SNFOLC

Communiqué du SNFOLC du 14 mars 2012 : Baccalauréat : des remèdes pour le tuer ? Communiqué commun aux organisations signataires

14 mars 2012

vendredi 16 mars 2012

- *- Communiqué du SNFOLC du 14 mars « Baccalauréat : des remèdes pour le tuer ? »

- *- Communiqué Commun aux organisations signataires suivantes : FCPE, UNEF, UNL, SGEN CFDT, SNES-FSU, SE-UNSA, SNESup-FSU, SI.EN-UNSA, SNEP-FSU, CGT Educ’action, FEP-CFDT, SN FO LC, SNPREES-FO, SNUEP-FSU, SUD Education


Communiqué du SNFOLC du 14 mars
Baccalauréat : des remèdes pour le tuer ?

Le Ministre de l’Education affirme aujourd’hui que le baccalauréat est « à bout de
souffle », et qu’il « ne certifie plus un niveau de connaissances ». Il en tire des propositions qui
seraient autant de nouveaux coups portés à un examen que des décennies d’une même politique
ont déjà largement mis à mal. Malgré tout, le baccalauréat demeure un examen national
anonyme, premier grade universitaire. Pour cette raison, il certifie un niveau de connaissances
homogène sur tout le territoire et cet ensemble lui confère sa valeur. C’est cette dernière que le
ministre entend mettre en cause.

Le recours accru au contrôle continu contribuerait sans conteste à une nouvelle
dévalorisation du diplôme, de même que la réduction du nombre des épreuves, laquelle
engendrerait fatalement une réduction des enseignements. De même, il est à noter que
l’introduction de notes éliminatoires dans les disciplines principales se traduirait mécaniquement
par une diminution du nombre des options. Pour le SNFOLC, il est clair que les annonces
ministérielles visent, non à améliorer le baccalauréat mais, une fois de plus, à réaliser
d’importantes économies budgétaires.

Par ailleurs, le SNFOLC tient à souligner que les annonces relatives au baccalauréat
coïncident avec la parution d’un rapport de l’Inspection Générale constatant, de fait, l’échec de la
réforme du lycée. En proposant, face aux dysfonctionnements de l’accompagnement personnalisé
et à la hiérarchisation accrue des filières, un surcroît d’autonomie des établissements, le rapport
préconise, pour remède, l’une des causes principales de la dégradation des conditions
d’enseignement. La remise en cause du statut des personnels qui en résulterait ne saurait
qu’amplifier les maux dont souffre actuellement le système scolaire. Elle dénaturerait leur mission
en abrogeant le décret de 1950 qui régit les obligations horaires de service.

En vérité, ce n’est pas d’une réforme du baccalauréat dont l’Education Nationale a
besoin, mais d’une restauration de la transmission des connaissances, d’un renforcement du rôle
et des prérogatives des conseils de classe. C’est pourquoi le SNFOLC revendique le retrait de la
réforme du lycée, la restitution des heures d’enseignement et des postes supprimés, ainsi que
l’abandon du projet de réforme de l’évaluation des professeurs, prélude à une attaque généralisée
à l’encontre du statut.

PDF - 48.3 ko
BACCALAUREAT 14-09-12

=====================================================

Communiqué Commun aux organisations signataires suivantes : FCPE, UNEF, UNL, SGEN CFDT, SNES-FSU, SE-UNSA, SNESup-FSU, SI.EN-UNSA, SNEP-FSU, CGT Educ’action, FEP-CFDT, SN FO LC, SNPREES-FO, SNUEP-FSU, SUD Education

Les organisations signataires refusent que soit mise en place une juridiction administrative spécifique pour sanctionner les fraudes au baccalauréat. Elles rappellent que le Bac est le premier grade universitaire et qu’il n’est pas concevable que les sections disciplinaires d’universités ne traitent plus ces cas.

Les organisations signataires déplorent à la fois le fond, mais aussi la forme du projet.

Sur le fond, le futur conseil de discipline verrait tous ses membres nommés par le recteur, sans représentation des usagers-étudiants, ni d’élus des personnels. Les décisions qui y seraient prises ne pourraient plus faire l’objet d’une procédure simple d’appel. Les candidats soupçonnés de fraude n’auraient pas accès à une défense équitable.
Sur la forme, le ministère de l’Education nationale n’a pris aucune disposition pour se prémunir contre la répétition des incidents qui ont émaillé la session 2011 du baccalauréat, largement imputables à des erreurs et à une impréparation de l’administration, laissant croire que la seule option possible est de sanctionner différemment – après que la fraude a été commise.

Les candidats soupçonnés d’avoir fraudé à l’examen du baccalauréat doivent faire l’objet de sanctions justes et proportionnées qui ne sauraient être prises que dans une instance disciplinaire où leurs pairs sont représentés et dont les membres sont élus. Le projet du gouvernement, lui, fait de l’arbitraire la règle.
Les organisations signataires demandent le retrait immédiat de ce projet de texte et appellent le gouvernement à plus de sérieux dans sa politique de lutte contre les fraudes aux examens.

PDF - 214.6 ko
communiqué commun syndicats_fraude _bac

SNFOLC - 6, rue Gaston Lauriau 93513 Montreuil Cedex
Tél. : 01 56 93 22 44 - Fax : 01 56 93 22 42
Heures de permanences : 9h - 12h30 et 14h - 18h du lundi au vendredi
snfolc.national@fo-fnecfp.fr