Communiqué intersyndical

Communiqué SNES-FSU, SNEP-FSU, SNUEP-FSU, CGT Educ’action, SNFOLC, SNETAA-FO, SNALC-CSEN, SNCL-FAEN et SUD Education

9 février 2011

mardi 8 mars 2011


Les organisations SNES-FSU, SNEP-FSU, SNUEP-FSU, CGT Educ’action, SNFOLC, SNETAA-FO,
SNALC-CSEN, SNCL-FAEN et Sud Education
réaffirment leur opposition résolue à la politique
budgétaire menée dans l’Education nationale, d’autant que le nombre d’élèves scolarisés dans les
collèges et les lycées augmentera à la rentrée 2011.

Elles demandent au ministre de renoncer aux suppressions de postes dans le second degré qui se
traduisent par une augmentation des effectifs de classe, une diminution des horaires consacrés à
l’enseignement, une dégradation des conditions de travail de tous et une diminution de l’offre de
formation.

Elles s’opposent à la précarisation des personnels d’enseignement, de vie scolaire et d’orientation
qui en découle : détérioration de la situation des non-titulaires, des TZR, augmentation des heures
supplémentaires, pressions de toutes sortes sur l’ensemble des personnels…

Constatant les effets néfastes de la mise en oeuvre de la classe de seconde générale et
technologique à la rentrée 2010 et considérant ceux que les nouvelles premières générales et
technologiques industrielles et de laboratoire entraîneraient, elles rappellent leur opposition aux
réformes imposées à ces voies de formation. Elles renouvellent leur exigence d’abandon de ces
réformes et la remise à plat de l’ensemble du dossier. Elles appellent à signer massivement la
pétition qu’elles ont initiée avec des associations disciplinaires.

Le ministre a annoncé la généralisation du dispositif CLAIR imposé à la suite des Etats généraux de
la sécurité à l’Ecole, sans concertation et sans bilan de l’expérimentation menée souvent contre
l’avis des personnels depuis la rentrée 2010. Ce dispositif, qui n’est pas de nature à résoudre les
difficultés rencontrées par les établissements de l’éducation prioritaire, préfigure en outre une
transformation du système éducatif que les organisations SNES-FSU, SNEP-FSU, SNUEP-FSU, CGT
Educ’action, SNFOLC, SNETAA-FO, SNALC-CSEN, SNCL-FAEN, Sud Education refusent : destruction
des statuts, glissement des missions, autonomie des établissements…

Ces organisations demandent au ministre de renoncer à cette généralisation et de stopper
l’expérimentation. Elles demandent que le ministre renonce à l’imposition du livret de compétences
au collège et soutiennent les initiatives des enseignants qui, collectivement dans les établissements,
s’y opposent.

Elles réitèrent leur demande d’abandon de la réforme Chatel-Pécresse de la formation des
enseignants, la remise à plat du dossier pour permettre d’assurer une formation professionnelle de
qualité intégrant une véritable année de stage avec un tiers du temps de service maximum en
établissement.

Elles soutiennent les actions décidées avec les organisations syndicales et les personnels dans les
établissements et à tous les niveaux pour obtenir l’arrêt des suppressions de postes et l’abandon des
réformes des lycées, de l’orientation, de la gouvernance des établissements (décrets sur l’autonomie
des EPLE), de la formation des maîtres, de l’éducation prioritaire…. Une autre politique éducative
inscrite dans un autre cadre budgétaire est indispensable et possible : les suppressions de postes
prévues à la rentrée 2011 doivent être annulées.

Sur cette base, elles appellent les personnels à se réunir dans les établissements pour préciser leurs
revendications et mener l’action.

Documents joints


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