SNFOLC

Les indications du Conseil supérieur des programmes (CSP) : des préconisations lourdes de conséquences pour les personnels

11 décembre 20014

jeudi 11 décembre 2014

La
grande
marche
du
socle
commun
de
la
loi
de
refondation
Première
étape
 :
plus
de
notes
et
suppression
des
épreuves
ponctuelles
au
DNB
(brevet).Pour les
personnels
une seule
question se
pose :
comment
allons-nous
faire classe
dans ces
conditions ?


Telles
sont
les
indications
du
Conseil
supérieur
des
programmes
(CSP)
pour
les
journées
de
l’évaluation
organisées
par
la
Conférence
nationale
de
l’évaluation
des
11
et
12
décembre.

Des
préconisations
lourdes
de
conséquences
pour
les
personnels

Les
propositions
du
CSP
prévoient
dans
le
cadre
de
la
suppression
de
la
notation
en
collège,
« 
d’outiller
 »
les
personnels
dans
le
cadre
de
la
formation
continue,
de
constituer
« 
une
boîte
à
outils
 »,
de
mobiliser
les
enseignants
de
« 
préférence
dans
le
cadre
d’un
travail
collectif
 »,
pour
« 
un
outillage
efficace
et
susceptible
d’évolutions
 »,
un
« 
travail
collectif
au
sein
des
équipes
 »
qui
peut
se
« 
concevoir
à
l’échelle
d’un
établissement,
d’un
groupe
d’établissements,
d’une
académie
 ».

Dans
le
cadre
la
loi
d’orientation
Peillon-­‐
Hamon-­‐
Vallaud-­‐Belkacem,
tout
serait
permis.
Tel
est
le
cahier
des
charges
pour
« 
l’évaluation
des
acquis
du
socle
 »
(premières
propositions
du
Conseil
supérieur
des
programmes-­‐
20
novembre
2014).

Les
propositions
comme
le
reconnaissent
les
rapporteurs
eux-­‐mêmes
« 
infléchissent
de
façon
significative
les
pratiques
évaluatives
 ».

Pour
FO,
elles
sont
totalement
porteuses
de
la
modification
de
la
durée
du
temps
de
travail
des
personnels
enseignants
et
d’éducation.
Le
décret
Hamon
du
20
août
2014,
le
projet
de
circulaire
abrogeant
les
missions
actuelles
des
CPE
imposent
un
temps
de
travail
« 
dans
le
cadre
de
l’horaire
fonction
publique
 »
 ;
l’horaire
hebdomadaire
statutaire,
disciplinaire
s’efface
au
profit
d’une
compilation
de
tâches
nouvelles
dues
à
la
disparition
de
la
notation
et
du
diplôme
national
du
brevet.

La
disparition
du
livret
de
compétences
ne
réduit
pas
le
temps
et
la
charge
de
travail
des
personnels.
Elle
impose
des
nouvelles
missions
sur
un
temps
de
travail
non
quantifiable
 :

- ­‐
En
lieu
et
place
des
épreuves
ponctuelles
du
brevet,
une
seule
épreuve
transversale.

- ­‐
Deux
projets
personnels


l’un
en
4ème,
l’autre
en
3ème


présentés
à
l’oral,
et
plusieurs
évaluations
organisées
de
la
5ème
à
la
3ème.

- ­‐
Une
validation
du
socle
commun
pour
attribution
du
diplôme
national
du
brevet.

- ­‐
Des
bilans
de
fin
de
cycle
en
CE2,
6ème,
et
3ème.

Au
bout
du
bout,
le
CSP
et
les
journées
de
l’évaluation
se
proposent
d’essayer
d’imposer
aux
personnels
plusieurs
« 
piliers
 »
de
la
loi
de
refondation
 :

- le
socle
au
nom
de
la
« 
réalité
complexe
 »
de
la
note
pour
« 
en
faire
un
instrument
de
dialogue
avec
les
familles
et
les
autres
parties
prenantes
du
système
scolaire
(acteurs
du
périscolaire,
partenaires
locaux
de
l’école,
institutions).-­‐
page
2
des
propositions).
C’est
une
école
territorialisée

les
dites
compétences
et
les
dits
diplômes
sont
soumis
aux
pressions
et
aléas
locaux,
tout
le
contraire
de
l’Ecole
de
la
République.

- Des
statuts
nationaux
et
particuliers
qui
se
dissoudraient
dans
des
intérêts
sans
rapport
avec
ceux
des
élèves
dans
l’acquisition,
sur
tout
le
territoire,
d’une
même
instruction,
au
nom
d’un
corps
commun
d’
« 
enseignants-­‐éducateurs
 »
de
la
maternelle
au
supérieur.

- La
suppression
des
diplômes
nationaux
et
des
épreuves
ponctuelles
en
commençant
par
le
brevet
pour
en
terminer
avec
le
baccalauréat,
premier
grade
universitaire
afin
d’imposer
le
continuum
bac+
 ;
bac–3
de
la
loi
Peillon.

- La
suppression
des
redoublements
déjà
budgétisée
en
2015 :
en
5ème
ils
doivent
baisser
de
70%
dès
2015,
être
réduits
d’un
tiers
en
2017
par
rapport
à
l’année
scolaire
2013-­‐2014
en
troisième
et
en
seconde…(
mission
enseignement
scolaire,
budget
2015).

Pour
les
personnels
une
seule
question
se
pose
 :
comment
allons-­‐nous
enseigner
dans
les
classes
de
collèges

le
brevet
était
LE
diplôme
 ?
Comment
allons-­‐nous
faire
si
le
socle
et
sa
négociation
perpétuelle
avec
les
partenaires
de
toutes
sortes
s’imposent
 ?
Comment
allons-­‐nous
travailler
dans
des
classes
surchargées

l’autorité
du
professeur
et
des
personnels
ne
sera
plus
reconnue
 ?

Le
SNFOLC
propose
aux
personnels,
avec
ses
organisations
syndicales,
de
réaffirmer

- Non
à
la
loi
Peillon
qui
territorialise
l’Ecole
de
la
République

- Non
aux
décrets
Hamon
qui
abrogent
les
décrets
de
1950

- Satisfaction
des
revendications
 :
pas
une
heure,
pas
un
poste
en
moins,
de
vrais
postes
pour
tous
les
établissements.
Aucune
dégradation.

- Retrait
du
pacte
de
responsabilité
 !

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Communiqué CSP 11 décembre

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