SNFOLC

Circulaire de rentrée 2013 dans le second degré : V. Peillon confirme sa réforme avant le vote même de la loi. Communiqué SNFOLC du 15 avril 2013

15 avril 2013

vendredi 19 avril 2013

La circulaire de rentrée 2013 s’inscrit dans le projet de loi qui sera examiné au Sénat à partir du 20 mai 2013 ; Elle précède donc la loi elle-même. Rappelons que le ministre ne dispose d’aucun consensus avec les organisations syndicales de l’Education nationale (ont voté pour le projet de loi, la CFDT, l’UNSA et le SNALC ; s’est abstenue, la FSU, dont le SNES lors du Comité Technique Ministériel du 20 décembre 2012). FO, CGT et SUD ont voté contre.


Le ministre, s’émancipant du vote des organisations syndicales, décline les réformes en cours et maintient les orientations du précédent gouvernement. Or, il ne peut plus invoquer, comme en septembre 2012, une rentrée préparée par Chatel et subie par le nouveau gouvernement.

Pour le SNFOLC, le ministre a toutes les clés pour agir et répondre aux revendications des personnels : abandon de la réforme du lycée, des STI/STL, retrait du contrôle en cours de formation en langue, retrait du LPC, maintien d’un baccalauréat anonyme, ponctuel, arrêt des suppressions de postes et classes, baisse des effectifs.

Au contraire, il choisit d’appliquer son projet de loi.

S’appuyant sur le cycle CM2-6ème (article 40 du projet de loi), il instaure « progressivement » un conseil école-collège, à « vocation exclusivement pédagogique » ; il demande de « poursuivre l’évaluation des acquis du socle » via la LPC. Il impose un « parcours d’information, d’orientation et de découverte du monde économique et professionnel » décliné pour chaque élève.

Pour le SNFOLC, s’en est fini de la classe : la compétence l’emporte, le parcours individuel devient la règle, le niveau, l’exception. Ecoles et collèges deviennent indissociables au nom de ce que V.Peillon invoque : « garantir à tous les élèves l’acquisition du socle commun ».
Pour le SNFOLC, les statuts des personnels sont menacés, les affectations fragilisées, un « métier commun » aux écoles et collèges se met en place.

Quant à la réforme du lycée, elle fera l’objet d’un bilan au premier trimestre 2013-2014 afin « d’envisager les axes sur lesquels la refondation devra porter » : rien n’est donc annulé, tout est confirmé.
Le ministre indique aussi, conformément au projet de loi, qu’il prévoit une continuité entre lycée et université pour « permettre de mieux y réussir ». Le baccalauréat, premier grade universitaire est gravement menacé au profit d’un nouveau cycle bac-3 ; bac +3.

Pour le SNFOLC, en donnant priorité absolue, dans la circulaire de rentrée, aux Ecoles Supérieures de Professorat et d’Education (ESPE) qui sont à la fois dans le projet de loi Peillon, et dans le projet de la ministre de l’enseignement supérieur, le ministre entérine une école du socle où la compétence prend le pas sur le savoir, où la part de la discipline enseignée ne représentera plus que 20% dans les concours de recrutement. Il entérine le référentiel de compétences, nouveau guide pour le professeur, le CPE, actuels et futurs dont des compétences sont communes car les personnels sont priés, quel que soit leur corps, d’agir pour « la persévérance scolaire et le bien être ».

Enfin, pour le SNFOLC, la circulaire de rentrée met bien en musique l’acte III de décentralisation en rendant obligatoire la territorialisation de l’Ecole : « les collectivités territoriales, qui financent 25 % […], jouent aussi un rôle déterminant dans le bon fonctionnement du système éducatif. Le projet de loi d’orientation et de programmation prévoit que les contrats d’objectifs des établissements pourraient devenir tripartites, en associant la collectivité de rattachement si celle-ci le souhaite ».

Le SNFOLC qui vient de tenir son congrès avec celui de sa fédération, du 8 au 12 avril, poursuit son engagement résolu contre le projet de V.Peillon. Il invite tous les personnels à réaffirmer ses revendications pour le maintien des postes, classes, sections, contre les réformes destructrices de l’Ecole, la remise en cause du statut de la fonction publique d’Etat, pour le maintien de tous les droits statutaires ; telles sont les demandes et garanties incontournables pour une Ecole publique, laïque, gratuite et obligatoire porteuse de l’enseignement disciplinaire qui permet à chaque élève de s’instruire.

Montreuil, le 15 avril 2013.

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