Evaluation : le retour !

Communiqué du 14 avril 2016

dimanche 17 avril 2016


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Evaluation : le retour !

V. Peillon a été contraint d’abroger le décret Chatel sur l’évaluation en 2012 suite à la mobilisation des personnels avec leurs organisations syndicales. Mais il a promis dans sa lettre de 2012 à tous les personnels de l’éducation, que le dossier n’était pas clos : « un simple retour à la situation antérieure n’est pas non plus souhaitable ».

Comment essayer d’imposer ce que les personnels ont rejeté ?

En s’appuyant sur ses deux alliés comme dans le projet de loi Travail, la CFDT et l’UNSA (« il faut un vrai patron dans les établissements » – congrès des cadres de l’UNSA). En essayant de faire un chantage honteux en dressant les personnels les uns contre les autres.
Dans sa déclaration sur RMC, le 12 avril, la ministre prévoit d’augmenter l’ISAE en préprimaire (indemnité du type de celle de l’ISOE dont le montant n’est pas aligné), se répandant sur l’injustice de cette situation. Pour FO, ce problème est facilement résoluble : quand on donne 100 milliards au MEDEF en 3 ans, on peut donner 300 millions aux professeurs des écoles pour que le montant de l’ISAE soit le même que celui de l’ISOE.
En utilisant le décret Hamon et ses missions liées pour évaluer les personnels.

Le 49-3 social dans l’éducation

Mais la ministre veut se servir du protocole PPCR que FO a rejeté, protocole qui ne recueille pas les 50% des voix nécessaires pour être valable mais que le Premier Ministre a imposé. La ministre n’en a cure, elle a déjà entamé des discussions avec certaines organisations signataires, raison pour laquelle FO, à tous les niveaux, s’est adressée à la ministre.

La revalorisation ne peut passer par l’évaluation

Et la ministre de déclarer : « Il y a une discussion sur le PPCR qui va nous amener à revoir leur rémunération [celle des enseignants, ndlr] mais aussi leur évaluation ». Le mot est lâché : évaluation ! Elle s’appuie sur le rapport d’avril 2013 de l’inspection générale de l’éducation nationale relatif à l’évaluation des enseignants et qui prévoit : « le chef d’établissement doit être établi dans un vrai rôle d’évaluateur, par la conduite d’entretiens professionnels réguliers et en lui donnant des marges réelles de notation et/ou d’appréciation » page 45. Il conviendrait « de donner une réelle latitude au chef d’établissement en mettant fin au cadrage excessif de l’usage de leurs grilles de notation » page 42. La ministre ferait mieux de lire son propre bilan social présenté au CTM qui établit que le salaire moyen des enseignants a baissé de 1,48% entre 2014 et 2015.

La ministre pense-t-elle que les personnels vont accepter une nouvelle régression ?

Réforme du collège toujours rejetée, nouveau chantier pour faire dépendre le traitement de l’évaluation dans l’établissement, décret Hamon, loi de refondation, IMP, la coupe déborde. Les pressions et humiliations, les rapports qui se multiplient, les retraits de salaire et face à tout cela une ministre qui reste sourde à toutes les demandes des personnels.
Pour le SNFOLC, pas question d’accepter : nous prendrons nos responsabilités avec les personnels et en proposant l’action commune sur ces bases comme pour la réforme du collège pour que ce projet soit abandonné.
Oui, il faut arrêter cette politique destructrice de l’Ecole de la République et de ses maîtres.

A l’appel de FO, de la CGT, FSU et Solidaires, nous participerons à la grève interprofessionnelle du 28 avril, FO met en discussion la grève jusqu’au retrait de la loi Travail : partir de l’entreprise pour définir sa paye, son temps de travail, ses obligations, c’est le même plan que celui de Najat Vallaud-Belkacem, tout est local, plus rien n’est nationalement défini, y compris son déroulement de carrière !


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