SNFOLC

LV épreuves du bac, communiqué SNFOLC du 22 octobre 2013 et dossier

22 octobre 2013

vendredi 25 octobre 2013

Epreuves orales de langue en contrôle en cours d’année : le ministre reste sourd !


Montreuil, le 22 octobre 2013

Une délégation du SNFOLC a été reçue à sa demande, le 21 octobre 2013, par la direction générale de l’enseignement scolaire (DGESCO) sur les deux épreuves orales de compréhension et d’expression en langue.

Alors que pour la sixième fois, le SNFOLC est reçu, alors que des centaines de signatures ont été remises, alors que FO est intervenu tant au Conseil Supérieur de l’Education, le 19 septembre et lors de l’audience auprès de V. Peillon, le 2 octobre, les mesures homéopathiques annoncées ne peuvent répondre aux revendications des professeurs et des personnels.

Jugeons-en :

  • • grille de notation, pour les LV2, enrichie d’un palier,
  • • mises à disposition des jurys des deux notes mais qui ne figureront pas dans la collante,
  • • saisie séparée des deux épreuves,
  • • mise à disposition des chefs d’établissement d’un outil informatique de planification des épreuves,
  • • pérennisation de la possibilité de faire passer les épreuves entre février et juin 2014.

Le ministère entérine que le professeur devient et reste le concepteur et l’examinateur local des épreuves, pour ses propres élèves ou ceux de son établissement.
L’évaluation en cours d’année est maintenue, tout comme la charge de travail et la désorganisation des cours.

Pourtant, le ministre avait toutes les clés en mains pour modifier dès cette rentrée ces deux épreuves afin de rétablir le cadre national des épreuves du baccalauréat national, anonyme et ponctuel. Il suffit d’organiser l’épreuve orale en juin, comme pour les épreuves de français et de mettre en place une banque nationale de sujets.

A l’inverse le ministre maintient des épreuves et un calendrier locaux dans le cadre de l’évaluation en cours d’année (ECA) prévue par l’arrêté Chatel du 22 juillet 2011 définissant les épreuves du baccalauréat et découlant de la réforme du lycée qui prévoit qu’ « en série S et ES, l’évaluation des compétences orales a lieu en cours d’année, dans le cadre habituel de formation des élèves  ».

Qui peut croire que donner aux chefs d’établissement un logiciel pour organiser les épreuves serait une solution alors que les chefs d’établissement savent déjà organiser les épreuves du baccalauréat ?

Qui peut croire que faire apparaître les notes des élèves va gommer que les professeurs interrogent leurs propres élèves ?

Qui va croire que la passation des épreuves entre février et juin va redonner à ces épreuves un caractère national alors qu’elles sont organisées établissement par établissement ? L’étalement de ce calendrier est à l’inverse un facteur d’inégalité entre candidats.

C’est pourquoi le SNFOLC propose à tous les personnels de se prononcer pour que le ministre renonce à l’ECA et rétablisse des épreuves nationales, ponctuelles et anonymes, qu’il mette en place sans tarder un véritable oral de fin d’année dans les conditions de passation d’une épreuve de baccalauréat avec paiement des examinateurs.

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communiqué snfolc langues_vivantes_22_o ct_13

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Langues vivantes au baccalauréat Audience du 21 octobre à la DGESCO Compte-rendu

Montreuil, le 22 octobre 2013.

Une délégation du SNFOLC a été reçue à sa demande le 21 octobre 2013 par le Directeur de la DGESCO (Jacques Paris, secrétaire général, Samya Kaboub, professeur d’allemand, lycée Clemenceau, Villemomble, Edith Bouratchik, secrétaire générale adjointe). Nous étions reçus principalement sur les LV (le CR sur les autres thèmes abordés vous parviendra ultérieurement).

Notons que c’est la 6ème fois que la DGESCO nous reçoit, toujours à notre demande, sur ce dossier.

La délégation a encore souligné la nature de l’épreuve qui, en introduisant le contrôle en cours d’année, rompt avec le caractère national, anonyme et ponctuel du baccalauréat et conduit à une surcharge de travail gratuit.
Le professeur, dans le cadre maintenu des épreuves introduites par la réforme Chatel du lycée, doit faire face à la conception du sujet, sa confection, sa passation. Il prépare trois épreuves de baccalauréat sur 4 notions, et le tout, la plupart du temps dans les seules deux heures d’enseignement imparties.

