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La FNEC FP-FO appelle les enseignants à soutenir nos camarades grecs ! Communiqué du 15 mai 2013

15 mai 2013

vendredi 17 mai 2013

Pour imposer le nouveau train de mesures
exigées par la troïka, le gouvernement
grec lance un ordre de réquisition pour
interdire la grève décidée par OLME
La FNEC FP-


Monsieur le Premier Ministre,

Monsieur le Ministre de l’Éducation, des Affaires religieuses, de la culture et des sports ,

Montreuil, le 15 mai 2013

La FNEC FP-Force Ouvrière tient à exprimer sa plus totale solidarité avec le syndicat des
enseignants OLME et avec ses revendications.

C’est avec la plus grande stupeur que nous avons appris que vous avez décidé d’engager
une procédure de réquisition des enseignants, adressée individuellement à chacun
d’entre eux par les services de police, pour les empêcher de faire grève.

Interdire ainsi aux enseignants d’exercer une liberté démocratique fondamentale, sous la
menace directe de licenciement pour tous ceux qui se mettraient en grève est un fait
sans précédent depuis la seconde guerre mondiale en Europe.

La FNEC FP-FO considère que la liberté syndicale, reconnue par les conventions 87 et 98
de l’OIT, et le droit de grève qui en est indissociable est la base de toutes les libertés
démocratiques.

Avec notre confédération, la cgt Force Ouvrière, nous considérons, et la preuve en est
aujourd’hui malheureusement faite, que les politiques d’austérité menées dans de
nombreux pays d’Europe constituent non seulement une régression majeure pour les
droits des salariés et de la population, qu’elles enfoncent l’économie dans la crise et la
récession mais aussi qu’elles constituent un danger pour la démocratie.

La FNEC FP-Force Ouvrière considère totalement justifiée l’opposition d’OLME aux
nouvelles mesures dévastatrices exigées par la troïka BCE-Union Européenne-FMI, que
votre gouvernement s’apprête à mettre en oeuvre :

  • - licenciement de 10 000 enseignants remplaçants d’ici septembre
  • - mobilité forcée d’enseignants titulaires à travers tout le pays
  • - augmentation des obligations de service d’enseignement de 2 à 5 heures
  • - nouvelles mesures de suppression de postes et de fusion d’écoles et augmentation
    du nombre d’élèves par classe.

Ces mesures s’ajoutent à l’ensemble des mesures déjà prises dans le cadre des
memoranda dictés par la troïka :

  • réduction des dépenses publiques d’éducation de 33%,
  • - réduction du salaire des enseignants jusqu’à 45%,
  • - réduction de 12% du nombre des enseignants
  • - fermetures d’écoles
  • Monsieur le Premier Ministre, Monsieur le Ministre de l’Éducation, nous vous demandons
    solennellement, de lever l’ordre de réquisition des enseignants et de faire droit aux revendications d’OLME.

Compte tenu de la gravité de votre décision pour les libertés démocratiques, vous
comprendrez que nous engagions une campagne d’information et de mobilisation des
enseignants en France pour apporter leur soutien aux enseignants grecs.

Veuillez recevoir, Monsieur le Premier Ministre, Monsieur le Ministre de l’Éducation
Nationale, l’expression de nos respectueuses salutations.

Hubert Raguin, secrétaire général

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Pour imposer le nouveau train de mesures
exigées par la troïka, le gouvernement
grec lance un ordre de réquisition pour
interdire la grève décidée par OLME

La FNEC FP-FO appelle les enseignants à soutenir nos camarades grecs !

Le gouvernement grec vient de décider d’engager une procédure de réquisition pour empêcher la grève que le syndicat
OLME, a décidé de soumettre à ses structures pour le 17 mai.
La réquisition signifie que tout enseignant gréviste serait licencié.
Le syndicat OLME s’oppose aux décisions du gouvernement d’appliquer les nouvelles exigences de la troïka Union
européenne - FMI-BCE-UE qui se traduiraient dans l’enseignement par :

  • - le licenciement de 10 000 enseignants remplaçants d’ici septembre
  • - la mobilité forcée d’enseignants titulaires à travers tout le pays
  • - l’augmentation des obligations de service d’enseignement de 2 à 5 heures
  • - de nouvelles mesures de suppression de postes et de fusion d’écoles et augmentation du nombre d’élèves par classe.

Ces mesures s’ajoutent à l’ensemble des mesures déjà prises dans le cadre des memoranda dictés par la troïka :

  • - la réduction des dépenses publiques d’éducation de 33% sur 2009-2012
  • - la réduction du salaire des enseignants jusqu’à 45%,
  • - la réduction de 12% du nombre des enseignants
  • - la fermeture d’écoles et la perte de 32 000 heures d’enseignement par semaine sur l’ensemble du pays.

La FNEC FP-FO, répondant à l’appel du syndicat OLME, qui était présent à son congrès, qui s’est tenu du 8 au 12 avril
dernier, a décidé de s’adresser au Premier Ministre et au ministre de l’Éducation grecs pour leur demander d’annuler
l’ordre de réquisition des enseignants.

La FNEC FP-FO souligne que cette décision survient dans un contexte où les mouvement de grève se développent dans
l’enseignement dans plusieurs pays d’Europe face aux conséquences de l’austérité : baisse des salaires, suppressions de
postes, allongement de la durée des services. C’est le cas notamment au Portugal, en Espagne, au Danemark, en Hollande.

