression des revendications, et de “mener à bien” toutes les mesures de déréglementation et d’austérité relevant du Pacte de Responsabilité, que comme une mesure de protection de la population.

Nous refusons de taire nos revendications au nom d’un quelconque “pacte de sécurité”. Pour nous, le combat contre la barbarie et l’obscurantisme, d’où qu’ils viennent, passe par la défense des droits et libertés, à commencer par le droit égal à l’instruction qui fonde l’école publique, laïque et républicaine dont nous sommes les agents.

Nous refusons que les mesures de la réforme territoriale, et de la loi de refondation de l’école, qui en constitue un volet, fassent exploser l’école républicaine et les statuts nationaux de toutes les catégories de personnels pour les remplacer par une école des territoires, c’est-à-dire par une multitude de règles fixées localement.

Nous ne pouvons plus accepter la dégradation de nos conditions de travail, rentrée après rentrée, et la baisse de nos salaires. Par conséquent, pour nous, l’urgence c’est que notre ministre, et le gouvernement, répondent à nos revendications :
• ABROGATION DE LA RÉFORME DU COLLÈGE ; NON aux formations-formatage ;
• Maintien de tous les enseignements disciplinaires, avec des horaires par matière, hebdomadaires et nationaux, non modulables afin de garantir l’égalité de tous les élèves sur tout le territoire national ; Maintien des programmes annuels et des diplômes nationaux ;
• Allègement des effectifs dans les classes sur tous les niveaux, et que les dédoublements puissent être créés selon les besoins (disciplines, aide aux élèves en difficulté…) ;
• Aucune suppression d’heure de cours, de poste de professeur, et création des heures, et des postes d’enseignants et de vie scolaire nécessaires (+ 1,5 poste de surveillants au collège de Gauchy…) ;
• Retour aux obligations de service définies en maxima horaires hebdomadaires d’enseignement disciplinaire ;
• Augmentation immédiate de la valeur du point d’indice et attribution de 50 points de manière uniforme sur la grille
Pour gagner sur ces revendications, il faut accroître le rapport de force qui contraindra le gouvernement à reculer. Il faut la grève majoritaire, la grève unie pour gagner.

Le 26 janvier, l’intersyndicale nationale du second degré regroupant 13 organisations, appelle à construire “une grève nationale majoritaire (…) pour monter d’un cran dans la mobilisation” pour l’abrogation de la réforme du collège. Le même jour, les fédérations FO, CGT et Solidaires de la Fonction publique appellent les fonctionnaires des trois versants (Etat, hospitalière et territoriale) à se mettre en grève et à manifester pour l’augmentation des salaires et la création de postes statutaires. C’est un point d’appui pour la mobilisation et son extension.
Par conséquent, le 26 janvier, nous serons en grève et nous manifesterons avec l’ensemble des fonctionnaires. Nous décidons de nous réunir le 27 janvier, à 10h00, afin de faire le point sur la situation et de décider des suites à donner, y compris la reconduction de la grève. Nous décidons de faire connaître cet appel aux syndicats enseignants et de la Fonction publique de l’Aisne, ainsi qu’aux autres collèges et lycées de Saint Quentin.

 80
• Collège Auguste Janvier, SNFOLC, SUD, SNALC
Nous, enseignants du Collège Auguste Janvier à Amiens, réunis en heure syndicale, avec le soutien des sections syndicales SNFOLC, SUD, SNALC demandons, plus que jamais, l’abrogation de la réforme du collège.
Que nous participions ou pas aux réunions de formatage, nous sommes unis et mobilisés depuis le printemps pour exiger l’abrogation de la réforme du collège et le restons.
Nous ne voulons pas d’une réforme qui affaiblit nos enseignements disciplinaires, met en concurrence les établissements et les enseignants sous couvert d’autonomie et parce qu’elle induit une dégradation des conditions de travail tant pour les professeurs que pour les élèves.
Nous ne voulons pas d’une réforme qui supprime des heures de cours disciplinaires au profit d’EPI. Nous n’acceptons pas de mettre en œuvre une réforme que l’on rejette : organiser nous-mêmes la remise en cause du grec et du latin, la suppression du poste de tel ou tel collègue, la suppression d’heures de cours dans telle ou telle discipline… C’est insupportable !
Au collège Janvier, nous avons fait nos comptes !
La mise en place de la réforme du collège se traduirait par :
- Une diminution des horaires dans toutes les disciplines pour mettre en place l’AP et les EPI (une dizaine d’heures en moins en français et la même chose en mathématiques où un poste est menacé),
- 11h30 d’Allemand (bi-langues et classe européenne supprimée) en moins et en conséquence le poste de notre collègue d’Allemand menacé,
- Suppression de 3 heures en latin
- L’italien menacé de disparition.
Nous demandons l’abrogation de la réforme du collège et nous répondrons à l’appel des 13 organisations syndicales nationales. Nous considérons que l’appel à la grève par les organisations syndicales de la fonction publique FO, CGT et Solidaires le même jour, 26 janvier, pour l’augmentation des salaires et pour la défense du service public, est un point d’appui pour la mobilisation et son extension.
Le 26 janvier, nous serons en grève aux côtés des fonctionnaires, pour nos salaires, nos postes, notre statut, pour l’ABROGATION DE LA REFORME DES COLLEGE.
Nous exigeons le maintien de toutes nos heures disciplinaires, de nos options, de nos postes existants. Nous exigeons le maintien de toutes nos classes et divisions. C’est ce que nous irons porter au représentant du ministre le 26 janvier en délégation.

• Collège des Fontaines de Poix – de - Picardie, SNFOLC, SNES et non syndiqués.
Nous, personnels du collège des Fontaines de Poix – de - Picardie, syndiqués SNFOLC, SNES et non syndiqués, réunis en heure d’information syndicale le lundi 11 janvier 2016 réaffirmons notre exigence d’abrogation de la réforme du collège qui supprime des heures d’enseignement disciplinaire, organise la disparition du latin, grec, bi-langues…
Nous étions en grève le 19 mai, le 17 septembre… Nous étions, encore des milliers d’enseignants avec les parents d’élèves, les associations professionnelles le samedi 10 octobre pour exiger l’abrogation de la réforme. La Ministre reste sourde à nos revendications ! Elle refuse de recevoir les 14 organisations de l’intersyndicale nationale. C’est inacceptable !
Et il faudrait maintenant mettre en œuvre une réforme que l’on rejette : organiser nous-mêmes la remise en cause du grec et du latin, la suppression du poste de tel ou tel collègue, la suppression d’heures de cours dans telle ou telle discipline… C’est insupportable !
Au collège des Fontaines, nous avons fait nos comptes !
La mise en place de la réforme du collège se traduirait par :
- Une diminution des horaires dans toutes les disciplines pour mettre en place l’AP et les EPI.
- Suppression des sections européennes.
- Suppression des 3 heures dévolues à la DP3 cette année.
- 4 heures de sciences et technologie en moins et donc une menace sur les postes !
Nous, personnels du collège des Fontaines de Poix – de - Picardie, syndiqués SNFOLC, SNES et non syndiqués, avons pris connaissance de l’appel unitaire des fédérations CGT, FO et SUD Fonction publique qui appellent les personnels à la grève et manifestation le 26 janvier pour l’augmentation des salaires notamment par l’augmentation immédiate du point d’indice, contre les suppression de postes, pour le maintien des statuts.
Le 26 janvier, nous serons en grève aux côtés des fonctionnaires, pour nos salaires, nos postes, notre statut, pour l’abrogation de la reforme des collège.
- Nous exigeons le maintien de toutes nos heures disciplinaires, de nos options, de nos postes existants.
- Nous exigeons le maintien de toutes nos classes et divisions.
C’est ce que nous irons porter au représentant du ministre le 26 janvier en délégation !

II. Dans les appels fonction publique
 01
CGT, FO, FSU et Solidaires de la Fonction publique (…)
Les organisations syndicales CGT, FO, FSU et Solidaires de l’Ain appellent :
- leurs syndicats à organiser ensemble dans tous les secteurs professionnels des assemblées générales et des réunions syndicales pour assurer la réussite de la grève le 26 janvier.
- à se réunir en Assemblé générale à l’issue de la manifestation à la Maison des syndicats, si possible en étant mandatés par les personnels de l’établissement ou du service.
Toutes et tous en grève mardi 26 janvier ! Manifestation à Bourg en Bresse à 14h30

 Haut-Rhin
CGT, FSU, FO et solidaires (…).Pour une augmentation immédiate des salaires de 8%, minimum, visant à compenser les pertes de pouvoir d’achat générées par le « gel des salaires » depuis 2010.
- Pour le développement de l’emploi statutaire dans les 3 fonctions publiques permettant au service public de remplir ses missions indispensables à la cohésion sociale
et au développement de la liberté, de l’égalité et de la fraternité dans la République.
- Pour l’abrogation de la réforme du collège ! C’est un véritable enjeu de société. Elle vise, en effet, à réduire la dépense publique mais elle aggrave aussi la ségrégation sociale au lieu d’assurer les conditions de l’émancipation pour tous par la connaissance
et l’ouverture aux savoirs.
- Contre la réforme territoriale, grand plan social qui aggrave les inégalités de traitement
tant pour les usagers que pour les personnels.

 28
CGT 28, FO 28 et FSU 28
(…).Cette mobilisation rejoint celle des personnels de l’Education Nationale contre la réforme du collège qui a lieu le même jour. En renforçant notamment l’autonomie des établissements, cette réforme augmente les inégalités d’accès au Service Public.
Les organisations syndicales signataires appellent l’ensemble des salariés de la Fonction Publique à faire grève et à manifester le mardi 26 janvier 2016.

 Vendée
Les organisations syndicales CGT, FO, FSU et Solidaires ont décidé d’appeler à une journée de grève et de manifestation afin de peser positivement sur les négociations.
L’évolution du point d’indice sera fonction de l’ampleur des grèves et des actions que nous mènerons.(…)=
Ensemble et dans l’unité la plus large, les organisations syndicales CGT, FO, FSU, SOLIDAIRES appellent les personnels à être massivement en grève et à se rassembler :
Le 26 janvier, nous exigeons :
- La revalorisation du point d’indice avec des mesures de rattrapage des pertes subies
depuis 2010.
- La revalorisation et l’harmonisation des grilles de la fonction publique pour une véritable reconnaissance des diplômes et des qualifications, la résorption de toutes les formes d’emploi précaire.
- L’arrêt de la réforme territoriale, l’abrogation de la réforme du collège, mais aussi celle des lycées et des rythmes scolaires.
- Le rétablissement et l’amélioration des droits statutaires et des garanties collectives des personnels.
- La défense d’un service public garant de la cohésion sociale.

Appels dans les UD

 17
Les organisations syndicales CGT, FO, Solidaires et FSU 17 confirment leur appel à la grève et aux manifestations pour le 26 janvier 2016. (…).
Les organisations syndicales CGT, FO, Solidaires et FSU de Charente Maritime appellent l’ensemble des agents publics à se mobiliser dans le cadre de la journée d’action et de grève du 26 janvier 2016 pour conserver une Fonction Publique garantissant :
- L’augmentation immédiate de la valeur du point d’indice.
- Un véritable droit à la carrière permettant une vraie politique de gestion
des promotions.
- L’arrêt des suppressions de postes et de la précarité
- Le maintien d’un service public de qualité et la création de tous les postes nécessaires.
- Le maintien des statuts.

