communiqué SNETAA-FO et SNFOLC

Le ministre doit répondre : annulation des 16 000 suppressions de postes - 07-04-2011

7 avril 2011

vendredi 8 avril 2011


Voilà plus de deux mois que les personnels des lycées et collèges cherchent le moyen d’éviter d’avoir à supporter les
mesures découlant des 16 OOO suppressions de postes qui frappent de nouveau cette année l’Education nationale, et des
contre-réformes en cours. Plus de deux mois que se multiplient partout les initiatives dans les établissements pour
arracher des reculs. Plus de deux mois d’assemblées générales, de pétitions, de délégations au rectorat, souvent de grèves
(le 28 mars, à Aix, une centaine de manifestants lors du CTPA à l’appel du SNETAA-FO, du SNFOLC et du SIES,
poursuite des batailles pour sortir du dispositif CLAIR à Toulouse, 200 devant le CTPD du 93 à l’initiative du SNFOLC,
appel contre la fermeture de 3 CIO des personnels des CIO d’Armentières, Haubourdin et Lomme (FO, CGT, SNES)….

Il faut en sortir !

Qui ne comprendrait que, pour empêcher cette rentrée impossible, il faut absolument une perspective nationale ?

Le 9 février, SNES, SNEP, SNUEP, SNCL CGT, SNALC, SUD, SNETAA-FO et SNFOLC se sont mis d’accord sur une
plateforme qui demande
- que le ministre renonce à toutes les suppressions de postes,
- qu’il abandonne la réforme du lycée et des STI-STL et accepte une remise à plat de l’ensemble du dossier,
- qu’il fasse de même avec la réforme de la formation des enseignants comme celle de l’orientation,
- ainsi qu’avec le dispositif CLAIR et le livret de compétences.

Le 9 mars, les secrétaires généraux du SNFOLC et du SNETAA-FO , J. Paris et C. Lage, ont invité par courrier tous les
signataires de cette plateforme revendicative à se réunir : « S’il faut la grève, s’il faut la montée nationale au ministère,
alors discutons-en, préparons la, décidons la ! Nos collègues attendent que leurs organisations syndicales prennent
leurs responsabilités… ».

Les syndicats de la FSU et la CGT ont répondu qu’ils ne viendraient pas pour la raison qu’il manquait des
revendications, seuls le SNALC-CSEN et le SNCL-FAEN se sont déplacés mais se retranchent derrière l’absence des
premiers (SNES, SNEP, SNUEP, CGT et SUD)…pour ne pas acter la proposition de FO : « Les organisations syndicales
réunis le 31 mars estiment que si le ministre ne répondait pas aux demandes formulées à plusieurs reprises, sous toutes
ses formes, par les syndicats, la seule réponse possible qui nous est laissée, c’est l’appel à la grève de tous les
personnels du second degré pour se rendre chez le ministre ».

Pour FO, rien n’est réglé ! Tout est encore possible !

Pas question pour FO de renoncer au moment où s’abattent sur les collègues le gonflement des effectifs, la généralisation
des compléments de service, la dégradation infernale des conditions de travail et des garanties statutaires, la dislocation
sans cesse aggravée des établissements.

La FNEC-FP FO a participé, le 30 mars, au regroupement devant le ministère d’une cinquantaine de délégations
d’établissements venues de toute la France pour défendre leurs revendications.

C’est ce qu’attendent les collègues de leurs organisations syndicales. C’est ce que la FNEC FP-FO propose aux autres
fédérations de l’éducation nationale : le ministre est responsable, c’est au ministère qu’il faut aller. Si c’est la grève qu’il
faut, alors c’est la grève qu’il faut organiser face au ministre.
Ni les journées d’action à répétition sans grève ni revendication, ni le boycott des CTP, ni les « actions originales » ne
permettront de gagner. Ce qu’il faut maintenant, c’est la grève, face au ministre pour l’annulation de toutes les
fermetures de classes.

Au Puy-en-Velay, 900 manifestants se sont rassemblés hier devant l’inspection académique pour l’annulation des
fermetures de classes dans le 1er degré. Ils étaient 1000 à Créteil avec les maires d’une vingtaine de communes, qui ont,
devant le refus de l’IA de leur rendre leurs postes, adopté une lettre au ministre et décidé de manifester au ministère par
milliers.

Pour FO, tel est bien l’état d’esprit des personnels aujourd’hui. FO fait à tous la proposition d’aller au ministère.
Il invite toutes ses instances, plus que jamais, à organiser la mobilisation. FO appelle les personnels à se réunir en
assemblées générales dans les établissements pour décider.
Ce qui s’est passé à Créteil et au Puy montre que c’est possible.

Communiqué du 7 avril 2O11

snfolc snetaa-fo postes communiqué 07-04-11

P.-S.

Documents joints


SNFOLC - 6, rue Gaston Lauriau 93513 Montreuil Cedex
Tél. : 01 56 93 22 44 - Fax : 01 56 93 22 42
Heures de permanences : 9h - 12h30 et 14h - 18h du lundi au vendredi
snfolc.national@fo-fnecfp.fr