La Fondation IFRAP, « think-tank » qui se donne pour mission d’étudier « l’efficacité des politiques publiques », vient de trouver la pierre philosophale. Le 9 septembre, cette fondation a publié un article proposant une augmentation de deux heures du temps d’enseignement des professeurs certifiés et de… cinq heures pour les agrégés. Arguant du temps de travail des professeurs allemands et de la moyenne européenne, l’IFRAP estime que cet horaire permettrait d’économiser 44000 postes.
Le SNFOLC constate que cette découverte de génie surgit à point nommé, pour préparer les esprits à l’abandon des statuts de 1950, fixant le temps de service des professeurs.
Le SNFOLC considère qu’il est purement et simplement scandaleux d’utiliser les personnels de l’Education Nationale, dont les conditions de travail et le pouvoir d’achat se sont déjà lourdement aggravés, comme une variable d’ajustement destinée à renforcer la politique d’austérité. Pas plus que les autres salariés, les professeurs ne sont responsables de la crise ni de la dette, et l’acharnement dont ils sont aujourd’hui l’objet relève d’une stratégie d’Etat visant à saper les fondations du service public d’enseignement. La situation dans les établissements montre que c’est la politique gouvernementale qui est responsable de la dégradation générale. Les projets de refonte statutaire vont de pair avec les suppressions de postes.
Le SNFOLC, qui participe, le 1er octobre, sous la présidence de Jean-Claude MAILLY et en présence de Danielle SALLENAVE, de l’Académie Française, à un grand colloque sur l’Education organisé par la FNECFP-FO, ne manquera pas d’y affirmer la nécessité impérative de défense du statut des professeurs. Il se battra sans relâche pour mettre en échec une politique injuste fondée sur le principe qu’il n’y a pas de limite à l’austérité.
Le SNFOLC appelle tous les personnels à voter, du 13 au 20 octobre, pour les listes FO aux Comités Techniques Ministériels et Académiques, ainsi qu’aux Commissions Administratives Paritaires Nationales et Académiques, pour la défense du statut et l’arrêt des contre réformes.
Montreuil, le 14 septembre 2011