III. Les sections du SNFOLC dans les AG de prise des cartes et la préparation de la grève

Extraits des quelques résolutions ou appels :
 27
Le mardi 26 janvier, nous serons en grève à l’appel de 13 syndicats de l’enseignement secondaire qui appellent à la grève pour l’abrogation de la réforme du collège.
Le 26 janvier, nous serons en grève aussi à l’appel des fédérations de fonctionnaires FO, CGT, Solidaires pour l’augmentation du point d’indice.
Le 26 janvier pour nous s’inscrit dans la perspective de la riposte interprofessionnelle.
Comme ceux de tous les fonctionnaires, nos salaires baissent chaque année depuis 2010 quand, dans le même temps, notre travail est rendu de plus en plus difficile par la multiplication et l’alourdissement des tâches (évaluation par compétences, réunions de plus en plus nombreuses, prise en charge de missions qui ne sont pas les nôtres (ex pour les voyages scolaires)), etc. Nous sommes de moins en moins protégés contre les agressions de toutes sortes.
Nous ne l’acceptons pas. Nous exigeons l’augmentation de nos salaires, le respect de nos missions d’enseignement, le respect de la protection due à tous les fonctionnaires dans l’exercice de leurs missions (article 11 du statut de la Fonction publique).
La formidable résistance des enseignants dans les stages de formation-formatage donne à l’appel des syndicats du secondaire une dimension supplémentaire.
C’est pourquoi nous vous appelons à répondre à l’appel des syndicats enseignants et des fédérations de fonctionnaires et à nous rejoindre le 26 janvier dans les manifestations à Evreux ou à Rouen.
Nous sommes convaincus que pour pouvoir faire reculer le gouvernement sur ses réformes nous devons créer le 26 janvier les conditions du débordement (…) nous sommes déterminés à réussir la grève du 26 janvier. Nous prenons les dispositions pour cela : assemblée générales et heures d’information syndicale partout, distribution de tracts aux parents, réunions d’information aux parents, etc. Tous en grève le 26 janvier. Nous pouvons gagner !

 13
Appel de l’AG du SNFOCL 13 aux enseignants
L’AG décide :
De s’adresser à tous les enseignants et personnels des collèges et lycées, aux parents, attachés à comme nous à leurs droits, à leurs statuts, au Code du Travail, à leurs conditions de travail et à l’avenir de leurs enfants (…).
L’AG considère que la mobilisation est bien là ! La résistance des personnels s’est notamment manifestée lors de la journée du 25 novembre de formation-formatage où 96 collèges ont fait remonter des prises de position.
L’AG décide en conséquence :
-  nous serons en grève avec les fonctionnaires d’Etat, hospitaliers et territoriaux contre la baisse du pouvoir d’achat (moins 8% depuis 2010, moins 20% depuis 2000 et 0% d’augmentation, ce que confirme le protocole Avenir de la fonction publique, Parcours Professionnel Carrières Rémunération)
-  pour l’augmentation du point d’indice, pour l’augmentation de nos salaires, contre le Pacte de Responsabilité
-  pour l’abrogation de la réforme du collège, répondant à l’appel des 13 organisations syndicales du 2nd degré
Nous appelons les personnels à se réunir en AG, heure d’information syndicale, pour construire une grève puissante, majoritaire, pour monter d’un cran, pour décider des suites, y compris la reconduction de la grève si Mme la Ministre ne cède pas.

 91
Il est largement temps pour le gouvernement de répondre aux revendications salariales et d’octroyer une significative augmentation de la valeur du point d’indice, prenant en compte l’inflation, en particulier depuis le blocage des traitements en 2010. Toutes les mesures générales permettant de compenser les pertes de pouvoir d’achat doivent être prises.
Avec les fédérations de fonctionnaires FO, CGT et Solidaires, l’Assemblée dénonce la poursuite à une vitesse effrénée et sans aucune négociation, de nombreuses réformes (collèges, territoriales, santé…) qui, si elles sont mises en œuvre, auront de nouvelles conséquences destructrices sur le service public rendu aux citoyens et aggraveront encore les conditions de travail des personnels.
(…) En tant qu’enseignants, nos revendications sont claires : l’abrogation de la réforme du collège qui aurait des conséquences néfastes sur l’enseignement disciplinaire, les postes, les disciplines, les examens, et le caractère national des programmes. La détermination des personnels reste intacte comme le confirme l’appel des 13 organisations syndicales du 2nd degré à la grève le 26 janvier prochain. L’Assemblée Générale dénonce toutes les pressions subies par les personnels
Il faut revenir également sur toute la loi d’orientation Peillon dont découlent la réforme des rythmes scolaires, la régionalisation de l’enseignement professionnel, les fusions d’universités, le projet de fusion des écoles et des collèges dans un même « établissement du socle commun » sous la tutelle des collectivités locales, et sur la remise en cause des obligations de service prévue par l’annualisation du temps de travail (1607 heures).
Nous demandons l’abrogation de la réforme du lycée dont l’Intersyndicale reconnaît qu’elle est un fiasco, et refusons toute extension de cette logique du socle commun contre les disciplines, contre les connaissances. Le gouvernement doit abandonner la réforme territoriale où tout pouvoir est donné, dès 2016, aux préfets des grandes régions et aux nouveaux recteurs de régions académiques pour remettre en cause les structures existantes, fusionner, mutualiser, tailler dans les effectifs.
La mobilisation de chacun est nécessaire pour satisfaire nos revendications.
L’état d’urgence ne peut justifier la remise en cause des droits démocratiques et en particulier du droit de grève, de réunion et de manifestation. Le droit à la sécurité ne peut en aucun cas servir à bâillonner les droits inaliénables des travailleurs.
L’Assemblée Générale du syndicat FO des lycées et collèges de l’Essonne appelle les collègues à se réunir en Assemblée Générale, en Heure d’Information Syndicale, pour favoriser toutes les convergences de luttes, avec l’ensemble des fonctionnaires, dans l’unité la plus large. Il est nécessaire d’alerter tous les usagers des services publics : nous devons mobiliser largement pour la grève et la manifestation du mardi 26 janvier, à l’appel des fédérations de fonctionnaires FO, CGT et SUD, avec le soutien de la FSU.
Et si, le 26 janvier au soir, nos revendications n’ont pas abouti, alors la question se pose de poursuivre la grève jusqu’à satisfaction.
Il est temps de construire un autre rapport de force et de préparer la grève interprofessionnelle !

 21
Le gouvernement a confirmé son programme. Il faut aller toujours plus loin dans la mise en œuvre de l’austérité et des réformes en cours. Les salaires bloqués, le manque de postes, la réforme du collège et l’ensemble des mesures contre l’école et les statuts, la réforme territoriale sont le produit de la politique d’austérité et de déréglementation dont l’état d’urgence sans cesse prolongé est aujourd’hui le moyen. Parce que c’est la première condition pour pouvoir défendre les revendications, le SNFOLC 21 demande la levée de l’état d’urgence.
Pour ce qui est des salaires, ils sont bloqués depuis 7 ans. Non seulement le taux de la retenue pour pension augmente de 0,4%, mais l’application à marche forcée du protocole PPCR (« parcours professionnels, carrières et rémunérations ») va se traduire par un allongement des carrières et de nouvelles remises en cause statutaires. FO revendique l’augmentation du point d’indice et le rattrapage du pouvoir d’achat perdu. (…). La mixité des publics, les inclusions sans moyens ni préavis, rendent les classes si hétérogènes et instables qu’il devient impossible d’y effectuer un travail suivi et cohérent. (…).
En lycée, rien n’a été fait depuis 2012 pour remédier aux difficultés rencontrées par nos collègues qui au quotidien peuvent mesurer les conséquences de cette réforme : autonomie renforcée, fonctionnement de l’Accompagnement Personnalisé (AP), enseignement des langues vivantes et Évaluation en Cours d’Année (ECA), Contrôle en cours de formation (CCF) en lycée professionnel. De même, rien n’a été fait pour prendre en compte les graves difficultés engendrées par la réforme des STI2D. L’Inspection Générale elle-même a notamment souligné « le creusement des écarts entre les lycées ». La réforme du collège 2016 est conçue sur les mêmes principes que celle des lycées, et sa mise en place conduira à renforcer les mêmes principes délétères au lycée. Sans doute est-ce la raison principale pour laquelle le ministère refuse, de fait, d’en faire un bilan sincère et objectif et de discuter de modifications profondes, pourtant nécessaires, dans l’organisation du lycée qui rompent avec les logiques précédentes.
La réforme du collège est prévue pour être appliquée de la 6ème à la 3ème, dans les 4 niveaux à la fois, dès la rentrée 2016. La ministre prétend amener les organisations syndicales à un diagnostic partagé sur la réforme du lycée (dont tous les syndicats reconnaissent qu’elle est un fiasco) pour étendre au lycée la logique du socle commun contre les disciplines, contre les connaissances. La réforme du collège est maintenue contre les personnels et l’écrasante majorité de leurs syndicats qui en demandent l’abrogation. On cherche partout à contraindre les professeurs à participer à des formations pour anticiper la réforme. Les stagiaires sont tenus de préparer des projets interdisciplinaires dans le cadre de leur formation à l’ESPE (retrouvera-t-on leurs travaux dans la vague de journées de formations disciplinaires qui commence en janvier ?). Les professeurs ne veulent pas d’une réforme qui instaure autant de règles que d’établissements, qui réduit les heures de cours disciplinaires. Ils savent que la réforme du collège va se traduire par des compléments de service, des suppressions de postes. Ce n’est peut-être pas un hasard si la carte des langues vivantes, qui devait être présentée fin décembre au CTA, ne l’a toujours pas été, et n’est même pas à l’ordre du jour du prochain CTA du 21 Janvier.
Les documents du CTM font état de 5 créations de postes pour toute l’académie de Dijon dans le Second Degré, soit 1,25 poste pour chaque département ! Ce n’est pas ainsi qu’on va compenser les postes supprimés depuis 2008 (625 postes de professeurs en moins entre 2008 et 2014 sur notre académie).
Nous appelons les enseignants à se réunir en AG dans leurs établissements pour discuter des éléments concrets dont ils disposent concernant la rentrée 2016 (DHG, impact sur les postes) et préparer la grève pour obtenir le retrait de la réforme du collège :
- Aucune suppression d’Heures Poste, aucun moyen supprimé.
- Abrogation de la réforme du collège et du décret Peillon-Hamon du 20 Août 2014,
- Aucun euro en moins, aucune tâche en plus, et création des postes nécessaires.

Le 26 Janvier, les fédérations de fonctionnaires FO, CGT, Solidaires appellent les agents des trois versants de la fonction publique à la grève pour l’augmentation du point d’indice, pour la défense du service public. Le 26 janvier, 13 syndicats de l’enseignement secondaire appellent à construire une grève nationale majoritaire pour l’abrogation de la réforme du collège. Dans cet objectif, nous prenons l’initiative de réunir par tous les moyens les collègues dans les établissements, pour faire le point et prendre les initiatives que la situation impose.

III. Plan d’HIS

 21
- collège Camille Claudel de Chevigny aujourd’hui - 14.01
- lycée Eiffel de Dijon (le mien) le 20 janvier.
- collège Edouard Herriot de Dijon le 21 janvier.
- collège Isle de Saône à Pontailler sur Saône le 25 janvier.
- collège Marcelle Pardé de Dijon peut-être, à une date pas encore fixée
- collège Monge.
D’autres sont en cours de construction.

Situation le 12 janvier

- Dans les appels des UD

 93
Motion de la commission exécutive de l’union départementale FO 93
Le 26 janvier, les fédérations de fonctionnaires CGT - FO - Solidaires appellent à la grève et à manifester, avec le soutien de la FSU (de nombreuses sections départementales de la FSU dont celle du 93 y appellent), pour l’augmentation des salaires par l’augmentation de la valeur du point d’indice, le développement de l’emploi public statutaire, la défense du service public.
Dans leur communiqué commun du 18 décembre, les fédérations de fonctionnaires indiquent :
« (...) le gouvernement annonce la couleur : la politique d’austérité continue…. et ce n’est pas la nôtre ! (...) S’ajoutent à cela, (...) de nombreuses réformes (collèges, territoriales, santé…) qui, si elles sont mises en œuvres, vont avoir de nouveaux et graves impacts négatifs sur le service public rendu aux citoyens et aggraver encore les conditions de travail des personnels. Enfin, de nombreux secteurs de la Fonction publique, pourtant essentiels au progrès social et à la population, restent confrontés à des sous effectifs absolument insupportables. »
L’UD FO 93 considère que cette journée de grève dans la fonction publique, première journée nationale de grève et de manifestations depuis l’instauration de l’Etat d’urgence par le gouvernement et le parlement, est d’une importance majeure.
Parce que le gouvernement entend poursuivre la destruction de toutes les conquêtes ouvrières, (il a ainsi annoncé un projet de loi d’ici février-mars démantelant le code du travail et les conventions collectives et, dans le cadre de l’application du PPCR, la réécriture de centaines de décrets et d’arrêtés dans la fonction publique remettant en cause les garanties statutaires).
Parce que les revendications doivent être satisfaites dans la fonction publique, comme dans le privé, mais aussi parce que c’est en faisant grève et en manifestant que peut être défendu le droit démocratique de la classe ouvrière à faire grève et à manifester pour ses revendications, droit remis en cause par la prolongation de l’Etat d’urgence dont FO 93 avait, dès sa proclamation, demandé sa levée.
La Commission Exécutive de l’Union départementale FO de Seine Saint Denis apporte son soutien plein et entier à cette initiative et invite tous ses syndicats à aider, de la façon qu’ils jugeront utile, à la réussite de cette journée de grève et de manifestations".

