SNFOLC

Conseil école-collège : la nécessité de résister. Communiqué SNFOLC du 6 novembre 2013

6 novembre 2013

vendredi 8 novembre 2013


L’article 57 de la loi n°2013-595 du 8 juillet 2013 dite « d’orientation et de programmation pour la refondation de l’Ecole de la République » a instauré un conseil école-collège, chargé dans le cadre du « projet éducatif territorial » de mettre en œuvre des actions « visant à l’acquisition pour les élèves du socle commun » notamment au moyen d’ « échanges de pratiques et d’enseignants entre les établissements » (article 401-4 du code de l’éducation).

Composé du principal, de l’IEN chargé de la circonscription, et d’enseignants nommés de manière discrétionnaire par le supérieur hiérarchique « sur proposition du conseil pédagogique » (décret n° 2013-683 du 24 juillet 2013), cet organisme a été créé pour veiller dans chaque établissement à la mise en place, d’une part, de la territorialisation de l’Education nationale et, d’autre part, d’un enseignement allégé supposé moins coûteux, fondé non plus sur la transmission de connaissances disciplinaires mais seulement sur l’acquisition de compétences de base.

Le conseil école-collège aura ainsi le triste privilège d’organiser localement la « déscolarisation » de l’école dans l’esprit de la circulaire n° 2013-142 du 15 octobre 2013, qui enjoint aux enseignants de développer des « partenariats, en particulier avec les associations » comme ATD Quart Monde mais aussi les collectivités territoriales, les caisses d’allocations familiales… afin de promouvoir la « coéducation. »

Mais la principale mission du conseil école-collège semble de « faire évoluer [sic] et rapprocher les statuts et fonctionnement des professeurs des écoles et de collège afin d’assurer la concertation le travail en équipe pédagogique et aller vers l’uniformisation de la scolarité obligatoire » selon les recommandations de l’inspection générale (La notation et l’évaluation des élèves éclairées par des comparaissions internationales, rapport n°2013-072, juillet 2013).

Dès lors, il ne faut pas s’étonner si l’administration se heurte, partout où elle s’efforce d’installer le conseil école-collège à une forte opposition de la part des collègues qui refusent de prêter la main à la dégradation de leurs conditions de travail, à la disparition de leur liberté pédagogique, à la remise en cause de leur enseignement disciplinaire, à la destruction de leurs statuts, et plus généralement à la mise en pièces de l’Education nationale.

Le SNFOLC qui s’est opposé dès le début à la « refondation de l’école » soutient ces actions de protestation. Il rappelle que la participation au conseil école-collège, qui n’ouvre droit à aucune rétribution particulière, ne fait pas partie des obligations réglementaires de service des personnels. En conséquence, elle ne peut être imposée.

Les tensions ne cessent de croître dans les collèges. Si les revendications des professeurs ne sont pas entendues, le second degré risque d’être à son tour emporté par un vaste mouvement de contestation semblable à celui qui soulève actuellement le premier degré contre la réforme des rythmes scolaires.

PDF - 24.2 ko
Conseil_ecole_comm_SNFOLC_6nov13

SNFOLC - 6, rue Gaston Lauriau 93513 Montreuil Cedex
Tél. : 01 56 93 22 44 - Fax : 01 56 93 22 42
Heures de permanences : 9h - 12h30 et 14h - 18h du lundi au vendredi
snfolc.national@fo-fnecfp.fr