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Lycée unique ? Communiqué SNFOLC du 3 octobre 2013

3 octobre 2013

vendredi 4 octobre 2013

Le Ministre a annoncé un bilan de la réforme du lycée en 2013-2014
S’agit-il d’aller vers le lycée unique ?


Les récentes déclarations du ministre de l’Éducation nationale lors de la sixième journée nationale du refus de l’échec scolaire annoncent-elles les véritables intentions du ministre quant à la future réforme du lycée qu’il a l’intention de conduire ?
Lorsqu’il déclare que "la vérité c’est que nous avons à nous poser la question du rapprochement entre les trois filières, professionnelles, technologiques, générales. Il faut rebâtir, entre les élèves de France, du commun », on peut légitimement s’inquiéter de ses intentions.

Malgré nos demandes répétées rien n’a été modifié de la réforme du lycée mise en place par le ministre précédent. Tout est renvoyé à plus tard, à un bilan qui serait tiré d’ici la fin 2014 !

Pourtant l’inefficacité des dispositifs mis en place (par exemple l’Aide Personnalisée, dont personne ne sait exactement quoi en faire et qui n’a de personnalisé que le nom) est patente.

Les diminutions d’heures de cours disciplinaires tout comme la suppression dans les grilles horaires nationales des dédoublements fléchés par discipline (par exemple les heures de travaux pratiques dans les disciplines expérimentales) sont loin d’améliorer la qualité de l’enseignement.

La réforme des STI (devenues STI2D) est une véritable catastrophe et se traduit par la souffrance de milliers de nos collègues, dont la santé est directement touchée.

Le contrôle en cours d’année en langues vivantes pour le baccalauréat (les candidats étant souvent interrogés par leur professeur) est unanimement rejeté.

L’autonomie renforcée se traduit par de nombreux dysfonctionnements, à commencer par des emplois du temps quasi-ingérables.

C’est dire que des mesures simples et de bon sens s’imposeraient donc pour faire baisser la tension et améliorer les conditions de travail. Mais le ministre n’a cessé de dire qu’on ne toucherait à rien sans bilan.

Les déclarations du ministre laissent craindre qu’il n’ait en fait déjà tiré le bilan et décidé d’aller vers la fusion-confusion des filières professionnelle, technologique et générale.

Assurément, le lycée unique serait le lycée light : enseignements disciplinaires réduits à la portion congrue, fin des diplômes professionnels préparés sous statut scolaire, fin du baccalauréat, examen national anonyme.

De telles déclarations ne laissent pas d’interroger sur les objectifs réellement poursuivis dans les discussions sur les missions des enseignants qui doivent s’ouvrir bientôt : s’agit-il d’aller vers la bivalence au nom du rapprochement des statuts, préalable nécessaire au rapprochement des trois voies du lycées ? d’aller vers l’annualisation des services ? de remettre en cause les décharges statutaires et heures de pondération en STS et CPGE au nom de l’égalité (vers le bas) et ainsi de redéployer des moyens, notamment vers l’Éducation prioritaire ? Force Ouvrière ne l’accepterait pas. La FNEC FP FO, reçue le 2 octobre par M. Peillon a indiqué qu’elle défendrait les garanties statutaires des personnels.

La réforme Chatel du lycée, dans la voie générale comme en STI, poursuivie par le ministre doit être abandonnée, et sûrement pas remplacée par le « lycée unique ».

Les professeurs des lycées, des cycles secondaires comme de STS et de CPGE, comme tous les collègues ont toute raison d’être particulièrement vigilants sur la défense de leur statut national (décrets du 25 mai 1950).

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