 91
Appel des UD FO, CGT, Solidaires
L’austérité ça suffit ! Le 26 janvier : grève et manifestations dans les Fonctions Publiques
Les Unions Départementales CGT, Force Ouvrière et Solidaires de l’Essonne apporte leur soutien plein et entier à la journée nationale de grève et de manifestations appelée par les Fédérations de la Fonction Publique CGT, FO et Solidaires pour :
- « une augmentation significative de la valeur du point d’indice, prenant en compte l’inflation subie depuis plusieurs années et, en particulier, depuis 2010,
- des mesures générales permettant de compenser les pertes de pouvoir d’achat,
- le développement de l’emploi public statutaire par des créations nettes, dans les très nombreux secteurs qui en ont besoin,
- des moyens financiers à la hauteur des besoins du service public,
- la défense d’un service public de proximité garant de la cohésion sociale ».
Comme elles l’ont souligné dans une précédente déclaration : « Il n’y aura pas de trêve dans l’action syndicale pour s’opposer aux politiques d’austérité, défendre les conquêtes sociales et lutter pour le progrès social ».
Les UD CGT, FO et Solidaires de l’Essonne invitent tous leurs militants et adhérents à faire un succès de la journée du 26 janvier pour préparer la riposte d’ensemble à la politique antisociale du gouvernement. Evry, le 11 janvier 2016.

Dans le second degré

 78
Accord pour un appel départemental à la grève et à la manifestation le 26/01, SNFOLC et les syndicats de la FSU (SNES, SNEP et SNUEP).

Dans l’organisation des HIS dans les établissements

 78
HIS d’ores et déjà programmées :
CLG Le Rondeau Rambouillet 7/01
CLG Les Amandiers (Carrières-sur-Seine) 12/01 à 16h (1ere fois que nous tenons une réunion).
CLG Maupassant Houilles 13/01 à 8h30
CLG Le Cèdre Le Vésinet 18/01 à 16h15
CLG Jaurès Poissy 22/01 à 8h30
Sont en train d’être organisées : CLG Einstein Magny, Lycée Corneille La Celle Saint Cloud, Les Pierres Vives Carrières sur Seine, Evariste Galois Sartrouville (HIS commune FO-SNES), Giacometti à Montigny, Racine à Saint-Cyr, Sully à Rosny...
Tournées
CLG Jean Moulin + PM Curie au Pecq.
Autres tournées programmées d’ici le 26/01 sur Versailles, Saint-Quentin et la Celle Saint-Cloud, Sartrouville, Chatou, Maisons-Laffitte. Melinda : Saint-Germain en Laye, Achères, Chanteloup, Triel, Verneuil.
Les délégués d’établissement recevront cette semaine une circulaire par courrier contenant des tracts à distribuer + panneau.

 80
10 HIS programmées pour le moment pour préparer la grève du 26 janvier
Jeudi 7 JANVIER : HIS Collège Montdidier N
Lundi 11 JANVIER : HIS Collège POIX DE PICARDIE / HIS Collège CONTY
Mardi 12 JANVIER : HIS Lycée Michelis AMIENS / HIS Collège Janvier AMIENS
Mardi 12 JANVIER : HIS Lycée B de P ABBEVILLE
Jeudi 14 JANVIER : HIS Collège ROSIERES EN SANTERRE
Mardi 19 JANVIER : HIS Collège RUE / Collège AILLY LE HT CLOCHER ?
Jeudi 21 JANVIER : HIS Collège MOREUIL
D’autres doivent être organisées : Bureau SNFOLC 80 Mercredi 6 janvier

Dans les établissements

 83
• Collège Paul Eluard de La Seyne sur Mer, SNFOLC.
- « nous sommes pour des projets mais que nous avons nous mêmes décidés et dans le respect de notre liberté pédagogique mais nous n’avons pas de temps de concertation pour cela … »
- « l’autonomie augmente et va aggraver la concurrence entre les collègues, entre les disciplines »
- « des réunions sont organisées par discipline, de manière séparée, pour nous diviser »
- « l’accompagnement éducatif ne sera plus financé alors que c’était une aide réelle sans retirer les heures d’enseignement dues aux élèves ».
L’unanimité des présents (moins 2 abstentions) a voté l’exigence d’abrogation de la réforme et a décidé de s’adresser aux autres collègues du collège pour qu’ensemble, une motion soit défendue à tous les niveaux (Conseil Pédagogique, Conseil d’administration, autres réunions), motion exigeant l’abrogation, motion refusant de participer à la répartition des heures d’AP et EPI.
Motion en cours de discussion
Enseignants du collège Paul Eluard de La Seyne sur Mer, nous nous sommes réunis ce mardi 12 janvier 2016 en heure d’information syndicale à l’initiative de la section FO du Var.
Après discussion, nous avons décidé de refuser de participer à la répartition des heures d’AP et EPI car nous exigeons l’abrogation de la réforme du collège qui supprime plus de 100 heures hebdomadaires d’enseignement disciplinaire dans notre collège.
Nous refusons de discuter de la répartition d’une DGH inconnue à l’heure actuelle, nous exigeons le maintien de tous les dédoublements et options, notamment les classes bi-langue, euros et du latin qui ne doivent pas être en concurrence dans le cadre de l’autonomie de l’établissement.
Nous refusons une réforme qui nous oblige à nous réunir de manière régulière en dehors de nos obligations réglementaires de service, notamment le soir après les cours, sans rémunérations complémentaires.
Nous soutenons l’intersyndicale nationale du second degré qui exige de manière unie l’abrogation de cette réforme et qui appelle à la grève le mardi 26 janvier 2016.

II. Abrogation : Oui
Formation-Formatage : NON
Prises de position dans les établissements

 27
• Brionne - Beaumont - Le Neubourg
Déclaration sur le bilan de la journée de formation du 7 janvier 2016
« Nous, personnels du collège du Neubourg présents ce jour, sommes très inquiets après cette première journée de formation pour la rentrée 2016. En effet, nous n’avons pas eu de réponses claires à nos questions organisationnelles car ce n’était apparemment pas l’objectif de la journée.
Nous avons donc décidé de vous soumettre nos inquiétudes.
– Le travail interdisciplinaire demande un temps de concertation extrêmement important qui n’est pas mentionné, ni comptabilisé dans les textes officiels. Ce temps de concertation impliquera nécessairement un alourdissement conséquent de notre charge de travail (non rémunéré !), sachant que les programmes des quatre niveaux du collège sont modifiés dans le même temps.
– Les collègues TZR et contractuels arrivant dans un établissement, voire dans quatre établissements différents devront se soumettre et s’adapter aux projets décidés. Ils n’auront donc aucune liberté pédagogique et pourraient être contraints de faire de nombreux EPI.
– L’AP en classe entière ne permet pas d’aider individuellement les élèves. Cette réforme ne nous semble donc pas mettre en place les moyens nécessaires pour aider les élèves en difficulté.
– Nous avons peur que, pour des raisons d’organisation, les EPI ne nous soient imposés.
– Le nouveau cycle CM1-CM2-6e pose des problèmes de concertation avec les enseignants de primaire que nous ne verrons que très difficilement.
Le niveau en langue est rabaissé et on n’offre plus aux élèves curieux la possibilité de découvrir d’autres langues ou de les renforcer.

Message lu aux formateurs en fin de réunion :
Les enseignants présents le 07 janvier 2016 à la formation sur la réforme du collège remercient les formateurs pour avoir tenté d’expliquer la réforme.
Nous regrettons que les nombreuses questions posées n’aient pas eu de réponses et soient trop souvent renvoyées à d’autres lieux.
Nous regrettons que les représentants IPR ou CE soient partis très tôt dans la matinée. Cette journée nous conforte dans notre opposition à cette réforme.

• Louviers ( F. Buisson / Le Hamelet / Les fougères )
Même situation, les collègues ont posé des questions mais n’ont pas eu de réponses, ont refusé d’entrer dans la discussion sur la mise en œuvre de la réforme puis de produire les EPI qu’on leur demandait dans les ateliers.
La « formation » s’est achevée beaucoup plus tôt que prévue.

• Collège Léonard de Vinci de Saint-Marcel
Nous, enseignants du collège Léonard de Vinci, réunis le 14 décembre 2015, refusons d’organiser la mise en œuvre de la réforme contre laquelle nous nous battons depuis le début. Cette réforme relève de l’improvisation totale et de la démagogie. Nous, professionnels de l’éducation, refusons de construire une réforme contraire à l’intérêt des élèves et irréalisable sur le terrain.

On nous demande de mettre en place un nouveau programme sur les 4 niveaux de collège dès la rentrée 2016. Comment pouvons-nous mettre en place de nouvelles progressions, de nouvelles séquences dans tous les niveaux d’ici la prochaine rentrée ? Certains programmes n’ont pas de limite claire. Les formations disciplinaires auront lieu au 3e trimestre et se retrouvent réduites à 1 journée (contre les 2 promises).

On nous parle d’égalité des chances, mais comment organiser un accompagnement dit « personnalisé » avec des groupes pouvant atteindre 30 élèves ? Qu’en est-il des élèves en situation de détresse scolaire et/ou non francophones ? Comment permettre aux élèves de progresser en diminuant les horaires disciplinaires ? Comment accompagner au mieux chacun de nos élèves dans des classes aux effectifs surchargés ? Ce problème fondamental des effectifs n’est soulevé à aucun moment dans la réforme. Les séances d’AP feront partie intégrante des cours disciplinaires. Comment prévoir dès aujourd’hui les besoins des élèves de la rentrée sans avoir de recul sur les nouveaux programmes ?

On nous parle de suppression des filières élitistes. Or les options euro, bilangues, latin-grec sont ouvertes à tous et sont présentes même dans les établissements dits sensibles, où elles permettent à leurs élèves de réussir et où elles maintiennent l’attractivité des établissements. Que vont devenir les élèves de ces filières ?

On nous vend 2h45 d’autonomie pour faire, par classe, des groupes de technologie, des groupes de sciences physiques, des groupes de SVT, des groupes de langues, de l’accompagnement personnalisé et l’enseignement du latin et du grec. Tout ne pourra donc pas être mis en place !

On nous parle d’interdisciplinarité. Or nous découvrons des EPI qui sont, pour lors, des coquilles vides et qui sont mis en place sans moyens de concertation et en ponctionnant les heures des disciplines !
Les formations prévues sont mises en place avant les formations disciplinaires. Comment pouvons-nous mettre en place des projets avant même d’avoir mis en place les nouveaux programmes, sans le recul nécessaire ?

On nous vante l’autonomie des établissements. Or, avec des programmes par cycles, des EPI décidés en interne et une répartition des horaires différentes d’un établissement à l’autre, que se passera-t-il pour les nombreux élèves amenés à changer de collège en cours de scolarité ? Que se passera-t-il également pour les enseignants en service partagé et pour les TZR ?
Cette interdisciplinarité et cette autonomie conduiront immanquablement à la mise en place d’une hiérarchie intermédiaire par le biais du conseil pédagogique, du conseil d’administration et du conseil d’enseignement. Elles marquent également la fin d’un cadrage national et d’une équité sur l’ensemble du territoire.

On nous demande d’élaborer, lors des demi-journées banalisées, des contenus pour remplir le néant d’un cadre et d’intitulés qui ne correspondent et ne peuvent répondre en rien aux réalités de notre quotidien d’enseignants.