La FNEC FP-FO souligne que la décision du gouvernement grec fait suite à celle des employeurs des enseignants danois
de les lock-outer suite à la décision, appuyée par le gouvernement, d’allonger le temps de service des enseignants
individualisé, remettant en cause la convention collective nationale.

La FNEC FP-FO rappelle qu’avec la confédération Force Ouvrière, elle reste opposée au TSCG et à la règle d’or qui
engage les gouvernements dans une politique d’austérité perpétuelle, qui non seulement est suicidaire économiquement et
remet en cause tous les droits, mais aussi , la preuve en est faite est une menace pour la démocratie.

La FNEC FP-FO appelle ses structures, tout en poursuivant leur action syndicale pour affirmer leurs revendications à
multiplier les motions et prises de position adressées au Premier Ministre grec, répondant à l’appel du syndicat OLME :
- 

  • Levée de l’ordre de réquisition : respect du droit de grève et de la liberté syndicale
  • - Annulation des mesures d’austérité

Adresses auxquelles envoyer les prises de position et motions :
Syndicat OLME : olme@otenet.gr, interolme@yahoo.gr ;
Premier ministre de la République hellène, M. Antoni Samaras : pressoffice@primeminister.gr ;
Ministre de l’éducation et des affaires religieuses, de la culture et des sports, M. Konstantinos Arvanitopoulos : minister@minedu.gov.gr

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Athènes, le 13 mai 2013 :

Les politiques du mémorandum frappent
l’éducation publique
Non aux ordres de mobilisation civile
pour les enseignants

Les conditions de travail de l’éducation publique et des enseignants en Grèce subissent une nouvelle fois un coup
important de la part du gouvernement et de la Troïka.
Dans une période particulièrement sensible (les examens commencent cette semaine), le gouvernement a adopté les
nouvelles mesures listées ci-dessous, pendant les vacances de Pâques, alors que les écoles étaient fermées :

  • - licenciement de 10 000 enseignants remplaçants d’ici septembre (début de l’année scolaire) ;
  • - mobilité forcée d’enseignants permanents à travers tout le pays ;
  • - augmentation du temps d’enseignement de 2 à 5h, ce qui amènera les enseignants à être trop nombreux, et en fera
    des candidats au licenciement ;
  • - de nouvelles fermetures et fusions de classes et d’unités scolaires, et l’augmentation du nombre d’élèves par classe.

Les mesures mentionnées ci-dessous s’ajoutent aux mesures suivantes, adoptées au cours des trois années de politiques
du mémorandum mise en oeuvre en Grèce par le gouvernement et la Troïka (UE-FMI-BCI). Ces mesures consistaient en :

  • - la réduction des dépenses publiques d’éducation de 33% (2009-2012), et de 47% à l’horizon 2016 ;
  • - la réduction des salaires des enseignants jusqu’à 45% pour les enseignants nouvellement recrutés ;
  • - la réduction du nombre d’enseignants permanents de 12% ;
  • - l’évaluation des enseignants est liée à la progression de salaire, à l’avancement, et aux licenciements ;
  • - des fermetures d’écoles et l’abolition de structures de soutien à l’éducation, la perte de 32 000 heures d’enseignements
    par semaine jusqu’à la fin de l’année scolaire à cause du manque d’enseignants, etc.

A deux reprises, OLME a appelé le gouvernement à ouvrir le dialogue : a) avant le vote de ces mesures, b) après leur vote,
en appelant à leur retrait jusqu’à ce qu’un dialogue public ait lieu, tout en demandant au Ministre de l’Education un
engagement public qu’aucun licenciement n’aurait lieu. Le Gouvernement a refusé de participer à quelque dialogue que ce
soit avec les enseignants, et le bureau exécutif d’OLME a décidé de proposer aux syndicats locaux d’enseignants une série
de grève (une grève de 24h le 17 mai, et 5 jours de grève du 20 au 24 mai).
Le gouvernement grec a poursuivi une politique sans précédent, illégale et anti-constitutionnel d’ordres « préemptifs » de
mobilisation civile, sous le prétexte que les examens ne pourraient pas avoir lieu dans de bonnes conditions. La décision
du gouvernement a été prise avant que les syndicats locaux d’enseignants ne se réunissent pour discuter de la proposition
d’OLME et ne décident de mobilisations.
Nous apprécierions le soutien de tous les enseignants et de tous les syndicats au moyen de signature de pétitions et de
résolutions à transmettre au Premier ministre grec et au Ministre de l’éducation et des affaires religieuses, de la culture et
des sports.

OLME condamne cette politique anti-démocratique et autoritaire du gouvernement et demande le retrait immédiat des
ordres de mobilisation des enseignants. OLME déclare qu’il introduira des appels contre cette décision.

La lutte pour défendre les droits démocratiques et les biens publics est la lutte de tous les travailleurs.

Nous vous demandons de bien vouloir envoyer une copie de vos résolutions à :
- olme@otenet.gr, interolme@yahoo.gr ;
- le Premier ministre de la République hellène, M. Antoni Samaras : pressoffice@primeminister.gr ;
- le Ministre de l’éducation et des affaires religieuses, de la culture et des sports, M. Konstantinos Arvanitopoulos : minister@minedu.gov.gr

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