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LV : les épreuves en cours d’année sont maintenues, le SNFOLC refuse - Communiqué SNFOLC du 15 janvier 2014

15 janvier 2014

samedi 18 janvier 2014


Tous les professeurs de langue vivante se posent la question : les épreuves en cours d’année (ECA)
sont-elles maintenues ? Les dispositions de 2013 sont-elles reconduites ? Nos revendications,
portées par nos organisations syndicales, des milliers de signatures ont-elles été entendues par le
ministre ? A-t-il procédé à une remise à plat de cette contre-réforme Chatel ? Absolument pas !

Alors que le ministère affirmait au SNFOLC, lors de sa 6ème audience sur cette question, le 21
octobre 2013, qu’il allait procéder à certains ajustements, certes homéopathiques, force est de
constater qu’il n’en est rien : le ministère devrait publier une circulaire en janvier 2014.

La note envoyée aux divisions des examens en décembre 2013 indique le choix du ministre en
corrélation avec les groupes de travail ministériels sur le temps de travail, les missions nouvelles
des professeurs.

Ce texte « réaffirme le principe de l’évaluation en cours d’année pour la partie orale des épreuves
(compréhension de l’oral et expression orale) »
pour assurer la cohérence entre « les compétences
acquises par les élèves, à un moment précis de l’année »
et le Cadre européen commun de
référence pour les langues (CECRL). L’ECA devient donc un mode d’obtention du baccalauréat.

La circulaire poursuit en indiquant que l’ECA « est conduit par l’enseignant de la classe
concernée […] et « dans le cadre des horaires d’enseignement de la classe »
. Les élèves seraient
informés par leur professeur, sans convocation, sans anonymat des copies, les sujets relevant de sa
seule responsabilité. Le professeur dans ses nouvelles « missions » devient gratuitement sur son
maxima hebdomadaire de service explosé le concepteur-correcteur-surveillant.

Si ce texte indique que la partie orale des épreuves de langues (compréhension de l’oral et
expression orale), aurait lieu à partir du second trimestre et que s’agissant de la compréhension de
l’oral, un seul document sonore sera autorisé (au lieu de deux antérieurement), il n’en demeure pas
moins que le principe du professeur qui fait tout, sans limite de son temps de travail est acté.

Ce n’est pas la réponse qu’attendaient les personnels. C’est la réponse d’un ministre qui veut
adapter les épreuves aux nouvelles missions qu’il veut imposer aux professeurs : le projet Peillon
inclut dans les obligations de service (donc qui peuvent être imposées qui plus est sans
rémunération supplémentaire), « Les activités d’évaluation des élèves de leur établissement. Elles
comprennent les temps d’élaboration des sujets et de surveillance des épreuves d’examen. »
C’est
donc notamment l’ECA, le CCF, l’évaluation des compétences (livret de compétences), etc.

Le SNFOLC refuse :

  • - la fin de l’anonymat, chaque professeur s’occupant de ses élèves,
  • - la fin des examens nationaux, tout se déroulant sur les heures d’enseignement, sans convocation,
  • - la fin de la rémunération pour des épreuves de baccalauréat,
  • - l’augmentation sans fin du temps de travail conformément aux groupes de travail ouverts
    par V. Peillon sur les missions des enseignants, avec le décret Sapin ( 1607 heures) comme nouvelle règle de temps de travail des professeurs.

FO aujourd’hui comme hier demande l’abandon de l’ECA en langues vivantes.
Pour FO, l’ECA siphonne le décret de 1950 :

  • - en rendant corvéables à merci les professeurs de langue,
  • - en supprimant l’examen terminal du cycle terminal qui donne droit à la décharge de service,
  • - en supprimant les maxima hebdomadaires de service en heures de cours,
  • - en introduisant les 18 ou 15 heures de cours comme une référence et non plus comme un maxima.

Les professeurs de langue ont été, dans le cadre de la réforme du lycée, les premiers à voir les
décharges horaires supprimées, leur nombre classes accru.

Pour Le SNFOLC, ensemble, exigeons, comme l’ont fait les professeurs de classes préparatoires en
grève reconduite le 9 décembre 2013, que le ministre renonce à toutes les modifications statutaires.

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LV_communique_du 15_ janvier_2014

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