FNEC-FP-FO

Faire reculer le ministre : comment ? FO écrit à La FSU - 27 février 2013

27 février 2013

samedi 2 mars 2013

1- Lettre d’Hubert Raguin, secrétaire générale de la FNEC à Bernadette Groison, secrétaire générale de la FSU

2- Courrier FSU : appel au 6 avril

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Lettre d’Hubert Raguin, secrétaire générale de la FNEC à Bernadette Groison, secrétaire générale de la FSU

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A Bernadette Groison, secrétaire générale de la FSU

Montreuil, le 27 février 2013

Chère camarade,

Nous avons bien reçu ce matin la plate-forme d’appel à la manifestation du 6 avril que vous avez initiée et
nous t’en remercions.

Nous réunissons notre commission exécutive fédérale les 14 et 15 mars prochains, et nous lui soumettrons ta
proposition.

Mais sans attendre, nous voulons aussi te confirmer les propositions que nous avons faites le lundi 25 février,
lors de la réunion interfédérale dont la FSU avait pris l’initiative.

Sans nécessairement avoir des analyses globales identiques sur le décret sur les rythmes scolaires, dont nous
demandons l’abrogation, et sur la question du projet de loi d’orientation, dont pour notre part nous continuons
de penser que le plus sage serait de l’abandonner, nous sommes tout à fait disposés à avoir une expression
commune pour demander au gouvernement qu’il renonce à un certain nombre de projets et mesures qui nous
semblent particulièrement néfastes, notamment :

  • - pour affirmer le caractère inacceptable du décret 2013-77 du 24 janvier sur les rythmes scolaires dans le premier degré
  • - pour le maintien de la maîtrise de la carte de formation professionnelles par l’État et contre son transfert aux régions
  • - pour le maintien du service public de l’orientation scolaire et de ses personnels dans l’Éducation Nationale et contre son transfert aux régions
  • - contre les contrats d’objectifs tripartites entre les EPLE, les recteurs et les collectivités territoriales prévus par le projet de loi
  • - pour l’abandon des conseils et enseignements communs, des échanges de service collège-école qui
    ouvrent la voie à un rapprochement structurel des deux niveaux

A la suite de la grève massive du 12 février dans le premier degré, il nous semble indispensable d’aller à la
grève nationale unie afin de faire reculer un ministre qui pour le moment reste sourd aux revendications.
Comme tu le sais c’est le positionnement retenu par les fédérations FNEC FP, FERC-CGT, SUD, FAEN et
FTE-CNT qui avaient initié la grève du 12 février. Comme tu le sais aussi, le SNUipp-FSU, sur ses propres
positions concernant le décret, avait aussi appelé à la grève le 12 février.

Il nous semble que la position commune prise par les organisations syndicales de l’enseignement supérieur
FSU, FO, CGT et Solidaires qui demandent notamment « l’abrogation des lois Pacte Recherche et LRU ,
l’abandon de l’actuel projet de loi, ainsi que l’ouverture d’une véritable négociation pour une loi
d’orientation et de programmation à la hauteur des besoins »
illustre qu’il est tout à fait possible d’organiser
l’action commune.

Je suis disponible à tout moment pour poursuivre cette discussion.

Reçois, chère camarade, mes salutations syndicales les meilleures.

Hubert Raguin, secrétaire général.

HR-B_Groison-27_fevrier

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Courrier FSU : appel 6 avril
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Bonjour,

Comme nous nous y sommes engagés lors de la réunion de lundi soir, vous trouverez en pièce jointe la plateforme sur laquelle la FSU appellera à une manifestation le 6 avril prochain. Merci aux organisations qui souhaitent s’y associer de nous répondre pour ce soir 18h.

Bien cordialement,
Bernadette Groison

Manifestation nationale pour l’Education le 6 avril

Les élèves et les jeunes ont besoin d’une vraie refondation du système éducatif. L’avenir de chaque jeune, de notre société, la nécessité de relever les défis qui s’imposent qu’ils soient économique, écologique ou culturel impose d’investir aujourd’hui dans l’Education.