Nous réclamons le retrait de cette réforme inacceptable, pour la remplacer par une réforme ambitieuse du collège qui attribue des moyens suffisants pour assurer la réussite de tous les élèves et améliorer les conditions de travail des personnels. Pour cela, il faut donc :
- garantir des grilles horaires disciplinaires nationales non modulables
- définir des programmes disciplinaires cohérents et dont la mise en place serait échelonnée sur plusieurs rentrées, permettant une interdisciplinarité construite et progressive
- réduire les effectifs par classe et assurer les dédoublements nécessaires.
- donner du temps aux personnels pour se concerter et travailler en équipes.
- maintenir les classes euro, l’option latin ou grec et bilangues.
- assurer une formation initiale et continue à la hauteur des enjeux.
- prévoir des personnels (cpe, co-psy, infirmières, assistants sociaux, médecins scolaires) reconnus dans leurs missions, et en nombre suffisant dans les établissements.

• Collège Jean Rostand Evreux, SNFOLC, SNES et SNUIPP
Madame le ministre, Madame le recteur, mesdames et messieurs les inspecteurs,
Nous, enseignants du collège Jean Rostand d’Evreux, nous nous sommes réunis en heure d’information syndicale ce jour, jeudi 7 janvier 2016. Le constat est toujours le même : nous refusons la réforme du collège prévue pour la rentrée 2016 et sommes très inquiets pour les mois à venir.
Cette réforme met en danger les enseignements disciplinaires, met en concurrence les établissements, et induit un alourdissement insupportable de notre charge de travail.
Nous ne sommes pas volontaires pour assister aux formations consacrées à la réforme du collège. Nous nous y rendrons seulement contraints parfois même en dehors de notre temps de travail, et nous éviterons de prendre part aux réflexions. Nous ne souhaitons pas être complices du démantèlement du collège tel que nous le connaissons actuellement.
Nous sommes tous attachés à l’école républicaine. Nous sommes tous fiers et heureux d’enseigner.
Voilà pourquoi nous ne travaillerons pas à la mise en place de cette réforme inégalitaire et mal pensée.

- Collège Evariste Galois de Breteuil sur Iton- SNFOLC. 4.01
Les personnels enseignants du collège Evariste Galois de Breteuil sur Iton, avec le soutien de la section syndicale SNLC FO, ne veulent pas de la réforme du collège. Cette réforme a pour conséquence désastreuse, dans notre collège, de supprimer les heures disciplinaires, de supprimer les cours d’allemand LV2 ainsi que les bilangues en 6ème pour la rentrée 2016, de supprimer les groupes de sciences et de technologie et l’enseignement du latin.
Nous craignons des suppressions de poste. La marge d’autonomie mise en avant par la Ministre ne pourra pas remplacer tout ce que la réforme fait disparaître.
Nous refusons donc de participer et d’élaborer les EPI, pris sur nos heures de cours pour mettre en place une réforme qui a pour conséquence la destruction de l’école publique et républicaine.
Nous demandons l’abrogation de cette réforme anti-pédagogique.

• Collège Jacques Daviel de La Barre en Ouche
Prise de position sur le conseil école – collège (janvier 2016)
Nous, enseignants du collège Jacques Daviel de La Barre en Ouche, avons pris connaissance des réunions programmées pour la mise en œuvre du conseil école collège et du cycle 3. Or le décret 2015-1023 paru le 19 août 2015 reporte au 1er septembre 2016 la date d’entrée en vigueur des dispositions du décret 2013-682 du 24 juillet 2013 sur la mise en œuvre des nouveaux cycles. Le cycle 3 pour lequel nous devrions construire une progression n’existe donc pas encore. Nous tenons donc à affirmer notre refus d’anticiper la mise en œuvre de la réforme du collège à laquelle nous demeurons opposés, avec l’appui de 15 organisations syndicales.
Nous n’avons évidemment rien contre le fait de travailler avec nos collègues du 1er degré ; nous avons déjà mené des projets communs et nous échangeons tous les ans avec eux dans la cadre de la liaison CM2 – 6e.
Mais la mise en place du cycle 3 pose plusieurs problèmes :
• le redécoupage des programmes par réseau d’écoles autour d’un collège aboutit à une redéfinition des programmes nationaux par secteurs géographiques. Or nous savons par expérience que nos élèves changent d’école et de collège et que leurs parents déménagent. C’est une des caractéristiques du département de l’Eure. Une telle organisation ne garantit plus l’égal accès à l’instruction pour nos élèves.
• le planning de réunions présenté pour le mois de janvier 2016 est éloquent. Avant même que la réforme se mette en place, nous avons un aperçu de la réunionite qui va s’emparer des collèges et des écoles. Il va falloir se réunir sans cesse au dépens du temps consacré à la préparation de nos cours et en allongeant sans cesse notre journée de travail. Le projet de modification des obligations de service des professeurs des écoles pour intégrer ces réunions à leurs missions n’est pas fait pour rassurer nos collègues du 1er degré, pour lesquels toutes ces réunions deviendraient obligatoires.
• Collège de Gaillon, SNFOLC.
Lettre à la ministre et au recteur suite réunion présentatioin de la réforme le 17.12
Le constat est toujours le même : nous refusons la réforme du collège prévue pour la rentrée 2016 et sommes extrêmement inquiets pour les mois à venir.
Nous ne voulons pas être « formés » à la perte de cours disciplinaires,
Nous ne voulons pas être « formés » à la suppression des classes bilangues, sections européennes, DP3 et accompagnement éducatif
Nous ne voulons pas être « formés » à la dilution des disciplines scientifiques dans l’EIST
Nous ne voulons pas être « formés » à la mort programmée des langues anciennes,
Nous ne voulons pas être « formés » à l’inégalité entre élèves et entre établissements
Nous ne voulons pas être « formés » à la réunionite perpétuelle qui signe la fin de notre liberté pédagogique
Nous ne voulons pas entendre parler de « l’éducabilité des enseignants »
Nous ne nous investirons donc pas dans les formations, certains d’ailleurs demandent à prendre leurs élèves plutôt que de s’y rendre.
Parce que l’on confond de plus en plus animation et enseignement,
Parce que nous croyons que cette réforme passée en force ne répond pas aux réels problèmes du collège,
Parce que cette réforme va alourdir notre charge de travail pour un salaire qui restera toujours gelé et inchangé,
Et parce que nous n’avons pas fait des études pour nous faire exploiter et obéir tel un mouton à une ministre qui se montre méprisante,
Nous ne prendrons pas part à la mise en place de la réforme.
Et si, malgré notre demande de pouvoir choisir de participer ou non aux réunions et formations, nous en étions contraints, nous viendrions, mais sachez que nous ne prendrions pas part à la réflexion.
Nous sommes tous attachés à l’école républicaine. Nous sommes tous fiers et heureux d’enseigner.
Voilà pourquoi nous ne travaillerons pas à la mise en place de cette réforme inégalitaire et mal pensée.

Echos dans les établissements

 27
collèges d’Aubevoye et de Gaillon
Première journée de « formation » au collège Simone Signoret à Aubevoye (11 et 12 janvier).
- discours de l’inspecteur de lettres (en présence des deux formateurs, de la principale et de l’adjointe).
- il demande si quelqu’un a des questions, gros silence, puis une collègue en pose une, il n’a pas la réponse, une autre (collègue d’allemand) parle de la disparition de sa matière, réponse : « Je suis désolé », un autre demande s’il y aura des moyens supplémentaires pour l’achat de matériel (imprimante 3D) en techno. Réponse : « Non ». Un autre veut savoir si nous aurons une heure prévue (et payée) pour la concertation. Réponse de notre adjointe : "Non car c’est prévu dans notre mission de professeur...)
- les formateurs (sans se présenter) commencent à lire un diaporama (avec des petits dessins censés être humoristiques. Le premier avec un élève qui dit : « Parce que je le vallaud bien »...), une collègue pose une question sur l’un des dessins, titré « Combattre l’ennui à l’école » sur lequel on peut voir un enfant dire à son père : « Papa, je m’ennuie au collège ! », ce à quoi le père répond : "Et moi, tu crois que je m’éclate au travail ? » La formatrice s’énerve, prend un ton agacé et méprisant, disant que le dessin est là, qu’elle ne sait pas quelle en est la source, etc.
- l’inspecteur avait annoncé qu’il ne resterait qu’au début de la formation mais vu le climat, il a passé la matinée avec nous.
- le reste du diaporama n’apporte rien de nouveau, ni de concret.
- on nous a ensuite donné des documents avec les différents thèmes en nous demandant d’imaginer des EPI. Plusieurs groupes (la majorité) ont refusé de travailler dessus (on est censés nous apprendre comment faire et en fait, c’est à nous de les réaliser...). On attend que le temps passe.
La formatrice demande alors à un groupe volontaire de présenter son travail. L’inspecteur conclut que c’est « splendide » mais « trop ambitieux ». La formatrice se félicite alors d’avoir suscité des interrogations et conclut que ce travail a été une « réussite » alors que seule une minorité a effectué le travail...

Pause déjeuner. Chacun pense à sa matinée perdue.

L’après-midi :
On nous montre un exemple d’EPI (svt/eps), sans grand intérêt, les élèves ne vont pas mettre un trimestre pour prendre le pouls de ceux qui courent…
Puis on nous présente encore un travail de groupes pour lequel on doit imaginer un EPI. A nouveau, nous sommes plusieurs groupes à refuser de le faire.
Une collègue demande à la formatrice s’ils ont déjà travaillé sur les EPI dans son collège. Réponse : « Les EPI commenceront en septembre 2016 ». La collègue insiste en lui demandant s’ils ont fait ce que nous sommes en train de faire, à savoir réfléchir sur les EPI. Réponse très énervée de la formatrice : « Je sais où vous voulez en venir et je ne vous répondrai pas ! ». La collègue nous précise alors que la formatrice est prof en ... lycée ! Pourquoi ne s’est-elle donc pas présentée au début en le disant ? Elle est ensuite venue reprocher à la collègue que sa question était déplacée.
Elle a ensuite répondu à une question d’une collègue, lui répondant qu’elle aussi est désolée pour la disparition de l’allemand, qu’elle la comprend…
Puis elle a demandé d’une voix suppliante à notre groupe de « faire un petit travail s’il vous plaît ».
Refus de notre part.

Nous avons ensuite attendu que le temps passe, en nous occupant comme nous avons pu.
Un groupe a présenté son travail, la formatrice a demandé au collègue qui avait la parole si elle pouvait en faire une photocopie : le collègue a refusé.

A 16h20, on nous libère car des collègues de Gaillon ont une réunion.
Mais avant de partir, on nous donne un petit questionnaire de satisfaction (que nous avons rendu sans le remplir), nous demandant notamment si la journée avait répondu à nos questions...
Demain, programme des réjouissances : l’AP !

• Collège Jean Rostand Evreux
Conseil pédagogique jeudi 7 janvier :
Un IPR, un IEN, 2 conseillers pédagogiques du 1er degré et une 5e personne pour parler de la SEGPA, l’administration et 28 profs.
Les 5 « invités » ont parlé les uns après les autres pendant environ 1h, puis nous ont demandé si nous avions des questions : SILENCE,
puis nous ont posé des questions ("Vous ne voulez pas travailler avec les enseignants du primaire ? etc) : SILENCE.
Une collègue est simplement intervenue pour préciser que notre silence s’expliquerait après lecture de la motion qui leur avait été remise. Elle a donc été lue à haute voix. Le principal a donc rapidement mis fin à la réunion.
Nous avons aussi appris qu’il faudrait inclure les élèves de SEGPA à la rentrée dans nos classes. Au-delà du fait que ça paraît très compliqué, l’IA n’a pas pris cela en compte dans les prévisions d’effectifs pour la rentrée.