  • ■ Le ministère reconnaît pour sa part que les enseignants ont dû faire face à un travail supplémentaire « car c’était la première fois »…et que la faiblesse des connaissances en LV des élèves justifie un oral (place de la France dans les enquêtes PISA).
    Le ministère reconnaît que certains problèmes ont été identifiés : organisation de l’épreuve, calendrier.

Le SNFOLC a fait part des autres problèmes existants qui ont été soulignés à la fois dans les interventions du syndicat à tous les niveaux (audiences nationales, locales, remise de pétition, etc.), et tout dernièrement au CSE du 19 septembre, au CTM, au ministre lors de l’audience du 2 octobre.

  • ■ Le ministère n’entend pas changer le cadre de l’épreuve : « il souhaite prendre le temps pour faire un bilan de la réforme du lycée, les épreuves de LV en faisant partie. » « L’année 2013-2014 est une année de bilan pour procéder à des ajustements lourds » pour le baccalauréat 2015. Le seul ajustement pour les LV, pour le baccalauréat 2014, concerne les LV en L (CSE du 19.09), [augmentation de la durée de l’épreuve, ndlr].

Le SNFOLC a donc fait part de son étonnement face à la faiblesse des annonces sur le cadre général du baccalauréat car les enseignants veulent des mesures immédiates, il y a de la colère, de l’incompréhension face au maintien du cadre de ces épreuves chronophages, qui ne garantissent ni l’anonymat ni le caractère national des épreuves.

Rien de ce qui avait été annoncé ne fonctionne : la grille de notation est incomplète, la banque de données inexistante. D’ailleurs une recherche sur Eduscol pour la préparation de l’épreuve illustre comment le ministère considère ces professeurs puisqu’il n’y a rien pour aider : le portail SIENE ne contient que quelques documents qui n’ont rien à voir avec la baccalauréat ou sont en erreur informatique….deux seules entrées sont consultables. Dans les ressources « institutionnelles » on trouve 14 sites académiques, quatre d’entre eux sont en erreur informatique. Les documents sont le produit de l’enregistrement de « locuteurs natifs », la longueur des textes oblige les personnels à se transformer en monteur audio. Très souvent, les thèmes abordés ne concernent pas les notions du programme (mes hobbies, le pire jour de ma vie, mon film préféré, Noël, si j’avais 10 000 €, le professeur idéal,…).

  • ■ Le ministère a donc complété ce qu’il entend mettre en place pour la compréhension orale et l’expression dans les sections autres que L :
  • - la grille de notation, pour les LV2, sera enrichie d’un palier car les écarts de notation étaient trop importants.
  • - les jurys disposeront des notes d’oral mais elles ne feront pas partie de la « collante »
  • - on pourra saisir de façon séparée compréhension orale et expression orale- on va remettre aux chefs d’établissement un outil informatique de planification des épreuves.
  • - la note de service du 14 décembre 2012 est « pérennisée », elle permettra de faire passer les épreuves orales entre février et juin 2014.

Pour FO, ces mesures sont très en deçà des attentes :

  • - la banque nationale d’épreuves ne sera pas créée car pour le ministère elle devrait comprendre 56 langues, ce qui est impossible. Le ministère a donc pris le parti de « l’exemple », soit les sujets qui existent déjà sur des sites de certaines académies. Ceci ne peut convenir : c’est donc l’enseignant qui avec sa surcharge de travail a constitué cette année, dans un travail « collaboratif », la banque…
  • - Le ministère confirme qu’il poursuit sa volonté de maintenir un professeur, concepteur et examinateur, y compris de ses propres élèves.
  • - La note actuellement dans les circuits du cabinet qui s’inscrit dans la continuité de celle de décembre 2014 valide que l’épreuve perd la nature d’une épreuve nationale et ponctuelle au baccalauréat. L’élève en fonction de son établissement passe entre février et juin : si la « période de passation de l’épreuve » est définie sur 4 mois, elle permet toutes les modulations locales et ne garantit pas l’égalité des candidats. Notre demande est une épreuve terminale (donc en toute fin d’année) par souci d’égalité des candidats.

