lettre du 12 septembre

Nous persistons et nous signons

vendredi 16 septembre 2011


Nous persistons et nous signons.

En dépit des propos lénifiants du ministre de l’Education, c’est bel et bien l’Ecole de la République que le
pouvoir en place a entrepris de brader. Après 60 000 suppressions, dont 16 000 lors de l’année scolaire
précédente, ce seront plus de 14 000 postes qui disparaîtront l’an prochain... Il faut ajouter à cela le blocage de
nos salaires, pour la seconde année consécutive, alors que l’augmentation des cotisations retraite correspond, de
fait, à une baisse significative de nos traitements, et que notre pouvoir d’achat avait déjà subi une amputation de
plus de 20% au cours des deux décennies précédentes... Le gouvernement a donc délibérément choisi de faire
payer la crise aux salariés et, en tel contexte, l’Education Nationale constitue l’une des principales variables
d’ajustement.

A cette offensive sans précédent s’ajoute une volonté délibérée de dénaturer notre mission en la
déconnectant progressivement de sa vocation initiale ‐ instruire ‐, tout en sacrifiant la liberté pédagogique sur
l’autel des dogmes pédagogistes. La volonté de construire l’ "école du socle » conduira, sans profit pour les élèves
ni pour les personnels, à dénaturer le collège, tout en remplaçant progressivement les connaissances par des
« compétences » mises aux services d’intérêts économiques variés. De l’école maternelle au lycée, la baisse
drastique des heures d’enseignement disciplinaire, justifiée par une multitude de contre‐réformes qui n’ont
d’autre but que de réaliser d’importantes économies d’échelle, s’accompagne d’une remise en cause radicale de
nos statuts et, tout particulièrement, de celui de 1950…

Pour s’assurer la collaboration, ou tout au moins la neutralité bienveillante des organisations syndicales,
le gouvernement a mis en place une nouvelle « loi de représentativité », limitant à 15 élus le « seuil » à franchir pour
être reconnu représentatif au Comité Technique Ministériel et à 10 élus le même « seuil », pour les Comités
Techniques de Proximité. Cette loi scélérate, issue des accords de Bercy, que seule Force Ouvrière a refusé de
signer, ne vise qu’à mettre en place un syndicalisme d’accompagnement, où ne subsisteront que les
confédérations prêtes aux compromis, voire aux compromissions.

Anciens adhérents, responsables et élus au sein de la FAEN et de la CSEN, nous avons refusé de nous
associer à la constitution d’une liste commune regroupant artificiellement la CFTC, la FAEN et La CSEN. Nous
affirmons que la défense des personnels enseignants et de toute l’Education Nationale mérite mieux qu’un
conglomérat disparate d’intérêts purement électoraux, accompagné d’une plateforme généraliste fourre‐tout.
Nous affirmons que l’adhésion à une grande centrale syndicale, indépendante et vouée exclusivement à la
défense des salariés, constitue la seule solution réaliste et susceptible, à terme, d’en finir avec plus de quarante
années de « réformes » ineptes. Nous affirmons que l’heure n’est plus au repliement sur soi ni à la crispation sur
des intérêts catégoriels limités, dont l’expression ne saurait que se voir instrumentalisée au service du pouvoir
en place et de ceux qui veulent en finir avec l’instruction publique. L’Ecole de la République est l’une des
principales conquêtes sociales : c’est au côté des salariés que nous voulons en reconquérir les acquis. Fidèles à
nos valeurs, nous persistons et signons dans notre engagement à Force Ouvrière, et appelons tous les
personnels de l’Education, lors des élections professionnelles d’Octobre, à porter, en quatre « clics », leurs voix
sur ses différents syndicats. Voter FO, c’est promouvoir efficacement notre profession, c’est donner toute sa
puissance à la seule grande organisation syndicale qui défende l’Ecole de la République.

TOUTES LES AUTRES VOIX SERONT DES VOIX PERDUES.

Olivier AUTELIN. Rémi CANDELIER. Ibrahim CHOTIA. Jean‐André CORGNET.
Jérôme ETHEVE. Nicole KUNTZ. Bernard KUNTZ. Georges LERUSTE. Olivier ROSIER.

PDF - 238.2 ko
Nous_persistons et_nous_signons


SNFOLC - 6, rue Gaston Lauriau 93513 Montreuil Cedex
Tél. : 01 56 93 22 44 - Fax : 01 56 93 22 42
Heures de permanences : 9h - 12h30 et 14h - 18h du lundi au vendredi
snfolc.national@fo-fnecfp.fr