Situation le 11 janvier

I. Préparation de la grève du 26 janvier
Dans les appels intersyndicaux

■ 44
• Communiqué Fonction publique CGT, Cgt-FO, SOLIDAIRES et FSU ( extrait)
Augmenter les salaires et pensions avec réévaluation réelle du point d’indice
- OUI à un service public de qualité
- NON aux régressions programmées (collèges, santé…) et à une réforme territoriale
héritière de la RGPP
Les organisations syndicales CGT, Cgt-FO, SOLIDAIRES et FSU de la Fonction publique estiment que si la négociation salariale qu’elles réclament depuis plusieurs années est bien confirmée pour le mois de février, elle ne se présente pas dans de bonnes conditions. En effet, en faisant adopter une loi de finances et une loi de financement de la Sécurité Sociale pour
2016 avec quasiment aucune marge de manœuvre pour une augmentation générale des traitements, le gouvernement annonce la couleur : la politique d’austérité continue…. et ce n’est pas
la nôtre ! De surcroît, les déclarations se multiplient sur les difficultés de la relance, une croissance
toujours en berne, qui laissent très mal augurer de ce rendez-vous salarial.
S’ajoutent à cela, la poursuite à une vitesse effrénée et sans réelle négociation, de nombreuses contre-réformes : collèges, territoriale, santé... (…)
C’est pourquoi, les organisations syndicales CGT, Cgt-FO, SOLIDAIRES et FSU de Loire Atlantique appellent à la grève ce 26 janvier et à manifester pour :
- une augmentation immédiate de la valeur du point d’indice de 8% minimum prenant en compte l’inflation subie depuis 2010,
- des mesures générales permettant de compenser les pertes de pouvoir d’achat allant bien au-delà des miettes et chantages organisés autour du « PPCR »,
- maintien du statut général et des statuts particuliers des fonctions publiques,
- le développement de l’emploi public statutaire par des créations nettes dans les trois versants
de la fonction publique,
- des moyens financiers à la hauteur des besoins du service public,
- la défense d’un service public de proximité garant de la cohésion sociale.
Cette journée est organisée conjointement avec les personnels des collèges pour l’abrogation de cette réforme. Elle relève d’un véritable enjeu de société, et vise notamment à réduire la dépense publique. Elle ouvre la voie aux ségrégations sociales au lieu d’assurer les conditions de l’émancipation pour tous par la connaissance et l’ouverture aux savoirs.
Nous vous invitons à vous rassembler et manifester unitairement le 26 janvier à 10h.

• Reprise de l’appel des OS national avec une même heure pour la manifestation Nantes et saint-Nazaire.

•Appel des UD Cgt-FO-CGT et FSU, SOLIDAIRES : extrait : soutiennent l’appel à la grève décidée par les organisations de fonctionnaires et enseignantes des collèges le 26 janvier prochain, contre les réformes régressives et le pacte de stabilité qui mettent en danger l’existence même des services publics, pour l’augmentation des rémunérations indiciaires. Elles partagent totalement l’analyse et les revendications du « communiqué commun fonction publique de Loire-Atlantique » publié pour préparer la grève et les manifestations. (…)
C’est la raison pour laquelle, les Unions Départementales CGT, Cgt-FO, Solidaires et FSU de Loire Atlantique invitent les salariés du secteur privé, les retraités et les privés d’emplois à rejoindre les manifestations à Nantes et à St Nazaire. Elles invitent ses syndicats et sections du privé à participer aux manifestations (délégations) et quand les conditions sont réunies, sur la base de revendications propres à leur secteur (augmentations salariales...), à organiser des débrayages le 26 janvier.

 60
Appel fonction publique CGT, Cgt-FO, FSU et Solidaires : Augmenter les salaires et pensions avec revalorisation réelle du point d’indice
- OUI à un service public de qualité - NON aux régressions programmées (collèges, santé…) et à une réforme territoriale héritière de la RGPP
Les organisations syndicales CGT, Cgt-FO, FSU et Solidaires de la Fonction Publique estiment que si la négociation salariale qu’elles réclament depuis plusieurs années est bien confirmée pour le mois de février, elle ne se présente pas dans de bonnes conditions.
En effet, en faisant adopter une loi de finances et une loi de financement de la Sécurité Sociale pour 2016 avec quasiment aucune marge de manœuvre pour une augmentation générale des traitements, le gouvernement annonce la couleur : la politique d’austérité continue…. et ce n’est pas la nôtre ! De surcroît, les déclarations se multiplient sur les difficultés de la relance, une croissance toujours en berne, qui laissent très mal augurer de ce rendez-vous salarial.
S’ajoutent à cela, la poursuite à une vitesse effrénée et sans réelle négociation, de nombreuses contre-réformes : collèges, territoriale, santé… Contrairement aux affirmations gouvernementales ces réformes régressives aggraveront toujours plus la qualité des services rendus aux citoyens et les conditions de travail des personnels.
La répétition de telles mesures rétrogrades détériore les relations sociales. La proclamation de l’Etat d’urgence est utilisée pour bloquer, à la discrétion des pouvoirs préfectoraux et au gré des injonctions locales, l’expression des revendications, dont celles des salariés, des retraités et privés d’emploi.
De nombreux secteurs de la Fonction publique, pourtant essentiels à la redistribution sociale et économique, restent confrontés à des sous effectifs absolument insupportables. L’affirmation d’améliorer les services publics de proximité, via la loi NOTRe, n’est qu’un enfumage dans les faits pour réorganiser des compétences publiques.
Elle sert principalement les intérêts des entreprises au détriment de l’intérêt général.
C’est pourquoi, les organisations syndicales CGT, Cgt-FO, FSU et Solidaires de l’Oise appellent à la grève ce 26 janvier et à manifester pour :
Une augmentation immédiate de la valeur du point d’indice de 8% minimum prenant en compte l’inflation subie depuis 2010,
Des mesures générales permettant de compenser les pertes de pouvoir d’achat allant bien au-delà des miettes et chantages organisés autour du « PPCR »,
Le maintien du statut général et des statuts particuliers des fonctions publiques,
Le développement de l’emploi public statutaire par des créations nettes dans les trois versants de la fonction publique,
Des moyens financiers à la hauteur des besoins du service public,
La défense d’un service public de proximité garant de la cohésion sociale.
Cette journée est organisée conjointement avec les personnels des collèges pour l’abrogation de cette réforme. Elle relève d’un véritable enjeu de société, et vise notamment à réduire la dépense
publique. Elle ouvre la voie aux ségrégations sociales au lieu d’assurer les conditions de l’émancipation pour tous par la connaissance et l’ouverture aux savoirs.
Nous vous invitons à vous rassembler
et manifester unitairement le 26 janvier à 14h30
Départ devant le conseil général à Beauvais

■ 43
Appel fonction publique FO, CGT, FSU, Solidaires : L’austérité ça suffit ! Fonction Publique : 26 janvier 2016 en grève dans l’unité ! (Extrait), Cette journée est organisée conjointement avec les personnels l’action sociale... mais aussi les personnels de l’Education Nationale qui réclament l’abrogation de la réforme du collège.

■ 13
UD FO 13 (extrait) appelle l’ensemble de ses syndicats du privé comme du public à rentrer dans la mobilisation pour exiger :
- Le maintien des statuts avec un véritable déroulement de carrière.
- Une revalorisation immédiate et significative de la valeur du point d’indice et le rattrapage des pertes de pouvoir d’achat.
- Une augmentation générale des salaires, des retraites et des pensions.
- L’abandon du pacte de responsabilité pour le maintien d’un service public de proximité garant de la cohésion sociale et de la République une, indivisible et laïque.

■ 76
Appel intersyndical du second degré SNES-FSU, SNEP-FSU, SNUEP-FSU, SNFOLC, SNETAA-FO, CGT educ’action, SUD education, SNALC, SNCL.
Réforme du collège : tous en grève mardi 26 janvier
l’intersyndicale de l’académie de Rouen s’est réunie lundi 04 janvier. Elle décide de se saisir et de relayer l’appel la grève du 26 janvier de l’intersyndicale nationale pour en faire une réussite et faire plier la Ministre.
Malgré 3 journées de grève nationales très suivies dans les collèges, une grande manifestation nationale , la Ministre persiste dans sa volonté de mettre en œuvre la réforme du collège à la rentrée 2016. De ce fait, elle maintient une situation de blocage qui l’oppose à la majorité des personnels.
Les nombreuses remontées des bilans des journées de « formation à la réforme » qui ont été organisées dans les académies montrent clairement que le refus de cette réforme reste profondément ancré chez les personnels et même qu’il s’amplifie à mesure que la réalité de cette réforme apparaît au grand jour et que les réponses à leurs questions sur sa mise en œuvre concrète sont floues, imprécises ou dilatoires.
Dans le même temps le ministère ouvre des discussions sur « le bilan des réformes du lycée », tout en annonçant qu’elles ne pourraient déboucher que sur d’éventuels ajustements techniques à la marge. Ces réformes ont été conçues selon les mêmes principes que la réforme « collège2016 » Sans doute est-ce la raison principale pour laquelle le ministère refuse, de fait, d’en faire un bilan sincère et de discuter de modifications profondes, pourtant nécessaires, dans l’organisation du lycée !
L’intersyndicale réaffirme sa détermination à obtenir l’abrogation de la réforme et l’ouverture de discussions pour le collège sur d’autres bases. Elle appelle les personnels à amplifier la mobilisation :
- en poursuivant les modalités d’action : refus de toute anticipation de la mise en œuvre de la réforme sous quelque forme que ce soit, motions, lettres aux parents, adresses aux élu-e-s, distribution de la carte pétition au Président de la république…
- en faisant, à partir de la réalité des DGH 2015, la vérité dans les établissements sur les DGH 2016 en préparation qui découlent de la réforme afin de défendre les postes, les conditions de travail des personnels et des élèves et de préparer les interventions sur les évolutions de cette dotation que la réforme impliquerait.
- à s’organiser collectivement sur les journées de formation pour avoir une expression commune contre la reforme du collège et faire de ces journées un temps de discussion et de mobilisation pour préparer la grève du 26.
Le SNES-FSU, le SNEP-FSU, le SNUEP-FSU, le SNFOLC, le SNETAA-FO, la CGT educ’action, SUD education, le SNALC, le SNCL de l’académie de Rouen appellent à la construction d’une grève nationale majoritaire le mardi 26 janvier.
Elle appelle les personnels à se réunir en assemblées générales, en heures d’information syndicale pour organiser la mobilisation permettant de créer le rapport de force nécessaire pour gagner, en discutant dès maintenant de la grève jusqu’au retrait si la Ministre ne cède pas. L’intersyndicale propose une assemblée générale le jour de la grève, à l’issue de la manifestation

■ 86
• Réunion intersyndicale le 11 dans les locaux de la FSU

■ Rennes
• Réunion intersyndicale second degré le 11. 1

■ 80
• Intersyndicale FSU, la CGT et SUD avec FO le 8.01. A noter, c’est la première fois depuis le début de l’année scolaire que la FSU répond positivement à nos propositions d’intersyndicales dans le département.

■ 13
• Réunion intersyndicale second degré lundi 11.01

■ 45
• Appel intersyndical SNES-FSU, SNEP-FSU, SNFOLC, CGT Educ’action, SNALC-FGAF, SUD Education.
Les organisations syndicales du Loiret SNES-FSU, SNEP-FSU, SNFOLC, CGT Educ’action, SNALC-FGAF, SUD Education réaffirment leur rejet d’une réforme du collège qui n’apportera aucune amélioration, ni pour les élèves, ni pour les personnels.
Elles constatent que les réelles demandes des enseignants ne sont pas écoutées et que la mise en concurrence entre disciplines et entre collègues a déjà commencé accompagnée de pressions exercées sur les équipes enseignantes.
Il est donc toujours nécessaire de se mobiliser ensemble pour refuser d’aménager une réforme qui nous divise et qui nous demande de faire des choix impossibles et injustes. Il n’est pas question d’accepter des dotations horaires globales qui ne correspondent pas à nos besoins.
Les organisations syndicales restent déterminées à combattre cette réforme, à obtenir son abrogation et la réouverture de discussions sur d’autres bases.
Elles appellent les personnels à refuser toute anticipation de la réforme, quelle qu’elle soit et à réclamer une dotation horaire globale à la hauteur de tous les besoins de l’établissement.
Elles dénoncent la mise en place d’une formation obligatoire à la réforme, qui ne répond nullement aux demandes des personnels, qui est pour partie en dehors du temps de travail et qui ne comprend pas le même nombre de journées pour chaque discipline.
Alors que le ministère repousse de mois en mois la publication du bilan du lycée Chatel, elles soulignent le danger d’une nouvelle réforme du lycée s’inspirant de celle du collège et qui ne ferait que renforcer les dérives précédentes.
Les organisations syndicales dénoncent le refus de la ministre de tout dialogue réel, et sa volonté d’imposer sa réforme du collège contre l’avis de la grande majorité des personnels concernés. La ministre persiste à vouloir passer en force et porte la responsabilité du conflit.
Face à ce blocage les organisations SNES-FSU, SNEP-FSU, SNFOLC, CGT Educ’action, SNALC-FGAF, SUD Education du Loiret appellent les personnels à une AG départementale le 19 janvier 2016 et à la grève nationale le 26 janvier 2016, un happening sera organisé à la fin de la manifestation à 12h30 devant le

Dans les établissements

■ 32

Cité scolaire Maréchal Lannes, FO et SNES
Les enseignants, réunis le 05/01 /2016 en heure syndicale SNES- FO à la cité scolaire de Lectoure ( Gers) ,demandent, plus que jamais, l’abrogation de la réforme du collège.
La grande majorité des collègues présents ( 27 professeurs présents) ont décidé de ne pas se rendre à la première réunion formation –formatage organisée le lendemain mercredi après –midi 6 Janvier. Face à cette forte mobilisation, cette formation s’est transformée en réunion ultra confidentielle devant un auditoire très réduit.
Déjà , la liste des représentants au Conseil d’Administration s’était positionnée contre la réforme du collège par la lecture d’une déclaration préalable lors du CA de Novembre.
Le message est donc clair dans notre établissement :
Nous n’avons pas de « questions », nous n’avons pas d’ « inquiétudes ».
Nous n’avons qu’une certitude, cette réforme du collège, nous n’en voulons pas.
Nous demandons l’abrogation de la réforme du collège et nous répondrons à l’appel des 13 organisations syndicales à la grève le 26 Janvier 2016 pour faire aboutir cette revendication.

