Les personnels de laboratoire, à leurs collègues enseignants

Les personnels de laboratoire s’adressent à leurs collègues enseignants : « Maintien des postes ! Non à la Polyvalence ! Respect des missions respect des garanties statutaires ! »

mardi 8 mars 2011


Le gouvernement a décidé la fusion immédiate des corps des personnels de
laboratoire du 2nd degré dans celui des ITRF

Un projet de décret, qui a été remis aux organisations syndicales et soumis au CTP ministériel du 8
février, stipule que, selon une logique de « métiers » et au mépris de leurs dispositions statutaires
spécifiques, les corps des personnels de laboratoire doivent disparaître par fusion dans le corps des
ITRF :
ATL1 et ATL2 d’une part, ATPL1 et ATPL2 d’autre part, nous deviendrions ATRF1 et 2 pour les uns et
ATRFP 1 et 2 pour les autres (agents techniques de recherche et de formation de 1ère et 2èeme classes,
agents techniques de recherche et de formation principaux de 1ère et 2nde classes).
Décision applicable immédiatement puisque, dès les élections professionnelles du 20 octobre prochain,
nous devrions voter en tant qu’ITRF.

En réalité, il veut supprimer massivement nos postes…

Les enseignants vont se retrouver sans l’appui sur lequel ils comptent pour délivrer leurs cours aux
élèves. Pour les enseignants, cela signifie :ou bien surcharge de travail, ou bien disparition d’une
dimension importante de leur travail scientifique. Enseignants, lycéens, personnels de labos, nous avons
intérêt à faire bloc contre des mesures qui dégradent l’enseignement et nos conditions de travail. Nous
savons que 15,5 postes labos sont supprimés dans l’académie de Paris à la prochaine rentrée, 4,5 à
Lyon, 3 à Bordeaux et à Rennes,… Ceci alors que la réforme du lycée n’est pas encore complètement
déployée. La réduction planifiée des heures de cours en physique, chimie et SVT, l’informatisation des
séances d’expérimentation, le projet de faire passer les classes préparatoires dans le supérieur signifient
que le ministère a résolu de nous faire disparaître des lycées comme il l’a fait dans les collèges.
Le contexte est celui de la RGPP et des 16 000 postes supprimés dans l’Education nationale cette année,
71 000 depuis 2005 : les réformes sont là pour les justifier !

… et pouvoir nous réaffecter sans s’embarrasser de nos garanties statutaires !

Nos missions : la logique des corps nationaux de la Fonction publique de l’Etat qui définissent des
missions et des droits identiques se trouve remise en cause. Les ITRF forment un corps interministériel.
Le ministère a répondu à FO que les perspectives des personnels des lycées et collèges en seraient
« élargies ». Mais que deviendraient nos missions ?
Nous passerions dans le laboratoire d’une université mais, ensuite ? Comment ne pas être inquiets ? Le
projet de décret prévoit que nous pourrions nous trouver « chargés des tâches d’exécution et de service
intérieur ». Nous sommes agents de laboratoire et nous ne pouvons accepter aucune dégradation de nos
missions.

Et les mutations ? Comment replacer en lycée un collègue dont on supprime le poste alors que des
postes sont supprimés partout dans les lycées des académies ? On va lui proposer, dans un cadre
interministériel, un poste vacant : à la logique des mutations sur la base de voeux des personnels et selon
un barème, se substitue une autre logique, celle du choix des employeurs selon leurs propres critères. Et
qu’arrivera t-il s’il est trop loin, si nous ne pouvons l’accepter ? La loi sur la mobilité l’a bien prévu : au
bout de trois refus, ce sera la porte !
La « mobilité », c’est la fin du droit à mutation !

Rémunérations : même les promesses d’amélioration salariale sont fallacieuses : les grilles sont les
mêmes et quant aux primes : suppression de l’IAT et de l’IFTS au profit de la PPRS (prime de
participation à la recherche scientifique) dont le niveau est fixé par le chef de service à la tête du client et
dans le cadre d’une enveloppe.

C’est une offensive contre l’ensemble de la Fonction publique
En 2005, la Fonction publique comptait plus de 700 corps, tombés à 380 en 2010… L’objectif
gouvernemental est affiché aujourd’hui : encore moins 150 postes d’ici 2015 ! Là aussi, l’objectif est de
déblayer le terrain aux centaines de milliers de suppressions de postes déjà appliquées et programmées.
La logique de fusion des corps est la même que celle qui préside aux réformes actuelles et pourraient
déboucher demain sur le vieux projet d’un « corps unique » d’enseignants. La polyvalence est présente
à chaque pas des réformes en cours dans les lycées et collèges : l’histoire des arts par les enseignants de
toutes disciplines, l’aide personnalisée, les reconversions forcées des collègues de STI en maths,
physique ou technologie, l’invention d’une sorte d’enseignant des disciplines scientifiques, …

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REVENDICATIONS DES PERSONNELS DE LABORATOIRE SIGNEZ pour la non publication du décret et pour l’ouverture immédiate de négociations sur nos revendications

- Les personnels de laboratoire sont aujourd’hui la catégorie la moins bien payée au
regard de sa qualification. Ils ont des revendications urgentes, l’avenir de leur poste est
des plus incertains, l’hygiène et la sécurité de leurs conditions de travail sont trop
souvent négligées… Il y a urgence à ouvrir des négociations pour la non suppression
des postes
- le maintien de nos missions
- le maintien du système des mutations
- une amélioration indemnitaire correspondant au taux 8 de l’IAT
- la préservation de nos congés annuels
- Pas de mobilité forcée vers d’autres ministères
- Le maintien des CAPA et CAPN qui examinent, sans distinction, l’ensemble des dossiers
des collègues
- Le passage de la catégorie C en B et de la catégorie B en A

P.-S.

Retrouvez la pétition dans :

PDF - 28.8 ko
adresse labos aux enseignants

Documents joints


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