Confédération Force Ouvrière

Le gouvernement sonne la charge contre le baccalauréat

Lundi 4 juillet 2011

samedi 9 juillet 2011

La semaine dernière, le gouvernement a présenté en urgence des mesures visant à introduire le contrôle continu dans un certain nombre de disciplines. FO dénonce une attaque en règle contre « le caractère ponctuel, anonyme et national du diplôme ».


Le 30 juin dernier, lors du Conseil supérieur de l’éducation (CSE), Luc Chatel, ministre de l’Education nationale, a présenté en « urgence » des modifications substantielles portant sur les épreuves du baccalauréat 2013. Toutes visent à généraliser le contrôle continu en cours de formation pour un certain nombre de disciplines du diplôme national. Pour l’heure, elles toucheraient les épreuves de langues vivantes pour le Bac général en Terminale L (Lettres), ES (Economie et social et S (sciences). Le contrôle continu serait appliqué aussi à l’épreuve d’ISN (informatique et système numérique). Ainsi, pour cette nouvelle discipline, l’évaluation en cours d’année du lycéen reviendrait à « une commission (…) composée d’un professeur ayant suivi et formé l’élève pendant l’année, et dans la mesure du possible, d’un autre enseignant n’ayant pas été associé à l’enseignement de spécialité suivi ». Pour les épreuves orales de langues 1 et 2, le contrôle des connaissances s’inscrirait dans le « cadre habituel de formation et organisée au cours du deuxième trimestre par les enseignants », précisent les projets de décrets ministériels présentés aux syndicats. Lesquels textes confirment par ailleurs la suppression en TS de l’épreuve actuelle d’Histoire Géographie qui se transformerait alors en une simple option.

M. Chatel s’est retranché derrière des considérations pratiques pour la mise en place de ce contrôle continu, mais pour le Syndicat National FO des Lycées et Collèges (SNFOLC), « il s’agit bel et bien d’une attaque contre le caractère ponctuel, anonyme et national du baccalauréat ». En réalité, « il veut faire coïncider une contre-réforme du baccalauréat avec sa contre-réforme du lycée rejetée par les personnels », dénonce FO. Le ministre voudrait ainsi profiter des incidents et autres fuites qui ont émaillé l’organisation de certaines épreuves du Bac 2011, accuse encore le syndicat, avant de rappeler, que le bon déroulement de l’examen a surtout souffert du manque de moyens liée à l’application de la RGPP.

P.-S.

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