■ 04

Collège Emile Honnoraty à Annot, SNFOLC
Nous, enseignants syndiqués et non syndiqués du Collège Emile Honnoraty à Annot réunis en heure mensuelle d’information syndicale avec le SNFOLC, le lundi 11 janvier 2016 faisons le constat suivant : nous sommes mobilisés depuis le printemps 2015 pour exiger l’abrogation de la réforme du collège. Lors de la journée de formation-formatage du 25 novembre 2015, nous avons très majoritairement refusé de participer à la mise en œuvre de cette réforme.
Nous sommes inquiets, non pas parce que nous serions hostiles à tout changement, mais parce que nous avons très bien compris le contenu de la réforme et ses conséquences.
Chacun a bien compris que l’on veut se servir de nous pour imposer la réforme. On nous demande de décider de ce qui sera maintenu ou non pour permettre ensuite aux DHG d’être faites.
Nous sommes inquiets parce que nous avons bien compris que la réalisation des projets aboutira à dégrader les disciplines ou le service des collègues et donc les conditions d’instruction des élèves.
Pour nous, la priorité est :
- de maintenir tous les enseignements disciplinaires avec des horaires par matière, hebdomadaires et nationaux non modulables afin de garantir l’égalité de tous les élèves sur tout le territoire national.
- de maintenir des programmes annuels et des diplômes nationaux.
- d’alléger les effectifs dans les classes et de créer les dédoublements nécessaires, inclus dans les grilles horaires nationales, ainsi que de créer de véritables dispositifs d’aide aux élèves en difficulté.
- de créer les postes d’enseignants et de vie scolaire nécessaires à cette amélioration des conditions d’apprentissage des élèves.
Dans son communiqué du 4 décembre 2015, l’intersyndicale nationale du second degré (SNES, SNEP, SNFOLC, SNETAA-FO, SFEDEP-FO, CGT Educ’action, SNALC, SNCL, SIES, CFE-CGC, AD-CNGA, SUD, SUNDEP-Solidaires) « appelle les personnels à amplifier la mobilisation » et « appelle à la construction d’une grève majoritaire le mardi 26 janvier 2016 ».
Nous nous saisissons de cet appel. Nous serons en grève ou la soutiendrons le mardi 26 janvier 2016.
Nous continuons et continuerons d’exiger l’abrogation de la réforme du collège.

■ 43

Collège Lafayette du Puy, CGT, SNES, SNEP, SUD et SNFOLC, AG du 5.01
Nous, enseignants du Collège Lafayette du Puy, réunis en Assemblée générale, avec le soutien des sections syndicales CGT, SNES, SNEP, SUD et SNFOLC, demandons, plus que jamais, l’abrogation de la réforme du collège et donc nous refusons de rendre un quelconque travail qui aurait pour but sa mise en place.
Que nous participions ou pas aux réunions de formatage, nous sommes unis et mobilisés depuis le printemps pour exiger l’abrogation de la réforme du collège et le restons.
Notre mobilisation unie avec les syndicats, a contraint l’administration à maintenir les classes bilangues dans le département de la Haute Loire pour l’année 2016 (mais sans avoir la garantie de leur maintien pour les années suivantes).
Nous ne voulons pas d’une réforme qui affaiblit nos enseignements disciplinaires, met en concurrence les établissements et les enseignants sous couvert d’autonomie et parce qu’elle induit une dégradation des conditions de travail tant pour les professeurs que pour les élèves.
Nous ne voulons pas d’une réforme qui supprime des heures de cours disciplinaires au profit d’EPI.
Nous ne voulons pas d’une réforme qui mette en œuvre l’annualisation de notre temps de travail. Nous rappelons que nous demandons toujours l’abrogation des décrets du 20 Août 2014 modifiant nos statuts.
De plus, nous condamnons la mise en œuvre dès la rentrée prochaine de nouveaux programmes sur tous les niveaux à la fois et vraisemblablement sans manuels scolaires !
C’est pourquoi nous demandons :
- le maintien des horaires nationaux dans toutes les disciplines,
- le maintien des programmes nationaux
- le maintien de l’enseignement des langues anciennes, latin et grec
- le maintien des classes à option européenne,
- le maintien des classes bi-langues et leur pérennisation, avec les horaires actuels
- le maintien de tous les postes
- l’abaissement des effectifs par classe,
- la possibilité de dédoubler les classes en fonction des besoins.

Nous demandons l’abrogation de la réforme du collège et nous répondrons à l’appel des 13 organisations syndicales nationales et des organisations syndicales départementales SNES-FSU, SNEP-FSU, SNFOLC, SNETAA-FO, SUD-Éducation et CGT Educ’action de Haute Loire, à la grève nationale le 26 Janvier 2016 pour faire aboutir cette revendication.
Nous considérons que l’appel à la grève par les organisations syndicales de la fonction publique FO, CGT et Solidaires le même jour, 26 janvier, pour l’augmentation des salaires et pour la défense du service public, est un point d’appui pour la mobilisation et son extension.
Sur la base de cette motion, nous décidons de préparer et d’organiser la grève sans attendre en s’adressant aux collègues des autres établissements y compris aux professeurs des écoles qui, après la réforme des rythmes scolaires, voient leur statut attaqué.

■ Allemagne
Lycée Français de Munich HIS FO
Les 29 enseignants du Secondaire présents, ont voté d’une part leur opposition massive à la réforme, qui se traduit par la perte d’heures de cours, liée entre autre, à la particularité de l’enseignement des langues dans notre établissement. 28 contre la réforme, une abstention.
19 se sont prononcés pour la participation à la grève du 26 janvier, 9 sont indécis, et 2 ne peuvent faire grève ce jour. Le résultat du vote de ce jour va être remonté à la directrice de l’AEFE, aux sénateurs et députés de l’étranger, et à notre direction, de même qu’un tableau de l’impact de la réforme sur les horaires,

■ 76

Collège Jean Zay de Sotteville lès Rouen, initiative FO
Lettre à Madame le Ministre, Madame le Recteur, Mesdames et Messieurs les inspecteurs,
Nous, personnels du collège Jean Zay de Sotteville lès Rouen nous sommes réunis en heure syndicale le mardi 15 décembre 2015. Le constat est toujours le même : nous refusons la réforme du collège prévue pour la rentrée 2016 et sommes extrêmement inquiets pour les mois à venir.
Nous dénonçons une réforme locale, et non nationale, où chaque établissement, public ou privé, décidera des choix offerts, en fonction de ses moyens et des équipes dont la stabilité est remise en cause chaque année par les suppressions de postes et les compléments de service.
Nous dénonçons le refus de la Ministre de tout dialogue réel et sa volonté d’imposer sa réforme contre l’avis de la grande majorité des personnels concernés.
Cette réforme met en danger les enseignements disciplinaires, met en concurrence les établissements et les enseignants, et induit un alourdissement de notre charge de travail, sans aucune portée pédagogique.

Nous ne sommes pas dupes, cette réforme n’a rien de pédagogique, elle est uniquement économique. Elle fait suite à la réforme des rythmes scolaires qui s’avère catastrophique dans la majorité des communes, les inégalités n’ont jamais été aussi marquées. La petite marge d’autonomie ne permettra jamais de remplacer tout ce que la réforme fait disparaître.
Nous sommes aussi en profond désaccord avec le fait que les EPI et l’AP soient non seulement pris sur les heures disciplinaires, mais aussi selon un choix local qui ne garantit plus le même nombre d’heures de chaque discipline à tous les élèves en France.
En conclusion, nous avons très bien compris cette réforme, nous n’avons pas besoin qu’on nous l’explique, nous refusons de l’anticiper et de la préparer, non par peur du changement, mais parce qu’elle ne répond pas à nos attentes et aux besoins de nos élèves.

Nous ne sommes pas volontaires pour assister aux réunions et aux formations consacrées à la réforme du collège. Nous nous y rendrons seulement contraints, et nous éviterons de prendre part aux réflexions. Nous ne souhaitons pas être complices du démantèlement du collège tel que nous le connaissons actuellement.
La mobilisation contre la réforme des collèges n’est pas terminée.
L’intersyndicale nationale appelle à monter d’un cran et à préparer une grève majoritaire, une grève jusqu’à l’abrogation. Cette réforme ne doit pas s’appliquer !

C’est pourquoi nous serons en grève le 26 janvier. Si la ministre ne retire pas sa réforme, la question de la poursuite de la grève se pose.

II. Abrogation : Oui
Formation-Formatage : NON
Prises de position dans les établissements

■ 35

Collèges de Maure de Bretagne, Guichen, Crevin, Bain de Bretagne et Redon Bellevue et Beaumont, FO, SUD, SNES, CGT, SNALC. Lettre au recteur
Nous, enseignants des collèges de Maure de Bretagne, Guichen, Crevin, Bain de Bretagne et Redon Bellevue et Beaumont, réunis en assemblée générale le lundi 11 janvier 2016 lors de la journée de formation J1 au collège de de Bain de Bretagne, prenons position comme suit :
Nous demandons l’abrogation de la réforme du collège, qui, dans le cadre général d’une politique d’austérité, aurait pour conséquence immédiate la destruction du service public d’éducation.
Nous nous opposons donc à participer à des journées de formation imposées et prendrons toutes les dispositions qui s’imposent pour obtenir l’abrogation de cette réforme.

■ 37

Collège Commynes de Tours, SNFOLC, SNEP
Nous, 28 collègues présents du collège Commynes réunis le 7 janvier 2016 en Heure d’Information Syndicale avec nos sections syndicales SNFOLC, SNEP :
- réaffirmons avec 15 organisations syndicales nationales notre revendication d’abrogation de la réforme des collèges,
- reprenons à notre compte la prise de position de l’intersyndicale nationale appelant « les collègues à refuser toute anticipation de mise en œuvre de la réforme sous quelque forme que ce soit, et en particulier à ne pas se porter volontaires pour les groupes de travail ou les formations »
- refusons la tentative de mise en place, par la désignation de professeurs-formateurs pour la réforme, d’une hiérarchie intermédiaire dans la salle des professeurs et de remettre en cause la liberté pédagogique individuelle aujourd’hui garantie par les horaires et programmes nationaux.
C’est pourquoi nous demandons le maintien :
- des horaires obligatoires dans toutes les disciplines,
- de l’enseignement des langues anciennes,
- des classes à option européenne,
- des classes bi-langues,
- des groupes allégés en sciences expérimentales (notamment en SVT en classe de 6e),
- de l’option professionnelle DP3,
- des classes de 6ème SEGPA

■ 56

Collège de Brocéliande
Décisions des personels réunis en HIS
De rester sur notre position de ne pas assister aux deux journées ( 14 et 18 janvier) de formations restantes sur la reforme du collège mais d’être présents au collège pour participer activement aux activités d’information et d’encadrement des élèves.
De l’envoie par voie hiérarchique d’une lettre (ci-jointe) au Recteur lui demandant de nous permettre de prendre nos élèves lors de deux journées restantes de formation sur la reforme du collège.
De contacter les médias pour les informer de notre position et des conséquences de cette reforme.
De demander aux collègues des autres établissements de se joindre à nous soit en venant au collège ( nous précisons qu’ils ne pourront pas rentrer, la manifestation se fera à l’extérieur de l’établissement ) soit en faisant savoir leur soutien à notre démarche (ne pas assister à la formation, communiqué, lettre au Recteur ou autre).
De nous réunir à nouveau mardi 12 janvier à midi pour faire le point.

