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CPGE : Pour le maintien de la gratuité - Communiqué SNFOLC du 30 mai 2013

30 mai 2013

vendredi 31 mai 2013


A l’occasion de la discussion de la loi Fioraso sur l’Enseignement supérieur, la
commission des affaires culturelles de l’assemblée nationale a adopté le 23 mai 2013
l’amendement proposé par le député Vincent Feltesse prévoyant de supprimer la gratuité
de la scolarité en CPGE. Pour essayer de justifier une mesure présentée comme
« symbolique » et déjà évoquée en janvier 2013 par le ministre, deux arguments de nature
socio-économique ont été successivement avancés.

Le premier fait valoir qu’en classe préparatoire 50,9 % des étudiants auraient des parents
cadres supérieurs ou exerçant une profession intellectuelle contre 30,3 % pour l’ensemble
des formations de l’enseignement supérieur. Comme il existe des frais d’inscription à
l’université, il serait équitable d’en instaurer pour les CPGE. Ce raisonnement oublie
seulement de rappeler que les élèves des classes préparatoires littéraires s’inscrivent en
faculté pour pouvoir bénéficier d’équivalences alors qu’ils n’y suivent pas de cours. Pour
leur part les scientifiques doivent s’acquitter de frais d’inscription aux concours qui peuvent
dépasser les 1000 euros. Si le coût de leur scolarité devait s’alourdir encore, il serait à
craindre que les familles modestes ne puissent plus l’assumer.

Le deuxième argument s’appuie sur une logique purement comptable : « le coût moyen
par élève en CPGE atteint 15 240 euros par an, contre 8 080 euros à l’Université (coût
hors IUT, chiffre de 2005) ». Il serait donc normal d’exiger des premiers qu’ils prennent à
leur charge le surcoût. Le SNFOLC estime pour sa part que si une harmonisation devait
être faite celle-ci ne saurait s’effectuer que par le haut en supprimant les frais d’inscription
à l’université.

Le SNFOLC considère cette attaque contre la gratuité de la scolarité en CPGE comme
une atteinte contre les classes préparatoires-elles mêmes. Il s’y opposera fermement
comme il s’est toujours opposé à la volonté d’aligner les méthodes, le degré d’exigence,
les obligations réglementaires de service des personnels des CPGE sur ceux de
l’université. Le SNFOLC constate que, à travers les classes préparatoires, c’est
l’ensemble du système éducatif français qui est touché dans son principe fondamental
proclamé dans le préambule de la constitution de 1946 « l’organisation de l’enseignement
public gratuit et laïc à tous les degrés est un devoir de l’État » et réaffirmé par le code de
l’Education (article L.132-2 : « L’enseignement est gratuit pour les élèves des lycées et
collèges publics qui donnent l’enseignement du second degré, ainsi que pour les élèves
des classes préparatoires aux grandes écoles et à l’enseignement supérieur des
établissements d’enseignement public du second degré »).

Au nom de la défense de l’Ecole de la République, le SNFOLC appelle les parlementaires
à rétablir la gratuité de la scolarité en CPGE lorsque le projet de loi sera discuté en
séance.
Syndicat

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Gratuite_CPGE_mai_2013

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