Communiqué SNFOLC sur le rapport de l’IG concernant la réforme des lycées d’EGT

Les enseignants opposent une large résistance à la réforme Chatel du lycée, ils ont raison !

18 mars 2011

vendredi 18 mars 2011


Dans le rapport qu’ils viennent de lui remettre, les inspecteurs généraux ne cachent pas au ministre leur inquiétude pour l’avenir de la réforme des lycées engagée en 2nde à la dernière rentrée. Les précautions oratoires sur le fait que « de telles mutations professionnelles ne s’opèrent pas en quelques mois » laissent clairement percevoir la résistance de la grande majorité des collègues à l’éclatement du cadre national et à la dégradation des conditions de travail.

Résistance tant des enseignants, des jeunes et de leurs familles que, souvent, des administrations locales, qui s’exprime par le détournement des enseignements d’exploration dans le sens de la préparation des choix d’option en vue du succès au baccalauréat et de la poursuite d’études.

Résistance aussi dans l’affectation de l’essentiel des moyens destinés normalement à l’ «  accompagnement personnalisé », aux dédoublements des enseignements disciplinaires (16% pour le Français, les maths et l’histoire-géographie, 25% pour les SPL et SQVT, 21% pour les LV, etc…) alors que le « tutorat » n’est pratiquement pas mis en place.

Les inspecteurs observent que les « réticences fortes » des personnels sont liées à la mise en cause de ce qui fait « le cœur du métier de professeur ». Pour le SNFOLC, la transmission des connaissances disciplinaires dont chaque enseignant du 2nd degré est spécialiste reste en effet la mission fondamentale, ce qui suppose de respecter les décrets du 25 mai 1950. Formés et recrutés pour instruire, les collègues éprouvent un vif « sentiment de contradiction » entre ce que le ministre et les auteurs du rapport appellent « l’adaptation aux besoins des élèves et la pression des programmes et des concours ».

Qui pourrait croire que le ministère ait le souci d’ « une meilleure prise en charge de chacun » des élèves alors qu’à la désorganisation générée par la réforme elle-même, en particulier l’éclatement de la classe en innombrables groupes de niveau, s’ajoutent les conséquences des suppressions de postes découlant de la RGPP ?

Le ministre répond qu’il va accentuer l’ « autonomie des établissements ». On sait ce qu’il entend par là : ce serait à chaque lycée, par le biais du Conseil d’administration et du Conseil pédagogique, en opposant les disciplines entre elles, de traduire les suppressions de postes et de d’enseignements découlant de la politique de réduction du nombre de fonctionnaires. Pour le SNFOLC, le refus des suppressions de postes et celui des réformes, en premier lieu de la réforme des lycées, y compris celle des STI, qui les produit, sont liés.

Le SNFOLC, qui demande l’abandon de la réforme du lycée, se félicite de la résistance qu’opposent les collègues aux unes et aux autres. Il apporte tout son soutien aux initiatives qu’ils engagent à leur niveau. Il les appelle à se regrouper en délégations porteuses de leurs revendications pour se rendre au ministère le 30 mars par la FNEC-FP FO qui, avec le SNFOLC et le SNETAA-FO, s’est adressée aux autres organisations syndicales pour porter ensemble l’exigence que soient prises en compte leurs revendications pour la prochaine rentrée.

P.-S.

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IG_réforme EGT 18-03-11

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