Le SNFOLC poursuit donc la bataille et portera la revendication d’abandon de l’ECA définie dans l’arrêté sur les épreuves du baccalauréat du 22 juillet 2011, avec une véritable épreuve orale dans les discussions sur le bilan de la réforme du lycée qui doivent s’ouvrir, nous a précisé, la DGESCO, fin novembre pour des propositions ministérielles au printemps 2014….pour le baccalauréat 2015.

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cr_audience_snfolc 21_10-2013 LV

Paris, le 26 octobre 2012

Monsieur le Ministre,

Les nouvelles épreuves de langues vivantes au baccalauréat des séries générales et
technologiques, publiées par votre prédécesseur sans aucune concertation préalable
avec les organisations syndicales au BO n°43 du 24 novembre 2011, posent de
graves problèmes, tant sur le fond que sur la forme. Elles sont dans la logique de la
réforme du lycée, imposée contre l’avis majoritaire des enseignants, et dont nous
continuons de demander la remise en cause.

Elles se traduisent par un accroissement considérable de la charge de travail des
personnels et conduiront à une désorganisation importante des établissements dès
le mois de février, période imposée par les textes pour la passation de l’épreuve de
compréhension orale dans les établissements.

Ces conditions sont d’autant plus insupportables pour les personnels qu’elles
s’inscrivent dans une politique de développement du contrôle en cours de formation
qui affaiblit le caractère national du baccalauréat et met en péril l’égalité des
candidats devant l’examen.
Des solutions existent pour mettre en place la nécessaire évaluation des capacités
orales, beaucoup moins chronophages sur le temps de formation des élèves,
assurant l’égalité sur tout le territoire et n’imposant pas une telle surcharge de travail
des personnels.

Nous demandons des épreuves de baccalauréat cadrées nationalement et
terminales.
Nous nous permettons d’attirer votre attention sur le caractère d’urgence d’une
décision sur ce dossier et sollicitons une réponse de votre part sur ces demandes
ainsi qu’une réunion de travail rapide avec vos services sur les mesures immédiates
nécessaires pour la session 2013.

Veuillez croire, Monsieur le Ministre, en notre profond attachement au service public
d’Éducation.

Roland HUBERT Cosecrétaire Général SNES-FSU
Jacques PARIS Secrétaire Général SNFOLC
Samuel SERRE Secrétaire National CGT-Educ’Action en charge des lycées
Jean-Rémi GIRARD Secrétaire national à la pédagogie du SNALC-FGAF
Sylvie LAILLIER Co-secrétaire fédérale Sud éducation

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lettreintersyndicale _26-10-2012

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Les personnels du lycée………………..……..avec leurs organisations syndicales…………….……..…….. s’adressent au ministre, au recteur, au DASEN.

Monsieur le Ministre,

Nous avons appris que les épreuves de compréhension orale et d’expression orale en langue vivante 2013 sont maintenues à l’identique pour le baccalauréat 2014.

Nous ne pouvons l’admettre :

  • − l’égalité des élèves n’est plus assurée puisque la date des épreuves pourra varier d’un établissement à l’autre de plusieurs mois, les sujets choisis relèvent de la seule responsabilité des examinateurs, les modalités d’organisation seront définies localement
  • − l’anonymat des candidats et des examinateurs n’est plus respecté puisque les élèves sont examinés par leurs professeurs ou ceux de l’établissement
  • − les enseignements sont désorganisés et les élèves privés de nombreuses heures de cours du fait du temps nécessaire à l’organisation des épreuves
  • − la charge de travail des enseignants est considérablement alourdie, sans qu’aucune rémunération ne soit prévue
  • − le volume horaire de deux heures hebdomadaires pour la plupart des élèves de Terminale insuffisant pour préparer la classe à toutes ces épreuves

Monsieur le Ministre, nous vous demandons de prendre des mesures dès la session 2014 qui permettent

  • - de rétablir des épreuves orales terminales, nationales et anonymes, et donc de renoncer à l’évaluation en cours d’année
  • - d’assurer le paiement des examinateurs
  • - de rétablir les heures de langues perdues
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Pétition-prise_de_position_LV 22-10-2013

Documents joints


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