Communiqué SNFOLC

Le plan « Nouvelle licence » de Madame Pécresse conduit à la remise en cause des CPGE et des STS en lycée - Communiqué SNFOLC 27 janvier 2011

27 janvier 2011

mardi 1er février 2011


Dans le cadre de son plan licence la Ministre de l’Enseignement supérieur vient d’annoncer « la mise en place d’un
premier cycle universitaire fondamental qui réunirait les classes préparatoires, les classes de BTS, les IUT, les
licences, jusqu’à la licence professionnelle ».

Ce plan vise à « faire tomber définitivement les barrières entre les universités et les Grandes écoles » en
développant les classes préparatoires intégrées aux universités, et pour les CPGE implantées en lycée de conclure
systématiquement un partenariat avec l’université ; l’ouverture de nouvelles CPGE étant d’ailleurs conditionnée à la
conclusion d’un tel partenariat. Il y aurait alors un partage des enseignements entre lycées et université partenaire et
par conséquent des services d’enseignement partagés entre lycée et université pour les agrégés exerçant en CPGE.
D’ores et déjà, pour la rentrée 2011, 30 classes de CPGE sur ce nouveau modèle vont être ouvertes.

Les STS sont aussi concernées par ce plan. Dans la logique des recommandations du rapport Sarrazin remis au
printemps 2010, des conventions seraient passées entre les lycées et l’université pour « permettre la délivrance de
crédits universitaires ancrés dans des modules, développer l’alternance, mettre en place des semestres rebond pour
les étudiants venant de l’université, des semestres tremplins pour les bacheliers professionnels ».

Que cherche la ministre avec ce plan d’intégration progressive des CPGE et des STS ?
Elle entend poursuivre la « professionnalisation » des licences et « LMDiser » toutes les formations post-bacs :
DUT, BTS, CPGE, écoles d’ingénieurs. Il s’agit de remplacer les enseignements par des stages en entreprises, des
ateliers de CV, etc... ce qui aboutirait à une baisse considérable du niveau des licences et à une définition locale des
diplômes.

Les BTS sont aujourd’hui basés sur des programmes nationaux (avec horaires nationaux par discipline, nombre
d’étudiants par groupes,…) discutés dans des instances pédagogiques nationales où sont représentées les
confédérations syndicales de salariés. Cela fait partie de l’édifice des diplômes reconnus par les conventions
collectives.

Le SNFOLC entend défendre les CPGE et les STS sous leur forme actuelle.

Les classes préparatoires aux grandes écoles implantées dans les lycées publics sont gratuites et dispensent aux
élèves qui y sont scolarisés un enseignement fondé sur des exigences disciplinaires qui leur permet de se préparer
efficacement aux concours d’entrée aux grandes écoles.

Dans le cadre de la RGPP dont la finalité est de ne pas remplacer un fonctionnaire sur deux partant à la retraite, il
s’agit de limiter le coût des CPGE et des STS. Selon Repères et Références statistiques 2010, le « coût moyen »
d’un élève de CPGE est annuellement de 14510 euros et celui d’un élève de BTS de 13220 euros contre 9400 euros
pour celui d’un étudiant d’université.

Le coût des CPGE et des STS s’explique en particulier par le taux d’encadrement des élèves et par le statut
particulier des professeurs qui y exercent, corollaire d’une charge de travail concentrée intensivement sur le suivi
des élèves pour leur réussite aux concours ou à l’examen.

Le SNFOLC demande au ministre le maintien et la création des CPGE et des STS nécessaires en lycée avec les
postes d’enseignants statutaires nécessaires et réaffirme son opposition à l’intégration dans les universités
autonomes. Le SNFOLC demande le maintien du statut de leurs enseignants et de leurs obligations de service
régies par les décrets du 25 mai 1950.

Montreuil, le 28 janvier 2011.

P.-S.

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Communiqué CPGE SNFOLC 27-01-11

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