■ 88
Collège Corcieux : pétition à l’initiative de FO collège qui regroupait plusieurs établissements : 65 signatures pour l’abrogation de la réforme, contre la formation formatage.

■ 37

Collège Lamartine : lettre signée par 22 professeurs sur 25 remontée par voie hiérarchique à la ministre et envoyée aussi directement à ministre, rectrice, DASEN.

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Collège de la rue de Châteaudun à Belfort, initiative FO, lettre à la ministre

A l’attention de Madame la Ministre sous couvert de Mme la Principale du collège de la rue de Châteaudun à Belfort.
Nous, professeurs du collège de la Rue de Châteaudun à Belfort, nous sommes réunis en heure syndicale le mardi 5 janvier 2016 (14 présents et 3 excusés) et avons affirmé notre profond désaccord avec la réforme du collège prévue pour la rentrée 2016 .
- Cette réforme met en danger les enseignements disciplinaires : suppression du latin et de l’allemand à plus ou moins long terme, diminution des horaires dans plusieurs disciplines, introduction des EPI et de l’AP en classe entière en lieu et place des enseignements disciplinaires, enseignement globalisé des sciences par des enseignants non qualifiés…
- Elle met en danger l’éducation dite « nationale » : au vu des programmes, de l’absence de repères annuels (sauf en histoire-géographie), il est clair que les élèves n’auront pas tous accès aux mêmes notions, aux mêmes auteurs, à la même culture...La réforme va donc mettre en concurrence les établissements.
- Elle se moque du suivi de nos élèves : mise en œuvre simultanée des quatre niveaux d’enseignements sans tenir compte des acquis antérieurs des élèves, logique de cycles qui pénalisera les enfants qui changeront d’établissement... -Elle réaffirme l’importance des compétences au détriment des connaissances, ces connaissances étant réduites à leur strict minimum. Il suffit, pour s ’en convaincre, de se reporter par exemple aux compétences attendues en étude de la langue française à l’issue du cycle 4 : la mémorisation des formes verbales au passé simple et au subjonctif présent ne concerne que les verbes les plus fréquents, ici au nombre de...13 !!! (BO p.242)
- Elle ignore la réalité de terrain : tenter de nous faire croire que, grâce aux EPI, les élèves vont retrouver l’envie de travailler et que vont croître leur intérêt et leur compréhension relève de la fumisterie et de la duplicité -surtout avec des EPI comme « Etudes grammaticales comparées entre langues » ou « Préparation d’une exposition sur l’évolution de l’art des jardins du Moyen-Age à l’époque classique » (BO p.254 et 255) !
Ces EPI ne sont-ils pas d’ailleurs les héritiers des parcours diversifiés, travaux croisés, IDD, dont l’efficacité n’ a guère été prouvée...
- Elle ne répond pas au problème de la gestion des élèves dits « difficiles » ou en décrochage scolaire. Les heures d’AP se font en classe complète, au mieux en demi-classe mais pas en fonction des besoins de chaque élève, méprisant tout autant les élèves les plus en difficulté que ceux à qui l’école pourrait offrir bien davantage. C’est le résultat d’un collège que l’on veut toujours plus « unique » alors que nous sommes face à des élèves, des enfants et des adolescents plus différents les uns que les autres.
- Elle s’attaque à la liberté pédagogique contrairement à ce qu’elle affirme : avec les EPI, elle promeut une pédagogie de projet obligatoire, selon une organisation décidée par le conseil pédagogique, dans un cadre rigide avec une association plus ou moins arbitraire des matières par niveau.
L’interdisciplinarité se pratique déjà mais elle se fait dans le cadre d’un projet que les enseignants ont choisi de mener avec un ou des collègues volontaires sur un thème ponctuel qu’ils ont choisi en lien avec leurs programmes, sur une classe elle aussi choisie. Comment imaginer un travail de qualité qui n’est pas fondé sur la volonté et l’envie ?
- Elle divise donc les enseignants et rajoute des tensions inédites entre les collègues (distribution des IMP pour des missions parfois fictives…) Par ailleurs, cette réforme détériore nos conditions de travail et de vie : -Elle induit une charge de travail sans précédent : appropriation des programmes, des cycles, conception des séances de cours sur 4 niveaux simultanément, interdisciplinarité obligatoire, mise en place de l’AP... Tout cela nécessite des réunions multiples et chronophages (conseils d’enseignement, de cycle, école/collège,pédagogiques...), et n’est nullement accompagné d’un allègement du nombre d’heures devant les élèves ou d’une revalorisation salariale ni d’une prise en compte de la situation déjà difficile des TZR et des professeurs sur plusieurs établissements.
- Elle va encore aggraver la souffrance de nombreux enseignants qui se plaignent de voir leur travail empiéter de plus en plus sur leur vie familiale. L’organisation des emplois du temps (des professeurs et des élèves) va être un casse-tête pour les chefs d’établissement et va aboutir à ce qui est souhaité en haut lieu : une présence permanente des professeurs dans l’établissement, cela au mépris du temps passé à corriger, à préparer et actualiser les cours.
Nous nous opposons donc fermement à cette réforme et réclamons :
- le maintien des horaires disciplinaires, de l’enseignement des langues anciennes, des classes bilangues et européennes, de l’option DP 3
- des groupes en sciences expérimentales, l’abaissement des effectifs par classe, la possibilité de dédoubler les classes en fonction des besoins définis par les enseignants eux-mêmes dans un cadre national -des programmes nationaux, clairs, concis, précis et définis par niveau. Nous rappelons que le CSP et l’Académie des sciences ont condamné ces nouveaux programmes vides de sens, au verbiage aussi pédant que creux et redondant, qui abaissent dramatiquement les exigences que nous avons pour nos élèves, qui, sous prétexte d’égalité, entraînent un nivellement par le bas encore jamais atteint.
- De véritables moyens d’accompagnement pour les élèves en difficulté ou en décrochage scolaire avec, notamment, la création de postes d’enseignants, de personnels de vie scolaire, d’assistantes sociales, de COP, d’infirmières …
- Une plus grande écoute et confiance accordées aux enseignants, véritables praticiens de l’Education Nationale. Nous sommes conscients des défaillances du système, prêts et aptes à faire des propositions émanant directement de notre expérience, cela dans le souci d’une véritable égalité des chances. Là sont des mesures qui correspondent aux difficultés et aux réalités du terrain, là est l’égalité pour chacun de nos élèves. Cette réforme refuse de voir l’inquiétude et la colère de nombreux parents (et les enseignants sont aussi parents) devant une éducation au rabais et devant des mesures qui se veulent avant tout économiques et idéologiques : il s’agit tout autant de cacher la difficulté accrue de recruter des enseignants dans certaines disciplines ainsi que la volonté de nous conduire à la bi (voire tri) disciplinarité que de former une société de moins en moins instruite, cultivée, perdant peu à peu sa capacité à raisonner, à émettre un jugement, bref : une société manipulable et soumise.
C’est donc contraints que nous nous rendrons aux réunions et aux formations consacrées à la réforme du collège et nous ne contribuerons pas à sa mise en place. Nous ne souhaitons pas être les acteurs du démantèlement de notre collège ni de l’instruction de notre jeunesse.

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Collège Jean LURÇAT lettre aux parents
La nouvelle réforme du collège devrait être appliquée à la rentrée 2016. Mme la Ministre prévoit un maximum hebdomadaire de 26h par niveau, incluant des heures d’enseignement par matières mais aussi de l’Accompagnement « Personnalisé » (AP) et des Enseignements Pratiques
Interdisciplinaires (EPI).
Elle prévoit également une suppression des options dites « élitistes », l’anglais et l’allemand « euro », les classes bi-langues, tandis que la survie du latin et du grec est laissée au bon vouloir du chef d’établissement.
Quelles seraient les conséquences de cette réforme pour notre collège Jean LURÇAT ?
- Disparition des classes bi-langues et des options anglais et allemand « euro »… Et donc
remise en cause d’un axe fort du projet d’établissement : l’ouverture à l’international.
- Rupture de continuité pédagogique des cursus entamés.
- À nombre d’élèves égal, perte de 45h d’enseignement par rapport à l’année en cours :
- mise en danger des dispositifs d’aide aux élèves existants (projet lecture en 6ème, soutien aux matières du brevet et découverte professionnelle en 3ème…)
- remise en cause des dédoublements en sciences,
- diminution du nombre d’heures de Vie de Classe,
- perte d’1h. de latin en 4ème et 3ème, 2h. en 5ème
- L’introduction de programmes par cycle et non plus par année serait le risque que certaines notions ne soient pas enseignées aux élèves à la fin du collège.
Les mesures envisagées par la réforme ne permettent pas de remplacer les dispositifs déjà existants au collège, par exemple : l’Accompagnement Personnalisé devant s’adresser collectivement à toute la classe dans le cadre des heures de cours, ce ne serait plus une aide personnalisée en fonction des besoins particuliers de chaque élève. C’est pourquoi, pour nous, la « réforme » du collège, C’EST NON !
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Collège Marc Chagall, Dompierre sur Mer, initiative FO.
Les enseignants du collège de Dompierre sur Mer tiennent à vous faire part de leur opposition à la réforme du collège et à ses modalités d’application ; en effet, cette réforme, de toute évidence préparée dans la précipitation, nous paraît trop floue, bâclée, bref incompréhensible ! Nous ne voyons pas comment l’appliquer dès la rentrée 2016 à tous les niveaux en même temps !
Nous considérons comme très problématiques les points suivants :
Volume horaire des enseignements disciplinaires diminué au profit de l’AP et des EPI dont on ne comprend pas le fonctionnement et qui risquent de n’avoir d’interdisciplinaires que le nom puisque l’enseignant se retrouvera de toute façon le plus souvent seul devant sa classe et devra se concerter avec ses collègues « à la sauvette », aucun temps de concertation inclus dans les services n’étant prévu.
Programmes livrés « en vrac », sans répartition des notions à acquérir par année scolaire, laissant sans doute aux enseignants la responsabilité de s’organiser entre eux comme ils pourront. Quid donc des EPI et de leur répartition ?
Disparition de la DP3, des classes bilangues et des sections européennes, mise en péril de l’Allemand ! N’est-ce pas un comble de supprimer, sous prétexte d’élitisme, ce qui fonctionne bien et qui fait l’unanimité chez les élèves, les parents et les enseignants ???
Enseignement du Latin (et du Grec) réduit ou transformé en LCA à l’intérieur d’un EPI où l’on ne pourra pas enseigner la langue et dont tout enseignant de n’importe quelle matière pourra ou devra ( ?) se charger alors que nous possédons un enseignant de Lettres Classiques titulaire de son poste dans notre collège !
Disparition des groupes en sciences expérimentales.
Le flou artistique autour des Enseignements de Complément (nombre d’heures par niveau, répartition …) Nous refusons également que, sous prétexte d’autonomie des établissements, l’administration se décharge sur les enseignants et les personnels de direction de l’application hasardeuse d’objectifs mal définis.
Ce que nous voulons, nous, personnels et professionnels de l’enseignement et de l’éducation, c’est la baisse des effectifs dans les classes, des heures de cours à effectifs réduits inscrites dans des grilles horaires nationales et le maintien des heures par discipline.
Nous refusons donc à l’heure actuelle d’être acteurs de la mise en place de cette réforme et demandons son abrogation.

