PLP

PLP : Compte-rendu de l’audience au ministère le 15 novembre 2010

Audience DEGESCO le 15 novembre 2010

mardi 7 décembre 2010

FO a été reçu à la DEGESCO (direction générale de l’enseignement scolaire ) par les responsables « techniques » du ministère (sous direction en charge des enseignements professionnels). Il s’agissait donc dans le contexte du bac pro 3 ans d’obtenir des informations et précisions sur la base des revendications concrètes des établissements.


Compte-rendu de l’audience PLP à la DEGESCO le 15 novembre 2010.

Il s’agissait d’une audience avec des responsables « techniques » du ministère (sous direction en charge des enseignements professionnels). Il s’agissait donc dans le contexte du bac pro 3 ans d’une part d’obtenir des informations et précisions sur la base des revendications concrètes qui remontent des établissements.

1. La question des CAP :

SNFOLC :

Dans les classes de CAP, les collègues sont de plus en plus confrontés à des publics issus de SEGPA qui devraient relever de CAP d’insertion. Dans les établissements des sections de CAP sont regroupées, notamment en enseignement général. Des chefs d’établissement appliquent les grilles triennales BACPRO 3 ans aux classes de CAP. Il y a urgence à rappeler l’obligation d’application des grilles CAP.
Le SNFOLC demande au Ministère qu’il soit rappelé aux rectorats par circulaire que les grilles horaires de CAP « restent inchangées » comme le stipule le BO de 2009 sur la mise en œuvre de la rénovation de la voie professionnelle. Il revendique la création d’un CAP associé à chaque Bac pro.

Le Ministère confirme que la réforme de la voie professionnelle ne porte pas sur les CAP et que par conséquent l’accompagnement personnalisé ne doit pas s’appliquer en CAP. Il ne nie pas l’existence de regroupements en CAP qui ne sont pas dus à la réforme mais à la globalisation des horaires. Il continue de rappeler qu’il faut respecter les grilles horaires.
Le Ministère a constaté une hausse des effectifs en CAP (37000 élèves en 2007 ; 50000 élèves en 2010) et se félicite d’une reprise en main des CAP par L’Education Nationale. Il reconnaît que le taux de passage des élèves de SEGPA en CAP a augmenté. Des élèves qui auparavant s’inscrivaient en BEP, s’inscrivent désormais en CAP. Le niveau moyen des CAP s’est amélioré mais il y a une plus grande hétérogénéité due à la variété des publics.

Commentaires SNFOLC : Le Ministère annonce l’augmentation des élèves en CAP et nous nous en félicitons. Mais cependant le fonctionnement en moyen constant ne permet pas de répondre à la nécessité de créer des CAP devant chaque Bac pro. D’où l’importance de prendre des initiatives pour exiger les CAP : la revendication de l’ouverture de CAP permet concrètement d’organiser et de regrouper avec FO sur les revendications. Et l’inverse est vrai : partout où des CAP existent, des Bac pro doivent permettre aux élèves de poursuivre leurs études.

2. Sur l’annualisation :

Le SNFOLC demande que soient reconfirmés les propos du Ministère suite à la tentative d’annualisation des services par le chef d’établissement de Bavillers. Un autre cas a été recensé au LP de Lamballe.
Il n’est pas question de mettre en place des grilles de rattrapage dans les établissements au risque d’y créer un climat de grande tension.

Le Ministère reconnaît que le statut c’est la réglementation. Il rappelle ce qui est préconisé pour la répartition des stages en Bacpro 3 ans : 6 semaines la 1ère année, 8 semaines la 2ème année et 8 semaines la 3ème année, au minimum par période de 3 semaines. Il n’envisage pas de diminuer le nombre de semaines de stage.

Commentaires SNFOLC :

Revendication : respect du statut des PLP, contre toutes tentatives d’annualisation à partir de l’article 31. Respect des emplois du temps. L’autonomie des établissements ne peut être dérogatoire aux statuts, le chef d’établissement ne peut s’arroger des pouvoirs d’interprétation des textes. Nous restons dans l’école républicaine !

3. Sur la certification :

Le SNFOLC revient sur la question de l’obligation ou non de la « certification intermédiaire » et sur la forme de l’examen.

