Communiqué de presse SNFOLC

FO s’élargit dans l’enseignement : Bernard KUNTZ et Jean André CORGNET rejoignent le SNFOLC

19 mai 2011

vendredi 20 mai 2011

Communiqué de presse : FO s’élargit dans l’enseignement

La commission exécutive nationale du SNFOLC a accueilli ce jour Jean-André Corgnet, ancien responsable national des PEGC SNCL-FAEN, ancien secrétaire académique de Nantes, ainsi que Bernard Kuntz, ancien président national du SNALC-CSEN. Ces derniers ont décidé d’adhérer à Force Ouvrière.
Ils ont exposé les motifs qui les conduisent à agir ainsi, et tout particulièrement la nécessité impérative de rejoindre une grande centrale syndicale et ouvrière susceptible de s’opposer aux accords de Bercy, que FO n’a jamais signés.
Ils ont déclaré qu’ils souhaitaient lutter efficacement contre la volonté gouvernementale, appuyée sur les accords de Bercy, de « sculpter » le paysage syndical selon la volonté du gouvernement.

La commission exécutive nationale a décidé d’associer désormais Jean-André Corgnet et Bernard Kuntz à ses travaux.

Montreuil, le 19 mai 2011


=============================================

Communiqué de Bernard KUNTZ : QUELQUES CONVICTIONS POUR REJOINDRE FO.

=============================================

On peut « faire de la politique » uniquement par ambition. Cela s’avère, malheureusement, de plus en plus fréquent. Mais je ne crois pas que l’on puisse se mêler longtemps de syndicalisme sans quelques convictions « chevillées » au corps et, avec pour seul mobile, la volonté de « faire carrière ». Qu’il me soit permis, ici, de dire pourquoi j’ai rejoint Force Ouvrière.

Ma première conviction, à l’heure où la loi de représentativité veut « sculpter » le syndicalisme français pour mieux le soumettre au Pouvoir, consiste à penser que les mécanos hétéroclites de syndicats disparates, destinés uniquement à cumuler quelques suffrages, n’ont aucun avenir. Seule la participation à une grande centrale ouvrière permettra de disposer des moyens nécessaires à une vraie défense des personnels éducatifs, respectueuse de la transmission du savoir et du statut de fonctionnaire. Le syndicalisme de l’isolement, qui se prétend « autonome », conduit à la désintégration des résistances et à l’impuissance chronique.

Ma seconde conviction est qu’il n’est pas d’avenir, aujourd’hui , pour le syndicalisme enseignant, s’il ne s’insère au sein d’un ensemble plus vaste, rassemblant toutes les catégories de travailleurs et, par la même, susceptible d’élaborer des propositions répondant aux aspirations et aux intérêt de la population. Cet effort incessant pour élaborer des synthèses convergentes sera seul capable de rétablir l’Ecole de la République dans ses prérogatives. Il permettra, par sa capacité d’écoute et de proposition, de « remettre en marche l’ascenseur social ». Dans le même temps, cette volonté de synthèse et d’union, loin des alliances de circonstance, ne peut et ne doit que s’inscrire dans le droit fil d’une laïcité sans concession, mais respectueuse des choix et des valeurs de toutes et de tous.

Ma troisième conviction est que l’objectif premier du syndicalisme réside dans la défense des intérêts matériels et moraux des salariés qu’il représente. Depuis plusieurs années, voire plusieurs décennies, les gouvernements successifs s’acharnent à remettre en cause les statuts des personnels enseignants. Tous les prétextes sont bons : autonomie de l’établissement, travail en équipe, déconcentration, décentralisation, dispositifs pédagogiques qui se veulent innovants mais ne se révèlent que contraignants… Partout, la liberté pédagogique est mise à mal et les charges s’accumulent. Si, jusqu’à ce jour, les professeurs n’avaient pas disposé d’un statut pour résister aux réformes sans queue ni tête qui vont se succédant, il y a belle lurette qu’il ne resterait plus rien de l’Ecole de la République !! Force Ouvrière, qui n’a jamais transigé sur la défense de nos statuts est, aujourd’hui, la grande confédération la mieux placée pour tout mettre en œuvre afin de les préserver.

Je ne le cache pas, j’ai découvert ce que Force Ouvrière pouvait mettre en œuvre pour défendre celles et ceux qui travaillent, « la France qui se lève tôt », celle dont certains se sont si bien gaussés et se gaussent encore, lors de la manifestation pour la défense des retraites qu’elle sut massivement organiser le 15 Juin 2010. J’ai tout tenté pour convaincre les organisations qu’à l’époque je dirigeais, que leur seul avenir consistait à s’associer à FO. Je n’y suis pas parvenu, c’est pourquoi j’ai décidé de me mettre en accord avec mes convictions. Je rejoins, ce jour, le SNFOLC, je serai présent sur ses listes aux élections professionnelles d’Octobre 2011 et, bien entendu, je leur apporterai ma voix et tout le soutien qu’il me sera possible !!

Bernard KUNTZ

Ancien Président du SNALC-CSEN, Ancien Secrétaire Général de la CSEN

=============================================

Communiqué de Jean André CORGNET, Membre du Bureau National du SNCL-FAEN, Responsable national des PEGC, secrétaire académique section de Nantes, Responsable regroupement académie de Rennes pour le SNCL-FAEN

=============================================

Près de 30 ans militant du SNCL et hier encore Responsable National des PEGC, Membre du Bureau National, Secrétaire académique section de Nantes, Responsable regroupement académie de Rennes pour le SNCL-FAEN ; je me dois aujourd’hui d’ informer de la situation.