Collège Joliot-Curie de Tonnav-Charente, SNFOLC17, SNES et SNEP-FSU,
Réaffirment leur exigence de l’abrogation de la réforme du collège.
Il s’agit d’une réforme purement budgétaire qui ne résoudrait en rien les problèmes du collège,
mais elle se traduirait par :
- une réduction des heures de cours disciplinaires ;
- une remise en cause du cadre national de l’école publique par l’augmentation de
I’autonomie des établissements, la globalisation des horaires par cycles et la fin des programmes
nationaux ;
- une remise en cause ou la disparition de matières, comme le latin ou l’allemand et de dispositifs comme la bilangue ;
- une dégradation des conditions de travail des personnels, par la multiplication des réunions et la mise en concurrence des collègues et des matières.
Nous constatons que la mise en œuvre de la réforme se fait à marche forcée et de manière précipitée pour intégrer les personnels dans une réforme qu’ils rejettent majoritairement : multiplication de conseils pédagogiques, des conseils d’enseignement, inscription aux formations dans le cadre du décret Peillon-Hamon qui ont démultiplié les missions des personnels.
Ce que nous exigeons,
c’est l’allègement des effectifs par classe par le recrutement de personnels titulaires, le rétablissement de tous les dédoublements, des programmes et des horaires nationaux, le retrait du décret Peillon-Hamon, du décret sur les IMP et de la circulaire CPE, et I’abrogation de Ia réforme du collège !

Les échos des formations-formatage

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Collège Callot
Formation –formatage dans mon collège le 16 décembre, prise de position en AG en fichier joint, adoptée par la majorité de mes collègues ; lue au début de la formation et très approuvée par les collègues des autres collèges réunis ce jour avec nous ; beaucoup de contestation des collègues face à la présentation de la réforme par l’IPR ; nous du collège Callot ne sommes pas allés en ateliers « EPI », la formation s’est arrêtée là pour nous ; il y a eu appel aux autres collègues à ne rien rendre.

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Cher(e)s camarades,

Retour, avec un peu d’humour, sur les formations/formatages. Cela ne signifie pas qu’on ne puisse s’en inquiéter ni les trouver scandaleuses à bien des égards. Le principal, cependant, est que les formateurs se rendent compte que « ça ne passe pas »… C’est donc très sérieux, mais on peut en rire, afin d’y arriver bien remonté(e), et de se donner tout le courage pour combattre jusqu’au bout cette contre-réforme : ABROGATION !
Dans de nombreux collèges de la Vienne, on a déjà subi par petits paquets le formatage sur l’Accompagnement Personnalisé (l’AP), d’autres prendront le relais la semaine prochaine…
Personnellement, comme je vous le disais dans mon envoi précédent sur le 26, j’y ai eu droit mardi, au Lycée du Futuroscope (on y mange bien, ça va…), en présence de l’IPR STI/Techno des Lycées et Collèges, d’un IEN STI LP et d’un professeur de mathématiques de Charente (ce qui tend à prouver que les volontaires ne sont pas légion ; l’IA-DASEN 16 est chargé de la mise en place de la réforme dans l’académie, il a donc dû ratisser dans son département au maximum, pour en trouver…).
Alors, comment dire ? Si vous êtes allergique à la langue de bois, si l’accumulation, dans des phrases gonflées de vide, de termes comme : « socle commun », « compétences », « bienveillance », « prise en charge globale de l’élève », « organisation curriculaire de la scolarité » (ça veut dire « par parcours », comme dans un CV, mais tiens, curieux, mon correcteur orthographique ignore ce jargon !), « transversalité », « pluridisciplinarité », « pédagogie de projet », « apprendre à apprendre » ou encore le petit dernier : « posture », provoque chez vous, en cas de surdosage, quelques éruptions voire des palpitations, n’oubliez pas, la veille, de faire du sport, de vous aérer ou d’aller au concert ou au cinéma, ou voir les copains.

Alors sinon, y apprend-on quelque chose ? Eh bien, quant à moi, je répondrais « bof »… En effet, quand on vous définit l’AP vers 15 heures alors qu’on a commencé à 9 h 15, puis que les questions d’organisation possibles sont traitées avec un Powerpoint et sans débat vers 15 h 30 pour une fin de stage à 16 heures, le résultat est maigre… Mais édifiant !

On est content de voir les collègues d’autres établissements, d’échanger, etc. Il faut dire que ni la matinée ni l’après-midi ne se passent sans que l’on vous fasse travailler en ateliers (par groupes de toutes origines une fois, par établissement une autre) ; tant il est vrai qu’il s’agit bien plus de faire semblant que de vous apporter une réelle formation…

Pourquoi le font-ils ? Il est évident, malgré la finesse des formateurs qui avancent prudemment, que vous êtes là pour qu’on vous persuade lentement (on y reviendra tellement de fois dans l’année…), et c’est un air connu, qu’on va surtout recycler des choses qui se font déjà, qu’on va juste s’organiser autrement, en « autonomie », et dans une autre « posture » vis-à-vis de l’élève ; que, pour mettre en place la réforme, vous n’allez pas, parce que « vous êtes tous des citoyens » (sic !), refuser de vous investir sous prétexte de manque de moyens ; que le ministère « vous demande de faire mieux sans moyens supplémentaires » (resic !) ; que c’est possible et que « si cela paraît compliqué aujourd’hui, dans deux ans on y verra plus clair » (encore sic !). Me trompé-je ou ne tentent-ils pas de « nous bourrer le mou" (jje subodore que cette expression peut paraître un tantinet vulgaire, mais n’en trouve point d’autre, désolé) ?

Et nous dans tout ça ? Eh bien, comme syndiqué(e)s, nous pouvons soulever des questions, et faire remarquer plusieurs fois dans la journée qu’aucune réponse claire n’y est apportée. Et les formateurs en conviennent presque ! En Conseil Pédagogique, avec vos collègues et votre Chef d’établissement, à vous de faire des choix, dans le cadre du Projet d’établissement… Ben, voyons !... N’hésitez pas à faire remarquer que ce sera très dur, que pour maintenir une bilangue et/ou du latin, il faudra sacrifier autre chose, que si on veut innover, on va perdre des heures de cours (et encore plus avec les EPI) ! Ils ne savent pas répondre, et pour cause !... Et intervenez, je vous le conseille (si le formatage est pour vous la semaine prochaine), très tôt dans la réunion. Cela libère la parole.

Du coup, on voit vite certain(e)s collègues qui veulent absolument pousser la réforme et prouver leur investissement dans ce « machin » (ils/elles sont minoritaires), mais beaucoup d’autres se mettent à poser les bonnes questions et à faire des remarques justes ! Je vous en cite quelques-unes et je suis content de vous dire qu’elles sont souvent venues mardi de mes collègues non syndiqué(e)s, et pas que de sympathisant(e)s, comme quoi l’information FO dans les casiers, ça fait réfléchir et ça marque ceux et celles qui acceptent de nous lire…

Dans le désordre :
« Comment voulez-vous qu’on personnalise à 28 ou 30 ! ».
« On nous a déjà fait le coup avec les IDD, on a détaché des heures pour les faire, les IDD ont disparu, et les heures avec ! »
« On perd de plus en plus en rémunération, on va aussi perdre nos rares heures sup, on aura plus d’élèves pour gagner moins, et l’obligation de nous réunir pour mettre en commun, sans aucune revalorisation salariale… »
L’IPR Patrick Potier répond que nous n’avons pas le choix, que le travail en équipe est incontournable, qu’« il n’est pas possible de rester individualiste », que « plus aucune entreprise ne fonctionne ainsi » !
Ce à quoi un collègue rétorque : « Mais en entreprise, on dégage du temps pour ce travail en équipe, pour les profs, non ! »

Et à la fin, abracadabra, revoici la réforme du statut (turlututu !). Nous avons raison (d’autant plus que le syndicat « majoritaire » s’en est fait le complice) de marteler que, sans le décret Peillon/Hamon d’août 2014 (et les 1607 heures), rien de tout cela n’eût été envisageable. Quel que soit le modèle d’AP choisi (que sera-ce avec les EPI ?, on en tremble, mais là, il faudra peut-être « monter sur la table », on verra dans quelques mois…), on vous explique en fin de réunion (tout le monde commence à fatiguer et les syndicalistes ne peuvent plus répondre) qu’il va falloir accepter l’annualisation (ils ne disent pas ainsi, mais des emplois du temps modulables, différents selon les trimestres ou les périodes*), la prise en charge d’élèves qui ne sont pas les vôtres habituellement ; ainsi que des réunions d’organisation et un vrai travail en équipe, très chronophages et demandant « en tout cas la première année, un gros investissement » (de nouveau sic !) ; mais que c’est dans l’esprit du nouveau statut et d’une nouvelle manière de fonctionner...

On est content(e) d’être venu(e)… Et on retourne à la civilisation, avec soulagement, certes, mais plus en colère qu’au matin pour la plupart des présent(e)s. Que ces formatages continuent de convaincre les collègues de se mettre en grève le 26 et de débattre des conditions de la grève jusqu’au retrait !
Encore une chose : on va enfin tenir compte des élèves en difficulté, en finir avec une logique de sélection, faire réussir tous les élèves, etc. (On nous refait sans cesse le coup, moi qui ai commencé en 1985, croyez-moi sur parole.) Mais quand il s’agit de décrochage, le retour au CAP 3 ans en fin de 5e (supprimé en 89), ah, ben non ; aux 4e et 3e technologiques (réduites aux rares 3e Prépapro, surchargées de demandes), pas de budget ; aux redoublements nécessaires pour qu’un élève ait droit à l’entrée en SEGPA, ah ben non, c’est contraire à la logique de parcours ! Grrrrrrrr….. ! Quelle hypocrisie…

Une ultime chose, pour l’estocade, si vous avez lu jusqu’ici, déjà, bravo : « Le rapport au savoir a changé ! L’enseignement descendant, ce n’est plus possible. L’AP est une nouvelle posture de l’enseignant destinée à être généralisée plus tard à toutes les heures. Le savoir, il est sur internet, dit le gars en brandissant son portable, plus besoin de mémoriser, on va passer à un enseignement de compétences… »

Je vous jure que c’est vrai ! C’est le seul moment de la journée où je me suis un peu agacé, et lancé une contrattaque contenant les termes : « langue de bois », « sophistique », « usine à gaz » et « pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué » (Shadocks…) : je ne me suis pas fait un ami de l’IPR STI en LP…

Je rappelle que le Recteur, en réponse à mes questions et à celles de certains autres représentants syndicaux fin novembre, en comité académique de suivi de la réforme, a certifié que nous gardions notre VS et notre emploi du temps annuel : tu parles ! Les promesses orales n’engagent que ceux qui sont assez naïfs pour y croire…

 35
Première réunion de bassin Redon- Bain de Bretagne-Maure de bretagne- Crevin

Les collègues réunis suite aux constats effectués ce matin, proposons pour les journées de formations suivantes :
Le matin :
* amener une banderole unitaire (déjà sur place à Bain de Bretagne ) ;
* se réunir au fond de la salle (amener de quoi s’occuper, copies à corriger, journaux...)
* déployer la banderole (arriver en avance pour l’installer) ;
* ceux qui veulent posent des questions « gênantes ».
L’après-midi :
Réunion en Assemblée Générale en salle des professeurs, 14H, et donc ne pas participer aux ateliers, pour, notamment :
* rédiger la prise de position à transmettre au recteur (qui peut être la même) ;
* préparer la suite du mouvement (soit la journée J1 vendredi, soit les journées J2, J3, soit la mobilisation pour le 26 janvier …) ;
* ...
NOTA : pour être encore plus visibles, malgré la banderole, possibilité de faire des choix par établissement ou individuels, badges, gilets jaunes, T-Shirts imprimés...

A titre indicatif, quelques citations de ce matin :
« Tout est possible. »
« La charge de travail va être lourde » (confirmation que les heures de coordinations ne seront pas rémunérées).
« La transmission du savoir n’est pas l’objectif du collège... » (ajoutant par la suite devant le tollé général « de manière magistrale »)
Une collègue : « On peut ponctionner sur la marge pour faire tout et n’importe quoi ? »
Réponse IPR : « Oui, oui. »


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