Le Ministère précise qu’obligation est faite de passer ce diplôme intermédiaire aux élèves de Bacpro 3 ans sortis de 3ème. Elle n’est pas obligatoire pour les élèves venant de 1ère générale ou technologique et pour les titulaires du BEP ou diplôme de niveau V. Pour ces derniers, c’est la forme ponctuelle terminale qui s’applique. Mais certains recteurs ont souhaité qu’il soit passé en CCF. Le Ministère leur a accordé cette « souplesse pour faciliter le travail des enseignants ».
Le Ministère précise que le terme de « certification » a été mal compris, qu’il relève d’une terminologie juridique et qu’un diplôme est une certification. Le BEP rénové demeure au répertoire des certifications. C’est un diplôme intermédiaire, accessible par CCF, examen ponctuel, par examen ponctuel terminal ou par VAE.

Commentaires SNFOLC :
Nous nous félicitons avec nos UD et la confédération du retour au diplôme reconnu du BEP. Le ministère affirme que le diplôme ne portera qu’une seule motion : diplôme du BEP sans préciser s’il est en CCF ou terminal.
Le CCF ne facilite en rien le travail des enseignants mais ne fait qu’alourdir considérablement leur charge de travail. Pour le SNFOLC, le CAP, le BEP rénové, le BAC Pro doivent prendre la forme d’examens ponctuels et anonymes, dans chaque académie.
Des délégations auprès des Rectorats et des Degesco peuvent être prises pour demander justement comment les rectorats comptent mettre en place ce BEP terminal. FO revendique l’égalité de traitement sur la France avec les moyens nécessaires pour les enseignants (décharge, temps de correction…)

4. Sur la classe de 2nde Bacpro et le « bourrelet » :

Pour le Ministère cette classe offre un panel de possibilités en permettant aux élèves de changer de direction pour corriger leur parcours mais il ne faut pas que cela soit du zapping. Il précise que ce n’est pas une classe de 2nde de détermination. Le conseil de classe est souverain et le chef d’établissement prend la décision de l’orientation (décret organisant le fonctionnement des EPLE- 1985 modifié en 2010).
Le Ministère qualifie d’effet « bourrelet » l’augmentation de près de 40 000 élèves entre 2009 et 2010. Elle est due à la nécessité d’accueillir des élèves issus de 2nde professionnelle en même temps qu’une partie des élèves issus de l’année de Terminale BEP.

Commentaires SNFOLC :

Le « bourrelet » est donc amené à fondre. C’est pourquoi le SNFOLC revendique le maintien de toutes les sections, de tous les postes statutaires.

5. Sur l’épreuve de rattrapage :

Le SNFOLC fait remarquer que l’épreuve orale de Français qui consiste à interroger un élève sur une « expérience de lecture » ne valide en rien, des connaissances, une maîtrise de la langue. Il propose que les élèves viennent avec une liste de textes étudiés.
Le Ministère précise que cette épreuve a fait l’objet d’une concertation. Il reconnaît que nous avons raison mais ne la modifiera pas cette année.

Les conclusions du SNFOLC :
Nous nous félicitons de certaines réponses du ministère : maintien du BEP comme diplôme, pas d’annualisation.
Trop de questions restent posées…

Par contre, à toutes nos demandes (justifiées y compris du point de vue du ministère) pour envoyer des circulaires aux Rectorats sur l’obligation de différencier horaires CAP et horaires Bacpro pour les DGH données aux établissements ont été refusées. Le ministère refuse sous couvert de l’autonomie des établissements d’intervenir.
Pourtant le SNFOLC maintient la nécessité de maintenir un ministère de l’éducation nationale garant de règles communes.
FO invite les collègues à se réunir avec FO pour faire la liste des revendications et les porter au plus près : proviseur, rectorat.

Le ministère sera bien obligé de répondre aux revendications.


SNFOLC - 6, rue Gaston Lauriau 93513 Montreuil Cedex
Tél. : 01 56 93 22 44 - Fax : 01 56 93 22 42
Heures de permanences : 9h - 12h30 et 14h - 18h du lundi au vendredi
snfolc.national@fo-fnecfp.fr