Cahier spécial campagne

Elections COP-CIO : Des missions remises en cause, un corps menacé : FO exige le maintien intégral des missions définies à l’article 2 du statut du 20 mars 1991

Avril 2011

mardi 26 avril 2011


C’est dans ce sens que FO n’a cessé d’intervenir lors des audiences au ministère, au CTPM, dans les CTPA et auprès des recteurs. Ce sont ces revendications que défend FO en toutes circonstances.

Respect du statut et des missions des COP et DCIO

Des rapports, des plans, des discours : en 2003, le gouvernement a voulu transférer aux régions les personnels.
La mobilisation pour le maintien dans l’Education nationale en même temps que la mobilisation pour la défense des retraites dans la fonction publique a abouti à l’abandon de ce projet.
Mais les projets ont ressurgi sous d’autres formes dont le contenu commun est la remise en cause des CIO et des personnels qui y travaillent.

Le décret présenté au CTPM du 16 mars 2011 modifie le statut du 20 mars 1991 en introduisant le « service dématérialisé » comme lieu de travail des COP et en les « associant » « aux réseaux locaux de la formation, de l’emploi et de l’insertion ».

- > Pour FO, il faut maintenir la définition des missions des COP telle qu’elle est à l’article 2 du statut : l’observation continue des élèves, priorité à l’intervention auprès du public scolaire et dans les établissements scolaires !

Maintien du réseau des 580 CIO (*), véritable service public de l’orientation de l’Education nationale, arrêt des fermetures de CIO, rétablissement et augmentation des budgets des CIO

La pression de la « labellisation », les restrictions budgétaires, le refus des conseils généraux d’inscrire les budgets, la diminution drastique des postes convergent dans la fermeture de dizaines de CIO.

- > Pour FO, il faut retourner au décret de 1971 : un CIO par district scolaire, c’est nécessaire, c’est indispensable.
Les CIO doivent rester des établissements de l’Education Nationale.

Respect des spécificités des missions des COP : non, l’orientation n’est pas un « truc » du professeur, du CPE, des parents d’élèves ou des entreprises : c’est une qualification, ce sont des missions : c’est un statut.

Réforme du lycée etc… : le point commun, avec la suppression des postes, est de dissoudre les spécificités des missions de tous les personnels. On demande aux professeurs d’intégrer dans leur service l’accompagnement, l’information et l’orientation et même les « entretiens d’orientation ». On demande aux conseillers d’orientation psychologues de se transformer en « conseillers techniques » de l’établissement…

- > Pour FO, les spécificités des missions de chacun définies dans les statuts particuliers correspondent à des qualifications qui doivent être respectées. Seul le conseiller d’orientation-psychologue, protégé par son statut, peut donner des conseils indépendants de toutes pressions. C’est l’intérêt des élèves et des familles. Le statut doit être respecté.

Respect des spécificités du service d’orientation de l’Education nationale : non à « l’orientation tout au long de la vie » et à la fusion des services et missions

La labellisation, le service dématérialisé, la mise en réseau de services aussi différents que les CIO, les agences Pôle-Emploi, les services des chambres de commerce et d’industrie ne peuvent qu’aboutir à la confusion des missions, à la restriction de l’accès du public scolaire et universitaire à l’information, à la remise en cause du travail de construction du projet scolaire et professionnel et à terme à la privatisation de l’orientation et de l’information.
Pour les personnels, c’est la confusion-fusion de statuts différents, de conditions de travail différentes.
Il n’y a qu’à regarder les résultats auxquels a abouti la fusion des services de l’ANPE et de l’ASSEDIC, de regarder à quoi aboutit le transfert des psychologues de l’AFPA à Pôle-Emploi…Personne ne s’y retrouve : ni le public, ni les personnels.

- > Pour FO, il faut respecter les statuts de chaque personnel, respecter les missions, les lieux de travail.

La Confédération Force Ouvrière apporte tout son appui au maintien des CIO et des missions des COP et DCIO : vote du congrès confédéral de Montpellier

La défense des missions des COP et DCIO, l’existence des CIO sur tout le territoire, accessibles facilement avec une implantation par district, c’est nécessaire pour toutes les familles. Les salariés de toutes catégories, du public et du privé, réunis en congrès confédéral à Montpellier en février 2011 l’ont affirmé : c’est l’affaire de tous.
« Le Congrès rappelle que les jeunes scolarisés bénéficient d’un service public d’orientation scolaire gratuit et accessible à tous qui dépend de l’Education Nationale. Avec la loi du 24 novembre 2009 et la volonté de créer un lieu unique baptisé « pôle-orientation-métiers » accueillant tous les publics, jeunes et demandeurs d’emploi, le congrès constate que c’est, à terme, la disparition d’un service public de l’orientation spécifique aux scolaires qui est programmé. Par conséquent, le Congrès estime que chaque famille, chaque jeune scolarisé doit avoir accès à une information gratuite et personnalisée sur les études et les métiers. Il exige le maintien du service public d’orientation de l’Education Nationale et de ces 560 CIO (Centres d’Information et d’Orientation), aucun ne devant fermer ni être transféré aux collectivités territoriales. Il revendique pour ce faire, une augmentation du nombre des conseillers d’orientation psychologues, fonctionnaires d’Etat, qui y travaillent. »

Pas touche aux garanties statutaires : maintien des horaires et congés liés à la spécificité des missions et au statut
Arrêt des suppressions de postes, retour à un véritable recrutement

Dans tous les CIO, les conditions de travail deviennent de plus en plus insupportables : épuisement physique et moral des personnels écartelés entre plusieurs établissements, ne pouvant plus faire face aux demandes des jeunes et des familles, croulant sous les réunions et ordres contradictoires. Les heures supplémentaires s’ajoutent qu’il est impossible de récupérer.

- > Pour FO, il est urgent d’arrêter la machine infernale. L’affirmation claire du maintien des missions de l’article 2 et le retour à un véritable recrutement sont les seules solutions pour permettre de rendre le service dû aux élèves et aux familles.
L’hémorragie doit s’arrêter. Les départs en retraite doivent être compensés
.

Contractuels : pour le réemploi et la titularisation

La suppression massive des postes de COP a abouti au recrutement de contractuels. Pour autant, ces collègues qui arrivent sans formation dans les CIO, n’ont aucune garantie de réemploi. En cas de suppression d’emplois, ils sont les premiers touchés. L’accès aux concours internes et spécifiques est illusoire au vu du nombre de postes mis au concours !

- > Pour FO, il est indispensable d’ouvrir les négociations sur un véritable plan de titularisation. Le premier acte doit être la garantie de réemploi de tous les contractuels en poste.

Pour défendre les revendications en toute indépendance, pour défendre les statuts, les salaires, les retraites, il faut un syndicat indépendant

Les COP et DCIO comme tous les personnels de l’Education nationale ont besoin de la force d’une confédération de salariés pour se défendre.

FO présentera des listes dans les Comités Techniques Académiques et dans les CAPA.
Pour vous défendre,
pour défendre les revendications, pour défendre l’indépendance syndicale, n’est-il pas temps que le pluralisme syndical soit élargi ?

N’est-il pas temps que la différence Force Ouvrière se fasse entendre ?
Portez-vous candidat sur les listes FO !

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P.-S.


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