Communiqué SNFOLC Labos

Non au transfert des personnels de laboratoire de l’éducation nationale vers le ministère de l’enseignement supérieur. Ouverture de négociations sur les revendications des personnels.

18 janvier 2011

dimanche 23 janvier 2011


C’est un fait, le gouvernement a décidé de supprimer ni plus ni moins un corps de personnels de l’éducation nationale.

Dans la droite ligne du non remplacement d’un fonctionnaire sur deux, le gouvernement a décidé de diminuer, le nombre de corps existants dans la fonction publique et donc aussi dans l’éducation nationale : moins il y a de statuts particuliers, plus un fonctionnaire peut devenir polyvalent sur « un champs de métiers », c’est le «  savoir tout faire  », tout au long de sa carrière…or, entre 2005 et 2009, 222 corps ont été mis en voie de disparition dans la fonction publique et les catégorie C ont payé le plus lourd tribut : c’est la catégorie majoritaire des personnels de laboratoire….

Sur des métiers polyvalents, il n’y pas besoin de reconnaître la qualification des personnels et de les faire passer dans une catégorie supérieure ! Le ministère l’a dit lui-même, le14 janvier, lors de la présentation de son projet aux organisations syndicales : l’IAT et l’IFTS n’existent plus. La seule indemnité serait la PTRS qui se résume à une enveloppe modulable au bon vouloir du chef de service. Quelques-uns percevront peut-être plus, mais beaucoup toucheront moins !

Le modèle est donc celui des universités autonomes où c’est le président de l’université qui distribue les montants…il n’y aura même plus une égalité de prime entre les établissements d’une même académie… Quant au paiement du travail de préparation des examens (évaluation des capacités expérimentales au bac), revendiqué par FO, pourquoi le serait-il puisqu’il n’est pas reconnu en université ?

Si le ministre de l’Education nationale a décidé de faire passer les personnels de laboratoire sous un autre ministère n’est-ce pas en lien avec la réforme du lycée qui réduit le nombre d’heures en physique et en SVT, notamment de travaux pratiques (ils ne figurent même plus dans les horaires obligatoires) ?

N’est-ce pas en lien avec le projet de transférer les Classes Préparatoires dans les Universités, tout en les dénaturant parce qu’elles coûtent trop cher ? Quel autre objectif peut-il y avoir que la suppression des postes ? Rien qu’à Paris, 11 suppressions de postes de labo sont prévus pour la rentrée 2011.

L’article 2 du projet prévoit que : « les fonctionnaires régis par le présent décret (…) peuvent exercer « dans les services et établissements publics de l’Etat relevant d’autres ministères »….Il s’agit bien de la mise en place de la mobilité forcée.

Preuve en est, l’article 136 supprime pour les personnels de laboratoire des établissements scolaires, le droit à mutation entre établissements scolaires de l’éducation nationale…

Alors, oui, pour FO, il y a toutes les raisons de demander que le ministre affirme que les personnels de laboratoire sont et doivent rester fonctionnaires d’Etat de l’éducation nationale.

Il doit donc retirer ce projet de décret et ouvrir des négociations sur les revendications : reconnaissance de la qualification avec passage de la catégorie C en B, et de B en A, alignement de l’IAT sur le niveau 8, rémunération de tous les travaux supplémentaires, arrêt des suppressions de postes, respect intégral des règles d’hygiène et de sécurité et de médecine de prévention.

FO propose une rencontre nationale à l’ensemble des organisations syndicales.

FO invite les personnels à se réunir afin d’adresser au ministre leurs revendications.

Montreuil, le 18 janvier 2011


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