audience SNFOLC

Livret personnel de compétences (LPC) et Environnement Numérique de Travail (ENT). Le SNFOLC reçu la la DGESCO le 17 octobre 2012. Compte-rendu

17 octobre 2012

vendredi 26 octobre 2012

AUDIENCE DGESCO : LPC- ENT.

Une délégation du SNFOLC (Laurent BAUSSIER - Jean-Christophe VAYSSETTE - Bernard KUNTZ) a été reçue par la DGESCO, le 17 octobre 2012, à propos du Livret Personnel de Compétences (LPC) et de l’Environnement Numérique de Travail (ENT).


Le SNFOLC a transmis les doléances et revendications de nos collègues et posé différentes questions. Il a notamment fait état des établissements où les professeurs refusent de remplir le livret de compétences et demandé, compte tenu des déclarations publiques du Ministre et de l’évolution annoncée du livret de compétences, qu’aucune sanction ne soit appliquée en la circonstance. Le SNFOLC a interrogé l’administration à propos du calendrier de la modification, de l’articulation du LPC avec le Diplôme National du Brevet (DNB). Il a cherché à savoir si des éléments étaient déjà connus quant à la simplification du LPC.

Par ailleurs, le SNFOLC a dénoncé la surcharge de travail entrainée par le LPC et son risque d’entrer en concurrence avec l’évaluation disciplinaire. Il a dénoncé les abus auxquels il pouvait donner lieu : calendrier de validation, menace de recours aux inspecteurs. Le syndicat a rappelé son attachement à la liberté pédagogique individuelle et sa demande de suppression pure et simple - et non de simplification - du LPC, ainsi que son opposition au socle de connaissances et de compétences ainsi qu’à l’école du socle.

L’administration a déclaré qu’à ce jour, elle ne disposait d’aucune information sur l’évolution du LPC ni sur les dispositifs qui lui seront liés (Articulation avec le DNB, par exemple) mais que le socle commun était le cadre réglementaire et le LPC son outil. Les représentants de la DGESCO ont fait valoir que le LPC ne constitue pas une fin en soi mais un outil destiné à évaluer les compétences des élèves jusqu’à la fin du collège. L’idée est qu’il y ait un « portefeuille de compétences pour chaque élève ». Questionnée sur d’éventuelles situations conflictuelles, elle a estimé que le recours au dialogue devait être prioritaire. Les instructions officielles se limitent donc à la circulaire parue dans le Bulletin Officiel du ???. Il est, toutefois, précisé que les items déjà saisis seraient, de toutes façons, maintenus et qu’il n’était pas question d’effacer les saisies.

A propos de l’adjonction du terme « culture » aux connaissances et aux compétences du socle, la DGESCO a déclaré qu’il s’agissait de laisser une place aux opérateurs culturels et de tenir compte de la situation particulière des territoires isolés.

Sur l’articulation avec le DNB, il a été répondu qu’il s’agissait de travailler à une plus grande cohérence entre les parcours de l’élève au collège et l’examen. L’année 2012-2013 serait transitoire, les épreuves 2013 du DNB ne seront pas modifiées , le LPC non plus.

A propos de l’ENT, le SNFOLC a fait état des préoccupation des professeurs qui ressentent souvent ce dispositif comme une surcharge de travail et une atteinte à leur liberté pédagogique. Il a précisé que des abus se constataient déjà dans les établissements.

L’administration a répondu qu’il s’agit d’améliorer la communication générale entre les familles, les élèves, les professeurs et l’administration des établissements, et de renforcer les relations avec les familles d’élèves en difficulté. (Cas spécifique des enfants malades.)

La DGESCO précise qu’il y a lieu de tenir compte, à propos des manuels numériques, d’une part importante d’offres privées. Elle déclare qu’elle sera très attentive aux différents cahiers de charges.

En dépit du caractère très courtois de l’entretien, la délégation du SNFOLC en est ressortie avec le sentiment que l’administration ne disposait, à ce jour, d’aucune réponse concrète à ses questions et aux préoccupations qu’elle a exprimées et reportait les modifications du DNB, des programmes sur le contenu de la loir d’orientation à venir.

Par ailleurs, il apparaît clairement qu’elle n’a aucune intention de revenir sur le cadre imposé du LPC et du socle commun malgré le refus grandissant et le constat accablant du rapport de l’Inspection générale.


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