DECLARATION 1er MAI 2014 : CGT, CGT-FO, FSU, Solidaires

17 avril 2014

vendredi 18 avril 2014


Comme réponse à la sanction électorale des municipales, le Président de la
République vient de nommer Manuel Valls à Matignon. Devant les députés, le
nouveau Premier Ministre, vient de préciser le cap politique pour les années
qui viennent.

Cela se résume en quelques mots : austérité renforcée, sacrifices et reculs
sociaux amplifiés pour les salariés et nouveaux cadeaux pour le patronat et
les grands actionnaires du CAC 40 !

C’est la poursuite et l’aggravation des politiques précédentes qui n’ont fait que
nous enfoncer dans la crise et la régression sociale. Tous les salariés en
payent le prix fort au quotidien.

Avec Manuel Valls, c’est le « pacte de responsabilité » puissance 2 ! Cet
autisme politique nous mène droit dans le mur ! Nous poursuivrons notre
combat contre ce pacte.

Cette politique d’austérité alimente le terreau sur lequel grandissent idées les
plus réactionnaires, le repli sur soi et la peur de l’avenir. Dans toute l’Europe,
les idées d’extrême droite trouvent un écho en avançant des fausses
solutions, dangereuses, en faisant mine de reprendre à leur compte les
aspirations des salariés ! C’est un leurre pour avancer masqués !

Le Premier Ministre reprend à son compte le trop fameux « coût du travail »
cher au patronat. Thème dominant dans le débat public sans jamais aborder la
cause réelle de la crise actuelle : celle du coût du capital.

Le MEDEF rêvait d’en finir avec le financement de la sécurité sociale, par le
biais des cotisations sociales : le nouveau Premier Ministre l’impose dans sa
déclaration de politique générale à l’assemblée. Tout comme il impose le pacte
de responsabilité dans un vote global qui ne laisse aucune autre alternative.

Pour faire semblant d’avoir écouté les électeurs, il propose un « pacte dit de
solidarité » au moment où ses annonces vont aggraver les sacrifices pour les
salariés.

Ce « pacte de solidarité » s’apparente fortement aux « contreparties »
avancées comme une compensation aux cadeaux fiscaux et régressions
sociales contenues dans le pacte de responsabilités.
Pour nos 4 organisations syndicales régionales, il n’y a pas de contreparties
négociables à la fin programmée de la sécurité sociale.

Cerise sur le gâteau, le nouveau gouvernement et le Président de la
République annoncent un bouleversement total des structures politiques de
notre république. Elle se traduirait par une concentration des pouvoirs et
l’éloignement des citoyens que nous sommes des centres de décisions
remettant en cause la légitimité démocratique des collectivités territoriales.

Face à ces projets néfastes, la seule solution est une mobilisation sociale
bousculant tous les scénarios envisagés d’avance qui ne visent qu’une chose
au final : satisfaire les appétits des grands actionnaires et limiter toute
intervention sociale et citoyenne.

A contrario, si nous voulons sortir de la crise et des difficultés sociales, il faut :

  • - Augmenter les salaires, les pensions et les minimas sociaux !
    Il y a urgence !
  • - Investir dans l’emploi, et la formation professionnelle et initiale.
  • - Répartir les richesses et s’attaquer aux logiques capitalistes.
  • - Obtenir des droits nouveaux et réels pour les salariés dans les
    entreprises.

NOTRE MOBILISATION PEUT TOUT CHANGER !

C’est la raison pour laquelle nos unions régionales CGT/FO/FSU et
SOLIDAIRES invitent tous les salariés à se mobiliser ensemble et en masse
pour faire de ce 1er mai 2014 une grande journée de mobilisation et de lutte.

Ce premier mai, c’est la journée des travailleurs(es) qui produisent les
richesses !

MANIFESTATION LE 1er MAI 2014 A 15H DE BASTILLE A NATION

Ne laissons pas le MEDEF faire sa loi et imposer ses lois !

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1_mai_2014

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