Depuis de nombreux mois, j’ai pris acte des nouvelles règles du dialogue social qui s’imposeront lors des élections professionnelles d’octobre 2011 dans l’Education nationale.

Les accords de Bercy de juillet 2008 signés par le patronat et les confédérations CGT - CFDT, transposés au secteur public par la loi de juillet 2010, loi déclinée sous forme de décret, imposent un seuil minimal de représentativité au moment des élections afin de réduire le nombre d’interlocuteurs syndicaux au profit des plus gros d’entre eux. L’objectif est clair. Le syndicalisme français se résumera à deux modes syndicaux : les réformateurs et les contestataires, pour probablement à plus long terme tendre vers un syndicalisme monolithique à l’échelle européenne. Je suis attaché au pluralisme syndical qui permet, seul, la démocratie.

Or c’est la disparition des syndicats, des fédérations de petite taille qui est programmée ! Certaines fédérations ou confédérations n’atteindront jamais le pourcentage nécessaire pour franchir la barre de représentativité dans la fonction publique.

J’ai pris acte de la volonté, pendant deux ans, de la FAEN, de rechercher des solutions en prenant contact avec l’ensemble des fédérations, confédérations existantes à ce jour. Il ne reste au final qu’une simple alliance électorale avec le SNALC-CSEN et le SCENRAC CFTC (enseignement public) à nous être proposée.

Le dialogue fédéral de la FAEN face à des confédérations prenant en compte l’ensemble des fonctions publiques ne pouvait que diverger. La réponse syndicale, étant donné l’ampleur des attaques, ne peut se forger qu’à un niveau confédéral.

Peut-on croire qu’une alliance électorale avec le SNALC-CSEN (4,79% élections 2008) et la CFTC (0,82%) puisse constituer une large alliance, un réel point de départ pour construire dans l’avenir une troisième voie syndicale indispensable, un syndicalisme de critiques, et de négociations ?
S’alliant avec une entité dont le SNCL-FAEN s’est opiniâtrement démarqué depuis l’origine, notre syndicat se ferme de nombreuses portes.

Je ne peux envisager cette alliance comme unique solution. Tirant toutes les conséquences de cette analyse, j’ai donc démissionné à dater du 1er mai, avec regret, de toutes mes fonctions et charges, nationales et académiques, au sein du SNCL-FAEN.

Pour préparer l’avenir et permettre l’existence d’une troisième voie syndicale, il me faut dès à présent me rapprocher de nos collègues de FORCE OUVRIERE. Seul FO semble offrir la possibilité d’un certain pluralisme syndical à l’échelle confédérale. De même lorsque la FNEC-FP-FO s’attache à défendre le statut général de la Fonction publique et les statuts particuliers des corps de fonctionnaires avec toutes les garanties qui s’y rattachent, c’est tout l’édifice de l’école républicaine, le service public, la laïcité qu’elle défend*. Dès ces élections professionnelles d’octobre 2011, il nous faut les soutenir. Cette action me semble la seule solution pour permettre l’existence d’une troisième force dans le futur paysage syndical avant 2014.

A Sautron, le 13 mai 2011, Jean André CORGNET.

• C’est sur les ruines du statut que devrait être mise en place une fonction publique de métiers
où les qualifications particulières ne seraient plus reconnues par des corps particuliers.

rejoindre la confédération FO

=============================================

LE DEBAT SYNDICAL DOIT RESTER CIVILISE

Communiqué SNFOLC du 23 mai 2011

=============================================

L’annonce faite par Bernard KUNTZ, ancien président du SNALC et Secrétaire Général de la CSEN, de rejoindre le Syndicat National FO de Lycées et Collèges, suscite, chez les responsables du SNALC, insultes, invectives et attaques personnelles, ce qui ne saurait tenir lieu d’argumentaire.

Le SNFOLC rappelle que Bernard KUNTZ l’a rejoint pour une raison de fond : son désaccord avec la stratégie d’alliances électorales de son ancienne organisation et sa volonté de rejoindre la seule structure syndicale d’importance à avoir refusé les accords de Bercy. L’ « autonomie » revendiquée par le SNALC recouvre, en fait, le refus catégorique de rejoindre une grande confédération. La stratégie d’alliances disparates qui s’ensuit, conduit à une absence chronique d’indépendance, de réflexion et, probablement, d’action.

Nier le droit individuel de procéder à des choix conformes à ses convictions, et traiter ceux qui en ont le courage par l’insulte, relève d’une conception pour le moins étrange de l’humanisme et de la démocratie. Pour leur part, ni Force Ouvrière, ni Bernard KUNTZ ne verseront dans les attaques personnelles lorsqu’il s’agit d’organiser la défense de l’Education Nationale et de ses personnels face à la politique du gouvernement. Le syndicalisme n’est pas la guerre et un minimum de courtoisie devrait être respecté à tous les niveaux du débat, tant avec l’administration qu’entre les organisations elles-mêmes.

Montreuil, le 23 mai 2011

débat syndical doit rester civilisé

SNFOLC - 6, rue Gaston Lauriau 93513 Montreuil Cedex
Tél. : 01 56 93 22 44 - Fax : 01 56 93 22 42
Heures de permanences : 9h - 12h30 et 14h - 18h du lundi au vendredi
snfolc.national@fo-fnecfp.fr