Il s’agit d’assurer la réussite de tous les élèves, d’élever le niveau de qualification, d’augmenter le taux de diplômés de l’enseignement supérieur et de mettre fin aux sorties sans qualification. Il est temps d’assurer une amélioration des conditions de travail et de rémunération des personnels, de mettre un terme à la crise de recrutement, en rupture avec les politiques éducatives précédentes.

Cela doit se faire avec les personnels et l’ensemble de la communauté éducative s’appuyant sur leurs expériences, leurs savoir-faire, la connaissance de leurs métiers et de l’utilité de leurs missions.

Malgré des avancées dans le projet de loi d’orientation et de programmation pour l’Ecole soumis au Parlement (créations d’emplois, rappel des valeurs qui doivent fonder l’Ecole, priorité à l’école primaire...), des manques ou des continuités avec les politiques précédentes ne permettront pas les transformations nécessaires.

Pour tenir les engagements d’un projet ambitieux de l’école maternelle jusqu’à la fin du lycée et de l’enseignement supérieur, il faut donc aller plus loin. C’est pourquoi la FSU (...) se prononce :

- Pour des lois de refondation de l’Ecole et sur l’enseignement supérieur et la recherche porteuses,

  • o d’une nouvelle étape de démocratisation du système éducatif, qui passe par la prolongation de la scolarité obligatoire à 18 ans,
  • o de la reconnaissance sociale de tous les métiers de l’éducation.

- Pour une meilleure qualité des temps éducatifs et une amélioration des conditions de scolarisation des élèves (effectifs, contenus enseignés...).
Pour une réforme des rythmes réussie, cohérente pour le système éducatif, pensée sur la journée, la semaine et l’année s’articulant avec les rythmes sociaux et familiaux, élaborée en concertation avec les différents acteurs.
Pour les écoles cela passe par un report de la réforme en 2014 pour donner le temps à une réécriture du décret.

- Pour une rentrée 2013 qui rompt avec les précédentes, avec annonces de mesures immédiates (école, collège, lycées, éducation prioritaire…).

- Pour la mise en place de mesures concrètes permettant aux enseignants comme à l’ensemble des personnels de l’Education d’exercer encore mieux leur métier au quotidien (révision des contenus enseignés, formation initiale et continue, diversification possible des pratiques professionnelles...). La priorité à la prévention de la difficulté scolaire est une nécessité.

- Pour une relance de l’Education prioritaire car l’Ecole doit contribuer à davantage d’égalité sociale sur l’ensemble du territoire.

- Pour une amélioration des conditions de travail, d’emploi et de service de tous les personnels (temps de travail, missions, évaluation, gouvernance…) et le développement de l’offre de formation.

- Pour que soit mis fin au gel du point d’indice et pour une réelle revalorisation salariale pour tous les personnels abandonnant les logiques d’individualisation et de rémunération au mérite.

- Pour la création des postes et la programmation des moyens nécessaires à l’accomplissement des missions. Pour un véritable plan d’envergure pour lutter contre la crise de recrutement (formation initiale et continue, prérecrutements…).

- Pour le maintien de la maîtrise par l’Etat des cartes de formation professionnelles, et donc contre la décentralisation envisagée.

- Pour le maintien du service public de l’orientation scolaire et de ses personnels dans l’éducation nationale.

- Pour une autre loi sur l’enseignement supérieur et la recherche que celle proposée par la Ministre. Il faut une loi en rupture avec la LRU et les RCE, l’AERES et le pacte recherche, le CIR…

Nous refusons de nous résigner aux conséquences sociales de la crise sur les enfants et les jeunes. Nous affirmons qu’il y a urgence à assurer la réussite de tous. C’est « mieux d’Ecole » qu’il faut organiser pour tous les élèves, à tous les niveaux d’enseignement.

Afin de permettre la nécessaire démocratisation du système éducatif, la FSU (…) appelle tous les personnels à se mobiliser pour défendre un projet éducatif ambitieux qui réponde aux attentes des jeunes, des personnels et de l’ensemble des acteurs de la communauté éducative.

La FSU (…) appelle les personnels à participer massivement à la manifestation nationale pour l’éducation à Paris le samedi 6 avril prochain.


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