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Consultation nationale sur le socle commun : que veut-on nous faire approuver ?

25 septembre 2014

dimanche 12 octobre 2014


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Consultation sur le socle commun Que veut-on nous faire approuver ?

Une exigence :abrogation du décret Peillon Hamon.

La ministre de l’Education nationale, poursuivant les réformes de ses prédécesseurs, organise
une consultation des enseignants du 22 septembre au 18 octobre afin de recueillir les avis et
réactions sur le projet de socle commun de connaissances, de compétences et de culture
élaboré par le Conseil supérieur des programmes. Les personnels sont appelés à être
« acteurs » de cette consultation nationale.

Un courriel leur a été adressé sur leur boîte professionnelle afin de les inviter à répondre
individuellement à une série de questions sur le sujet. Une demi-journée banalisée doit être
consacrée aux discussions collectives dans les écoles et les collèges, ce qui ne manquera
pas d’entraîner la suppression de cours pour les élèves.

Des pressions sont parfois exercées pour que des collègues qui ne travaillent pas ce jour-là
participent malgré tout à cette réunion, sans du reste que l’administration soit en mesure de
produire le moindre texte attestant que la participation à ce genre de manifestation entre bien
dans les obligations réglementaires de services. Que veut-on nous faire approuver ? La seule
conclusion raisonnable serait d’en rester sur le seul volontariat.

La lecture du questionnaire mis en ligne est sur ce point assez édifiante. On est d’abord
frappé par les termes absents de cette enquête. Il n’est nulle part question d’orthographe, de
grammaire, de mathématiques, d’histoire de France, ou de langue ancienne... Le mot
d’instruction lui-même a disparu, relégué sans doute dans l’enfer pédagogique.

Il est vrai que les disciplines y sont suspectes. Aussi ne parle-t-on plus de programmes
disciplinaires mais de « programmes d’enseignement. » Et l’on s’interroge pour savoir si
« certains domaines du projet de socle sont trop centrées sur des disciplines ». L’accent est
mis sur le sociétal, sur la capacité de l’élève à rechercher le « consensus », à « travailler en
équipe », à « s’impliquer dans des rencontres individuelles », à pratiquer « la bienveillance »
et à refuser les discriminations. »

Les professeurs se voient très fortement incités à renoncer à la notation (« j’aimerais être
formé à d’autres méthodes d’évaluation que les notes et les moyennes »), à se prononcer
contre le maintien d’examens nationaux (« je suis favorable à la disparition des épreuves
écrites du DNB, l’obtention de celui-ci dépendant uniquement d’une évaluation en continu »),
à évaluer non plus les savoirs mais les convictions des publics qui leur sont confiés (« l’élève
peut adopter une attitude raisonnée fondée sur la connaissance, et a développé un
comportement responsable vis-à-vis de l’environnement et de la santé »).

La mise en oeuvre du socle commun implique une évaluation par compétences, une
pédagogie par projet, une suppression du redoublement, une orientation laissée aux
familles, une progression des programmes par cycle décidée localement, de nouvelles
relations avec les parents… Pour mettre en oeuvre tout ce programme, il faudra
multiplier les réunions de concertation et d’harmonisation, accroître considérablement
le temps de présence des enseignants dans les établissements scolaires.

C’est à cette fin que l’article 2 du décret Peillon Hamon n° 2014-940 du 20 août 2014
aligne, à partir de la rentrée 2015, les obligations réglementaires de service des
enseignants du second degré sur « la réglementation applicable à l’ensemble des
fonctionnaires en matière de temps de travail », soit 1607 heures annuelles (décret
n°2000-815 du 25 août 2000).

Autant de raisons pour demander avec Force Ouvrière l’abrogation du décret Peillon
Hamon au nom de la qualité de l’enseignement et de la défense du statut des
professeurs.

Non à l’Ecole du socle, non à une école « low cost », où les élèves n’apprennent plus et
où les professeurs n’ont plus le droit d’enseigner.

Une exigence : abrogation du décret Peillon Hamon.

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