SNFOLC

Déclaration du SNFOLC à la CAPN de refus de titularisation des certifiés du 27 septembre 2012.

27 septembre 2012

samedi 29 septembre 2012, par Corinne Masino

Déclaration du SNFOLC à la CAPN de refus de titularisation des certifiés du 27 septembre 2012.


Cette année six collègues sont examinés à cette CAPN, après le refus de leur titularisation leur dans le corps des certifiés, et leur réintègration dans leur corps d’origine.

Quatre sont issus d’académies d’outre-mer : deux de la Réunion, deux de la Martinique, et deux sont métropolitains.
Cinq sont candidats à la liste d’aptitude : quatre PE, et un PEGC ; un PLP a passé le CAPES interne.
Cinq ont fait l’objet d’un renouvellement, une d’une non titularisation au bout d’une année.

Très attaché aux statuts et aux spécificités des différents corps, le SNFOLC, salue la démarche de ces enseignants pour devenir professeurs certifiés. Ils ont répondu aux critères de titres et diplômes, d’ancienneté et d’expérience.
Il est vrai que certains font ce changement de corps car ils y sont contraints pour muter, avoir un déroulement de carrière complet. Certains sacrifient même leur carrière puisqu’ils la termineront de façon moins avantageuse que s’ils étaient restés dans leur corps.

De professeurs expérimentés, ils deviennent stagiaires, et se heurtent aux mêmes difficultés que les collègues débutants : adaptation à un nouveau public d’élèves, à des programmes différents.

Les collègues ont un service complet, soit 18 heures, auxquelles s’ajoutent les journées de formation : leur charge de travail est donc supérieure à celle des titulaires. La CAPN doit en tenir compte.

Tout comme, à tous les niveaux, il doit être pris en considération, les conditions stressantes de l’inspection qui parfois sont vécues comme une remise en cause de ce que les collègues ont fait toute leur vie ; C’est une étape traumatisante.

Ces conditions de stage difficiles font que le SNFOLC demande à ce que ces dossiers soient examinés avec bienveillance, notamment lorsque les stagiaires ont été affectés dans des établissements difficiles, de l’aveu même des corps d’inspection.

Nous songeons particulièrement à un collègue de Martinique. De même un enseignant de mathématiques dans l’académie de Strasbourg a eu des classes particulièrement chargées comme le reconnaît son tuteur. Le collègue n’a pas à supporter les conséquences des suppressions de postes que du reste le SNFOLC dénonce avec fermeté. Nous ne nous expliquons d’autant moins le retour de ce collègue dans son corps d’origine, que le chef d’établissement, satisfait de sa manière de servir, se montre favorable à la titularisation.

Le SNFOLC déplore que les efforts déployés par les collègues en renouvellement, efforts pourtant reconnus par les évaluateurs, n’aient pas été suffisamment pris en compte par la décision finale des recteurs.
Lorsque qu’une première année de stage n’a pas été jugée concluante par l’administration, le SNFOLC revendique le droit pour les collègues à bénéficier d’une année supplémentaire de détachement. Or nous constatons, qu’à la Réunion, une collègue s’est vu refuser cette possibilité et est renvoyée dans son corps des Professeurs des Ecoles.

Il serait enfin paradoxal que l’Education nationale se prive de collègues d’expérience, alors que le ministère a constaté lui-même une baisse vertigineuse des inscriptions aux concours de recrutement du second degré dont le SNFOLC dénonce les causes : mastérisation, absence de vraie revalorisation salariale , dégradation des conditions de travail.

Les commissaires paritaires nationaux certifiés


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