Baccalauréat 2012

Langues vivantes : demande d’audience à la DGESCO

mercredi 29 février 2012

vendredi 2 mars 2012


Monsieur le Directeur,

Nous souhaitons attirer votre attention sur les conditions de passation des épreuves du baccalauréat en langues vivantes telles qu’il est prévu de les mettre en œuvre à partir de l’année 2012-2013.

Les collègues, satisfaits de ce que leurs élèves puissent être évalués tant à l’écrit qu’à l’oral, s’interrogent et s’inquiètent pour des raisons très précises qui justifient selon nous de rouvrir ce dossier. Les délais d’application, dix huit mois environ, nous en laissent commodément la possibilité.

La première difficulté tient à la contradiction entre l’augmentation du nombre des épreuves et la réduction des heures disponibles qui a, en outre, pour conséquence, d’alourdir leur charge de travail en termes de classes et d’élèves en charge. On ne peut demander plus sans se poser la question des moyens en rapport avec les nouvelles tâches. Si les oraux ont lieu sur les heures de cours des élèves, leur coût sera très élevé. Un chiffrage de ces moyens peut légitimement établir qu’à 5 élèves par heure, il faudra 7 heures pour faire passer une classe de 35 élèves, soit plus de 3 semaines de cours de Terminale (les élèves ne disposant plus que de 2 heures de cours par semaine suite à la réforme).

Pour la compréhension orale, il revient aux enseignants de trouver les « documents enregistrés liés aux notions du programme mais non étudiés précédemment en classe », en les « sélectionnant en fonction des équipements disponibles dans les lycées ». Les risques d’inégalité entre établissements sont immédiats (existence ou non d’un laboratoire de langues, de salles informatiques…) ! Comment éviter que le baccalauréat ne devienne un diplôme local dans ces conditions ?
Il sera très difficile aux professeurs de trouver des documents adaptés, d’autant plus qu’ils ne pourront pas utiliser de documents provenant de manuels. Jusqu’à présent, les professeurs disposaient d’une banque académique de données pour l’épreuve orale de STG. Lors de l’expérimentation de l’épreuve de compréhension orale en 2005, les documents sonores avaient été fournis. Il s’agit évidemment de circonstances aggravantes du problème de l’inégalité de traitement que nous venons d’évoquer.

Pire encore, les épreuves orales seront évaluées « dans le cadre habituel de formation de l’élève » (sauf pour l’expression orale en L) au second trimestre pour la compréhension orale et au dernier trimestre pour l’expression orale. Il ne s’agit donc même pas d’un CCF : chaque enseignant évalue ses propres élèves !

Ces objections, vous en conviendrez facilement, sont très pratiques et difficilement contournables. C’est pourquoi nous vous demandons de bien vouloir réexaminer ce dossier.

Dans l’attente de pouvoir en parler avec vous de la façon la plus précise, nous vous prions de recevoir, Monsieur le Directeur, nos salutations les plus respectueuses.

Jacques Paris.
Secrétaire Général.


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