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L’UNSS au service des « territoires » ! SNFOLC 13 juin 2013

13 juin 2013

vendredi 14 juin 2013

L’UNSS privatisée,
l’UNSS dénaturée et maintenant l’UNSS
au service des « territoires » !


Toujours plus fort ! En 2013, le budget de l’UNSS diminue, en 2013 la subvention de l’Etat diminue de 430 000 €. C’est la part allouée aux activités et à leur développement qui sera rognée. Par exemple dans l’académie de Nantes les remboursements des déplacements par l’UNSS seront diminués de 5% et 20% pour les championnats d’académie suivant les épreuves et passe de 0,08 à 0,05€ par élève transporté. Cela signifie que ce sont une fois de plus les AS qui vont devoir supporter cette baisse.

Pour le SNFOLC, les AS sont dans la tourmente. La part de l’Etat n’est plus que de 20 % en 2013, elle était de 29% en 2009. Pour compenser cette perte la direction de l’UNSS a augmenté le prix de la licence et a imposé le contrat de licence pour tous. En effet, la mise en œuvre du contrat de licence obligatoire a étranglé les A.S.

Le désengagement de l’Etat ne peut pas durer ! Si l’UNSS implose, c’est notre forfait trois heures d’A.S et notre statut qui vont exploser !
Pour le SNFOLC, la particularité de l’UNSS est d’être une « composante » de l’EPS, comme le définit l’article 1 des statuts de l’UNSS. A ce titre nous revendiquons la gratuité de la licence pour nos élèves. La création de la licence adulte tend à transformer nos AS en “clubs sportifs civils” et à assimiler la Fédération UNSS aux autres fédérations sportives. C’est un pas de plus vers la privatisation.

Toujours plus loin ! Une conséquence pour l’EPS et l’AS de la mise en œuvre du décret sur les rythmes scolaires, c’est l’occupation des installations sportives par le primaire dans les quelques villes qui mettent en œuvre cette territorialisation de l’école privée et publique. Tous les créneaux horaires, traditionnellement réservés aux collèges et lycée vont être contractés en matinée dégradant totalement les conditions de travail des professeurs d’EPS et les emplois du temps des collègues des autres disciplines. Il est fort à parier que dans ces créneaux horaires la mise en œuvre des programmes et des contrôles en cours de formation soit impossible !

Toujours plus haut ! Un amendement à la loi Peillon stipule : « Les contenus et l’enseignement de l’éducation physique et sportive sont de la responsabilité de l’Éducation nationale. Le sport scolaire participe de la nécessaire complémentarité avec les pratiques périscolaires et extrascolaires en lien avec les projets éducatifs territoriaux et les partenariats avec le mouvement sportif associatif ». (Voir le verso : communiqué du 6 juin du SNFOLC)
C’est directement notre statut qui est remis en cause ! Nous ne l’acceptons pas !

En conséquence, le SNFOLC invite les personnels à réaffirmer leurs revendications auprès des DASEN, Rectorats et Ministère :

- maintien du statut,
- maintien des 3 heures forfaitaire d’UNSS dans le cadre de leur service et de leur AS,
- maintien de leur condition de travail par la mise à la disposition des installations sportives en priorité pour les établissements du second degré comme avant !

Le Projet Educatif Territorial veut nous mettre au pas pour l’utilisation des installations, la loi Peillon remet en cause notre statut, notre service, notre pédagogie et notre discipline, nous ne l’acceptons pas.

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La loi d’orientation fait de l’EPS une discipline complémentaire des pratiques péri et extra scolaires
Une menace pour tous les enseignements, le statut et les obligations de service de tous !

Montreuil, le 6 juin 2013

L’assemblée nationale vient de voter la loi d’orientation en deuxième lecture.
Force est de constater, que d’amendements en amendements adoptés par les parlementaires, de nombreuses dispositions conduisent à la refonte du statut des personnels enseignants et la remise en cause de leurs obligations de service. Ainsi la dernière rédaction retenue (article 6 bis) prévoit que :« Les contenus et l’enseignement de l’éducation physique et sportive sont de la responsabilité de l’Éducation nationale. Le sport scolaire participe de la nécessaire complémentarité avec les pratiques périscolaires et extrascolaires en lien avec les projets éducatifs territoriaux et les partenariats avec le mouvement sportif associatif ».

Ainsi, même si le texte a été modifié par rapport à la rédaction du Sénat, l’EPS devient l’un des vecteurs, au nom de la complémentarité, à l’introduction du projet éducatif territorial (PEDT) dans les établissements secondaires.

Tout comme pour les parcours artistiques et culturels il s’agit de fait d’introduire un parcours global, le PEDT ayant la particularité de se faire sous la coupe des collectivités territoriales et des associations.

Cela ouvre la voie à l’externalisation d’une partie du service des professeurs d’EPS qui ainsi pourraient voir les 3 heures d’AS aujourd’hui incluses dans leur service, réduites à zéro. La Cour des Comptes préconise de supprimer les 3 heures d’UNSS pour « gagner » 4800 postes : n’est-ce pas une façon d’y répondre positivement ?

Le projet éducatif territorial permet de transformer une partie des enseignements disciplinaires en « activités » loin des programmes nationaux et des examens nationaux. Le PEDT, c’est comme à Paris, un appel d’offre de la mairie, pour faire des « activités » sur les deux après-midi libérés, dans le cadre des rythmes scolaires du premier degré qui se traduit par l’ouverture des écoles aux « partenaires » : 724 associations ont répondu pour mettre en œuvre 1600 ateliers …

Comme le SNFOLC et sa fédération, la FNECFP-FO l’ont toujours affirmé : le projet Peillon vise à territorialiser l’école de la République.
Une partie des circulaires de mise en application (circulaire de rentrée, parcours artistique, etc.) est maintenant connue. Il n’est pas question de répondre aux revendications des personnels mais de détricoter les statuts des personnels, les 18 ou 15 heures des obligations réglementaires de service. Les statuts de l’UNSS, garants du maintien des Associations sportives devraient être refondus et un décret être publié sur les 3 heures d’AS. Est-ce une façon de répondre aux exigences de la cours des comptes ?

La réponse du ministre au rapport de la Cour des Comptes, « je n’ai pas de tabou » (Parisien du 26 mai) prend tout son sens : la dite refondation de l’école mène à celle des statuts. D’ailleurs, le ministre ouvre une discussion sur le statut des enseignants en septembre.

Les obligations de service définies en maxima hebdomadaires d’heures d’enseignement dans notre discipline pour tous les professeurs du secondaire, les 3 heures d’AS intégrées au service pour les professeurs d’EPS, nous y tenons, nous les défendons !

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tract eps-SNFOLC_RV_12-06-13

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